Serge Cardinal

  • Cet article est paru dans le No 299 de la revue Liberté.
    Serge Cardinal y critique le film d'Anaïs Barbeau-Lavalette, Inch'Allah.

  • A quoi le philosophe Gilles Deleuze est-il attentif quand il décrit une image, analyse un récit ou fait le portrait d'un personnage? Quelle valeur accorde-t-il aux couleurs, aux enjeux d'un drame ou aux grimaces d'un acteur? Pourquoi s'attache-t-il autant aux auteurs, à Resnais, Visconti, Welles, mais aussi à Ingrid Bergman, à Jerry Lewis et à la petite bonne d'Umberto D? Que penser de sa singulière pratique interdisciplinaire, qui va de la mathématique à la boulangerie? Peut-on vraiment prendre au sérieux le philosophe lorsqu'il défend une histoire s'apparentant à un classement des animaux ou des plantes? Et que faut-il comprendre du but qu'il assigne à sa méthode: faire le concept d'une image, c'est en dégager l'événement? La connaissance de cette méthode doit rendre la philosophie deleuzienne du cinéma assez ordinaire pour que l'apprenti puisse l'explorer en toute confiance et assez vulnérable pour que l'éclairé puisse la détester en toute connaissance de cause, mais, surtout, elle doit entraîner chacun de nous dans l'évaluation de son propre savoir-faire.
    Tels sont les mille plateaux explorés par cet ouvrage.

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  • Ce nouveau numéro de la revue de musiques contemporaines Circuit se dédie à une rencontre interdisciplinaire, celle de l'exploration sonore et de l'image en mouvement, un dialogue constant qui anime les pratiques contemporaines. Les frontières formelles deviennent mouvantes et les terrains d'exploration, infinis. Pour les créateurs, cela veut aussi dire un affranchissement des dogmes ou au contraire une remontée aux origines; bref, beaucoup de liberté. Mais quelles en seraient les limites? Philippe Langlois nous propose un survol de la musique contemporaine (avant-garde, minimalisme, drone, musique concrète, etc.) au cinéma. Dans son enquête qui donne la parole à de nombreux compositeurs, Frédéric Dallaire s'intéresse aux résonances de l'image dans la composition musicale même. D'autres articles étudient les oeuvres de Michel Chion et de Christian Calon. Le numéro propose également des actualités évoluant dans des thématiques similaires au dossier, notamment les installations musico-visuelles récemment présentées par Ragnar Kjartansson au Musée d'art contemporain de Montréal.

  • On peut concevoir la banlieue comme un miroir grossissant de notre société tout entière. Que nous révèle-t-elle de nos propres pratiques, valeurs et idéaux? Comment son modèle en vient-il à façonner notre vision du monde? La logique du «chacun chez soi, chacun pour soi» est inquiétante à l'heure où nous devons revoir l'organisation de nos villes pour les rendre plus viables aux plans social et environnemental. S'il est bien sûr légitime de rêver d'un chez-soi paisible, d'un bout de jardin à cultiver, pouvons-nous imaginer d'autres façons d'y arriver? Nous l'espérons.

    Entretien avec le bédéiste Réal Godbout L'auteur de Red Ketchup et Michel Risque s'attaque à l'Amérique de Kafka

    Avec son numéro d'automne, Liberté ouvre une nouvelle section : le Rétroviseur. Prolongement du cahier critique, le Rétroviseur abordera des oeuvres québécoises connues et moins connues du passé afin d'en mesurer la pertinence et l'actualité. Pour débuter cette série nous avons demandé à quatre écrivains de se pencher, chacun, sur un livre d'Anne Hébert. Suzanne Jacob a ainsi relu pour nous Le torrent, Robert Lalonde Kamouraska, Rosalie Lavoie Les fous de Bassan et Alexie Morin Les songes en équilibre.

    Et les chroniques habituelles d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Jean-Philippe Payette et Robert Lévesque.

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier «Tous banlieusards, l'hégémonie d'un idéal urbain» tirés du numéro 300 de la revue Liberté.

    On peut concevoir la banlieue comme un miroir grossissant de notre société tout entière. Que nous révèle-t-elle de nos propres pratiques, valeurs et idéaux? Comment son modèle en vient-il à façonner notre vision du monde? La logique du «chacun chez soi, chacun pour soi» est inquiétante à l'heure où nous devons revoir l'organisation de nos villes pour les rendre plus viables aux plans social et environnemental. S'il est bien sûr légitime de rêver d'un chez-soi paisible, d'un bout de jardin à cultiver, pouvons-nous imaginer d'autres façons d'y arriver? Nous l'espérons.

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