Lisons local ! Une sélection des éditeurs des Pays de la Loire

  • Quelque part au nord du monde. Le froid, la faim. Un campement attaqué, des chiens éventrés. Un ours devenu fou. L'expédition punitive tourne mal, le sang rougit la banquise. Un jeune chasseur armé d'un simple harpon se retrouve seul à suivre les traces du redoutable carnassier. Mais en vérité, qui traque qui ?

    Rédigé dans une langue sobre et efficace, Kamik est l'histoire cruelle de cette chasse au long cours, à la fois haletant récit d'aventures et quête initiatique. C'est aussi le tout premier roman écrit par un Inuit du Canada, un geste d'une portée historique et sociale considérable. Traduit fidèlement depuis l'inuktikut, Kamik est un classique de la littérature autochtone nord-américaine.

  • « Au cours d'une conversation, il y a quelques mois, Romuald Hazoumé affirmait combien ses oeuvres s'inscrivent dans un lieu et une histoire. «De plus en plus, disait-il, j'ai compris que j'étais un Yoruba. Tout ce que je fais a à voir avec cela. Mes oeuvres sont portées par cette pensée du collectif [...], notre travail est fait pour la communauté, depuis la tradition. Nous avons toujours contribué à passer un message.» Ce « nous » désigne les artistes africains actuels. ».

    Les oeuvres de Romuald Hazoumè, métamorphoses modernes d'un art traditionnel, évoquent nos contradictions contemporaines où l'humain semble se considérer lui-même comme un objet d'usage, et où les objets symboliques viennent réinitialiser notre conscience de l'histoire coloniale et interroger les rapports de dominations géopolitiques actuels. Les regards européens et africains dialoguent ainsi dans un monde où les migrations font écho à l'esclavage, qu'il soit ancien ou moderne. Ce livre d'artiste est une invitation à se laisser surprendre, grâce aux oeuvres de Romuald Hazoumè, dans un échange ininterrompu entre le passé et le présent.

  • tourbillons

    Nicolette Cook

    Entrer dans Tourbillons, c'est rencontrer celui qui va à cloche-pied au bord des précipices, celle qui marche sur l'eau parce qu'elle ne sait pas nager, ceux qui laissent le vent retourner leurs parapluies. Chez eux le froid brûle, la lumière aveugle, la réalité est limpide et cruelle derrière les mystères.

    Chez Nicolette Cook « il est poli d'être gai », et l'autre est la part la plus sûre de nous-mêmes.

  • Jiri Salamoun

    Jan Rous

    • Memo
    • 21 Mai 2021

    Né à Prague en 1935, Jirí Šalamoun a exploré bien des champs de l'art : illustration, peinture, animation, typographie, poésie, etc. Il étudie aux Beaux- Arts de Prague dans les années 50 puis intègre la Haute École des Arts et d'Illustration de Leipzig. Dans les années 60, il publie de nombreux livres, pour enfants et adultes. Les années 70 sont celles des expérimentations dans l'animation, dont le succès le plus connu est la série Médor le Maxichien. Il a reçu plus de 50 récompenses internationales et a été nominé en 2010 pour le Prix Andersen.

  • Odilon et Marie-Gabrielle s´en vont pique-niquer sur l´île en ce joli mois de mai. À l´heure de la sieste, les corps ronds et potelés, « chairs exubérantes », se délassent. Au loin, Berthe, leur fille, les observe. Sur fond de petits plats et pâtisseries à déguster, Des Gourmandises sur l´étagère sont le récit d´une rupture et de la difficile reconquête.

  • l'andréide

    Alexis Fichet

    "Âgé de 73 ans, Mathias Collombus absorbait chaque jour une centaine de pilules diverses, anti-oxydantes, anti-âge, anti-mort. Il déclarait régulièrement, et sans trembler : je ne mourrai pas. Il était le messie de ces gens qui rêvent d'éternité. Il venait à l'instant de prendre le cocktail de dix-sept heures, un ensemble de gélules quand une sonnette retentit. Roman Tesla, l'un des entrepreneurs les plus ambitieux de sa génération, était à la porte de l'ex-directeur de la recherche en intelligence artificielle. Le messie du transhumanisme avait de la visite..." Dans un huis clos intimiste et fascinant Alexis Fichet nous entraine dans les méandres des deux esprits les plus brillants et les plus fous de la Silicon Valley. Le temps d'une nuit Roman Tesla, entrepreneur star et son père spirituel Mathias Columbus, défient les frontières entre l'humain et la machine. Le temps d'une nuit l'Andréide ultime invention de Collumbus sera l'objet de leurs fantasmes d'immortalité, les confrontant à ce qu'est la vie, le mensonge, l'absence, la sensualité.

    Avec une écriture saisissante L'Andréide revisite L'Ève future d'Auguste Villiers de l'Isle Adam, roman considéré comme une des oeuvres fondatrices de la science fiction. Une science fiction aujourd'hui défiée par des démiurges bien réels.

  • « De Cao Mo à Jing Ke, il en est parmi ces cinq personnages qui réussirent à faire prévaloir leur volonté, d'autres qui échouèrent dans leur entreprise. Mais tous furent animés du même idéal inflexible qu'ils ne renièrent jamais. Aussi il n'est que justice que leur nom se transmette à la postérité ! » Sima Qian, historien (145-86 av JC).

    Adaptée par Chen Uen, le Maitre de la BD de Taiwan en 1986, cette épopée des Assassins provoqua un choc graphique par l'énergie calligraphique de ses encres de couleur. Les codes de cette BD combinent les influences orientales et occidentales, pour un manhua épique, théâtral et très moderne.
    Pour s'immerger dans les intrigues de la Chine Antique, ce livre contient également les textes de Marie Laureillard, Maître de conférences en études chinoises à l'université Lyon 2, de Laurent Melikian, Journaliste BD. Ainsi que pour la première fois en France, traduite par Soline Le Saux, la biographie par Sima Qian des 5 assassins.

  • AVERTISSEMENT : cette anthologie peut contenir des textes aux éléments trop salés, trop gras, trop sucrés pouvant entraîner une addiction certaine à la lecture.

    Vingt ans ont passé depuis que Philippe Heurtel a eu cette idée de génie : créer un fanzine SFFF dédié à la cuisine, les plaisirs du palais, la gastronomie... bref, la bouffe sous toutes ses formes. Un vrai fanzine, fait à la maison, drôle, grinçant, innovant, parfois foutraque - et terriblement addictif.
    Après dix ans et près de trente numéros, le fanzine a été mis au frais quelques années jusqu'à ce que les marmitons Vincent Corlaix et Olivier Gechter décident de recréer une brigade spéciale Anniversaire. Et parce qu'en littérature comme en cuisine, la présentation est cruciale pour apprécier, c'est Maître Caza qui s'est chargé des illustrations.

  • Grand homme au service des petites gens, inventeur du concept, aujourd'hui fameux, de génie de proximité, le professeur Michel voies livre ici les fruits d'un cerveau aux ramifications infinies, dont le génie foisonnant fait plier jusqu'à vous les branches d'une science en perpétuel progrès.

  • Et si les rêves étaient en fait des myriades de dimensions parallèles ? Chaque fois que l'on s'endort, notre esprit crée un monde éphémère qui se désagrège à notre réveil. Mais Isobel possède un don particulier : celui de se projeter dans ces dimensions fragiles, de les altérer, voire même d'en restituer les images dans le monde de « l'éveil ».
    À 20 ans, elle cultive un quotidien simple et solitaire dans un petit village des Highlands. Jamais elle n'aurait pu prédire que cette femme, aperçue fugacement sur les rives de son loch local, fasse à ce point basculer sa vie. Pourtant, celle-ci s'invite dans ses songes et l'obsède. Pour lever le voile sur ce phénomène inédit, Isobel devra suivre un fil d'ariane entre rêves, veille et cauchemars.

  • Si je fermais les yeux, à cet instant, je le verrais, au coeur de cette nuit chaude et venteuse de juillet, debout dans la buanderie, passant avec soin ses mains sous l'eau froide, s'attardant sur ses doigts, sur leurs jointures écorchées. Si je fermais les yeux, je le verrais, dans cette pénombre confuse, mâchoire serrée sur une douleur qu'à onze ans je pressens mêlée d'une fureur sans égale, tandis que sur l'émail blanc de l'évier coule un peu de sang, quelques filaments et volutes rougeâtres qui disparaissent à mesure dans la bonde. Oui, je le verrais, défiant mon regard tendre et désemparé, plongeant ses yeux - dont j'écrirais un jour qu'ils avaient la couleur d'un bronze florentin, la patine d'or sous le bleu carnassier -, ses yeux de père dans les miens, son seul fils, paraissant y chercher ce qui ne s'y trouverait que des années plus tard.

  • Tout animal a un monde et voici donc celui de Guillaume Marie. Exposition de reptiles vivants est un livre de parade amoureuse, c'est une queue de paon déployée, un brame un peu obstiné, un rite obscur de chasse dans lequel on ne sait plus qui est la proie. C'est un livre de désir autant qu'une exploration du devenir-animal.
    Pour le composer, Guillaume Marie s'est appuyé sur la force presque chamanique des noms de bêtes : coq, veau, pic, geai, pie. autant de monosyllabes qui ont influencé la musique particulière et le rythme du livre.
    Mais Guillaume Marie, dont c'est ici le premier recueil en solitaire, a aussi rassemblé des textes plus longs, qui ressortent d'une prose métaphorique infusée par l'expérience de la nature comme par ses lectures.
    C'est enfin un livre d'une drôlerie constante, d'un poète qui s'amuse de son double besoin perpétuel de délimiter son territoire et de se laisser déborder.

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  • paysage(s)

    Collectif

    « Offrir des paysages à des auteurs talentueux, les y installer pour quelque temps, c'est laisser un monde infuser dans leur regard. Bouilleurs de crus, bouilleurs de mots, ils nous affolent les sens, ils nous enivrent en métamorphosant l'espace en phrases. Ils ont distillé des paysages d'automne et d'hiver, paysages agricoles, sauvages, urbains, ils les ont avalés, dévorés, déformés. Ils se sont mêlés à ces lieux, pour nous offrir ce que leur sensibilité, leur imagination, leurs rêveries, en ont tiré. Ces quelques textes sont des chimères, mi-hommes mi-paysages. » Carole Martinez Ce livre est édité en partenariat avec l'association Lecture en Tête à l'occasion des dix ans de la résidence d'écriture qu'elle organise en Mayenne.

  • Roman noir chez les prolétaires du rail : pour Marcel Cossu, ça commence par une descente de police après une altercation aux conséquences fatales. Surviennent ensuite des flashback où notre héros se remémore, pêle-mêle, les moments passés en compagnie du «?Vieux?», qui l'initie autant au métier de cheminot qu'aux joies du braconnage ; de sa fiancée, avec laquelle il se comporte en voyou et qui lui fait des «?pauses?» ; ou de sa petite maman chérie qui fait défiler les cousins/amants. À la fin, ça finit mal.

  • En 1940, après deux décennies étourdissantes, La Baule vit dans le luxe et la fête. Fin de partie quand le casino est transformé en hôpital et que les deux plus grands hôtels, sont réquisitionnés pour l'état-major anglais. Puis à partir du 15 juin 1940 à peine amorcée, la guerre est perdue, la moitié du pays est occupée par l'ennemi, Le destin heureux de La Baule, est percutée par les évènements Éberlués, les Baulois entrent dans ce qui devient la vraie vie. Les Allemands pénètrent dans La Baule, partout ce ne sont qu'hôtels de luxe et villas cossues c'est un cadeau pour l'occupant, ils les réquisitionnent pour y loger l'état-major et les troupes. Il n'y aura pas de conflit. Les Baulois le sentent et respirent. La peur se dissout dans une onde d'espoir.
    Cinq héros fictifs évoluent de juin 1940 à mai 1945 dans cet environnement conforme aux faits historiques.

  • cité modèle

    Donna Stonecipher

    Donna Stonecipher sonde l'étrangeté si familière de la ville postmoderne pour tenter de répondre, en deux cent quatre-vingt-huit strophes, à la question : « Comment c'était ? » De l'architecture « pure, propre, correcte et saine » de Le Corbusier aux arabesques de l'Alhambra, de l'origine de l'ersatz à la duplicité du construit, du factice victorien au baroque socialiste, des soubassements philosophiques de l'urbanisme aux défaillances des modèles de cité modèle, elle traque, dans la disparition des idoles idéologiques et d'un certain idéalisme européen, les sens mouvants du chez-soi. Recueil obstiné et fractal, Cité modèle déploie les lignes d'erre et de fuite du flâneur contemporain, et dessine, entre strates et passages, un atlas de l'impermanence.

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