Depaysage

  • Quelque part au nord du monde. Le froid, la faim. Un campement attaqué, des chiens éventrés. Un ours devenu fou. L'expédition punitive tourne mal, le sang rougit la banquise. Un jeune chasseur armé d'un simple harpon se retrouve seul à suivre les traces du redoutable carnassier. Mais en vérité, qui traque qui ?

    Rédigé dans une langue sobre et efficace, Kamik est l'histoire cruelle de cette chasse au long cours, à la fois haletant récit d'aventures et quête initiatique. C'est aussi le tout premier roman écrit par un Inuit du Canada, un geste d'une portée historique et sociale considérable. Traduit fidèlement depuis l'inuktikut, Kamik est un classique de la littérature autochtone nord-américaine.

  • Kukum

    Michel Jean

    Au soir de sa vie, grand-mère (kukum, en langue innue) depuis longtemps déjà, Almanda Siméon se retourne sur son passé et nous livre son histoire, celle d'une orpheline québécoise qui tombe amoureuse d'un jeune Amérindien puis partage la vie des Innus de Pekuakami (l'immense lac Saint-Jean), apprenant l'existence nomade et brisant les barrières imposées aux femmes autochtones. Centré sur le destin singulier d'une femme éprise de liberté, ce roman relate, sur un ton intimiste, la fin du mode de vie traditionnel des peuples nomades du nord-est de l'Amérique et les conséquences, encore actuelles, de la sédentarisation forcée. Almanda Siméon est l'arrière-grand-mère de l'auteur, Michel Jean.

  • Qu'est-ce qu'un rituel ? Comment le met-on en images ? Ce livre raconte comment l'on raconte. Rédigé après les tournages des quinze documentaires de la série télévisée "Rituels du monde", diffusée sur Arte, il reprend ces histoires et en raconte une autre. Celle d'une jeune anthropologue qui a eu la chance de suivre des individus de tous horizons dans leurs métamorphoses et qui relate aujourd'hui, avec un point de vue partiel et partial, l'accueil que l'ailleurs lui a fait, les bouleversements qu'il a entraînés, les joies et les peines qu'il a déclenchées. Au-delà des rituels, ces textes parlent de rencontres et proposent une réflexion sur notre rapport aux autres cultures - et donc à la nôtre.

  • Habiter le monde ; espaces, paysages et architectures chez les Hopi d'Arizona et les Lacandons Nouv.

    Comment les humains pensent-ils et aménagent-ils leurs espaces de vie ou, pour mieux dire, comment habitent-ils le monde ? C'est pour répondre à cette question que l'enseignant en architecture Patrick Pérez, disparu en 2019, se fait anthropologue et part à la rencontre de deux sociétés amérindiennes très différentes l'une de l'autre, les Hopi d'Arizona et les Lacandons du Chiapas.
    C'est le fruit de cette (en)quête qui est livré ici, à travers des textes au style élégant et expressif, mus par un même objectif : donner un sens à l'altérité, amener la lectrice ou le lecteur à comprendre ce que sont les Autres, dans toute leur singularité et leur complexité. Une magistrale leçon d'anthropologie.

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  • Dans ses travaux précédents, Sergio Dalla Bernardina a illustré le regain d'intérêt pour les trophées de chasse et les animaux naturalisés dans l'art contemporain et la décoration d'intérieur. Il a aussi exprimé son étonnement pour la désinvolture avec laquelle notre société, de plus en plus sensible à la cause animale, accroche à tous les murs ces restes inanimés. L'explication de cette contradiction apparente est surtout d'ordre religieux : dans une société qui se laïcise, les animaux sauvages sont associés à la sphère du sacré. L'ethnographie des bêtes taxidermisées fournit à l'auteur le prétexte pour analyser l'évolution du statut de l'animal et pour aborder le grand thème de la violence.

  • Toutes les populations autochtones nord-amérindiennes ont subi le choc violent de la colonisation : massacres, épidémies et spoliations. L'histoire des coeur d'Alene, groupe de langue salish du nord-ouest des États-Unis (Idaho), n'est guère différente.
    Ce qui la rend originale concerne les stratégies, en apparence radicales, déployées par ses membres pour faire face à ces bouleversements : sédentarisation, pratique de l'agriculture et conversion au christianisme. Tout ce qu'il faut pour devenir, aux yeux des Blancs, de "parfaits sauvages"...

  • Amun

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    Au-delà de leur origine innue, huronne-wendate, métisse ou crie, les dix auteur·e·s francophones de ce recueil, dirigé par le journaliste et écrivain Michel Jean, ont en commun la même volonté : se réunir - amun, en langue innue, signifie « rassemblement » - pour qu'on accède, le temps d'une nouvelle, à des mondes inconnus de la plupart d'entre nous.
    Quel que soit le chemin fictionnel emprunté, ces nouvelles sont la preuve que les cultures autochtones sont bel et bien vivantes, malgré les offenses qu'elles ont subies - et subissent encore. Sur la plage de sable clair se distingue toujours nettement la poignée de terre rouge.

  • Simon et Julie, sénégalais, mariés, ont un fils au pays et deux enfants à Paris : sans papiers pendant huit ans, ils sont régularisés au motif de leur "vie privée et familiale". Hortense, philippine, mère célibataire d'une fille née à Paris, a vécu durant huit ans sans papiers avant d'être régularisée pour "cinq ans de présence prouvée et un enfant scolarisé depuis au moins trois ans". Comment parler parenté et faire famille dans la situation d'une migration immobilisée ? Comment le dispositif juridique infléchit-il la vie privée ? Parenté sans papiers est le fruit de dix ans de travail de terrain de l'auteure auprès des migrant.e.s.

  • Maikan Nouv.

    Maikan

    Michel Jean

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