Maxime Catellier

  • Se promenant dans les idées comme l'ont fait jadis tantôt un Fargue, tantôt un Straram, Maxime Catellier déambule en solitaire qui a des amis qui vieillissent, tout comme lui. Dans son présent fait de passé survécu, de futur appréhendé, de mille et une pensées sans âge, il arpente les quartiers qu'on n'a pas encore démolis, parcourt ses campagnes, les rurales et les pugnaces, avec pour compagnons Buies, Nelligan, Issenhuth, Rimbaud, Mallarmé et Dylan. Au menu des jours, espérance, destruction, dépaysement, disparition, critique, action et rêve, fiction et réel, terrorisme et pauvreté, liberté, désespérance.

  • Un récit inédit de l'auteur du roman en vers «Mont de rien» (L'Oie de Cravan, 2018) et de l'essai «Le temps présent» (Boréal, 2018).

  • Article paru dans le numéro 300 de Liberté.

    S'éloignant de l'actualité, Maxime Catellier rend hommage à Roland Giguère, fondateur de la modernité poétique québécoise. Il nous rappelle que l'auteur de L'âge de la parole a entrepris son oeuvre durant la Grande Noirceur et que le relire peut nous aider à résister à la turpitude du présent.

  • Dans ce texte paru dans le No 301 de la revue Liberté, Maxime Catellier revient sur la place de la poésie dans les institutions, notamment médiatique, alors que Jean-Paul Daoust y est transformé en caricature de lui-même.

  • Écrit pour des idoles pourchassées, Préhistoire du monde présente une cosmogonie postdada où l'on trouve au détour d'un lac-ossuaire des hommes sans loyer, des animaux aterrestres, un inferno où un prince fou dévore dans sa patte un génie s'étripant. Un monde fabuleux filé d'une Ève évanescente où la hache vient fendre l'orgue de l'église.

  • Dans Le Corps de la Deneuve, en plus de voyager en zeppelin en compagnie du
    magnifique corps de la célèbre actrice, on rencontrera des personnages
    invraisemblables dont Renard d'Omble, qui telle l'énigme du Sphinx, vieillit à
    mesure que le soleil se lève et se couche ; Hansel Von Krieg, un général
    allemand dont le corps est à moitié fait de pièces de rechange; Prince
    d'Alvéole, un aristocrate pervers et désaxé ; le Docteur, un bibliophile qui en
    sait beaucoup trop ; les Frères Collier, des distillateurs de bourbon installés
    dans une ruelle oubliée du quartier Centre-Sud de Montréal ; enfin, le
    Douanier, dont les dons de nécromancie permettront à cette histoire de se
    terminer sur une note heureuse. Il y a aussi une femme qui se promène dans
    Paris avec une hirondelle sur son sein droit. Mais il y a fort à parier que
    cette hirondelle ne fera pas le printemps. Maxime Catellier est originaire de
    Rimouski et vit à Montréal. Il a dirigé le pupitre des arts du défunt hebdo
    Ici, de l'automne 2006 au printemps 2009. Après une maîtrise de littérature
    comparée à l'Université de Montréal, il se consacre désormais à ses projets
    d'écriture et contribue à diverses publications à titre de critique littéraire.
    Le Corps de la Deneuve est son sixième ouvrage, le premier à paraître chez
    Coups de tête.

  • Revenant sur les événements du printemps dernier, Liberté se demande : comment est-il possible pour les citoyens de dialoguer avec le pouvoir ?
    À travers les textes de poètes, de dramaturges, d'un sociologue et d'un activiste, Liberté donne ici à lire la diversité, la richesse et la complexité des discours et des événements du conflit étudiant. À cela s'ajoute une rencontre imprévue, celle de deux acteurs de la vie publique que tout semble opposer : André Pratte (La Presse) et Amir Khadir (Québec Solidaire) se sont en effet rendus dans les bureaux de Liberté afin d'y discuter de désobéissance civile.
    Avec des textes de Dominic Champagne, de Jean-Philippe Warren, de Raymond Bock, de Maxime Catellier et Shawn Cotton, d'Evelyne de la Chenelière de même que de l'activiste américain Mark Rudd (ancien membre des Weathermen).
    Ce dossier est issu du No 298 de la revue Liberté.

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