Hors D'atteinte

  • En plus d'e^tre fe´ministe, celle qui a invente´ la Journe´e internationale des femmes, ce´le´bre´e tous les 8mars, e´tait aussi re´volutionnaire, pacifiste et antifasciste, de´pute´e pendant treize ans et amie fide`le de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonne´ et introduit par la journaliste Florence Herve´, rassemble des lettres, des discours et des textes the´oriques, une biographie et des portraits par diffe´rents auteurs de celle qui voulait se battre « partout ou` il y a de la vie».

  • Les femmes socialistes de tous les pays instaurent une journée des femmes. Elle aura lieu tous les ans et son objectif premier sera l'obtention du droit de vote, revendication à porter dans le contexte général de la condition féminine. La journée des femmes sera internationale et puissamment orchestrée.Fidèle amie de Rosa Luxemburg, Clara Zetkin (1857-1933) fut députée, journaliste et enseignante, et combattit notamment le patriarcat, le féminisme bourgeois, la Première guerre mondiale, Staline et le nazisme. Elle est l'initiatrice de la Journée internationale des femmes, qui continue de mobiliser chaque année, le 8 mars.À travers une courte biographie, des lettres, des discours de sa main et des textes de Rosa Luxemburg, Louis Aragon, Henri Barbusse ou encore Angela Davis, rassemblés par Florence Hervé, journaliste et spécialiste de l'histoire du féminisme en Allemagne et en France, se dessine le portrait d'une précurseure qui a durablement marqué le féminisme international.

    Née en France en 1944, Florence Hervé travaille comme journaliste indépendante à Düsseldorf, où elle a aussi été chargée de cours en histoire sociale. Cofondatrice de l'association féministe Demokratische Fraueninitiative (Initiative des femmes démocratique), elle est membre active de diverses initiatives féministes. Elle a publié des lexiques, des biographies et des beaux livres, notamment sur l'histoire du féminisme en Allemagne et en France, ainsi que le nazisme et la résistance.

  • En 1969, à Boston (États-Unis), des femmes commencent à diffuser sous forme de brochures leurs échanges sur la sexualité, la santé et le corps. Devenu un manuel politique et féministe, "Our Bodies, Ourselves" est publié en 1973. Il sera traduit ou adapté dans 35 langues, y compris le français, en 1977, chez Albin Michel. Et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.
    Ce guide couvre toutes les étapes de la vie des femmes, de l'enfance à la vieillesse, en abordant la puberté, la contraception, l'accouchement, l'avortement, la ménopause, mais aussi les violences auxquelles les femmes sont exposées et comment y répondre. Construit à partir de très nombreux groupes de parole et entretiens, il donne à entendre les voix des femmes et fournit de nombreuses informations scientifiques et médicales.

  • Trop noir, trop blanc ; une enfance sud-africaine dans la peau d'un métis Nouv.

    Pour conserver son pouvoir face à la majorité noire qui augmentait et se révoltait, le gouvernement a chargé une commission d'aller enquêter sur le racisme institutionnel dans le monde entier. En Australie, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, ses membres ont observé ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas. De retour en Afrique du Sud, ils ont élaboré le système d'oppression raciste le plus extrême que l'humanité ait jamais connu.
    Trevor Noah naît en 1984 à Johannesbourg d'une mère noire et d'un père blanc. Sous l'apartheid, qui interdit les relations interraciales, son existence même est déjà un crime. Malgré le racisme et la violence qui l'entourent, il multipliera les subterfuges afin de mener une vie libre... et drôle.

  • Je les revoisdans la brume épaisse de l'aube, pendant la saison des pluies. Ce n'étaient que des femmes. Elles arrivaient silencieusement dans une longue pirogue de bois et accostaient un peu à l'écart de l'embarcadère. Deux ou trois rameuses restaient dans le bateau pendant qu'une dizaine d'autres descendaient sur la terre ferme. Elles étaient toutes nues, la peau presque noire avec des reflets rouges, leurs longs cheveux couvrant leurs parties intimes.
    Elles se promenaient d'un pas souple dans les rues avec leurs petites filles. Elles avaient l'air de savoir exactement où elles allaient. On raconte qu'au xvie siècle, des conquistadors espagnols ont affronté une armée de femmes semblables à celles de leurs récits mythologiques, qui leur inspira le nom de cette région : "Amazonie" . On raconte aussi qu'un peuple féminin, les Icamiabas, y a longtemps vécu à l'écart des hommes.
    Les femmes qui se racontent dans ce livre doivent une grande part de leur combativité à ces guerrières qui n'ont peut-être jamais existé - ou qui existent peut-être encore. Nina Almberg réalise des reportages et des documentaires notamment pour Arte radio, France Culture et la RTS. La Dernière Amazone est son premier livre publié.

  • Mehdi Charef n'avait encore jamais abordé de front son arrivée en France à l'âge de 10 ans, en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Ce livre est le premier d'une trilogie retraçant l'enfance et l'adolescence de cette génération venue rejoindre ses pères, arrivés en éclaireurs dans la France des années 1960-1970.
    Il y décrit le froid, la boue, l'humiliation du bidonville et le racisme ordinaire d'une France ou les ratonnades étaient banales, mais aussi l'instituteur qui leur apprend à aimer la vie autant que Victor Hugo ou la douceur d'une voisine. Comme un retour aux premiers mots d'une histoire qui a ensuite déraillé, Rue des Pâquerettes revient sur les raisons profondes pour lesquelles la France vit, aujourd'hui encore, l'immigration comme un problème.

  • Depuis mai 2017, Piment et son collectif originaire des quatre coins de la francophonie questionnent deux fois par mois l'actualité culturelle, politique et sociétale française dans une émission diffusée sur Radio Nova. Fondé sur leurs expériences et leurs observations, cet abécédaire à la forme inédite, issu de ces questionnements, est conçu comme un guide pour aider à naviguer dans une société dite «postcoloniale».
    Il met au jour les particularités du contexte dans lequel évoluent les noirs en France aujourd'hui, bien souvent incompris par les médias grand public, ou confondu avec celui des États-Unis.
    Il est assaisonné à la sauce Piment : irrévérencieux, sarcastique, narquois, sans langue de bois.

  • J'ai dix ans. C'est un dimanche, tôt le matin, l'été, et il fait beau. Des éclats de voix. Un meuble qu'on jette au sol et le mur qui vibre sous ma main. Quelque chose de grave se trame : dans ma tête d'enfant, je le sais depuis toujours. Terrifié mais désobéissant, j'ose sortir de ma chambre où on m'a confiné. La porte d'entrée est fracassée. Des uniformes, figés, des visages tendus, des yeux noirs.
    Une femme s'exclame : "Merde, il y a un gamin ! " Orphelin, Thomas grandit entre un internat à la discipline étouffante et l'appartement d'une tante mutique. Une fois adulte, croyant tourner le dos à son milieu d'origine et à la vie qui lui était destinée et après quelques errances, il se voit embauché par une entreprise dénommée France réelle. En plus de sa proximité avec l'extrême droite française, celle-ci s'avère bien plus liée que prévu à ce milieu dont il croyait se détourner et à ses propres parents.
    Né en 1964, Thierry Brun a été steward aux Wagons-lits, vendeur de tissus au marché Saint-Pierre et négociateur boursier. Il a notamment publié Surhumain (Plon, 2010), La ligne de tir (Le Passage, 2012) et Ce qui reste de Candeur (Jigal, 2020).

  • Les significations attribuées au mot "communiste" sont plus diverses que jamais. Il renvoie à une histoire tragique pour les peuples et les communistes eux-mêmes, et est même associé, dans le cas de la Chine, à un acteur central de la mondialisation capitaliste. Mais il reste aussi, pour beaucoup de celles et ceux qui le revendiquent, associé à l'idée d'une alternative au capitalisme, visant à l'égalité sociale et à l'instauration d'un pouvoir politique effectivement exercé par le plus grand nombre, non monopolisé par les élites sociales.
    Au-delà de ceux qui l'ont pensé ou dirigé et dont on a retenu les noms, le Parti communiste français est aussi le fruit de l'engagement de nombreux anonymes, adhérents, sympathisants ou militants, femmes se revendiquant ou non du féminisme ou encore travailleurs immigrés engagés dans les luttes anticoloniales. Cette histoire, qui commence au congrès de Tours en 1920 et traverse un siècle en France, est aussi la leur.
    Entre immenses espoirs et profonds découragements, Julian Mischi, sociologue et politiste, notamment auteur de Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010) et de Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Editions Agone, 2014), relate ici une tentative unique de promouvoir les classes populaires.

  • Dans Rue des Pâquerettes (Hors d'atteinte, 2019), Mehdi Charef revenait sur son arrivée en France en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Une fois celui-ci détruit, Vivants décrit la cité de transit dans laquelle il est relogé. Au sein de ce provisoire que les pères rêvent encore de quitter pour rentrer chez eux, la vie s'organise peu à peu. Mehdi Charef, qui voit son expérience de l'Algérie natale se transformer progressivement en souvenirs, consignés comme autant d'impressions sensibles, prend conscience des injustices qui l'entourent. Il le sait : seules l'école et la maîtrise du français lui permettront d'échapper à l'usine, avenir auquel on le destine, et de transmettre sa colère, mais aussi sa joie d'être en vie.

  • Ce dixième numéro propose : - Un témoignage d'une ancienne travailleuse dans la monoculture viticole dans le Médoc - Un reportage sur des ouvriers d'une usine de recyclage de papier dans la Sarthe - Un grand entretien - Un débat sur l'institution policière et sa violence, avec Elsa Dorlin et Ugo Bernalicis - un article d'éthique animale - un papier théorique - Un portrait de Ernest Coeurderoy : « synthèse de collectivisme et de mutuallisme libertaires » - l'Union européenne à l'agonie, par Rosa Moussaoui - Un reportage sur des femmes au Sénégal : savoir agronomique et changements environnementaux - Un carnet de bord au Pays Basque Sud - Une nouvelle de fiction - Des poèmes de Marc Sastre - Une carte blanche graphique à l'illustratrice Marion Jdnanoff

  • Éducation populaire, empowerment, développement du pouvoir d'agir, community organizing... Dans un contexte où les inégalités explosent et où se répand largement une remise en cause de l'efficacité de la démocratie représentative, ces concepts interrogent et séduisent.
    Adeline de Lépinay propose ici de ne garder que le meilleur des principes stratégiques du syndicalisme et du community organizing étatsuniens, et de le lier aux démarches émancipatrices d'éducation populaire, ceci afin de donner des pistes pour agir concrètement pour une transformation sociale qui s'attaque à toutes les dominations et qui ne se laisse pas piéger par les mirages du néolibéralisme.

  • Ce neuvième numéro propose : le portrait d'agriculteurs bio, un reportage sur les anciens ouvriers de la verrerie de Givors frappés par les maladies professionnelles, un entretien avec la femme politique malienne Aminata Traoré, un dossier consacré au rapport entre socialismes et religions, un article sur l'intelligence artificielle en Chine, un reportage dans une maison de retraite féministe en région parisienne, un article sur l'expérimentation animale, la question écologique à travers les montagnes, un article sur le "suprémacisme mâle" par Francis Dupuis-Deri, un portrait de l'écrivaine américano-mexicaine Gloria Anzaldua, une nouvelle, un regard croisé sur les révoltes à Honk Kong et en Algérie, un poème et des illustrations.

  • "Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais « mécanisé », des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de la guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre." Des "Derniers Jours de l'humanité" (1922) à "Troisième nuit de Walpurgis" (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cessé de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la tolérance du peuple au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités qu'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.

  • Ce huitième numéro de BALLAST propose : le portrait d'une postière en lutte contre sa hiérarchie, suite à un AVC sur son lieu de travail, un reportage dans le bâtiment marseillais, un entretien avec Charles Piaget figure de la lutte des LIP, un dossier consacré à la question de la robotisation et de l'automatisation dans le travail, un reportage en Grèce quatre ans après Tsipras, un reportage auprès de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes (AVFT), un article sur l'agriculture végétalienne, un reportage de la ZAD de l'Amasada dans l'Aveyron, une histoire économique des indépendances par Saïd Bouamama, un portrait du cinéaste Joris Ivens, une nouvelle sur Salvador Puig i Antich par Adeline Baldacchino, un carnet de route au Niger, un poème et des illustrations

  • Ce septième numéro de BALLAST propose : le portrait d'un balayeur en banlieue parisienne, un reportage aux côtés des dockers havrais, un entretien avec la journaliste Florence Aubenas, une rencontre entre Angela Davis et Assa Traoré, un dossier consacré à la question écologique (décroissance et écosocialisme, avec Agnès Sinaï et Michael Löwy), une analyse sur la situation de la gauche en Afrique du Sud, un reportage auprès de l'Association pour le développement de la santé des femmes, un reportage dans un refuge antispéciste, une présentation du fédéralisme proudhonien, un portrait de l'écrivaine Claude Cahun, une nouvelle du collectif de sciencefiction Zanzibar, un carnet de route à Jérusalem, un poème et des illustrations.

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  • La jeune narratrice de ce roman, originaire d'Afrique, grandit avec un père polygame, trois belles-mères et vingt-deux frères et soeurs. Elle décrit un quotidien qui se partage entre deux étages d'un immeuble en banlieue parisienne, fait de violentes disputes et de jalousies, d'une discipline très stricte imposée par le père, de difficultés à l'école, mais aussi de rapprochements salvateurs.
    Craignant que l'absence de mots chez elle ne la conduise elle-même à la violence, elle apprend peu à peu à les manier. Son entrée dans l'adolescence, avec son invincible "bande de filles" et ses expérimentations nouvelles, ne l'empêchera pas de construire avec les siens un nouveau lien, plus solide et plus aimant.

  • "Conscient que la vie n'est pas un combat sur un ring avec des règles bien définies et un sens de l'honneur que n'importe quel boxeur qui se respecte doit posséder, je me suis armé de mots. J'en ai besoin pour affronter les violences tous azimuts, quand on espère que je me taise. Je me sens serein. Il n'y a plus d'agressivité en moi, seulement de la lucidité." Quatre fois quatre mains. Quatre fois quelqu'un dont le métier est d'écrire, quatre fois quelqu'un qui n'a jamais écrit. Quatre fois une méthode élaborée à deux pour inventer autre chose qu'un écrivain racontant une vie extérieure à lui. Quatre fois le récit d'une sortie de route, d'un pas de côté, d'un point de bascule. Quatre fois la question : qui écrit ? Et pour qui ?Avec des textes de Hamid Ammari & Frédéric Ciriez, Pascal Bernard & Nicolas Bouyssi, Paulo le Yougo & Thierry Pelletier, Fatima Najnaou & Jean-Luc Raharimanana.

    Hamid Ammari ; Frédéric Ciriez ; Pascal Bernard ; Nicolas Bouyssi ; Paulo le Yougo ; Thierry Pelletier ; Najnaou Fatima ; Jean-Luc Raharimanana

  • " De livre en livre, tu ne nous désignes pas d'issue ! " s'est un jour entendu dire Tassadit Imache. C'est bien de remuer la boue, l'histoire coloniale, la guerre d'Algérie et le racisme qui en découlent, sans oublier les deux gamins qu'on a laissés mourir à Clichy-sous-Bois en 2005. Mais à condition de nous dire comment en sortir... A l'occasion de la mort de sa mère, une ouvrière française tombée amoureuse d'un ouvrier algérien en pleine guerre d'Algérie, qui l'avait encouragée à écrire pour dire tout ce qui l'avait toujours elle-même étouffée, l'écrivaine s'interroge.
    Pourquoi écrit-elle ? A quoi participe-t-elle en le faisant ? A-t-elle le droit de le revendiquer ? Va-t-elle lutter contre ceux qui cherchent à la faire taire, ou finir d'écrire ?

  • La cite de mon pere Nouv.

  • Ballast 11 - tenir tete, federer, amorcer Nouv.

  • Solidarité forever Nouv.

    Fondée en 1905 à Chicago, The Industrial Workers of the World est une organisation à part :
    Syndicat internationaliste réunissant tous les exploités, hommes et femmes, sous la bannière « One Big Union », il a rapidement agrégé des membres dans le monde entier, et s'est distingué par des méthodes d'organisation s'appuyant notamment sur l'action et la démocratie directes, confiant véritablement le pouvoir aux ouvriers.
    Cette histoire globale, transnationale, parle des influences qu'a eues l'IWW dans le monde.
    Trois jeunes historiens américains spécialistes du syndicalisme y dirigent vingt contributeurs dans un style unifié et très accessible.

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