Lisons local ! Une sélection des éditeurs des Pays de la Loire

  • Kitchike Nouv.

    Kitchike

    Louis-Karl Picard-Sioui

    Kitchike, une réserve fictive où se côtoient des personnages hauts en couleur, tels Noé, vieux beau à la vessie capricieuse, Roméo, chamane, et son meilleur ennemi Albin, curé-missionnaire, ou encore Madame Paul, logorrhéique serveuse au Gaz Bar. Drôles, absurdes ou poétiques, les brefs chapitres de ce roman composent une satire douce-amère de la société multiculturelle canadienne, car à Kitchike, fruit du « plus ancien gang bang colonial que la terre ait connu », la justice est un rêve trop lourd à porter. Dans une langue inventive, chatoyante, Louis-Karl Picard-Sioui, membre du clan du Loup de la nation Athinye´nonnyahak (Wendat), donne vie à un Clochemerle amérindien plus vrai que nature.

  • Tigres à la dérive Nouv.

    Tigres à la dérive

    Nicolas Zeisler

    • Bouclard
    • 5 Novembre 2021

    Ton père est mort au début des années 90. Ta mère a traité ce deuil en changeant d'hémisphère. Le comité d'accueil, en Argentine, valait bien la traversée : un beau-père cyclothymique, des adeptes du zazen, l'ombre de Diego Maradona, la statue de Carlos Gardel et le fantôme de ton père, qui avait lui aussi fait le déplacement. En pleine dérive existentielle, au milieu des engueulades et des coups de blues, mieux valait avoir quelques alliés dans son coin : Andres, un vieillard épris de littérature, Luis, un chauffeur de taxi qui cultivait son poil dans la main, et un jeune coach en devenir répondant au nom de Marcelo Bielsa. Parce que la vie c'est pas du gâteau.

  • Face au mal qui se répand dans une Amérique marquée par la Première Guerre mondiale et déchirée par le racisme et la ségrégation hérités de la guerre de Sécession, Maryse Boudreaux combat les monstres qu'elle appelle des « Ku Kluxes », armée d'une épée ensorcelée capable de canaliser la magie des dieux africains ancestraux à travers les chants vibrants de colère et de souffrance des esclaves morts. Secondée par Cordelia Lawrence, alias Chef, vétérane de la Grande Guerre férue d'explosifs, et Sadie, une métisse virtuose de la gâchette venue d'Alabama, Maryse s'emploie avec succès à combattre ces aberrations.
    Jusqu'à l'arrivée de leur général, Clyde le Boucher.
    Non content de continuer à propager le mal en profitant de la haine des suprémacistes, la créature multiple cachée derrière une façade humaine tente de corrompre Maryse et d'invoquer une monstruosité suprême (qui n'est pas sans rappeler les Grands Anciens de Lovecraft). La jeune femme devra louvoyer entre cauchemars et réalités, afin de trouver l'appui nécessaire pour vaincre ses démons intérieurs tout autant que les Ku Kluxes.
    Ce roman court évoque avec douleur les atrocités infligées par l'esclavage, la haine et le racisme.
    Dans cette fresque linguistique et culturelle, à la fois immersive et érudite, P. Djèlí Clark donne la parole aux communautés afro-américaines, et notamment gullahgeechee.
    Malgré l'horreur - réelle ou fantastique -, les personnages ne cèdent jamais au fatalisme. L'espoir, infusé par la lutte, est le ciment de l'amour que se portent ces femmes.

  • Susie glenn Nouv.

    Susie glenn

    Michener Diana

    L'existence de la petite Diana est à la fois confortable et triste jusqu'à l'arrivée de Suzie Glenn, la nouvelle cuisinière. Elle est noire et n'a pas d'éducation hormis les leçons héritées de la sagesse populaire. Elle s'adresse à son ami Jésus comme s'il était dans la pièce - autant de traits regardés de haut dans cette famille riche qui se prétend éclairée. Mais Susie Glenn est aussi joyeuse que futée, pleine de bon sens et de tendresse. Elle prend la petite fille sous son aile, lui enseigne sa foi simple et sincère, l'écoute et lui offre cette affection que Diana n'a jamais connue dans une maison où les enfants doivent se taire et obéir. C'est sa propre histoire que Diana Michener évoque dans son livre, à hauteur d'enfant. Sa langue libre saisit le flot ininterrompu des pensées d'une petite fille en constante révolte face au monde et à l'impuissance des enfants. A jamais marquée par cette rencontre, l'autrice rend un hommage poignant à cette figure lumineuse et maternelle.

  • Le narrateur relate à un ami le séjour qu'il a effectué à Taïwan au cours de l'été. Par des chemins imprévus, un retour difficile vers Taipei pour celui qui y a vécu plusieurs années avec son compagnon défunt.

  • Bowman se réveille après un second coma cryogénique.Mais alors qu'il s'attendait à être entouré des scientifiques de l'Arche, prêts à le soigner de son empoisonnement, il se retrouve seul dans un environnement qui lui est devenu inconnu.
    S'engage une quête dans un monde foncièrement différent de celui qu'il connaissait, bien que radicalement marqué par les événements vécus par Bowman à son époque. Il comprend alors que la planète n'a pas encore révélé sa principale menace.
    Mais s'y attaquer peut s'avérer difficile dans un monde qui a régressé technologiquement et où les religions ont pris le pas sur la science.

  • Ce roman nous parle des deux voies que le monde pourrait emprunter. Au Nord d'une "déchirure" qui coupe la France, la dérive sécuritaire, numérique, avec privatisation du vivant, et au Sud dans le Causse « le monde libre », des communautés en résistance, en symbiose avec le vivant. Au coeur de l'intrigue : les arbres, un frère et une soeur, un puissant recycleur de plastique et un livre de botanique. Ce roman palpitant permet de traverser nos peurs du futur. On y perçoit nos voies de résilience, les trésors de la nature et les formidables ressources humaines.

  • Anna guidant le peuple

    Maëlig Duval

    • Gephyre
    • 21 Août 2021

    La guerre civile vient de s'achever. Le dictateur a été vaincu et des élections libres et démocratiques se préparent.
    Dans une ancienne cabane de guerre transformée en QG de campagne, une ex-armée de libération célèbre l'anniversaire d'Anna, héroïne de la révolution morte en martyr pour la cause. On boit, on se remémore, on boit davantage, on presse avec compassion l'épaule de Zozime - le veuf d'Anna - qui a tant fait pour que perdure la lumineuse mémoire de son épouse. On boit, encore.
    Soudain, du bruit à la porte : quelqu'un essaie d'entrer.
    Sur le qui-vive, ivre et suspicieux, on ouvre.
    C'est Anna.

    Moi, je crois dans le hasard et la bêtise humaine. À eux deux, ils peuvent expliquer le monde. La connerie et l'entropie sont bien plus fortes, même chacune séparément, que nos pauvres cerveaux travaillant tous d'un même effort à un même complot.

  • Qin opéra Nouv.

    Issu d'une oeuvre graphique et littéraire, imaginée et réalisée durant quatre années par Li Zihwu et Men Xiaoyan, ce long travail de création n'a encore jamais été publié dans le monde. Ce récit illustré sur un rouleau de 72 mètres est présenté dans un livre d'une seule image. Un leporello de plus de 20 mètres de long. Au cours des années 90, rien ne va plus au village de Quingfenjie. Depuis l'arrivée de la route nationale, le progrès avance, anciens et modernes s'affrontent. Sous fonds de lutte d'influences et de coups fourrés, la bataille s'installe au sein même de la famille Xia entre valeurs paysannes, biens communs et développement économique. A travers la fascination pour Bia Xue, chanteuse d'opéra de Qin, Yinsheng, le narrateur nous relate cette chronique inspirée d'un roman de Jia Pingwa. Une histoire universelle aux accents d'opéra rural chinois.

  • CONversations Nouv.

    CONversations

    ,

    Rouquemoute publie CONversations, une compilation des meilleurs dialogues entre Jorge Bernstein et des "brouteurs", illustrée par Fabcaro. Après avoir parodié les modes d'emploi de meubles en kit dans KoeTALÖG et des photos d'antan dans L'Humour Légendaire, Jorge Bernstein part ici à l'assaut de ces "escrocs du web, qui, sous une fausse identité (généralement séduisante et féminine), tente de vous extorquer de l'argent.
    Je reçois régulièrement des messages privés de femmes volages et volubiles m'invitant à faire plus ample connaissance. A la différence de 99 % des personnes saines d'esprit, j'y réponds. Soudain, une connexion s'établit pour ces lointains comptes fictifs. Un couillon crédule semble mordre à l'hameçon. Ils termineront, hélas, noyés dans un océan de réponses sans queue ni tête, de calembours douteux et de blagues potaches, emportés dans des abysses d'absurdités.
    Ce jeu de dupes a donné naissance à CONversations et ses dizaines d'échanges qui touchent du doigt l'essence même de notre condition humaine : le grand n'importe quoi. " La recette de cette réédition augmentée ? Deux tiers de conversations de Jorge Bernstein pour un tiers de dialogues de Fabcaro. Un délice !

  • Le sourire

    Vezin-Mourcou E.

    L'auteur vous emmène à la rencontre d'Ella, femme à la vie monotone qui se trouve transparente. Sa vie va être bouleversée par un sourire. Un livre traversé par un courant poétique et d'une lucidité éclatante.

  • La Linéa Nouv.

    La Linéa

    Audrey Regala

    Des mots s'accumulent, extraits de mon journal de bord. Les paysages se succèdent, la marche impose son rythme. 1700 km, trois mois seule. À la frontière entre terre et mer. Direction Sud. Une ligne se trace. La pensée et l'observation s'orientent. Lentement, quelque chose s'avance.

  • "L'étrange est son domaine. Tout y est noir, bistre ou sépia, mais alors que tout peut paraitre sombre, à y mieux regarder, tout est lumière." C'est ainsi qu'Hélène Poisot galeriste décrivait les photos de Jean-Michel Nicolau lors de son exposition dans sa galerie. Dans cet ouvrage, le sujet photographié n'est plus considéré en tant que tel. L'image cesse d'être le simple reflet documentaire du réel pour se donner comme une transcription délibérément subjective de l'univers personnel du photographe. Le Noir et Blanc, auquel il est resté fidèle, trouve ici toute sa profondeur, créant, par des partis pris de contrastes et de tonalités, les contours d'une expression singulière. "Des gravats de mémoire, des paroles en vrac et des points cardinaux en quête d'horizon".

  • Paysages désorientés Nouv.

    Laurent Vignais développe un travail sur l'image du paysage à partir de cartes postales anciennes et semi-modernes présentant des vues de sites touristiques, naturels et urbains. En procédant manuellement par découpage et collage, il recompose de nouveaux panoramas dont l'ambiguïté interpelle. Le format de la carte postale, dans la manière dont elle miniaturise l'étendue paysagère, semble produire un paysage à notre mesure, empreint de candeur et de modestie.

  • Le quartier des Batignolles est né en 1920 avec l'édification d'une imposante usine de fabrication de locomotives aux marges de Nantes. Afin de loger une partie du personnel, la direction édifia trois cités en bois. L'auteur nous raconte l'histoire de ces cités qui marquèrent profondément ceux qui y logèrent jusqu'aux années 1960-1970. Ancien instituteur passionné d'histoire, Louis Le Bail a découvert le quartier des Batignolles en 1963. Il nous a quittés brutalement le 31 décembre 2020 alors que le Centre d'histoire du travail travaillait à l'édition de son dernier écrit, un nouvel hommage rendu aux cités ouvrières de la Baratte, du Ranzai et de la Halvêque. Il fut l'auteur notamment de « Saint-Jo et les Batignolles. Histoire d'un quartier nantais » (2012 - 978-2-7466-5140-1)

  • SO FILM ; les soprano Nouv.

    SO FILM ; les soprano

    Revue So Film

    Plus de 20 ans après la diffusion du pilote, Les Soprano est considérée comme la plus grande série de la télé moderne. Avec cet ouvrage dense et fouillé, rythmé par des illustrations pop, les meilleures plumes du magazine Sofilm mêlent portraits, stories, interviews et analyses pour vous proposer le guide ultime en immersion dans les coulisses du chef-d'oeuvre de David Chase.
    Des lieux cultes du New Jersey au casting d'Italo- Américains, en passant par des focus sur la nourriture, les costumes, la psychanalyse ou la musique... Revisitez les figures légendaires, les histoires secrètes et les batailles souterraines d'une oeuvre totale qui n'avait pas encore livré tous ses secrets.

  • L'abîme : Nantes dans la traité atlantique et l'esclavage colonial 1707-1830 Nouv.

    Récit de la traite et de l'esclavage colonial au XVIIIe et au XIXe siècle, cet ouvrage richement illustré en offre une approche globale tout en s'ancrant dans l'histoire nantaise et son passé esclavagiste. Les trajectoires individuelles et collectives témoignent d'une mémoire sensible à laquelle il s'agit de faire face pour mieux comprendre les enjeux de ce terrifiant commerce d'êtres humains.

  • Arbres, guide de reconnaissance éternelle et scientifique Où il est question de pointillés, de flèches et de typologie scientifiquement poétique.

    Forme, taille, texture, couleur, origine... Apprenez à reconnaître les arbres qui vous entourent !

  • Avec la crise sanitaire, nous avons tous redécouvert notre domicile, ou bien nous l'avons investi différemment. Cette expérience à la fois personnelle et collective nous a conduits, à des degrés divers, à nous interroger sur les contours de l'espace privé et sur ce qu'habiter veut dire. En donnant la parole à des artistes, des philosophes et des sociologues, ce numéro propose une réflexion sur la façon dont les normes de l'habiter se sont définies au fil du temps, en prenant en compte les formes du cadre bâti comme les processus d'appropriation qui font du logement un espace à soi. Que dit de nous une représentation picturale ou photographique de notre intérieur ? Quel rapport entretient-on avec soi et avec l'espace quand on vit dans un monastère ? Comment parvient-on à se recréer un espace intime quand on vit dans la rue ? De quelle(s) utopie(s) les pratiques d'autoconstruction sont-elles porteuses ? Telles sont quelques-unes des thématiques abordées dans ce numéro qui invite à partir à la découverte d'un espace capital et singulier, le « chez-soi ».

  • « Gavroche » Essai - Critique - PenséeNouvelles et contes : mode d'emploi« Gribouille » Littérature - Découverte - FlorilègeNouvelles et contes venus d'ailleurs« Grognard » Archive - Témoignage - ReliqueMon premier livre - de Jacqueline Janin

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