Cerf

  • Orpheline à l'âge de trois ans, Madame Élisabeth, la petite soeur de Louis XVI, la dernière de la famille, bénéficie pourtant d'une instruction complète. Sportive, passionnée d'équitation, excellente en mathématiques et en dessin, vive, active et rapide, elle étonne son entourage par la diversité de ses talents et la fermeté de son caractère. Avec sa maison princière et ses amies, elle forme une petite cour au milieu de la cour, y faisant régner la piété et la paix. Elle ne se marie pas, n'entre pas au couvent. Sa vocation est de rester avec les siens, le roi, la reine et leurs enfants. Dans les dernières années de l'Ancien Régime, comme avertie de la tragédie, elle se prépare pour les secourir. A partir de 1789, elle les assiste et les réconforte. Refusant de les abandonner, elle quitte avec eux Versailles pour les Tuileries, et les Tuileries pour la prison du Temple. Après le roi et la reine, elle est guillotinée. Le régime ne peut pas l'épargner. Elle est son ennemie. Elle a toujours vu dans la Révolution un mensonge et une illusion. Elle a toujours déploré la faiblesse de son frère, et n'a jamais pu y remédier. Ange consolateur, grande figure de la résistance spirituelle à la persécution antichrétienne, elle est aussi l'exhortatrice. Elle encourage ses amies à la perfection chrétienne. Dans la voiture du retour de Varennes, elle convertit Barnave à la cause du roi. Sur le chemin de l'échafaud, elle exhorte à la mort ses compagnons de supplice. Puis elle quitte ce monde sans regret, tout à l'espérance de se « retrouver dans le sein de Dieu » avec sa « famille ».

    Sur commande
  • Biblissimo : un superlatif pour dire l'ampleur et la richesse de ce livre imposant, véritable plaidoyer pour la reconnaissance d'une Antiquité judaïque et fruit de cinquante années de travail. De vraies galaxies de traditions et de livres, dont on n'a parfois que des restes, en hébreu, araméen, grec ou dans nombre de traductions anciennes, sont ici explorées et restituées sous la forme d'introductions claires et de textes choisis. André Paul fait revivre, dans leur diversité, les courants culturels des sociétés judaïques, dont la Bible, leur fleuron unique, s'est un jour trouvée séparée. Bien des problèmes d'ordre éthique et religieux, anthropologique et même politique, posés de nos jours en des termes graves, trouvent dans cet outil pédagogique aux informations antiques, un éclairage aussi vif que surprenant. Une somme culturelle et didactique !

    Sur commande
  • Pie V (1504-1572) jouit d'une réputation mitigée : messe tradi, inquisition, croisade... Si sa vie nous intéresse, c'est parce qu'elle n'est pas coulée dans le moule des convenances. S'il nous fascine, c'est parce qu'il est intempestif. Refusant d'épouser la bien-pensance uniforme, il se dresse comme un défi. En son temps d'humanisme sceptique, il paraissait déjà incongru, encombrant. Mais Pie V n'a que faire du qu'en-dira-t-on pour les siècles des siècles. Puisqu'il est saint, il nous oblige à chercher ce qui rayonne en lui, malgré son côté décalé.
    À l'heure où l'Église prenait l'eau de toute part, les cardinaux ont cherché un dominicain pour remettre à flot la barque de Pierre. Mission accomplie en six années (1566-1572) : liturgie, réforme des moeurs ecclésiales, invention d'une nouvelle figure du prêtre, doctrine, mise en oeuvre des décisions du concile de Trente, influence protestante jugulée et victoire à Lépante sur les Ottomans qui ravageaient la Méditerranée depuis des siècles.
    Le portrait d'un géant qui a changé le cours de l'Église. Une hagiographie allègre et pleine d'humour. Une fresque baroque. Une révolution dans le genre des vies de saints.

  • Westphalien, aristocrate, catholique, l'évêque Clemens August von Galen était destiné à défendre la grandeur de l'Allemagne, l'honneur de la chrétienté et la gloire de l'Europe. De 1918 à 1945, ce conservateur fut l'un des opposants les plus opiniâtres d'Adolph Hitler et de ses fidèles, de Rosenberg à Goering et Goebbels, et l'adversaire implacable de son appareil gagné par la gangrène totalitaire.
    Dans son diocèse, il attise une dissidence farouche. Il dénonce, dans ses sermons, le culte de la race, la brutalité des SS, l'euthanasie des malades mentaux. Les textes qu'il prononce font le tour du monde. Son influence et sa popularité sont telles qu'en 1941 Hitler ordonne l'interruption du programme d'extermination des handicapés. Coup d'éclat qui vaut à l'homme d'Église le surnom de « lion du Münster ». Humaniste en toute occasion, même après la chute du Reich, il condamne la dureté des occupants et les déplacements de population. Le pape Pie XII en fait un exemple et l'élève, en 1946, au cardinalat.
    Fondée sur des archives inédites, journaux, mémoires, correspondances, cette biographie relate non seulement la vie d'un héros politique, mais elle révèle aussi les coulisses d'une administration assassine, et de la machine de mort qu'avaient imaginée les nazis.

  • Les incendies de la Commune ont-ils été aussi destructeurs que le prétend la version officielle ?
    Les communards sont-ils les seuls responsables de ce bilan ? Et si ce vandalisme avait offert à la bourgeoisie l'opportunité de métamorphoser Paris en capitale de la modernité ? C'est la thèse d'Hélène Lewandowski, qui raconte ici une autre histoire de la dernière révolution du XIXe siècle.
    En mai 1871, la Commune prend fin. Le palais des Tuileries et l'Hôtel de Ville sont réduits en cendres. Pris d'assaut par les touristes, les monuments calcinés sont à l'origine d'une économie florissante : vente de guides, plans illustrés, albums-souvenirs, organisation de voyages par les Cook's Tour de Londres... Un siècle et demi après, voici un livre qui révèle comment cette insurrection, loin de détruire la ville modelée par le baron Haussmann, a servi la bourgeoisie en favorisant une transformation qu'elle attendait pour stimuler une industrie qu'elle possédait.
    Un parcours à travers les ruines qui dévoile les secrets de la reconstruction de Paris.

    Sur commande
  • Quel fut le rôle de l'empire byzantin dans l'essor culturel de l'Europe latine à l'époque de l'art roman ?
    C'est à Byzance, en effet, que fut recopiée la quasi-intégralité des oeuvres de l'Antiquité grecque. Et c'est dans la cité impériale que la culture antique continua pendant des siècles à servir de socle à l'enseignement scolaire.
    Ce bagage byzantin fut transmis aux cours royales et aux abbayes de l'Europe à l'époque romane. On rencontre ainsi les influences artistiques byzantines à travers toute l'Europe des Xe-XIIe siècles, dans les vallées de la Meuse ou du Rhône, en Allemagne, jusque dans les royaumes scandinaves.
    De nombreux textes antiques furent alors traduits en latin puis commentés.
    Les routes et les intermédiaires humains par lesquels cette transmission s'est effectuée montrent un couloir de circulation reliant la Sicile, l'Italie du Sud, la vallée du Rhône, la cour de Champagne, les abbayes d'Île-de-France et de Normandie, le monde rhénan...
    C'est toute l'influence byzantine sur le monde latin, visible dans les fresques et les enluminures, dans la transmission d'ouvrages, d'abord religieux, puis savants que retrace dans cet essai magistral Sylvain Gouguenheim.

    Sur commande
  • Luther

    Walter Kasper

    Elles sont rares, les personnalités historiques qui provoquent une attraction magnétique même 500 ans après leur mort. Martin Luther est de ceux-là. Or l'image que l'on s'est faite de lui a changé au fil des siècles. Aussi, pour retrouver le moine Luther et ses combats, devons-nous redécouvrir le monde qui fut le sien pour goûter la singularité de son message. C'est toute l'ambition du livre du cardinal Kasper, car c'est justement l'étrangeté de Luther et de son oeuvre qui fait aujourd'hui son actualité oecuménique. Bien des chrétiens attendent à juste titre que les célébrations des 500 ans de la Réforme nous fassent faire un pas de plus vers l'unité. Cet ouvrage est sans doute le plus bel hommage du cardinal Kasper au service du dialogue entre les croyants.

  • Si les faits qui se sont produits en Vendée en 1793-1794 avaient lieu aujourd'hui, comment seraient-ils qualifiés au regard du droit pénal international : crimes de guerre ? crimes contre l'humanité ? crime de génocide ? et qui sont ceux dont la responsabilité pénale devrait être mise en cause ?
    Telles sont les questions auxquelles ce livre essaie de répondre.
    Une polémique est née aux alentours de la célébration du bicentenaire de la Révolution française à propos d'un « génocide franco-français » qui aurait été commis en Vendée. Ce n'est cependant que dans le courant de la décennie suivante que les crises de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda et les violences qu'elles ont engendrées ont donné lieu à l'institution de tribunaux pénaux internationaux spécialisés en 1993 et 1994, puis d'une Cour pénale internationale en 1998 qui ont précisé les concepts de crime contre l'humanité et de crime de génocide et actualisé la jurisprudence sur les crimes de guerre.
    « Génocide » est le nom d'un crime. C'est donc par une analyse juridique au regard des normes du Droit précisées par les tragiques expériences du XXe siècle que doivent être complétées, voire révisées, les analyses historiennes sur cette controverse.

  • Catherine de Sienne (1347-1380) compte parmi les saintes mais aussi les Docteurs de l'Église. L'histoire retient qu'elle fut, au coeur de l'Europe médiévale, une femme pleine d'audace, tout à la fois mystique et engagée, ayant consumé son existence à intervenir dans les crises religieuses et politiques.
    C'est le portrait de cette passionnée que dresse ici André Vauchez.
    C'est en chair et en os qu'il nous restitue son itinéraire à travers l'épidémie de peste noire, la guerre de Cent Ans, les luttes fratricides de l'Italie, l'exil des papes de Rome à Avignon. C'est telle qu'en elle-même qu'il nous fait revivre cette pénitente dominicaine qui devint la correspondante, la confidente et la critique des puissants, princes, rois, évêques ou pontifes.
    Il fallait le savoir, le talent et la sensibilité de cet éminent médiéviste pour nous faire entrer dans la vérité existentielle, au-delà des multiples visages qu'on a pu lui prêter à travers les âges, d'une femme hors du commun et pour nous faire ressaisir toute l'actualité de sa personne et de son message.
    La première biographie historique et spirituelle de Catherine de Sienne, ouverte à tous.

  • Qui a scellé la rencontre de la philosophie avec l'Évangile ? Qui a lu les leçons de Platon à la lumière de la Croix ? Qui a fondé l'hellénisme chrétien ? Clément d'Alexandrie (†220) est celui qui a élevé l'héritage des Grecs au rang de testament naturel.
    Ce Père de l'Église est le premier à avoir établi la compatibilité entre la foi et la raison. Et c'est le portrait d'un véritable missionnaire de l'intelligence, qui n'eut de cesse d'initier les chrétiens à la sagesse antique, qu'il dessine. Ce livre est aussi la fresque culturelle d'un Empire qui, à peine un siècle avant la conversion de Constantin Ier, subit guerre et chaos : crise du culte païen, tyrannie de l'empereur Septime Sévère et persécutions auxquelles Clément échappa.
    Alors que les racines du Vieux continent sont invoquées par tous, voici un ouvrage salutaire où l'on comprend, enfin, ce que « Europe », « Antiquité » et « chrétienté » veulent dire.

    Sur commande
  • D'Antoine de Padoue, né à Lisbonne, passé par Rome, ayant parcouru la Méditerranée et l'Europe, de ce saint du XIIIe siècle parmi les plus populaires et dont la vénération perdure jusqu'à aujourd'hui, on croit tout savoir. Mais, derrière la figure d'un saint prodigue de miracles se tient une destinée hors du commun que ce livre restitue pour la première fois en vérité et totalité.
    Humble frère mendiant dont le pape Grégoire IX et les grands de ce monde quêtent le conseil, prédicateur puissant qui ne cesse de se montrer un intellectuel ouvert, évangélisateur brûlant tout en demeurant un mystique contemplatif, Antoine est bien celui en qui François d'Assise discerne des dons d'exception. Celui qui saura allier science théologique et esprit d'oraison. Celui qui saura interpréter la Règle des Franciscains. Celui qui saura contribuer au rayonnement spirituel et culturel de son Ordre.
    À la lumière des plus récentes recherches, Valentin Strappazzon s'éloigne des images d'Épinal et des idées reçues pour dessiner le portrait brillant d'un homme qui aura vu en Dieu le mystère vivant des êtres et des choses.
    Une biographie inspirée sur hier, inspirante pour aujourd'hui.

    Sur commande
  • On lui doit la consécration de Jeanne d'Arc comme sainte patronne de la France, la canonisation de Bernadette Soubirous, de Thérèse de Lisieux ou encore du curé d'Ars, la condamnation de Charles Maurras, la réprobation du communisme, du fascisme et du nazisme. Cet homme, c'était Pie XI (1857-1939) ; et il régna près de vingt ans avec autorité et courage en combattant toutes les formes du mal.
    C'est en s'appuyant sur les archives vaticanes mises à la disposition du public en 2003 que Marcel Launay reconstitue la vie et l'oeuvre de ce pape. Dans un contexte de colère et de haine, il n'a cessé de rappeler les fondamentaux de l'humanisme chrétien. Jalon essentiel de cette mission : un retour au Christ et à son message premier : la vie avant tout, face au fascisme qui exalte, par définition, la mort.
    Ce livre, c'est enfin un constat sans appel : Pie XI a été l'artisan du retour du Saint-Siège sur la scène internationale. Après quarante années de maladresse, d'hésitation et d'atermoiement, le Vatican retrouve son rôle de guide et protecteur de l'Europe éternelle.

    Sur commande
  • 100 ans, c'est le temps qu'il aura fallu pour exhumer, ici, des documents secrets, conservés au Vatican et à Bruxelles.
    Ces derniers révèlent que le Saint-Siège était miné de l'intérieur dès le début de la guerre, et qu'à partir de l'année 1915, à Rome, une contre-diplomatie des Alliés agissait. Sa mission : résister à l'Allemagne. Elle pouvait compter sur la sympathie de Mgr Pacelli, futur Pie XII. Outre de clarifier le rôle de Benoît XV, à qui on a tant reproché de ne pas avoir pris position pendant la Grande Guerre, ce livre dévoile l'action menée par Pacelli, pour s'opposer à la propagande allemande et rapprocher le Saint-Siège, la Belgique, la France et l'Angleterre, c'est-à-dire les Alliés.
    Après un demi-siècle de débats, cet ouvrage met un terme à la querelle : plus jamais il ne sera permis d'accuser l'Église de complaisance envers l'Allemagne guerrière.

    Sur commande
  • En 1941, Franz Stock, curé de la paroisse allemande à Paris, accepte de l'Occupant la mission de visiter les prisons françaises du Cherche-Midi, de Fresnes et de La Santé, à la condition de ne pas porter l'uniforme de la Wehrmacht. Un an plus tard, c'est lui qui accompagne au Mont Valérien, jusqu'aux poteaux d'exécution, les condamnés à mort, résistants ou otages, juifs, chrétiens, communistes... Voici son Journal publié ici pour la première fois.
    D'une valeur inestimable, le document se divise en trois parties : le « Journal des fusillés », avec les notes sur les prisonniers qu'il accompagne vers la mort, prises de 1942 à 1944 ; son « Journal de Cherbourg », tenu alors qu'il était prisonnier des Américains de 1944 à 1945 ; et enfin « Un séminaire derrière les barbelés », écrit en 1947, où il retrace l'histoire des débuts de ce Séminaire devenu un lieu de mémoire de la Réconciliation franco-allemande.
    Cette archive inédite, enfin exhumée, révèle la force et le courage des condamnés à mort. Franz Stock note leur comportement, leurs dernières phrases, la façon avec laquelle ils abordent la mort. Un livre capital pour comprendre l'histoire du xxe siècle.
    Édition établie sous la direction de Jean-Pierre Guérend Introduction du professeur Étienne François Traduction de Valentine Meunier Né en 1904, ordonné prêtre en 1932, Franz Stock a passé toute la Seconde Guerre mondiale à Paris, à s'occuper des détenus et condamnés à mort. À la Libération, il est nommé Supérieur du Séminaire des barbelés où seront formés les futurs prêtres allemands dans une foi renouvelée. À sa mort, en février 1948, c'est le nonce apostolique Roncalli, futur Jean XXIII, qui préside ses obsèques.

  • Tout le monde connaît Catherine de Sienne, mais qui sait qu'elle était une laïque dominicaine ? Qui sont ces fameux « laïcs », hommes et femmes qui, tout au long de l'histoire de l'ordre des prêcheurs, ont collaboré au projet apostolique de saint Dominique ?
    De leur présence aux côtés de saint Dominique, dès 1207, à leurs transformations au moment où l'Église est entrée dans la modernité, notamment au moment de Vatican II, en passant par leur reconnaissance en tant que tiers-ordre par le pape, en 1405, c'est la vie de ces laïcs dominicains que nous raconte, siècle après siècle, Catherine Masson. Sans rien oublier, de relations faites d'alliance et de méfiance avec Rome, de leur persévérance au milieu des troubles politiques et religieux, de leurs apports à l'évangélisation, souvent discrets mais efficaces, l'historienne nous dessine un portrait total, vivant, de ces missionnaires courageux au service de la Parole de Dieu.
    Une contribution importante, érudite, pleine d'entrain à l'histoire de la chrétienté.

    Sur commande
  • Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte, aucun chercheur n'était parvenu à résoudre la question pourtant essentielle, sans laquelle toute hypothèse est caduque, de la présence des esséniens en plein désert. Répondre à cette énigme, c'est enfin comprendre ce qu'est réellement le site de Qumrân, les enjeux politiques qu'il recouvre et le rôle religieux joué par ce mouvement juif dans le christianisme naissant. Car, entre le Ve siècle av. J.-C et le Ier siècle de notre ère, le judaïsme n'est pas monolithique et ses institutions ne sont pas stables : samaritains, asmonéens, juifs d'Égypte et esséniens tentent d'imposer leur vision de la religion, ce qui débouchera sur le judaïsme rabbinique. Intégrant des données qumraniennes dans le contexte plus large de l'histoire du Proche-Orient ancien depuis l'époque perse jusqu'à la période romaine et prenant en considération les données culturelles et institutionnelles, Étienne Nodet renouvelle fondamentalement nos connaissances. Une pensée rigoureuse et originale pour une vision audacieuse : à la suite de Josué, l'entrée en Terre promise devient une métaphore de l'accès au Royaume de Dieu.

    Sur commande
  • Fondée en 1968 à Rome, la communauté catholique de Sant'Egidio s'est imposée sur la scène internationale en se distinguant par sa liberté. Présente dans plus de soixante-dix pays, elle a un fondateur célèbre, Andrea Riccardi, et une mission claire, combattre pour la paix et servir les pauvres.
    Ce proche des papes Jean Paul II, Benoît XVI et François revient sur tous les fronts de malheur ou de conflit où Sant'Egidio est intervenu, du Vietnam aux Balkans, du Burundi aux Caraïbes, du Guatemala au Maghreb.
    En filigrane de cette prodigieuse aventure humaine et spirituelle, racontée avec précision, passion et humilité, ce sont tous les grands combats que l'Église a menés depuis 50 ans que nous revivons.

    Sur commande
  • C'est entre Toulouse et Fanjeaux (Aude) que le castillan Dominique de Caleruega, épris d'évangélisme, inaugura sa prédication en 1206, et à Paris qu'il envoya quelques-uns de ses premiers frères se former à partir de 1217. Pourtant, l'histoire des Dominicains en France n'a jamais été considérée dans la longue durée. Dans cet ouvrage, publié à l'occasion des célébrations du VIIIe centenaire de l'ordre des frères Prêcheurs, des historiens ont réuni leurs compétences afin de retracer les principales étapes de l'histoire contrastée du rayonnement de l'Ordre en France jusqu'à nos jours.

    Un parcours thématique aborde successivement son rôle dans la transmission du message religieux, élargi de la prédication à la presse et aux medias ; le regard des frères sur eux-mêmes ; quelques-uns des débats théologiques où ils se sont illustrés ; les dévotions qu'ils ont promues, dont celle du Rosaire ; les défis suscités par la Révolution française, de la disparition de l'Ordre en France à sa renaissance au xixe siècle avec Lacordaire, et à son engagement missionnaire aux dimensions du monde ; les rapports des frères avec les autres en Europe - religieux, laïcs ou « hérétiques » - et dans le monde - chrétiens et musulmans. L'ouvrage se clôt sur le catalogue de l'exposition conçue par la bibliothèque Mazarine autour de la Bibliothèque du couvent Saint-Jacques, haut lieu de la vie intellectuelle parisienne et européenne du XIIIe au XVIIe siècle.

    Sur commande
  • « Vive le Québec libre ! » Ce 24 juillet 1967, au balcon de l'hôtel de ville de Montréal, Charles de Gaulle lance un appel promis à entrer dans l'histoire. « Vous venez de réparer la dette de Louis XV » lui glisse un de ses conseillers, évoquant l'abandon de la Nouvelle-France à l'Angleterre en 1763.
    Qu'a voulu dire et faire le Général ? Avec quelle vision a-t-il préparé ce voyage ? Comment a-t-il mené ce périple sur les pas de Jacques Cartier et de tous les héros d'une formidable épopée ?
    Quelle mémoire a-t-il ranimée, quel avenir a-t-il dessiné, et au prix de quel scandale international ?
    Ce sont ces quatre jours d'incroyable odyssée et ces cinq siècles d'histoire contrastée dont Christophe Tardieu se fait ici le chroniqueur érudit et passionné. Sans en oublier la brûlante actualité : qu'en est-il aujourd'hui de l'hégémonie américaine, de l'indépendantisme québécois, de l'indépendance française ? De la liberté des peuples face à la mainmise des empires ? De la survie des langues et des cultures au regard de la mondialisation ?
    Cette fresque magistrale ressuscite la leçon du Commandeur pour qui la France est d'abord une certaine idée de l'humanité.

    Sur commande
  • Sait-on qu'une partie de la marine française a rallié, dès juin 1940, le général de Gaulle en Angleterre ? Qu'au lieu de livrer leurs navires aux Allemands, des marins civils et militaires ont désobéi au maréchal Pétain et à l'amiral Darlan pour rallier Londres ? Qu'ils ont, pendant plus de quatre ans, participé aux combats les plus glorieux contre les nazis ? Formées par l'amiral Muselier, les Forces navales françaises libres ont été le fer de lance d'opérations militaires légendaires. Pour la première fois, un livre relate leur épopée : les coups d'éclat contre les sous-marins allemands U-Boote, les victoires contre l'Afrika Korps de Rommel en Afrique, mais aussi les missions de ravitaillement de l'URSS par l'Arctique... Une histoire faite de victoires brillantes, de pertes amères et de courage, et dont les héros se nomment Honoré d'Estienne d'Orves, Philippe Kieffer ou encore les pêcheurs de l'île de Sein. Les marins libres sont enfin les seuls Français à débarquer en Normandie le 6 juin 1944, avant de participer, en août 1944, à la Libération de Paris puis à celle de l'Europe. Des anecdotes quotidiennes relatées par les soldats aux décisions stratégiques, en passant par des révélations sur les relations parfois conflictuelles entre de Gaulle et ses partenaires, Churchill notamment, toute la vie des « FNFL » nous est ici contée avec passion.

    Diplômé en sciences politiques et en histoire, officier de réserve dans la Marine nationale, Luc-Antoine Lenoir est journaliste au Figaro. Résister sur les mers est son premier livre.

    Sur commande
  • En 1500, l'Europe se proclame chrétienne mais beaucoup pensent que l'Église, malade, a besoin d'être renouvelée. Parallèlement à la rénovation humaniste, représentée par Érasme, émerge la Réforme de Luther et de Zwingli. Dans un premier temps, le désir de changement et l'opposition à Rome unissent les réformateurs. Mais, dans les années 1520, les choses s'emballent : la contradiction entre la poussée subversive de l'Évangile et les institutions séculaires provoquent des ébranlements violents dans l'Empire germanique et la Confédération helvétique. Comment répondre à ces révoltes ? De quelle révolution théologique sont-elles le signe ? Quelle spiritualité voit alors le jour ? C'est à travers la vie et l'engagement emblématiques de Balthasar Hubmaier (1480-1528), prêtre catholique allemand converti au zwinglianisme, penseur d'une ecclésiologie professante et du baptême des adultes, que l'historien Neal Blough fait le récit inédit de la naissance de l'anabaptisme. Ce retour à la foi apostolique issu de la Réforme communale sera condamné par les réformateurs comme hérétique, associant pleinement ses défenseurs au combat social qu'a été le mouvement paysan.
    Un retour aux origines d'une confession chrétienne pratiquée par plus d'un million de fidèles aujourd'hui.

    Sur commande
  • Du cardinal Marty, on garde l'image d'un homme d'Église proche du peuple. Mais quelle vision plus profonde perce sous le souvenir affable et généreux, pacifique et optimiste qu'il a laissé ? Que sait-on réellement de l'inspiration qui a guidé sa vie, ses ambitions, ses ministères ?
    Cette biographie totale d'Olivier Landron, spirituelle, ecclésiale, sociale et politique, y répond. Dans une relecture globale de l'histoire récente de la France, voici donc restituée cette destinée hors-du-commun.
    Proche du mouvement des prêtres ouvriers, inlassable avocat du concile Vatican II, partisan de la théologie de la Libération, défenseur des étudiants en mai 1968, président de la Conférence des évêques de France dans les années 1970, archevêque de Paris, ami de Georges Pompidou et fidèle serviteur des papes, François Marty a su allier progressisme et institutionnalisme, audace et constance, modernité et tradition.
    Aussi son testament reste-t-il plus que jamais d'actualité.
    Il n'est d'Église que courageuse et ambitieuse, prête à relever les défis que lui présentent le monde, la femme et l'homme d'aujourd'hui.

    Sur commande
  • Il s'agit avant tout du récit d'une rencontre. Rencontre entre un homme à la vision et au destin prophétiques, le cardinal Lustiger, et un bâtisseur qui a mis toute son énergie au service de l'Église, Bertrand de Feydeau.
    Entre ces deux hommes, se tisse au fil des années une complicité qui alliera le désir passionné de l'archevêque de Paris de poser les bases de la présence de l'Église dans le monde du XXIe siècle et l'énergie de ce «successeur» des bâtisseurs des abbayes cisterciennes.
    Ensemble, et de façon parfois imprévisible, ils tentent de mettre en oeuvre les projets que, dans le secret et de longue date, le Cardinal portait dans son coeur, du Collège des Bernardins à la télévision catholique KTO.
    Une démarche d'espérance qui inspire au Cardinal ces mots : « Nous n'en sommes qu'à l'aube du Christianisme.» La même interrogation relie tous ces projets : où va l'homme ?

    Sur commande
  • Le soldat chrétien a-t-il toujours été le chevalier sans peur et sans reproche qui protège la veuve et l'orphelin, comme Ivanhoé, ou qui défend sa patrie, comme Bayard et du Guesclin ? Non, nous dit Philippe Henne.
    Des guerres dans l'Ancien Testament aux soldats chrétiens qui servirent l'empereur Constantin Ier, en passant par la façon dont se battaient les premiers martyrs et les scrupules des évêques à défendre militairement l'empire romain, l'historien démontre que l'Église et la Violence n'avaient, à l'origine, rien à se dire. Et ce, même quand il s'agissait de défendre leur foi. Loin des images d'Épinal où des milliers de soldats partaient, hache à la main, reprendre le tombeau de Jésus, loin du culte de la guerre sainte, voici un ouvrage qui rappelle le fondement de la chrétienté : le refus de la brutalité et la paix comme priorité.

empty