Etienne de Montety

  • La grande épreuve

    Etienne de Montety

    • Stock
    • 19 Août 2020

    Un couple sans histoire, Laure et François Berteau. Leur fils adoptif, David, adolescent enjoué qui se pose des questions sur ses origines. Le père Georges Tellier, un prêtre qui s'arc-boute à sa foi, dans une Eglise qui s'étiole. Frédéric Nguyen, flic résolu à l'action et au silence, pour préserver sa vie privée. Hicham, que le goût du risque et de la frime finit par conduire en prison. Des remarques blessantes, de mauvaises rencontres. Une emprise croissante de l'islamisme et une colère de plus en plus radicale.
    Et tout se précipite. Vers cette petite église d'un village du Sud-Ouest de la France, la tragédie attire comme un aimant explosif des hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer.
    Le sujet de La Grande Epreuve nous concerne tous. La violence peut surgir au coin de la rue, comme ce fut le cas pour le père Hamel assassiné dans son église de Saint-Etienne du Rouvray. Etienne de Montety s'en inspire librement, en romancier. Car ce que seul un roman peut nous faire comprendre, par son souffle, ses échos et son irrésistible accélération, c'est la dimension inéluctable de tels événements. Le courage, la prudence, la peur, l'amour ou le désarroi, rien ne pourra arrêter une religion devenue folle.

  • "Au moment d'entreprendre le récit de ma vie, je dois le dire : rien ni personne n'est parvenu à supplanter mon cher opium, mon amant noir. Lui seul me connaît, lui seul sait m'apaiser, atténuer la dureté de ma condition d'homme."
    Parce qu'il est né dans une famille où l'on est militaire de père en fils, Fleurus Duclair semble avoir un destin tout tracé. Devenu officier presque malgré lui, ce fou de littérature part pour Constantinople au lendemain de la guerre de 14-18, pour vivre un rêve à la Loti. Il va sombrer peu à peu.

  • La seule biographie de référence d'un héros, symbole de la France libre. Quand on a le panache d'un chevalier, comment accepte-t-on le risque d'un destin obscur et sans gloire, d'une vie errante, entre faux papiers, espionnage et conspiration ? Quand, depuis la première heure de la défaite de 1940, on éprouve l'occupation nazie comme une oppression, par quel mystère surmonte-t-on son ardeur patriotique jusqu'à se choisir pour ultime confident un aumônier allemand ? Eclaircir ces paradoxes, tel est le pari réussi dans ce livre, grâce à de nombreuses sources inédites. Etienne de Montety, journaliste, a notamment publié des biographies de Thierry Maulnier et Kléber Haedens; et un livre d'entretiens entre Hélie de Saint Marc et August von Kageneck.

  • Mosko est un fils d'immigrés polonais. À la faculté de Nanterre, il fait la connaissance d'un étudiant musulman qui oriente sa vie vers l'islam. Lors de l'éclatement de la Yougoslavie, il rejoint les moudjahidine, venus prêter main-forte à leurs frères bosniaques... Fahrudin, lui, est un fils de Bosniaques arrivés en France après la mort de Tito. Il a grandi dans une cité de la banlieue rouennaise, avant de s'engager dans la Légion étrangère. Quand la guerre éclate, il déserte et regagne la Bosnie.

    Un éclairage profond et sincère sur l'engagement, la foi, les vertus militaires et leurs limites, et sur la montée des identités dans l'histoire récente du vieux continent.

    Prix des Deux-Magots

  • Le parcours savoureux d'hommes accueillis et transformés par la Légion étrangère : une leçon d'espoir...Kaléidoscope d'histoires individuelles et de destins peu ordinaires, cette enquête n'est pas une étude de plus sur la Légion étrangère, mais une série de portraits de " personnages ". Pour ces hommes d'aujourd'hui, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. Pittoresque, inattendue, drôle, leur vie a la saveur des meilleurs romans d'aventure.
    Petit traité d'histoire collective, ce livre offre une plongée dans le monde méconnu et fascinant de la Légion étrangère : une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Leur parcours prouve d'abord que tout est toujours possible.
    " Des destins d'hommes dont l'énergie et la volonté laissent peu de place à l'autoapitoiement geignard parfois en vogue de nos jours. "
    Adrien Jaulmes

  • La notice de Wikipédia sur Charles-Elie Sirmont ne disait pas grand-chose. Il avait été député et deux fois ministre. Son nom restait attaché ´r l'opération Île-de-Lumicre, au Liban et ´r la Bosnie. Il s'exprimait souvent dans les médias pour parler de la guerre, témoignait, publiait des livres. Qui était vraiment Sirmont? Une authentique figure de l'humanitaire? Un imposteur?
    Moreira se souvenait d'un homme emphatique et cinglant, mais qui ne manquait pas de brio. Il n'avait jamais réussi ´r le détester. Chargé de rédiger sa nécrologie pour le journal, il voulut en avoir le cur net.

  • Né en 1909, élève de l´Ecole Normale Supérieure avec Robert Brasillach, Simone Weil et Georges Pompidou, Thierry Maulnier meurt en 1988, académicien et grand éditorialiste au Figaro.

    Disciple de Charles Maurras, engagé à l´Action française, il traverse les années trente ivre de connaissance, à la découverte de Malraux, Aragon, Breton, et adule Dostoïevski et Sophocle. C´est en jeune nationaliste irrigué par des préoccupations sociales et économiques qu´il participe aux manifestations de 1934. Alarmé très tôt par la montée du nazisme, refusant tout embrigadement, il ne s'abîme pas comme tant d'autres dans la collaboration. Son talent de polémiste se réveille plus tard, après la Guerre, dans le combat intellectuel mené contre le communisme et Jean-Paul Sartre. Il crée alors avec François Mauriac, La Revue de la Table ronde.

    Critique littéraire, homme de théâtre, moraliste et journaliste, Thierry Maulnier demeure, à la manière de Raymond Aron, la parfaite illustration, dans une certaine tradition de la droite française, d´une conscience libre et brillante, celle qui sait si bien saisir les battements de coeur d´une époque.

    Sa silhouette déglinguée de funambule a marqué les mémoires mais sa pensée et son oeuvre (sur la poésie du XVIe, Racine et Nietzsche) est largement oubliée : peu habile à se faire valoir, enclin à la paresse des surdoués et d´une nonchalance fiévreuse, Thierry Maulnier est également un grand esprit marqué par l´obsession métaphysique à l´ironie clairvoyante, oscillant toujours entre canular et tragédie.

  • Que sait-on des lectures des présidents de la Ve République ?

    Quels livres gardent-ils à leur chevet, quels autres emportent-ils en campagne électorale ou en visite officielle ?

    Quels sont les ouvrages dont ils ne se séparent jamais, ceux qu'ils annotent et citent dans leurs discours ?

    De Pompidou qui collectionne les éditions anciennes à Chirac qui ne se déplace pas sans une « Série noire » dans la poche de son pardessus, de Mitterrand dont les rayonnages débordent d'écrivains de droite à Sarkozy qui dévore les classiques, en passant par Macron, grand amateur de Gide et de Rimbaud, tous entretiennent un rapport intime à la lecture.

    Grâce à l'enquête originale d'Étienne de Montety et de sept autres auteurs, journalistes et historiens, on pénètre pour la première fois dans le jardin secret de nos présidents.

  • Salut a kleber haedens

    Montety Etienne

    • Grasset
    • 9 Octobre 1996

    Kléber Haedens est mort l'été 1976, il y a vingt ans. Qui était-il ? "Ce grand gaillard féru de rugby, prodigieux compagnon de table, paysan de Garonne, insulaire d'Oléron qui, depuis Paradoxe sur le roman, faisait régner sur les lettres françaises la terreur du bon sens et du goût", résumait Michel Déon en préface à ce livre de Kléber Haedens qu'est Une histoire de la littérature française. Critique littéraire de Paris-Presse et du Nouveau Candide, pourfendeur des médiocres et découvreur de nouveaux talents, il était aussi écrivain : L'été sous les tilleuls obtint en 1966 le prix Interallié, et {Adios} le grand prix du roman de l'Académie française en 1974. Le rugby, le Bel Canto au Capitole de Toulouse, le tennis et la tauromachie n'échappaient pas à son appétit de vivre. Ni les amis qu'il recevait dans sa maison de la Bourdette, près de Toulouse, Paul Morand, Marcel Aymé, Pagnol, Nimier, Déon et quelques autres. "Un fratriarche" disait de lui Blondin.

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