Littérature traduite

  • Petit poucet

    Wim Hofman

    Wim Hofman, dans Petit Poucet, nous propose une réécriture d'un sombre conte de Charles Perrault, car quoi de plus triste au fond pour un enfant que d'avoir faim, de voir mourir sa mère, d'être abandonné par son père dans une forêt profonde pour finir par échouer chez un ogre qui veut vous dévorer tout cru. Mais l'auteur raconte cette triste histoire avec verve et inventivité. Ses gravures effrayantes et décalées ajoutent une note d'humour grave.
    Ce texte s'adresse aussi bien aux grands qu'aux petits.

  • Ce premier recueil de poèmes de Nathan Trantraal écrit en kaaps, dialecte afrikaans parlé majoritairement par les "métis" des classes populaires du Cap qu'il revendique comme une langue à part entière, présente au lecteur la dure réalité de la vie dans les townships des Cape Flats. Les poèmes racontent : pauvreté, consommation de drogue, activités de gangs, sexe, etc. Trantraal ne rend pas la vie belle et précieuse : les familles dont il parle vivent des expériences que les autres ne lisent que dans les journaux. Mais s'y mêlent aussi des références à Kafka et Vermeer, pour dire que la vie et l'art sont plus grands que les Cape Flats.

  • « Quand j'avais dix ans, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé.
    Ce printemps-là, le vent d'est a apporté de grandes quantités de retombées radioactives dans la région du centre de la Norvège où j'ai grandi.
    Nous étions trois soeurs en train de jouer sous la pluie chargée de césium 137. Mes soeurs ont dû se faire enlever la thyroïde, elles portent à la gorge une cicatrice en forme de bijou." Approchez votre oeil. Collez-le à la lorgnette. Voici le kaléidoscope de Tchernobyl.
    Hommes, femmes, enfants, babouchkas, adolescents fringants, futures épouses, chiens, esprits, tous vous racontent, à la première personne, l'après-Tchernobyl. Un réacteur, mille vies irradiées, parfois pour le meilleur, quasiment toujours pour le pire.
    /> Dans ce texte, Ingrid Storholmen a quitté sa poésie habituelle pour nous livrer un récit poétique polyphonique à la limite de l'étude sociologique, un entremêlement de poignants lambeaux.

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  • Dans Mémoire opérationnelle, Ewa Lipska nous parle de la Pologne, de ses problèmes politiques, de son histoire dans une langue poétique âpre et inspirée. Le drame collectif et le drame de la condition humaine sont intimement liés et s'expriment à travers des images et expressions percutentes et inventives : la poésie comme expression du monde social et politique mais sans oublier l'individu pris dans la tourmente. On pourrait parler de poésie engagée mais non idéologique, le propos d'Ewa Lipska reste profondément existentiel la poésie a pour fonction d'alerter, elle nous enjoint de bouger, de nous réveiller, de tenter de changer les choses. L'engagement par conséquent consiste à élaborer ce langage, cette poétique subversive, qui résiste à toutes les langues de bois et à toute prise de pouvoir, par la distanciation, l'ironie et l'humour.

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  • Dans J'écris pour le matin clair de Mads Mygind le narrateur questionne notre recherche de cohérence, de sens, en mettant tout ensemble sur la table poétique : ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il fait, ce qu'il pense, ce qui se dit, ce qui se passe. Il brouille les unités de lieux et de temps, les frontières entre l'anecdote et l'évènement, le trivial et l'existentiel. Se refuse à porter un jugement. Reste en état de choc et d'hébétude et entraîne le lecteur dans un jeu de perceptions à un rythme qui oscille entre scansion emportée et une série de contrepoints d'une lenteur plus mélancolique.

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  • La Serpe raconte le destin d'une famille de paysans pauvres du Vestland, région des fjords autour de Berger. Endre, l'héritier de la ferme, tombe malade, alors que la plupart de ses frères et soeurs ont déjà émigré en Amérique. La beauté du paysage norvégien, la montagne, la pierre, lesl ivres, sont autant de personnages de cette histoire.
    La Serpe est à la fois un recueil de poèmes, un magnifique roman d'amour et une saga familiale sur trois générations, sans qu'il soit possible ou même nécessaire de savoir quel livre on a entre les mains.

  • Après l'arrivée de soldats sur sa terre irakienne, Mazim Mamoory tente de mettre en ordre le chaos quotidien. Son pays n'est plus reconnaissable et son existence chamboulée. Les liens familiaux volent en éclat, sa femme lui murmure : « tu es un homme de couleur et un jour je te laverai ». Son rapport au monde est redéfini : « ma présence en Irak signifie que je suis en conflit avec les autres ». À la recherche d'une nouvelle existence dont il essaie de comprendre les règles, l'auteur est happé par cette ville devenue un cimetière à ciel ouvert. Sa seule échappatoire est la poésie, qu'il entretient en suspendant le temps, entouré de ses amis. Ces moments de flottement ouvrent la voie de la résistance, de ce refus de laisser disparaître la force de vie.

  • Dans une maison jaune isolée au milieu de champs jaunes vivent sept (!) jeunes garçons avec leur grand-père et un chat. Cette solitude n'est interrompue que par les visites d'un « homme des bois » et la construction d'un bâtiment qui met les enfants en présence de nouveaux voisins. Cette vie idyllique, faite de baignades dans la rivière et de jeux d'Indiens, cache des failles. Celles-ci ne sont pas tant provoquées par la réalité elle-même que par l'expérience, renouvelée de chapitre en chapitre, de la distance qui sépare les mots et les choses, l'être et le paraître, le monde des adultes et celui des enfants.

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  • Le recueil se compose de sept sections comprenant chacune de quatre à sept textes de poème en prose. Chaque section fonctionne comme une série de tableaux. Chaque poème en prose se présenTe ainsi comme une petite histoire ancrée dans l'Histoire et l'imaginaire propre du poète.

    La première section, qui a pour titre le nom d'une rue, Smolen, rassemble sept textes qui évoquent le souvenir de deux rues, d'une usine, d'un village, d'une église, d'un magasin et d'un établissement thermal. Ces souvenirs apparaissent comme des souvenirs d'enfance, images d'une réalité évanouie. deuxième section qui s'intitule Le petit pâtissier évoque quatre tableaux de Soutine. La troisième section s'intitule Le carré blanc et présente cinq tableaux de Malevitch. La quatrième section, intitulée Les voleurs, compte cinq textes qui se situent entre la réminiscence du passé et le tableau, empreints de références à la vie juive.

    La cinquième section, Villar R, du nom du tableau de Klee, se compose de sept textes évoquant des tableaux de Schiele et de Klee.La sixième section, Cathédrale, est consacrée à cinq tableaux d'Ensor.

    La septième section, enfin, a pour objet une série de Maisons polonaises qui rappellent des lieux, paysages et personnages disparus appartenant à l'expérience intime du poète ou bien à des réminiscences plus lointaines. Le passé se mêle intrinsèquement au présent pour recréer de nouveaux paysages.

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  • « Gazelle, je t'enverrai », publié en 1972, est un recueil qui a fait date dans la poésie israélienne moderne tant par son originalité que par sa radicalité. Composé de brefs textes sans titre qui font tantôt penser à des notes arrachées à un journal intime et tantôt à des scènes oniriques, dans une langue extrêmement contrastée où le registre biblique s'articule à l'hébreu idiomatique, il est également marqué par une syntaxe brisée, comme fut brisée toute une génération, traumatisée par la Shoah et les guerres successives du jeune état d'Israël.

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  • La poésie d'Ewa Lipska, dont les éditions lansKine ont publié deux précédents livres, parle de la vieillesse, la mort, du mal sous toutes ses formes, de l'absurde de la condition humaine.
    L'amour n'est pas absent mais que devient-il au temps d'Internet. "Les empreintes digitales sont forcément celles d'un être humain ancré dans l'espace, le temps, l'histoire, les événements. Il ne s'agit pas d'un être abstrait. Le lecteur d'empreintes sera donc aussi cette machine/cet instrument qui lit les traces laissées par l'Histoire, les événements, au niveau cosmique comme au niveau de l'individu, les traces des émois, des expériences personnelles, des souvenirs et réminiscences, des faits les plus anodins et banals du quotidien mis en perspective, à travers le poème, dans une réflexion essentielle sur le monde et sur la marche du monde."Une réflexion marquée par un humour subtil ou percutant selon les poèmes.

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  • Lovely

    Antonia Vicens

    Lovely, premier recueil de l'auteure majorquine, doit son titre au nom d'un parfum offert par les démonstratrices du rayon parfumerie du Corte Inglés. Un parfum qu'elle ne portera jamais. Le seul parfum possible, c'est celui de l'enfance qui ressurgit lorsque le père, exilé dans la maison de sa fille, puis hospitalisé, décède. Seule la poésie peut prendre en charge la puissance de cette figure de marin issu d'une famille pauvre, affligé des maux qu'il a contractés au prix d'un travail acharné, amoureux de sa barque, de la mer, père et mari, dont la rudesse s'avère pleine de pudeur et d'une tendresse inexprimable. La voix qui elle s'exprime est bien celle d'Antònia Vicens, autobiographique, fidèle aux cent détails de son passé : maison, chemins, plantes, assiettes. Ce qui ne l'empêche pas de donner la parole tantôt à ce père taiseux, qui parfois évoque son passé, tantôt à la femme du marin tout aussi rude que son homme, et dont la fille imagine les frustrations.

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  • Rumeur est un recueil polyphonique qui propose une vision désabusée du monde traversée pourtant d'émerveillement. Le recueil Chère Mme Schubert prend la forme de lettres à nos chers disparus, genre littéraire où s'exprime l'intime, la confidence autant que la réflexion personnelle sur le monde, l'histoire, l'actualité adresseés à une amie proche et lointaine à la foi. Chère Mme Schubert est une subtile référence à l'europe cenrale. (Isabelle Macor)

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  • Hologrammes

    Ewa Sonnenberg

    Dans Hologrammes, il est question du monde, de soi, de l'amour, de la finitude, de Dieu et de son absence-présence, du mystère de la vie dans une poétique empreinte de sensualité. Le poète s'étonne, ne proclame rien, partage avec le lecteur cet étonnement, qu'il soit émerveillement ou déception, ravissement ou désespoir, qui constitue le socle de sa réflexion existentielle. Elle tente de poser les bases d'une éthique, s'interroge sur le Mal, l'outrage fait à la vie, à l'être sensible, et apostrophe le lecteur. Lire les poèmes d'Ewa Sonnenberg, c'est entrer, de fait, dans un dialogue sur les questions les plus cruciales qui se posent à l'homme, et ce d'une façon aiguë, où l'angoisse, l'inquiétude, l'effroi même taraudent le poème.

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  • Le volume propose un livre d'Ewa Lipska paru en 2013 en Pologne chez Wydawnictwo Literackie, à Cracovie. Le travail sur la langue fait ici preuve d'une inventivité toujours renouvelée qui s'ancre dans l'exploitation des nouvelles formes de langage de notre époque, de notre société, de ses différentes composantes pour explorer le réel, c'est-à-dire les notions de temps et d'espace, d'identité, de mode d'être au monde, en relation avec autrui. Et le poète nous surprend. Réflexion poétique sur le monde, la modernité, l'amour, la mort, la dérision, l'humour constituent une cohérence thématique et une certaine continuité dans l'imaginaire poétique d'Ewa Lipska.

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  • Nudelman

    Justyna Bargielska

    Nudelman, premier recueil à paraître en français de Justyna Bargielska frappe par son langage cru, sensuel, abrupt. Il renvoie à un univers où dominentl'absurde et l'humour, parfois macabre, pour évoquer la corporalité, notamment du point de vue féminin, que Bargielska montre sous ses aspects variés, la sexualité, la maternité ou la mort. L'auteur se meut avec virtuosité en effet entre le trauma, le réel, le rêve ou le cauchemar, la fantaisie-fiction, faisant référence au cinéma, à la bande dessinée, à la littérature de science-fiction, au conte pour enfants, au domaine du merveilleux, plutôt cruel, par le biais du sarcasme, de l'auto-ironie mêlée de tendresse, du macabre, du tragique et du paradoxe frappant pour modeler une réflexion inédite.

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  • Un univers glacé qui suscite les apparitions. La nature entoure et pénètre l'âme, porosité angoissante . Mais parfois, il faut célébrer juste le jour, suspension de l'instant. Ce texte, La Fête des Mots (Ordens Fest) d'une grande force d'évocation, est considéré par le poète suédois Joar Tiberg comme le recueil le plus important de Bengt Emil Johnson.

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