Le 1

  • LE 1 HORS-SERIE ; le 1 des libraires : Kafka, Orwell, Damasio... voyages en dystopie Nouv.

  • LE 1 HORS-SERIE ; XL ; le sens de la fête Nouv.

    Depuis plus d'un an, les interdits se sont multipliés au nom d'impératifs de santé : bars et discothèques fermés, mariages réduits à de simples cérémonies, soirées entre amis renvoyées à la clandestinité. La fête a été rangée sur l'étagère des activités non essentielles, voire « inutiles » selon l'Élysée à l'automne dernier. Qu'en est-il aujourd'hui, alors que la levée progressive des restrictions, au bout d'un troisième déconfinement dont chacun espère qu'il sera le dernier, correspond à l'arrivée des beaux jours et des agapes estivales ? Quelle place accorder à ces réjouissances dans nos quotidiens bouleversés ? Ce numéro hors-série du 1 se penche pour l'occasion sur le rôle que joue la fête dans nos existences, publiques et privées.

  • LE 1 N.350 ; faut-il canoniser Jack Lang ? Nouv.

    Quoi de commun entre le quarantième anniversaire de l'élection de François Mitterrand et la crise sanitaire que nous traversons encore ? La culture. Hier placée au premier rang d'une politique, elle se trouve aujourd'hui reléguée en accessoire d'une société centrée sur l'économie, et fort malmenée depuis le début de la pandémie. Il n'est pas anodin que Jack Lang ait été autant associé à l'exercice de mémoire autour de Mai 81. Que reste-t-il des années Lang ? Si elle n'est plus l'apanage du Prince, la culture n'est pas pour autant sortie du champ politique. Bien des batailles d'Hernani restent à venir, et c'est tant mieux.

  • LE 1 N.351 ; Hidalgo, une chance pour la gauche ? Nouv.

    Le terrain mouvant sur lequel Emmanuel Macron a entraîné le jeu politique n'en finit pas de déboussoler les partis. à un an de l'élection présidentielle, la gauche paraît à la peine, faute de savoir se rassembler ou se positionner sur des thèmes clés. Peut-elle néanmoins gagner la présidentielle en 2022 ? Et une femme peut-elle la conduire à la victoire ? Dans cette confusion mêlée d'incertitude, il nous a paru pertinent d'interroger une élue phare du PS, la maire de Paris Anne Hidalgo, pour connaître son analyse sur les enjeux qui attendent sa famille politique, sa réflexion quant aux grandes options à prendre pour le pays, et savoir quel rôle elle pourrait ou voudrait jouer dans la campagne de 2022.
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  • LE 1 N.349 ; Amazon nous veut-il du bien ? Nouv.

    En un an, dopé par le confinement et la fermeture des magasins physiques, le géant de Seattle a connu un bond vertigineux de ses ventes, avec un chiffre d'affaires en hausse de 44 % et une capitalisation boursière qui dépasse à présent les 1 600 milliards de dollars. Reste que la richesse de ses étals et la qualité du service client d'Amazon ne doivent pas occulter les versants plus sombres de son activité, des conditions de travail éprouvantes de ses employés à ses stratégies d'évitement fiscal. L'empire de Jeff Bezos, dont les ramifications s'étendent tous azimuts, est aujourd'hui devenu si puissant qu'il inquiète les États.

    2e feuille : « Fake News, mensonges et Vidéos », en partenariat avec l'exposition Fake News, Art, Fiction, Mensonge à l'Espace Fondation EDF.

  • Dépendance vis-à-vis de l'industrie chinoise, peurs et inquiétudes nourries par les variants étrangers, souvent venus de pays émergents : le cocktail souverainiste a repris des couleurs face à ces menaces. Mais cette idéologie, qui s'apparente à une forme de protectionnisme, n'a pas attendu l'explosion planétaire du Covid pour se manifester face à une mondialisation dont les effets sont de plus en plus perçus comme inégalitaires. Mais de quoi parle-t-on au juste quand on brandit ce mot de souverainisme qui recrute et divise aussi bien à droite qu'à gauche ?

  • LE 1 N.348 ; qu'a fait la France au Rwanda ? Nouv.

    La parution coup sur coup du rapport de la commission Duclert, réunie à la demande du président Macron, et de celui du cabinet d'avocats américain Muse, commandé par les autorités rwandaises, témoigne d'une volonté partagée par Paris et Kigali : s'entendre sur des faits et sur les responsabilités, afin de parvenir à une « forme d'épilogue », pour reprendre les mots du président du Rwanda Paul Kagamé. Mais le dossier est loin d'être clos. En particulier pour savoir jusqu'à quel point les responsables sont aussi, ou non, coupables.

    2e feuille : « QUE FAIT LA FRANCE AU SAHEL ? ».
    Lancée en 2014 dans la foulée des opérations Serval et Épervier, Barkhane, la plus importante intervention militaire française à l'étranger depuis la guerre -d'Algérie, vise à détruire les groupes djihadistes au Sahel. Avec des résultats mitigés en dépit des moyens colossaux qui y sont alloués : près d'un milliard d'euros par an. De plus en plus de voix s'élèvent d'ailleurs pour critiquer la stratégie de la France, voire ses desseins. L'éclairage du 1.

  • Un demi-siècle après les premiers coups de semonce, la course contre la montre est enfin engagée contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre. Une partie des experts estime qu'il serait déraisonnable de penser éliminer l'énergie fossile sans un mix énergétique alliant renouvelables et nucléaire. Si le développement de cette filière a longtemps fait l'objet d'un consensus politique assez large en France, la défiance s'est accrue avec les catastrophes de Tchernobyl, puis de Fukushima. L'obsolescence à court terme d'une partie du parc nucléaire national nous place à la croisée des chemins énergétiques. Le 1 a voulu éclairer cette question cruciale pour l'avenir du pays et le respect de ses objectifs de neutralité carbone.

  • Joe Biden peut-il être ce président thaumaturge, capable de réduire les fractures du pays et de lui faire oublier ses vieilles cicatrices ? A-t-il les instruments nécessaires pour sauver une Amérique au bord du gouffre en janvier dernier ? Locataire du Bureau ovale depuis cent jours, il affiche en tout cas sa résolution, manches retroussées sur sa blouse blanche, brisant les credo économiques des décennies passées au nom de la lutte contre la pauvreté. Pour l'instant, l'Amérique applaudit, le reste du monde aussi. Mais l'opération séduction ne peut durer qu'un temps. Et il faudra davantage qu'un énorme plan de relance pour réussir cette convalescence.

  • LE 1 N.343 ; objectif Mars

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    La mission Alpha constitue une nouvelle étape dans l'exploration de l'espace. Thomas Pesquet et les trois astronautes qui s'apprêtent à décoller avec lui ce 22 avril pour gagner la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km au-dessus de la Terre, sont chargés de mener de multiples expériences. Nombre d'entre elles ont pour objectif d'étudier les conditions d'un vol habité de longue durée. Cinquante ans après Apollo 11 et les premiers pas d'Armstrong et d'Aldrin sur la Lune, l'idée d'envoyer des hommes sur une autre planète est à nouveau une priorité et Mars, la moins éloignée, fait figure de nouvelles frontières. L'astronaute de l'Agence spatiale européenne aimerait un jour y aller. Sa mission, largement médiatisée, résonne comme une invitation au voyage et au rêve dans ce moment où l'humanité, pandémie oblige, voit ses horizons se réduire.

  • Si les maladies psychiatriques demeurent en grande partie méconnues et taboues, force est de constater que le sujet se rappelle constamment à nous, en particulier en cette période où le confinement et la pandémie pèsent lourdement sur les esprits. Paradoxalement, ce secteur souffre toujours d'un manque de considération et de moyens, même si son budget global représente l'un des plus gros postes de la santé publique en France, comme le relèvent régulièrement les rapports parlementaires. Autre paradoxe, la psychiatrie reste encore pour partie cette scène retranchée du monde où l'on s'accommode d'usages anciens.

  • L'inceste n'est pas un phénomène marginal mais une déviance qui frappe assez largement (5 à 10 % de victimes, selon de très nombreuses études), quels que soient les niveaux de richesse ou d'éducation des familles. La chape de plomb a été ébréchée par le livre de Camille Kouchner et les révélations en série qu'il a déclenchées. Pour que le mouvement se fasse irréversible, il faudra toutefois que la justice trouve les moyens d'accompagner la parole des enfants quand elle s'exprime, ou celle des adultes, longtemps après les faits. Mais aussi que la société dans son ensemble ouvre les yeux sur ces violences.

  • Lorsque le 23 mars, dévié par un traître coup de vent, le porte-conteneurs géant Ever Given a éperonné en diagonale une berge rocheuse du canal de Suez, c'est le commerce mondial qui s'est mis à marcher de travers. L'incident nous le rappela brutalement : la mondialisation, ce sont aussi des voies d'eau et des bateaux. Si 10 % des échanges du globe passent par cette « corde bleue tendue dans le sable », forte image du géographe André Siegfried, l'Ever Given symbolise à lui seul notre époque globalisée. Le trafic a fini par reprendre sur cet axe stratégique, mais le 1 a voulu, sans jeu de mots, « creuser » cette actualité pour raconter la riche histoire du canal de Suez, tour à tour lieu de domination coloniale française et britannique avant d'incarner la fierté nationale de l'Égypte.

  • "Pourquoi est-elle essentielle ?
    La librairie a mobilisé et attiré l'attention des lecteurs, le 1 des libraires explore son rôle dans la cité et ses transformations en pleine crise. Dossier spécial sur la librairie avec des enquêtes (Pascale frey, Jean-Baptiste Malet), nouvelle de Serge Joncour. A l'occasion du 150ème anniversaire de Proust, la 2ème feuille revisite « A la recherche du temps perdu » avec Camille Laurens et Adèle Van Reeth." Fottorino, Éric ; Laurens, Camille ; Monadé, Vincent ; Van Reeth, Adèle ;
    Malet, Jean-Baptiste ; Frey, Pascale ; Joncour, Serge

  • Sept ans, déjà ! Pour ce numéro anniversaire, le 1 a tenu à innover encore pour réaffirmer sa vocation. Une première page qui magnifie le talent des artistes. Un poster spectaculaire qui, régulièrement, donnera à voir et à comprendre par le dessin, l'infographie, les données et les cartes, comme nous vous le proposons ici avec une projection du climat de la France de 2050.

    À cet horizon, le changement est en effet inéluctable, et avec lui un cortège de conséquences pour notre pays : hausse généralisée des températures, multiplication des événements météorologiques extrêmes, montée des eaux ou encore assèchement des nappes phréatiques. Mais, si les effets physiques en 2050 sont prévisibles, il reste pourtant des inconnues, liées aux choix politiques et sociétaux que nous mettrons en oeuvre d'ici là.

  • Il y a cent cinquante ans, le 18 mars 1871, s'ébrouait pour quelques mois la Commune de Paris, cette insurrection populaire née dans les ruines d'une guerre perdue et vite écrasée par la république encore balbutiante. Ce hors-série du 1 revient sur la vie et les combats de Louise Michel, qui en est devenue incontestablement l'icône ardente. Exilée sept ans en Nouvelle-Calédonie, cette femme de lettres et d'action, dont le nom figure aujourd'hui au fronton de près de deux cents écoles, n'en resta pas moins le prophète inlassable de la révolution. Retour sur un destin hors du commun.

  • En apparence, tout va bien. Les magistrats de l'ordre judiciaire n'ont jamais été aussi indépendants du pouvoir politique, et ils le manifestent dans l'usage qu'ils font d'enquêtes préliminaires toujours plus longues et dans des jugements assez vifs. Le budget de la justice a fait un bond de 8 %, ce dont les juges peuvent se réjouir. Sauf que l'institution a très mal vécu la nomination place Vendôme d'Éric Dupont-Moretti. La France alloue à la justice 69,5 euros par habitant quand nos voisins font nettement mieux : Allemagne (131 euros), Espagne (92 euros), Belgique et Italie (83 euros). Cela donne une idée du retard accumulé. Mais les juges n'ont pas le monopole du malaise. Les citoyens se posent aussi bien des questions.

  • En octobre dernier, à l'aube d'un confinement qui allait provoquer une nouvelle fermeture des universités, Emmanuel Macron avait eu quelques mots pour la jeunesse et l'épreuve « -terrible » qu'elle traversait, entre privations et fragilités matérielles : « C'est dur d'avoir 20 ans en 2020 », estimait alors le président. Cinq mois plus tard, la situation ne paraît guère plus riante pour les millions de lycéens, d'étudiants, d'apprentis ou de jeunes salariés.

    Ce numéro du 1, réalisé avec la participation des étudiants du programme Médecine-Humanités de l'École -normale supérieure, se penche sur leur situation pour mesurer l'étendue des dégâts.

  • C'est un pas de plus, important mais tardif. En reconnaissant la responsabilité de la République dans l'assassinat de l'avocat algérien Ali Boumendjel par l'armée française en 1957, le président Macron manifeste sa volonté de tirer au clair l'action de la France pendant la guerre d'Algérie. Cette décision s'inscrit dans l'esprit des recommandations du rapport Stora remis en janvier par l'historien, dont le titre à lui seul, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre -d'Algérie, montre le chemin qu'il reste à parcourir. En se penchant sur ces mémoires plurielles et douloureuses, le 1 a voulu éclairer l'enjeu qu'elles représentent dans la société française d'aujourd'hui, toutes origines et sensibilités confondues.

  • Les dégâts sont considérables : la culture est le deuxième secteur le plus touché par la pandémie, juste derrière l'aéro-nautique. En France, le gouvernement n'a pas lésiné sur les aides - on en est déjà à une année blanche et demie pour l'intermittence (que les auteurs et les plasticiens ne touchent pas). Mais la difficulté n'est pas seulement sociale : cette crise a accentué un malaise ancien, le sentiment que, dans un monde dominé par les financiers, les spécialistes de l'intelligence artificielle et désormais les modélisateurs, la voix des poètes ne porte plus.

  • Bien malin ou devin, ou carrément imprudent, qui pourrait répondre à la question posée par ce numéro ? Entre le « dès demain » et le « plus jamais », nos coeurs balancent au-dessus du vide et notre moral est en berne. Au bout d'une année d'inquiétude, de peurs, d'atteintes à nos vies, on se prend à douter qu'un jour l'épidémie sera derrière nous, et un avenir sinon radieux, mais débarrassé de variants divers et variés, devant nous. Pourtant, si la sortie de cette crise sanitaire n'est pas pour demain, il reste, grâce aux progrès de la vaccination, des raisons d'espérer un retour progressif à la normale dans les mois à venir. C'est ce que montre ce numéro, qui s'intéresse aussi aux ressources mentales à mobiliser pour affronter ces temps couverts.

  • Chaque année dans notre pays, elles sont des milliers - 6 000 à 8 000 au moins - à vendre leur corps. Les plus jeunes ont 12 ans. Le phénomène est ancien, mais on commence seulement à le discerner et à le mesurer tandis qu'il connaît une explosion alarmante. Au point que le gouvernement a créé en septembre un groupe de réflexion pluridisciplinaire pour préparer un plan d'action qui sera rendu public le 4 mars prochain.

    Ce numéro du 1 dévoile de façon souvent crue, violente et poignante les raisons qui conduisent ces jeunes à plonger dans l'engrenage de la prostitution, au prix de leur vie parfois, de leur intégrité physique et psychologique toujours. Le constat nous concerne tous. Ces mineurs qui vendent leur corps sont d'abord des jeunes que la société des adultes, par ses perversions, contraint à se prostituer.

  • Ce 1 des libraires interroge la littérature jeunesse (Entretien avec Grégoire Solotareff : pourquoi avoir besoin d'une littérature à part ?) et ses évolutions (Enquête : Le roman adolescent peut-il résister aux séries ? »). Nouvelle inédite de Christelle Dabos, visite d'atelier d'illustrateur et conseils de lecture de libraires. Comme dans chaque numéro du 1 des libraires, la 2ème feuille est consacrée à une oeuvre patrimoniale. Pour cette édition c'est Alice au pays des merveilles qui sera relu et analysé par Lola Lafon, Julien Bisson, Laurent Bury et tant d'autres.
    Le numéro est illustré par Cyril Pedrosa et se déplie en une grande affiche inédite.

  • « Travail, Liberté, Dignité. » Hier, ces mots d'ordre soulevaient la Tunisie, l'Égypte, la Syrie et d'autres... Aujourd'hui, ils s'entendent en Algérie, au Maroc, au Liban, au Soudan ou en Irak. La continuité des soulèvements populaires se conjugue toutefois à l'effroyable régression qui s'est installée dans l'espace arabe, avec les terribles guerres en Syrie et au Yémen et la progression de régimes de plus en plus autoritaires. Pourtant, les enjeux aux origines des Printemps arabes - l'insondable corruption des régimes, l'accroissement constant des inégalités sociales, le sentiment général d'étouffement - sont plus que jamais d'actualité. Tout comme le sont, en contrepoint, l'exigence de démocratie et l'espoir d'une vie meilleure.

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