Langue française

  • Un lapin mâchouillant un pissenlit, un petit chevreuil zézayant, un poussin héroïque et sa maman poule, un petit fennec dans le désert blanc ou bien un chat transformiste ?
    Paul de Brancion crée un étrange bestiaire dans des poèmes de un, deux, trois, jusqu'à six syllabes.
    Jeu de mots, jeu de sons, jeu de sens chaque texte s'amuse à jouer une musique vive et rythmée, à inventer une langue vivante et moqueuse.
    Ces textes s'adressent aux enfants dès l'âge de trois ans mais peut aussi intéresser les plus grands car ce livre permet de comprendre, de manière ludique, certains des enjeux de la poésie contemporaine.
    Les aquarelles douces et pleine d'humour de Diane Morel ajoutent une dimension onirique aux textes.
    /> De 3 ans à 99 ans, vous ne pourrez plus vous en passer...

  • Le guet

    Laurence Werner David

    Le Guet est le journal d'une perte de soi à laquelle se noue l'énigme de la naissance d'un enfant. La narratrice y est en lutte avec les éléments d'une nature le plus souvent étrangère, se heurtant à sa propre enfance: angoisse et désir animals mêlés. L'ensemble des 41 textes est ponctué de scènes surgies d'un passé très lointain, chassées, au fil de la lecture, par un souvenir beaucoup plus proche, marquant la rupture avec l'être aimé.

  • Peuplié

    Lucie Taïeb

    Peuplié, c´est l´aventure d´un arbre devenu verbe. Peuplié, c'est aussi l'histoire de Fredinand Man et Liesl Wagner, amants tragiques, partageant tous deux l´infortune d´une naissance «entre deux siècles». À cette trame minimale, s´entremêlent librement des échappées sonores, des axiomes existentiels, de longues douches «comme remèdes universels», et une traversée de l´Europe germanophone où croiser, en pensée ou dans le texte, Heine, Apollinaire, Hölderlin, Bachmann. Peuplié, c'est enfin le lieu où s'égrènent des questions adressées à chacun, mais qui n'attendent pas de réponse : comment accepter ce qui ne peut pas l´être, comment renaître de ses cendres, la poésie estelle dépeuplée, comment faire encore trembler le poème, comme tremble la couronne de l'arbre, d´un mouvement multiple, harmonieux, communicatif ?

  • Que verrait l'extraterrestre - le Martien - qui marcherait parmi nous ? Quels seraient ses étonnements ? Ses colères ? Ses profondes incompréhensions ? Que saisirait-il de nos actes ? Que percerait-il de notre obscurité ? De nos craintes ? Que lirait-il sur nos visages ? Aurait-il la patience de creuser la gravité jusqu'à atteindre le noyau furtif de ce qui continue pourtant à nous faire avancer sans renoncer ?

  • C'était à Dubna. Au centre atomique. À la cafétéria du centre. C'était il y a cinquante ans. À l'ère soviétique. C'était tôt le matin. Avant le travail.
    "C'est un texte joyeux. Bordélique. Mêlant, sans se prendre la tête, fiction et poésie, sens et non-sens. C'est un texte venu de loin. Trouvé sur une brocante, un matin d'hiver, en Russie. C'est un texte à lire lentement. À haute voix. C'est quelque chose à porter en scène."(Vincent Tholomé)

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  • Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face à face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler. S'ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d'Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J'aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par son accueil de l'imprévisible (dont Florence Pazzottu fait une discipline) que par la précision et l'exigence de sa composition. Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre.

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  • La somme de ce que nous sommes relève, surtout et avant tout, du règne de l'enfance et des lieux qui lui sont indéfectiblement attachés ; où elle a pris corps, et, disons-le, racine. La « somme », dont il est question, est donc, d'abord, celle des lieux ; et dans chaque lieu, celles des expériences et des sensations intrinsèques qui leurs sont redevables, dont ils constituent « la source », le point d'ancrage, et, en même temps, la « caisse de résonance ». C'est à la découverte d'une « géographie constitutive et essentielle »que nous entraîne ce livre.

    À travers trois lieux principaux et non clos sur eux-mêmes (puisqu'ils ouvrent les uns sur les autres, et ouvrent également chacun sur d'autres lieux, proches ou plus lointains), l'enfance s'énonce le plus souvent au présent - dans le présent des faits et gestes, des "aventures" modestes, des épiphanies et expériences, qui la marquent et la nourrissent durablement. Si quelques noms propres circulent ici et là, ces trois lieux ne sont pas nommés ou situés autrement que par leur désinence générique et enfantine : « Le jardin », « Le ruisseau », « L'île ». Car ces lieux valent pour tous et pour chacun, ils sont de l'ordre d'une « expérience commune », ou, tout au moins, d'une expérience partageable ou partagée.

  • Ce que le confinement fait o la poèsie. Ce que la poésie peut faire avec le confinement. Le sonnet comme autorisation de sortie.

  • Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui arrivent en Europe après une longue route semée d´embuches et de violence pour échapper à la misère et à la guerre sont sans langue, sans identité. L´accueil qui leur est fait, la peur, la police. Le texte qui passent du nous au ils ou elles nous donne une peinture sensible et révoltée de la destinée des réfugiés.

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  • Après ce qui serait l'effondrement, un homme se retrouve seul sur une étendue déserte - il se réfugie dans une carcasse de voiture qu'il transforme peu à peu en habitat de fortune - sa seule compagnie est un drone de surveillance, vestige d'un monde passé - petit à petit la vie s'organise, la pensée se réinitialise et s'adapte - homme et machine en viennent à nouer une forme de relation.

  • Delphine Bretesché s'invite à Marseille.
    Pendant 5 semaines, dans 5 foyers et 5 quartiers de la grande cité, elle va à la rencontre des gens et de la ville. Qu'est-ce qui se déplace quand on se déplace ? Qu'est-ce qu'on offre ? Qu'est-ce qu'on reçoit ? Qu'est-ce qui résiste ?
    Et si la rencontre est une nourriture, osons le Festin !

    Marseille festin ! inaugure une collection qui nous emmènera bientôt au Québec avant d'autres destinations et d'autres échanges.

  • Une fois ôté tout projet d'écrire, on peut commencer de la façon la plus simple, faire avancer un nous, l'inscrire dans un espace élémentaire issu de l'enfance ou de l'administration des eaux et forêts, qu'il traverse on ne sait trop dans quel sens car il y progresse peu. Les éléments sont prêts pour un récit, mais disjoints, parfois défectueux. C'est un assemblage non-linéaire. Si chaque paragraphe est une nouvelle tentative, le but n'en est pas clair, quoique sans cesse il soit question de définir ce dont il s'agit. Du reste, le nous peut céder la place à un je, un tu, qui ne sont pas davantage individués. Ils ne sont aussi bien qu'un effet de la grammaire. Pas de solution de continuité entre la langue et le réel (ou la fiction), non parce qu'ils s'équivaudraient mais parce que croyant être dans l'un on est dans l'autre : ça communique, comme si - hypothèse - l'objet de ce texte était le texte lui-même et l'objet qu'il constitue, qui dérive à l'intérieur d'un espace clos.

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  • Emmanuel Moses a dessiné d´un trait léger et précis des petits tableaux mélancoliques non dénués d´humour. Comme si le passé et la mémoire, sa matière, étaient un sourire au bord de l´abîme. On parle de l´élégance du désespoir, peut-être ici on trouve l´élégance de la mélancolie.

  • Oiseau-moi

    Edith Azam

    Une mélopée, douce et tendre à la fois. Une petite pluie fine à l'intérieur du corps le long de la colonne, ça ne rassure en rien non, mais cette voix à l'intérieur, nous réconforte un peu. Puisqu'au final c'est auprès d'elle, la voix des os, que l'on se berce.

  • Louise

    Isabelle Alentour

    Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.

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  • Des poèmes pour les grands, les petits et les autres. Tiens, tiens,voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue.
    Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses.
    Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?

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  • Le départ, l'exode, la faim, le désir une humanité depuis ses origines, une place où être, une nouvelle langue à apprendre, la vie à continuer, à construire toujours.Livre évoquent les longues migrations de l'humanité.

  • Je suis amoureuse

    Anna Serra

    Ce livre est un ensemble de 4 textes où la poésie se cherche comme expérience des énergies de l'amour. Chacun des poèmes rythme par l'écriture une étape particulière, une quête, un mouvement vers l'autre, un partage d'énergie jusque dans sa dimension cosmique. Un manifeste vient clore cet ensemble : une invitation à saisir les intentions de cette poésie pulsée.

  • Un soleil qui ne veut pas se coucher, un glouton qui boit une infusion de Voie lactée ou un mouton qui échange sa laine contre la fourrure d'un lama, tout cela n'est pas bien grave quand il y a l'amour, deux mains l'une dans l'autre, une maison qui nous accueille. Des poèmes pour petits et grands, qui font voir le monde autrement.

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  • Méno tout seul, Méno perdu, Méno sans les oiseaux.alors Méno s'oncle PIM : Y'a quoi ? Veux quoi ? Comment faire ? Parti à l'aventure à la recherche des ses amis volatiles, Méno va faire de drôles de rencontres. Sur sa route, il devra remettre à l'endroit un village sens dessus dessous, raccorder une multitude de fées multicolores, organiser tout seul un spectacle lunaire. Nicolas Vargas explore dans ce conte-poème pour presque adulte illustré par Bertrand Dubois le trouble de l'attention chez l'enfant.

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  • On coupe, on lisse on boucle. En arabe poésie et cheveux sont homonymes. Coupe courte est une chambre d'échos où lire nous porte à entendre ce qui est à voir, à voir ce qui est à entendre, où les mots se chargent en tous sens de tous leurs sens, s'entremêlent, se répondent, se confondent.
    Ces poèmes effervescents se traversent de haut en bas, de bas en haut, mêlant verbe, voix et vue.
    On boucle, on lisse, on coupe.

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  • Florence Trocmé reprend ici à son compte un récit méconnu de Jules Verne, P'tit Bonhomme, qui relate le périple d'un orphelin au temps de la domination anglaise et des famines en Irlande, au XIXe siècle. Elle en réécrit l'histoire en vers justifiés et fait entendre en contrepoint toutes sortes de voix, personnelles et documentaires.

  • Le premier livre de Rim Battal, jeune femme marocaine, est un manifeste pour la vie, dans sa violence, sa transgression mais aussi dans sa douceur. Place de la femme dans une société masculine, place de la femme au milieu des autres femmes, place du désir qui guide et mène la danse. Les mots, les phrases, vont au plus court, au plus frappant. Comptine pour se réveiller et regarder le monde, se battre et aimer. Rim Battal réinvente de façon vivifiante une langue de l'enfance et de l'âge adulte avec une sensibilité puissante et fragile.

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  • La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition de neurones dans une zone particulière du cerveau appelée « substance noire » ou « Locus Niger ». Noire substance est un texte, le résidu d'une expérience intime : la mort programmée du père de l'autrice, touché par cette pathologie. Il tente de relater cet étrange voyage au cours duquel le moi se délite et où le corps seul finit par compter et imposer sa façon de parler. Même s'il intègre à la narration les détails des conséquences de la dégénérescence, ce récit n'est que la vérité de celle qui l'a écrit en cherchant, comme dans ses précédents livres, à ne jamais mentir, à saisir l'abrupt de la vie pour y débusquer aussi l'improbable douceur.

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