Autrement

  • Dans les montagnes afghanes, depuis octobre 2001, une guerre perdure, rappelant parfois les précédents algérien ou vietnamien. À la destruction des camps d'entraînement Al-Qaïda et au désarmement des taliban, s'est substituée une guerre sordide faite d'attentats-suicides, d'engins piégés, de crimes de guerre et de « dommages collatéraux » entre une coalition suréquipée et un ennemi insaisissable.
    À la veille de leur retrait, qu'en est-il de l'engagement des forces françaises, de leur culture de guerre issue des vieilles recettes coloniales ?
    Terrain d'expérimentations tactiques et technologiques de tout ordre, cette « campagne d'Afghanistan » se rejouera-t-elle au Mali ? Quel type de narco-État la coalition laisse-t-elle derrière elle ? Comment garantir l'avenir d'un pays où tout est désormais possible, de l'espoir d'une vie meilleure au cauchemar du retour des taliban ?
    En croisant de multiples sources et les témoignages d'acteurs de cette guerre, Jean-Charles Jauffret nous livre un remarquable essai d'histoire immédiate.

  • Pour l'Allemagne tout entière, et pour Berlin en particulier, la République de Weimar est une parenthèse paradoxale : quatorze années de production artistique, d'innovation technique et de bouillonnement intellectuel exceptionnels dans un contexte général d'inflation, de chômage, de luttes sociales.Métropole ouvrière et première cité commerciale d'Europe, Berlin est une ville en effervescence, baignée dans une atmosphère fiévreuse plus que d'années folles, avec ses hauts lieux, ses bas-fonds, ses innombrables théâtres, cinémas, cabarets, médias et grands magasins. De la révolte de l'expressionnisme finissant à la dérision dadaïste et aux premières manifestations d'un réalisme violemment caustique, une nouvelle génération artistique a surgi_: Otto Dix, Bertolt Brecht, Kurt Weill, Fritz Lang...
    En 1929, le krach de Wall Street bouleverse tout. Avec le retour de la crise, le président de la République, Hindenburg, appelle Hitler au poste de chancelier le 30 janvier 1933. C'est la fin, pour une soixantaine d'années, du rayonnement culturel de Berlin en Europe.
    Les meilleurs spécialistes français et allemands sont ici réunis pour faire revivre le Berlin de ces années intense avant l'apocalypse.

  • Rivalités de tous ordres, course aux armements, impérialisme_: quelle est la part de responsabilité de chaque pays dans le déclenchement de la Grande Guerre ?En Europe, une poignée de dirigeants, diplomates et responsables parfois inconnus ont aussi, à un moment précis, fait le choix de la guerre. Quelle a été la part humaine, donc émotionnelle et irrationnelle, dans ce choix ? De tempérament faible, le tsar Nicolas II pouvait-il résister aux généraux russes ? Si le chancelier allemand n'avait pas perdu sa femme au début de l'été 1914, aurait-il été moins fataliste ? Le chef d'état-major des armées austro-hongroises voulait la gloire pour son propre pays, mais peut-être aussi pour la femme qu'il voulait épouser ? La fresque de Margaret MacMillan décrit magnifiquement les mécanismes politiques, technologiques, stratégiques, mais aussi humains, qui ont mené à ce moment de l'été 1914 où la guerre est devenue plus probable que la paix. Vers la Grande Guerre est le récit virtuose de cette résistible descente aux enfers d'un continent en paix.« Magistral, riche, vivant et sophistiqué. » Christopher Clark« Une extraordinaire clarté de pensée. » Antony Beevor« Un sens aigu du suspense. » Alistair HorneTraduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Que font les historiens aujourd'hui ? Comment traitent-ils des archives ou des images, des classes sociales ou de l'environnement ? Et où puisent-ils le pouvoir de produire de la vérité sur le passé ?
    L'histoire, fille du présent, n'a cessé depuis quinze ans de reformuler ses savoirs et ses questionnements. Dans le même temps, la fonction civique de l'histoire a changé de nature. Exigences mémorielles, intervention de l'État pour en réglementer le contenu officiel, retours du « grand récit national » ont imposé aux historiens de repenser leur métier. En décrivant leurs méthodes et le renouvellement des champs qui s'offrent à eux, une nouvelle génération d'historiens dessine ici le portrait vivant et accessible de l'histoire telle qu'elle se pratique au XXIe siècle.

  • Que font les historiens aujourd'hui ? Comment traitent-ils des archives ou des images, des classes sociales ou de l'environnement ? Et où puisent-ils le pouvoir de produire de la vérité sur le passé ?
    L'histoire, fille du présent, n'a cessé depuis quinze ans de reformuler ses savoirs et ses questionnements. Dans le même temps, la fonction civique de l'histoire a changé de nature. Exigences mémorielles, intervention de l'État pour en réglementer le contenu officiel, retours du « grand récit national » ont imposé aux historiens de repenser leur métier. En décrivant leurs méthodes et le renouvellement des champs qui s'offrent à eux, une nouvelle génération d'historiens dessine ici le portrait vivant et accessible de l'histoire telle qu'elle se pratique au XXIe siècle.

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  • Malgré la boue, le froid et l'omniprésence de la mort, les poilus ont beaucoup lu, autant la presse que des livres. Pour s'informer, pour lutter contre l'ennui et la peur, pour mettre des mots sur l'indicible. Guerre et Paix de Tolstoï ou Le Feu de Barbusse, succès dès sa parution en 1917, rappellent aux soldats leur expérience vécue ; les oeuvres de Jammes ou de Loti offrent une évasion bienvenue... Du côté de la presse, la guerre renforce la prééminence des grands quotidiens nationaux, mais les soldats lisent aussi la presse illustrée, notamment La Vie parisienne, qui apporte un peu de légèreté. Croisant les sources officielles, les archives d'éditeurs et les témoignages, Benjamin Gilles nous permet d'être au plus près du ressenti des soldats. Se dessine ainsi un portrait renouvelé de nos poilus, plus érudits que l'on a tendance à le penser, bien moins sensibles au « bourrage de crâne » qu'on ne l'a dit, et travaillés sans cesse par le besoin de comprendre. Une plongée au coeur de la vie dans les tranchées et de l'époque tout entière.

  • Jusqu'à une époque très récente, les femmes françaises ont été contraintes par des lois, des principes et des normes sociales entravant leurs ambitions, leur visibilité, leur liberté. Pourtant, elles n'ont jamais été réellement brisées ni fondamentalement assujetties. Beaucoup d'entre elles ont su imposer la prise en compte de leur magie, de leurs désirs, de leurs volontés, se taillant des espaces de liberté, voire de réelles positions de puissance parmi leurs contemporains.
    Le grand historien Robert Muchembled nous emmène à la rencontre de toutes ces insoumises : des guérisseuses paysannes du XVIe siècle aux féministes d'aujourd'hui, en passant par les mystiques et « possédées » du XVIIe, mais aussi les favorites, courtisanes ou comédiennes des XVIIIe et XIXe siècles adulées comme des reines et ayant plus de pouvoir qu'elles. Sans oublier un grand nombre de femmes de toutes conditions qui trouvaient divers moyens de contourner les interdits érigés par les hommes. Une autre histoire des Françaises !

  • Dans les médias, l'actualité se lit et se vit à chaud. L'Histoire permet d'éclairer autrement les événements qui se bousculent à la surface des informations, en les resituant dans la profondeur du temps. Jean-Noël Jeanneney a réuni douze historiens de premier plan pour offrir un regard neuf sur les grands moments de l'année.

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  • Etude de l'impact de la Première Guerre mondiale sur la condition féminine. Les contributeurs proposent une typologie des rapports entre hommes et femmes à travers les parcours d'ouvrières, d'épouses, de veuves, de fiancées, de mères, de prostituées, de militantes et d'intellectuelles.

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