Jean Claude

  • André Gide, homme de théâtre ? Sans doute pas. Et pourtant le théâtre est resté pour lui une tentation ; à travers des expériences variées, il n'a cessé de l'intéresser. Il y avait là une facette inexplorée de cet écrivain-Protée, une facette trop méconnue - peut-être injustement -, d'une oeuvre pourtant amplement étudiée. Un bilan exhaustif de ses activités, liées de près ou de loin au théâtre, met en évidence au sein de sa carrière littéraire une véritable carrière dramatique. Ses idées sur le théâtre font apparaître une conception exigeante. S'il accorde toute son attention aux qualités du texte dramatique, il a exprimé en revanche beaucoup de réticences à l'égard des exigences de la représentation théâtrale, réticences qui expliquent ses contacts difficiles avec les metteurs en scène qu'il a côtoyés et qui illustrent les partis pris de toute une génération d'écrivains.
    Bien que Gide ne soit pas un théoricien de l'art dramatique, ses idées aident à comprendre ses propres oeuvres dramatiques qui, par-delà la diversité de leurs formes, se caractérisent par une formule originale. Elles représentent, comme ses récits, une expérimentation des possibles, une expérience vécue par procuration ; on y retrouve les mêmes préoccupations, qu'elles soient d'ordre moral, religieux ou politique. Mais l'objectivation propre au genre dramatique et l'incarnation de ces préoccupations dans des figures antiques ou bibliques les détachent de l'auteur qui ne peut cependant s'empêcher de manifester indirectement sa présence par le biais de l'ironie.

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  • Avant son exil aux Pays-Bas, suite à la révocation de l'Édit de Nantes, Jean CLAUDE, dit Monsieur Claude (ce qui évite la confusion avec un prénom), avait dicté ce traité d'homilétique, pour le bénéfice d'un de ses élèves. Il ne fut imprimé qu'en 1688, après sa mort, par son fils Issac, pasteur à La Haye. Maintes fois réédité dans sa version anglaise, il ne l'avait jamais été en français. Son utilité pour la prédication d'aujourd'hui n'est cependant pas négligeable : Claude y développe quatre voies de composition à partir d'un texte biblique : 1. par Explication, 2. par Observations, 3. par Exhortation continue, 4. par Propositions. Il qualifie les deux premières façons de prêcher de «textuaires», pour exprimer qu'elles s'attachent résolument au texte, sans s'en écarter (textuaire, et non pas textuelle, qui en français n'a pas le même sens). A l'heure d'un regain d'intérêt pour la prédication centrée sur l'Écriture, le lecteur découvrira avec intérêt, dans une orthographe modernisée, ce monument précieux de l'épopée protestante.

  • "Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille. Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas ?"

  • La suite, de La rivière à l'envers : Hannah raconte les aventures qui l'ont conduite jusqu'au village de Tomek, au bout du désert, à la recherche de l'eau qui rend immortel.0500La rivière à l'envers, Tomek nous entraînait dans son incroyable quête : trouver la rivière Qjar et son eau qui empêche de mourir. Nous marchions avec lui sur les pas de Hannah. Cette fois-ci, c'est Hannah elle-même qui raconte son voyage sur la vertigineuse Route du Ciel, puis à travers le désert. Son récit nous fait découvrir des contrées nouvelles, mais on y retrouve aussi des paysages connus : la Forêt de l'Oubli, la prairie, l'océan...0300La rivière à l´envers. Mais la jeune fille, elle aussi, connaîtra encore beaucoup d´expériences avant de retrouver, sur les rives de la Qwar, l´amour de sa vie.0300Hannah raconte les aventures qui l´ont conduite jusqu´au village de Tomek, au bout du désert, à la recherche de l´eau qui rend immortel, l´eau de la rivière à l´envers...

  • Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

    Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...

    Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

    La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

  • La longue marche de sept frères guidés par leur benjamin, en direction de l'Océan, racontée par 21 narrateurs.

    Une nuit, yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l'Océan, les sept enfants marchent vers l'Ouest.
    De l'assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée.

  • Il y a quatre ans, l'écrivain Pierre-Marie Sotto est tombé amoureux de son admiratrice Adeline Parmelan. Puis il y a eu le « grand malheur ». Et un très long silence. Soudain, une envie irrépressible le prend de lui écrire à nouveau. Prétexte ou pas, il a absolument besoin de son petit carnet noir, sans doute oublié chez elle. Il y aurait dedans la phrase qui lui permettra d'écrire son prochain roman. Seulement voilà, le moment est mal choisi. Adeline va déménager au Canada. Avec le nouvel homme de sa vie. Et elle n'a aucune envie de lui répondre, et encore moins à propos de ce fichu calepin...

  • Aujourd'hui, ce n'est pas un jour comme les autres. C'est la fête d'Anne Hiversère. Les poussins vont lui construire un grand château. Pour cela, ils vont aller chercher du chocolat dans leur mine de chocolat. Il leur faudra aussi du sucre et de la farine. Et pour avoir du lait, ils iront traire la très très grande vache. Ensuite, ils inviteront des centaines d'amis. Presque tous les personnages de tous les livres et de toutes les histoires qu'ils connaissent. Quand le château sera prêt, ils entreront à l'intérieur et ils le mangeront. Avec tous leurs amis et avec Anne Hiversère. Ce sera une grande et belle fête. Tout va très bien se passer. C'est Blaise, le poussin masqué, qui s'occupe de tout.

  • En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?

    Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartholomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l'écho retentit encore.

  • Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

    Plus encore qu'un livre de voyage, il s'agit cette fois d'un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l'existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l'auteur entreprend, au cours d'une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l'Ancien et le Nouveau Monde ; place de l'homme dans la nature ; sens de la civilisation et du progrès.

    Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du "voyage philosophique" illustrée par la littérature depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fart oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

  • Où il est question de Pétronille, la souris qui n'est pas verte, de ses 120 petits, de leur papa qui est loin et qui s'appelle Everest, de la Forêt Touffue qui est si belle dans la lumière de l'été, de Cafouillon qui est si bête qu'il mélange toujours tout, du monstre Sagoinfre qui tente de manger les 120 petits et qui ne sait pas ce qu'il va lui en coûter !

  • Comment deux lapins qui étaient voisins devinrent amis sans cesser de se disputer.

  • Le première enquête sur le consentement dans le couple.

  • Le fleuve

    Claude Ponti

    Sur le fleuve l'Ongoh vivent d'un côté les Oolong (qui élèvent un bébé fille en garçon), et de l'autre les Dong-Ding (qui élèvent un bébé garçon en fille). Leur vie se déroule tranquillement, comme le cours du fleuve, jusqu'au jour où un monstre terrificateur apparaît, menaçant de dévorer tous les parents s'il n'obtient pas la potion qui le rendra éternel...

  • Un mail comme une bouteille à la mer. D'ordinaire, l'écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d'admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n'est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu'elle lui a fait parvenir - et qu'il n'ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s'établit qui en dévoile autant qu'elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun.

  • Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...

  • Un jour, les poussins sont entrés dans les livres de Claude Ponti, et ils n'en sont pas ressortis. Ils s'y sentent chez eux, ils y font pas mal de bêtises, surtout Blaise, le poussin masqué. Ils y vivent des aventures qui leur sont propres, parfois en se salissant beaucoup. On les a vus déboucher une tempêteuse, organiser des courses de chaises, échapper au Mange-Poussin et construire un immense château pour la fête d'Anne Hiversère. Ce livre-ci est particulier car il répond à toutes les questions que l'on peut se poser au sujet des poussins. Il révèle les secrets de leur vie: comment naissent-ilsoe Que font-ils dans leur oeuf avant de naîtreoe Attendent-ils en lisant un livreoe En prenant un bainoe Font-ils des trous dans leur coquille avec une perceuse ? Où vivent-ils ? Qu'est-ce qu'ils aimentoe Comment aiment-ils aimeroe Qu'y a-t-il dans un poussinoe Les poussins des livres peuvent-ils mouriroe Et qui est Blaiseoe Pourquoi Blaise est-il Blaiseoe Autant de réponses que de questions dans cet album. Plus une réponse pour toutes les questions qui n'auraient pas été posées.

  • Hipollène est presque grande et son père a décidé de lui apprendre tous les secrets de la chasse aux glousses. Ils habitent dans l'Arbre sans fin. Au bout d'une branche il y a toujours une autre branche. Grand-Mère sait tout de l'arbre. Grand-Mère meurt, l'arbre pleure. Hipollène se cache dans sa maison secrète. Elle est si triste qu'elle se transforme en larme, et c'est le début de son immense voyage.

  • Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et passe de l'autre côté. Elle se retouve dans un monde parrallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables.

  • Monsieur Lapin n'aime plus les carottes. Il quitte sa maison pour aller regarder dans l'assiette de ses voisins: la grenouille, l'oiseau, le poisson, le cochon, la baleine, le singe et...le renard !

  • La diversité des cultures, la place de la civilisation occidentale dans le déroulement historique et le rôle du hasard, la relativité de l'idée de progrès, tels sont les thèmes majeurs de Race et histoire. Dans ce texte écrit dans une langue toujours claire et précise, et sans technicité exagérée, apparaissent quelques-uns des principes sur lesquels se fonde le structuralisme.

  • Quand il est né, Okilélé n'était pas beau. Ses parents, ses frères, sa soeur dirent « Oh, qu'il est laid ! » Okilélé pensa que c'était son prénom...et ne comprenait pas pourquoi il gênait partout où il se trouvait. Croyez-vous qu'il se laissa faire ? Non, et c'est le début d'une très longue histoire, d'un très beau voyage...

  • Une nuit, l'orage éclate en tonnerre et la maison des poussins est foudroyée du haut en bas. Aussitôt le Kontrôleur de Kastatroffe arrive. Blaise et les poussins n'ont pas de permis de foudroyage de maison. Ils doivent payer une amende. Sinon ils seront emprisonnés DANS le Kontrôleur. Où trouver une amende ? Sur quel arbre ? Dans quelle forêt ? Et comment la payer à temps ? C'est alors que commence pour les poussins une longue quête effrénée et sans frein.
    A partir de 5 ans.

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