Buchet Chastel

  • Novembre 2022. Un cyclone d'ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d'assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s'effondre, entrainant dans sa chute le système mondial tout entier. Plus d'argent disponible, plus de sources d'énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications... En quelques mois, le monde entier tel que nous le connaissons est englouti.
    Antoinette Rychner s'est inspirée de la « collapsologie » pour bâtir son roman. S'y déroulent, en alternance, les péripéties d'un groupe de personnages qui tente de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie ; et une « épopée », chant collectif tissé par deux femmes et retraçant, à la première personne du pluriel, les événements qui ont conduit puis succédé à la catastrophe.
    L'humanisme est-il l'apanage des sociétés qui vont bien ? Ou bien est-il possible d'inventer, au coeur même du désastre, de nouvelles façons de vivre ensemble et d'habiter le monde ?

  • Le livre Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l´amour de la mère, l´enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.

    À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l´amour du petit frère et celui des mots.

    Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d´une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps.

    « Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m´interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j´étais. [...] Je n´ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d´avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »   L'auteur Nicolas Clément est né en 1970 à Bourgoin-Jallieu. Agrégé de philosophie, il enseigne en lycée et en classes préparatoires.

  • « La corvée de bois était le nom donné aux exécutions sommaires. On emmenait en pleine campagne un groupe de prisonniers ou de simples suspects pour effectuer une corvée de bois, et là, on faisait mine de leur rendre leur liberté et on les abattait comme des lapins. Et comme on ne pouvait pas obliger les appelés à commettre des assassinats, Rolles choisissait parmi eux des volontaires. Il arrivait souvent que ceux-là se rétractent au dernier moment. » Jacques est un jeune appelé du 35e régiment, un de ces hommes envoyés en Algérie dans les années 1959-1960 pour accompagner la transition après les années de guerre, se faire les dents et devenir des hommes, leur dit-on. Il laisse derrière lui son père, et surtout celle qu'il aime, Jeanne, qui reste tout près, en pensée, tout au long de son exil. Là-bas, en Algérie, Jacques retrouve son ami d'enfance, François, un jeune officier plein d'assurance, qui viendra, juste après la proclamation de l'indépendance, rappeler lors d'une cérémonie officielle le sens de l'engagement militaire et les valeurs patriotiques, comme pour mieux organiser l'occultation de l'horreur qui vient de se dérouler. Jacques ne reconnaît plus son ami, devenu un étranger pour lui. Que fera-t-il de son sentiment de trahison ?

    Marie-Aimée Lebreton, après Cent sept ans (Prix Alain-Fournier), revient une fois encore sur la guerre d'Algérie, explorant cette fois le sort de ces jeunes Français engagés dans un conflit qui leur est étranger. Une oeuvre lumineuse qui emprunte au conte.

  • Djibouti

    Pierre Deram

    Oubliez la carte postale : ce que nous dévoile ce premier roman d'un tout jeune écrivain, c'est Djibouti et son « implacable désert », son désordre étourdissant, ses putains redoutables, ses militaires fous d'ivresse et de solitude. Entre scènes hallucinantes de violence brute et plongées poétiques dans les bas-fonds de la ville, Pierre Deram nous entraîne, à la suite de son héros Markus, dans une traversée de Djibouti qui a tout d'une errance initiatique.
    « C'est demain, se répète Markus, que je rentre à Paris »... Cette ultime nuit africaine est l'occasion d'une série d'évocations visionnaires qui restent longtemps en mémoire. De bagarres en étreintes, des clichés d'une virilité surjouée jusqu'à la bestialité à l'émotion d'une tendresse toujours proche, Djibouti met à nu la bouleversante férocité des rapports humains.
    Plus qu'un décor exotique, Djibouti est la scène où s'entrechoquent des sensations à vif, des sentiments exacerbés, le désespoir qui fait des prostituées et des légionnaires les mêmes « enfants de la violence et de la beauté » : un « pays de malheur », un « pays sublime », berceau de l'humanité et barque de perdition.

  • Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune soeur Viviane, fatiguée d'expier dans l'anorexie un tabou familial jamais levé.
    Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d'un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l'emprise du passé et d'inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ?
    Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l'individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.

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  • Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d'Amérique, s'est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l'Europe. En Allemagne, il est l'un des premiers à entrer dans les camps d'Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l'horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s'il n'avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l'aidera à retrouver ses parents.Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.

  • À vingt ans, Jeannot s'engage en Algérie. Il laisse derrière lui ses parents et sa soeur Paule. Simone, elle, a déjà quitté la ferme familiale pour s'éloigner du père incestueux. Mais le jeune homme rentre très vite de la guerre : son père s'est suicidé, et il doit désormais assumer le rôle de chef de famille. L'exploitation jusqu'alors prospère périclite, et Jeannot sombre dans un délire paranoïaque, se barricadant avec sa mère et sa soeur dans la ferme qu'il garde armé de son fusil. Bientôt, Jeannot, Paule et la Glousse en viennent à vivre entièrement coupé du monde, repliés dans la maison. Seul le vétérinaire est encore admis à visiter la ferme.
    C'est lui qui va découvrir la dépouille de Joséphine, disposée près de la cheminée. Jeannot l'enterre dans la maison, installe son lit au-dessus de la sépulture de sa mère et s'abandonne à des rites de dévotion antique, gravant inlassablement, et jusqu'à son dernier souffle, le plancher de part et d'autre de son lit.
    La voix de Paule, brute et poétique, s'élève pour nous faire entendre le récit de cette tragédie familiale qui est aussi une histoire vraie.
    Une langue âpre travaillée par la folie, une musique envoûtante qui sait épouser le sentiment de claustration pathologique des personnages, jusqu'à capturer le lecteur qui en sera habité pour longtemps.

  • Quelques années après la mort de sa mère, un homme reçoit à Tel Aviv une lettre d'Allemagne adressée à la défunte. L'expéditeur, un notaire de Wiesbaden, se réjouit d'avoir retrouvé la fille de sa cliente, Vera Kaplan, qui vient de mettre fin à ses jours.
    Il lui fait parvenir son testament, celui d'une femme seule rongée par ses démons et épuisée de vivre. Et joint également un document terrifiant : le récit des années de guerre de cette jeune Juive berlinoise qui, pour sauver ses parents, puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable : dénoncer ses frères, par centaines.
    Dans ce récit inspiré du destin de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch s'empare sans complaisance du destin d'une réprouvée pour en faire le portrait d'une victime devenue monstre, chez qui la pulsion de vie s'est montrée plus forte que la conscience.

  • Une petite fille vit dans le bonheur avec son frère, sa maman et son papa. La famille est heureuse, et même parfaite. Grâce principalement au père, figure idéalisée par la petite fille - omnipotent, omniprésent, il régente la vie des trois autres, et surtout celle de son enfant chérie. Celle-ci n'a pour ambition que de mériter l'amour de son père ; elle « fait un parcours sans faute », pour aller « droit à la perfection ».
    Jusqu'au jour où, à la fin de l'adolescence, elle prend conscience que cette mainmise absolue de son père sur sa vie n'est pas une bonne chose. Et qu'il y a là un danger qui menace son intégrité physique et morale, et jusqu'à sa vie même...
    Tout ce qu'elle croit est l'histoire, toute en pudeur et en ellipse, de la reconstruction d'une femme après des années d'inceste vécues dans la fiction d'une famille parfaite. Une écriture forte et délicate, une femme puissante qui a puisé en elle-même, dans l'art et dans la musique, la force de se réinventer.

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  • Lydinovo, Russie, années 1950. Aliocha, jeune homme désoeuvré, est envoyé en camp de travail sous le coup d'un chef d'accusation vaguement politique. Là-bas, il est subjugué par un codétenu, « le garçon », qui est tout son contraire : un jeune homme charismatique et déterminé, coupable d'actions violentes contre l'Etat.
    Aliocha, littéralement envoûté, règle son pas sur lui et l'imite en tout. Lorsque le garçon tombe malade, Aliocha le veille et l'accompagne jusqu'à la mort.
    Enfin libéré et de retour dans sa ville natale, Aliocha fait la connaissance de Maria, la veuve du garçon, restée seule avec sa fille Ana. Leur histoire d'amour achève de faire de lui « le suivant » : il devient, littéralement, le garçon, sans qu'on parvienne à déterminer quelle fascination, ou quelle nécessité, le fait vivre ainsi à la place d'un autre. Ce « suivant » n'est-il qu'un suiveur ? Ou saura-t-il, à son tour, inventer sa vie et son destin ?
    Dans une écriture d'une sobriété radicale, l'auteur nous plonge dans la destinée de ce personnage sensible, à la fois humble et tenace, qui cherche comment habiter le monde.

  • Un petit garçon rêveur roule en voiture au côté d'un inconnu. Il lui a été confié par les adultes de sa pension, et ignore où celui-ci l'emmène.
    Dans la douce somnolence qui l'enveloppe, surgissent peu a` peu les impressions du voyage et les images de sa vie : la pension, adoucie par la présence protectrice de Sophie, pianiste et jardinière ;
    L'océan et la plage, face a` l'appartement où il vit avec sa mère et où il attend parfois son retour des nuits entières. Cette mère insaisissable disparaît pour revenir de jour en jour plus mystérieuse, plus imprévisible. L'amour fou qu'elle porte a` son fils se manifeste par éclipses flamboyantes, tandis que l'enfant l'attend, l'espère, l'invente.
    Cet enfant trop sage, le « petit veilleur » de sa mère, rêve d'un monde où rien ne les séparerait. Mais la société préfère le déchirement au désordre...
    Un texte poétique et essentiel, puisé aux sources de l'enfance.

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  • A Nice où elle a installé sa deuxième vie, Armande, à la veille de ses cinquante ans, est renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Réunis pour ses funérailles, son ex-mari Christophe, ses amis Emilien et Patricia, leurs enfants Aubin et Margaux s'interrogent et revisitent le passé. Condensés en une demi-journée, les monologues intérieurs se succèdent, se répondent, s'entremêlent jusqu'à dessiner le portrait croisé de deux familles très - trop ? - proches, qui ont enlacé leurs destins jusqu'au drame.
    Chaque personnage, à tour de rôle, entraîne le lecteur dans des questionnements propres à son âge (les parents sont cinquantenaires, les enfants ont une vingtaine d'années), autour de sujets où chacun peut se reconnaître : qu'est-ce que l'amour, comment le faire durer ? Quelle place y tient la sexualité ? La trahison est-elle le seul remède au renoncement ? Peut-on se préserver autrement qu'en s'illusionnant soi-même ? Qu'est-ce qui nous lie à nos enfants ? De quelles vies, de quelles morts sommes-nous responsables ? Avec une grande finesse psychologique, l'auteur retrace la vie de deux familles bourgeoises apparemment irréprochables, qui n'échappent ni aux mensonges ni aux déchirements. Avec un art consommé de la formule et une écriture fluide et efficace, Etienne Deslaumes, qui fut dans son roman précédent observateur de la vie en entreprise, se fait ici le greffier attentif des états d'âme, des doutes et des regrets de personnages attachants - au-delà de la morale et des faux-semblants.

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  • En 1999, il ne s'est pas passé grand-chose. On attendait le bug de l'an deux mille sans l'attendre vraiment. Une année suspendue, entre la fin des années quatre-vingts et l'aube du troisième millénaire, entre la fin de la guerre froide et le début de la guerre contre le terrorisme. Entre la fin de l'enfance et le début de l'âge adulte.   Pourtant tout était en gestation - Internet, les téléphones portables, la dématérialisation du vivant, Google... - sous les auspices d'un bug aux allures de tsunami, qui sonnait à la fois comme la menace d'un coup d'arrêt et la promesse d'une table rase.   Si peu la fin du monde nous replonge dans cette étrange zone de transition pour évoquer le passage à l'âge adulte de trois personnages entre 19 et 22 ans pris dans le flot de l'Histoire - Olga, Jules et Alex. Des personnages errants, liés et solitaires, qui trompent leur angoisse de l'avenir grâce aux paradis artificiels, aux fêtes, à la recherche de sentiments authentiques dans un monde de plus en plus flou.

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  • Olivier, son addiction au sexe sur Internet, ses phobies et ses TOC ; David, son besoin d'exister par les rencontres très réelles qu'il fait dans les bars gays ;
    Lily la londonienne, l'amie et la confidente, en passe de changer radicalement de vie ; Samuel, qui a bien besoin de son ami imaginaire Anthony pour supporter la réunion familiale autour de l'enterrement du grand-père...
    Quelle forme prennent les sentiments dans un monde hyperconnecté ? Quels sont les bouleversements - intimes, familiaux - qu'entraîne un coming-out ?
    Entre vie fantasmée et vie vécue, entre son milieu d'origine et la famille d'élection que constituent les amis, comment trouver sa place ?
    Les Animaux sentimentaux, à travers les aventures de personnages très incarnés, livre une version contemporaine de l'éternelle question des rapports entre sexe et amour. Une apparente désinvolture imprègne cette écriture qui navigue entre le français et l'anglais, le réel et la fiction, et où l'on croise aussi bien David Bowie que le lapin d'Alice.
    Cédric Duroux assume une forme de sentimentalité sans mièvrerie, de mélancolie festive qui rappelle l'univers des Chroniques de San Francisco... et compose une vibrante ode à l'amitié.
    Www.lesanimauxsentimentaux.com

  • Emmanuel Lorne est photographe ; Hubert Leutze est taxidermiste au Muséum d'histoire naturelle. Chacun à leur manière ils essaient, par leur art, d'arrêter le cours du temps. À un demi-siècle de distance, ils ont été confrontés à l'amour, au drame et à l'injustice de la perte. Se tisse bientôt un lien étrange entre ces deux hommes, hantés par une question universelle: jusqu'où peut-on aller pour garder l'être aimé ?

    Un roman incandescent où les passions du siècle passé et les douleurs intimes se répondent, dans une folle ambition d'empêcher l'inéluctable.

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  • Le livre Andy et John, deux jeunes artistes au chômage, habitent New York New York. Entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress-code, surgit le tableau d'une ville underground où les performances, les drogues et les fêtes rythment le quotidien de ces personnages marginaux et créatifs. Derrière ces deux figures en quête d'un art qui serait plus qu'aucun autre le reflet de la vie moderne, on reconnaîtra en filigrane l'image réinventée d'Andy Warhol et de John Giorno, l'unique acteur du film Sleep.
    Grâce à une langue inventive et satirique, le récit de Cyrille Martinez campe une épopée ludique où s'entend, en sourdine, une réflexion sur le devenir de l'art et de la littérature dans un monde marchand.

    /> Une variation fantaisiste autour de la préhistoire d'Andy Warhol et de son compagnon le poète John Giorno, dans une ville imaginaire baptisée New York New York.

    L'auteur Cyrille Martinez est né en 1972. Poète et romancier, il participe à différentes revues et joue dans deux groupes, FrancePo et Jaune sous-marin. Lauréat de la Biennale des jeunes créateurs de Méditerranée en 2001, il a réalisé de nombreuses performances et lectures publiques en France et à l'étranger, basées sur le détournement des stéréotypes du langage contemporain : slogans, discours administratifs ou politiques...
    Il a publié Bibliographies : 5e République. Premiers ministres et présidents (Al Dante, 2008), L'enlèvement de Bill Clinton (400 coups/L'instant même, 2008) et Chansons de France (Al Dante, 2010).

  • Un homme rentre chez lui pour retrouver femme et enfant. Dans la boîte aux lettres, il trouve le courrier tant redouté, qui provoque en lui une déflagration qui le rend sourd : une fois de plus, il n'a pas remporté le Prix ! Le Prix de sculpture, celui pour lequel il travaille sans cesse, qui fait tout le sens de son existence...
    Antoinette Rychner nous plonge dans l'esprit tourmenté d'un sculpteur de « Ropf » ' étranges créatures mi-organiques, mi-artisanales qui surgissent de son nombril. Le héros est tiraillé entre son désir d'absolu et les perpétuels écueils que constituent Mouflet, son fils, et S, sa femme ' leurs demandes d'amour et d'attention sont insupportables au grand artiste qui a besoin de solitude et de concentration. Et que dire alors de la naissance de Remouflet qui s'annonce, et va de nouveau tout bouleverser, jusqu'au drame...
    Dans une langue très originale, l'auteur nous embarque dans une épopée domestique à la fois drôle et tragique, où le réel s'évertue à battre en brèche les aspirations du narrateur.
    Un monologue intérieur cocasse et halluciné où vous apprendrez simultanément ce qu'est un Ropf, quelle est la nature mystérieuse de la création artistique, et comment se débarrasser des bricolages fabriqués à l'école que vos enfants rapportent à la maison.
    Un premier roman à l'humour ravageur, illuminé d'éclairs de tendresse : les relations des parents avec leurs enfants, de l'attendrissement à l'exaspération, sont vues avec une vraie sensibilité.

  • Victor Crescas cherche par tous les moyens à se rapprocher de son jeune fils Tom dont il est séparé depuis des années. Pour ce faire, il s'immisce dans la vie de ceux qui lui sont proches : Ava, d'abord, la petite amie de Tom, et Jade surtout, la mère de la jeune fille. Se tissent peu à peu entre Victor, Ava et Jade des liens profonds, complexes et fragiles.
    À plusieurs centaines de kilomètres de là, le 19 novembre 2011, on découvre le corps calciné d'une toute jeune fille, assassinée par un monstre de dixsept ans et demi. Le drame de Chambon-sur-Lignon bouleverse la France et aura aussi des conséquences intimes dans la vie de ce cercle atypique. Comment un fait divers en vient-il à s'introduire dans des existences ordinaires jusqu'à les bouleverser ?
    Au lieu de se plonger dans les détails du drame, Laurence Werner David a choisi de rester à distance pour mieux observer l'horreur à travers les traces qu'elle laisse dans la vie des hommes. Un texte à la tension palpable, qui met une langue subtile et poétique au service de l'exploration du mal absolu.

  • À droite, des vaches. À gauche, des barres HLM. Au-dessus, des lignes à haute tension. Et pile en dessous : un petit quartier pavillonnaire bisontin, tout près de l'usine Lip alors à l'abandon, avec son dealer raté et deux ferrailleurs qui le rackettent à grands coups de poing. Quand le narrateur-dealeur rencontre une bourge deux fois plus âgée que lui lors d'une soirée en Suisse, il s'imagine devenir gigolo - ils baisent, boivent, se défoncent et finissent même par se marier dans une chambre d'hôtel à Séville. Sauf qu'il a un coeur d'artichaut. Sauf que cette femme ne lui a pas tout dit.
    Un roman noir au style trash mais léché, qui évoque avec humour l'ennui d'une province dans les années 80, mais aussi comment l'amour peut détruire plus qu'il ne soulage.

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  • « La robe était prête, enfin. Cinquante-six bouts de papier, cinquante-six fragments blancs, sept mois de vie à distance, de serments de miel échangés, entre Khartoum et Paris, par-delà les fuseaux horaires. Elle porterait sur elle les preuves de son amour, sa peau serait à nouveau caressée par ses mots, ses mots comme des mains, et son corps se glisserait dans le fourreau tout chaud des paroles de son amour. » Leïla, jour après jour, se penche sur son ouvrage, sur son chef-d'oeuvre, sur sa robe de papier : elle assemble minutieusement les cinquante-six lettres que lui a adressé Dan, celui auquel elle se promettait, qui est parti loin, dans un pays écrasé par le soleil. Au fil des chapitres, qui s'égrènent au rythme des petits mots doux (un post-it, une carte, un bout de papier froissé), se dessine le contour de leur histoire : leurs rencontres, leur complicité, leur quotidien, tous ces petits riens qui donnent à chaque amour son relief si particulier.
    Tous deux sont issus de milieux modestes, Dan est taiseux, Leïla n'aime pas écrire, chaque signe compte, chaque son a la rondeur d'un cocon rassurant.
    Ce texte épouse les courbes de cette robe de papier faite des vestiges de leur amour pour nous offrir un ultime et bel hommage à l'être aimé.

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  • Paul Montès est un génie maladroit, Olivier Labrousse, une brute. Paul Montès considère Oli- vier Labrousse comme son meilleur ami, Olivier Labrousse n'a pas d'ami. Pas d'ami, mais une raison d'être : avoir sa photo partout dans les journaux.
    Pour y parvenir, il a dépouillé Paul Montès de son génie - et maintenant il le fuit. Après des années passées à manger des racines et à ruminer le passé, reclus au troisième étage d'une villa abandonnée, la Villa Maman, Paul se met en quête d'Olivier. Il se lance sur les routes avec la ferme intention de se réconcilier avec son « ami », armé de sa naïveté, de ses réserves de nougats, de son plan d'action rédigé sur cahiers Clairefontaine - et de quelques kilogrammes d'explosifs.
    Une odyssée grandiose et ridicule qui mène Paul Montès de Rambouillet à Manhattan, de sa vieille bicyclette aux A380 transatlantiques, d'une auda- cieuse relecture de l'amitié entre Platon et Socrate à des réflexions psychanalytiques sur la banquette arrière d'une Twingo.

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  • Sarah a soif de liberté, le dégoût du banal et la radicalité pleine de fougue de ses vingt ans.
    Captivée par le dernier livre de Maurice R., romancier tombé dans l'oubli, elle entame avec lui une correspondance. D'épanchements en coups de griffe, les lettres du vieil écrivain et de la jeune fille deviennent le territoire où chacun met sa conscience à l'épreuve : du contemporain aux traces des années 1940, de l'exigence farouche de pureté à l'humilité devant la sensation, de la littérature à la vie. et de la confidence à la trahison.
    Mais où finit la fidélité, où commence le reniement ? Et quel est le prix à payer pour une existence lucide ?

  • « Quel était le sens de tout cela ? Ma vie avait-elle d'ailleurs un sens, devait-elle en avoir un, est-ce que la vie de qui que ce soit avait un sens, et j'avais pas passé l'âge de toutes ces questions à la con, non, mais quel âge j'avais, je ne pourrais donc jamais être certain de quoi que ce soit, j'enrageais. » Élo a la trentaine parisienne, un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d'écrivain. Bert est employé chez un marchand de vin près de Perpignan ; guitariste dans un groupe amateur, il aime le rock et sa copine Gilberte.
    Une porte a été claquée entre eux il y a vingt ans - définitivement, croyaient-ils...
    Une histoire d'amitié, de communication virtuelle et d'accession à l'âge adulte qui se lit d'un seul souffle. Un roman brut et rock.

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  • Le narrateur, égaré à la frontière austro-hongroise, échoue dans une auberge villageoise peuplée d'individus étranges - un marchand de fourrures, un peintre tuberculeux, une tenancière mystérieuse.
    Ses yeux tombent sur le tableau d'une toute jeune fille, qui le captive autant qu'il semble fasciner un homme ivre installé à la table voisine. Qui est-elle ? En quoi ce portrait serait-il sacré ? C'est ce que le narrateur va s'attacher à découvrir : avec l'aide d'Anna et de Melle, deux femmes à la fois fortes et fragiles, il remonte le temps jusqu'à la veille de la chute du Mur pour comprendre l'histoire d'Idiane.
    Peu à peu, il reconstitue l'errance de cette orpheline d'abord réfugiée auprès d'un marchand de fourrures, puis livrée en pâture aux mafieux hongrois. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Ivan, un client régulier dont elle s'éprend jusqu'à envisager de fuir avec lui. Mais que feront-ils de ce rêve de liberté ? Rejoindront-ils la chronique des immigrés, dont certains sont passés de l'Est à l'Ouest ? Un roman excessif et charnel retraçant le destin de personnages broyés par les remous de la grande Histoire, qui oscillent entre désespoir et euphorie.

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