Eric Pessan

  • C'est la nuit. Elliot n'arrive pas à dormir, alors il s'en va. Il part loin de la ville, en train, pour aller voir les étoiles, et il reviendra avant le matin.
    Voir les étoiles, c'est ce qu'Elliot aime le plus au monde. Autour de lui, personne ne comprend vraiment cette passion. Avant, il observait le ciel avec son père, qui lui apprenait les constellations et les galaxies. Maintenant que ses parents sont séparés, ce n'est plus possible. Il doit y aller seul, en espérant que sa mère ne se rendra compte de rien.
    Le ciel le console, le ciel le rassure, et il le connaît mieux que personne. Mais, cette fois, il est témoin d'un phénomène inexplicable : des lumières orange et vertes qui semblent danser dans le ciel. Avec qui pourra-t-il partager cela ? Où l'écoutera t-on ? Il lui faudra peut-être partir plus loin encore, et braver l'inconnu.

  • Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L'adolescente se retrouve dans la forêt de l'île japonaise d'Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. A 10 000 kms de là, Julie va lui donner un peu de sa chaleur et de son énergie. Au risque de mettre en péril sa propre santé...

  • New York, Lalie n'y est jamais allée. Elle n'a même jamais osé en rêver. C'est trop beau, trop loin, trop cher. Alors, quand Piotr lui propose de l'y accompagner, elle est prête à tout pour saisir cette chance. À tout ? Non. Car il y a des choses qu'on ne peut accepter. Des contreparties qu'on ne peut pas donner. Et maintenant la voici dans les rues de Brooklyn, face aux regards de travers et aux mille dangers de la nuit, avec une seule obsession : rester éveillée. Résister. Tenir debout.

  • Dino ou la fin d'un monde Nouv.

    Le matin se lève. Un troupeau de diplodocus broute dans une grande forêt en bord de mer. Leurs grands cous se balancent à mesure qu'ils mâchent ce qu'ils trouvent. Ils sont heureux et ne se posent pas beaucoup de questions. Pourtant, l'un d'eux, Dino, a remarqué depuis quelque temps que l'air a changé. Il pressent une catastrophe. Et ça l'inquiète. Beaucoup. Mais qui voudra l'écouter ?

  • Antoine et Tony n'ont rien prémédité, rien comploté. Ce matin-là, ils ont fait la course sur le chemin du collège. Comme ça, pour s'amuser, pour savoir qui des deux courait le plus vite. Mais au bout du parking, ils n'ont pas ralenti, ni rebroussé chemin, ils ont continué à petites foulées, sans se concerter. La cité s'est éloignée et ils ont envoyé balader leurs soucis et leurs sombres pensées. Pour Tony, la hantise de se faire expulser vers l'Ukraine et d'avoir à quitter la France. Pour Antoine, la peur de prendre une nouvelle dérouillée parce que son père a envie de passer ses nerfs sur lui. Depuis ce matin où tout a basculé, ils courent côte à côte, en équipe. Ils se sentent capables de courir pendant des jours, tant qu'il leur restera une once de force. Fatigués mais terriblement vivants.

  • Le fugitif est-il un sans-papier ? Un migrant recherché par la mafia ? Un criminel en cavale ou un malade mental ? Jeff et son frère Norbert sont bien en peine d'identifier l'inconnu qui s'est réfugié dans la cave de leur immeuble. L'homme à la peau trop blanche et aux yeux sans pupille ne parle pas autrement qu'en faisant claquer sa langue. C'est à n'y rien comprendre. Bien que traqué, il semble refuser de quitter la tour où habitent les deux frères. Mais comment peuvent-ils le cacher alors que leur immeuble, voué à la démolition, va être réduit en poussière dans quelques semaines ?

  • Ce mercredi 21 avril, nous étions trois. Mes deux amis et moi sur la terrasse de mon immeuble, la seule tour de la cité. L'accès était strictement interdit. Pourtant, on montait souvent tout là-haut. C'était magnifique, la ville n'était plus la même, le monde devenait gigantesque. Ce jour-là, si j'avais été seul, je n'aurais pas fait la même chose. À une demi-seconde près, il ne se serait rien passé. J'y pense sans cesse. À ce qui est arrivé. J'aimerais me confier à quelqu'un, tout raconter. Mais qui pourra comprendre sans juger ? 10/13 ans.

  • Personne ne s'imagine mourir d'un coup, forcément. Personne ne sait ce que contient le sac de Norbert. Sauf nous trois, Lalie, Jordan et moi, David. Et Norbert bien sûr puisqu'il a osé la prendre et l'emporter en classe avec lui, cachée dans son sac. Il est complètement malade. Il peut nous tuer d'une seconde à l'autre. Quatre amis découvrent une grenade dans un vieux manoir datant de la Deuxième Guerre mondiale. Que faire avec cette grenade ? La laisser là ou l'amener au collège quand on est soi-même sur le point d'exploser ?Dès 10 ans.

  • Pebbleboy

    Eric Pessan

    Il s'appelle Pierre et ça tombe bien car il est dur comme une pierre. A tous les coups qu'il reçoit, et il en reçoit beaucoup, il ne réagit pas. Rien, pas une grimace, pas une larme. A croire que rien ne peut l'atteindre. Cela finit par susciter la curiosité des élèves de sa classe, des gens, des journalistes ! La rumeur dépasse les frontières : qui est donc ce garçon extraordinaire ? Ainsi naît une légende. Et une légende a besoin d'un héros, comme Superman ou Batman. C'est ainsi que Pierre se baptise Pebbleboy. Pebble de l'anglais : galet, caillou. Mais que cache une telle résistance aux coups ? A partir de 12 ans.

  • Anna et ses deux frères se retrouvent pour vider la maison familiale, après la disparition de leurs parents. Confrontés aux non-dits, à l'impossibilité de communiquer, ils renouent, dans le jardin, avec le jeu du loup de leur enfance. Resurgissent alors les fantômes du passé, qui ont fait d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui : une fratrie incapable de faire face aux souvenirs, d'affronter ses fêlures.

  • Au début, il y avait des écrans et des caméras partout, à la maison, dans la rue, dans vos téléphones, et vous étiez contents. Puis les écrans ont commencé à vous épier, à enregistrer chacune de vos paroles, de vos actions, de vos traces, à interpréter votre façon de marcher, votre rythme cardiaque, à détecter la moindre intonation suspecte. Même les regards des passants sont devenus des caméras. Comment en finir avec ce système ? En devenant invisibles. Pas facile.

    LÉNINA : Que vois-tu quand tu dis que tu me vois ?
    JULIA : Toi. LÉNINA : C'est qui, moi ?
    JULIA : Toi.
    LÉNINA : Je pourrais être quelqu'un d'autre. Déguisée, transformée.
    JULIA : Non. C'est toi. LÉNINA : Comment es-tu sûre ?
    JULIA : Tes questions. Il n'y a que toi pour les poser.

    Nombre de personnages : 12

  • Dans les coulisses d'un théâtre où se donne un drame historique sur la seconde guerre mondiale, des comédiens discutent. Certains jouent le rôle de nazis, d'autres celui de déportés. Ce sont des hommes liés par la fraternité de la scène, ils rient, s'adressent des plaisanteries, gèrent leur stress. S'ils donnent l'impression d'être soudés, il ne faut pas négliger qu'ils puissent taire leurs pensées les plus profondes, afficher une désinvolture de surface, et entretenir une certaine rivalité.
    Lorsqu'un soir, juste avant la représentation, par mégarde, un comédien vient tacher l'impeccable tenue de nazi d'un autre comédien, ce fragile équilibre commence à tanguer.
    Dans cette pièce-récit, Éric Pessan traque les sources-mêmes de l'intolérance, celle qui commence par des petits riens et finit par engloutir l'humanité des êtres. Il s'interroge aussi sur la porosité inéluctable entre le comédien et le personnage qu'il incarne.

  • Que verrait l'extraterrestre - le Martien - qui marcherait parmi nous ? Quels seraient ses étonnements ? Ses colères ? Ses profondes incompréhensions ? Que saisirait-il de nos actes ? Que percerait-il de notre obscurité ? De nos craintes ? Que lirait-il sur nos visages ? Aurait-il la patience de creuser la gravité jusqu'à atteindre le noyau furtif de ce qui continue pourtant à nous faire avancer sans renoncer ?

  • Incident de personne

    Eric Pessan

    Dans un train immobilisé en rase campagne entre Paris et Nantes à la suite d'un « incident de personne » (un suicide), un homme, qui revient de Chypre en ayant tout perdu, raconte sa vie à l'inconnue assise à côté de lui. Il lui parle de la nostalgie et de la mélancolie, évoque les fantômes de l'enfance, ponctuant son récit des vies de personnages magnifiques - le Japonais qui convainc les candidats au suicide de ne pas se jeter du haut des falaises, le Chypriote qui offre au narrateur la douille de la balle qui a servi à assassiner son frère.
    Il raconte tranquillement, sans emphase, sans colère, et la jeune femme l'écoute, ne pose que de rares questions. Pendant ces heures d'attente dans la nuit, quelque chose se tisse entre eux. Mais bientôt, le train repart... Eric Pessan nous entraîne dans un roman intelligent, subtil, et d'une belle humanité. Le romancier ici nous parle de son propre chagrin en nous racontant « d'autres vies que la sienne ».

  • Muette

    Eric Pessan

    Muette s'enfuit de chez elle, dans la campagne des bords de Loire, un jour chaud de printemps. Elle a prémédité sa fuite, entreposé nourriture et couchage pour se réfugier dans une vieille grange à une heure de chez elle en plein bois. Ses journées à arpenter prés, ruisseaux et forêts, à dénicher lapins ou chevreuils sont ponctuées des réminiscences du temps d'avant, des remarques stéréotypées de ses parents, de leur peur de tout, de leur manière de ne pas la considérer en tant que personne. A 16 ans, elle est très résolue dans son choix de couper avec ce monde-là.
    Jusqu'à la fin inattendue et singulière...
    La fugue d'une ado mal dans sa peau, en pleine mue, qui préfère fuir que se révolter, qui ne veut pas renoncer et va vivre une vie sauvage en fille des bois qui aurait tous les référents de notre monde globalisé, toutes les images de cinéma sur les risques encourus, toutes les peurs de l'inconnu que sa mère lui rabâchait. Une fille des bois à l'heure d'internet.
    On ne peut qu'être envoûté par Muette, son monde intérieur, son mal être, ses désirs d'ado, " le fouillis de ses pensées ", son amour de la nature. On se glisse avec une étonnante empathie dans ses pensées, ses aventures. On la suit et on la reconnaît, tant la justesse, la délicatesse du récit, au plus près de ses émotions, de ses impulsions, de ses souvenirs sonnent juste.

  • En voie de disparition

    Eric Pessan

    Dans cet ouvrage en 5 parties, Éric Pessan trace le portrait sans concession - mais avec ironie - de l'écrivain, en décrivant son statut et sa position, réels et fantasmés. Pour ce faire, l'auteur utilise plusieurs modes d'écritures : la poésie, la liste, les notes, l'enquête, le récit... Drôle, acide... mais fort lucide.

    écrivain (n. m.) : monomane maniaco-dépressif qui compose des ouvrages à partir de ses plaies, dans le but d'atteindre une gloire universelle. Exerce généralement un autre métier et consacre ses nuits, ses week-ends, ses vacances et ses rtt à traquer la belle phrase. L'espèce des écrivains a été officiellement reconnue en voie de disparition.

  • La grande décharge

    Eric Pessan

    Ils ont quitté la ville, chassés par la misère, coupant tout lien avec leur passé.
    Leur pas les ont guidés vers la grande décharge, ce ventre gigantesque surgi à la périphérie de la ville, sans cesse nourri et engraissé par la noria de benne chargée à ras bord de détritus et du trop-plein de ceux d'en face.
    Petit à petit ils se sont acclimatés à leur nouvel environnement et y ont pris racine.
    De la ville ils ont encore conservé le langage qui évoluera inéluctablement vers l'extrême dépouillement faute de nourriture spirituelle et d'un apport culturel.
    Ils sont pourtant nos semblables, abandonnés au bord de la route puis oubliés. La grande décharge est devenue leur terre d'accueil où s'ébattent leurs enfants, loin du regard de leurs mères, continuellement inquiètes, mais impuissantes à suivre leur déplacement dans ce territoire chaotique, véritable enfer sur terre dont chaque parcelle est source de mortels périls.
    Ils sont contraints de s'entendre et de partager la richesse de la décharge : à tel les pneus, à tel autre les métaux.
    Le temps est marqué par l'arrivée des bennes. Une grève des éboueurs les plongent aussitôt dans le désespoir, mais il n'y a point de sortie.
    La frontière, bien qu'invisible, existe et leur donne paradoxalement un sentiment de possession.
    Le territoire de la grande décharge est bien le leur, pourquoi alors ne pas proclamer leur république : « la République de la Grande Décharge ».
    La métaphore va loin, elle est le triste reflet d'une réalité humaine et écologique.

  • Le livre parfait

    Eric Pessan

    " Cette histoire serait totalement abracadabrante si je n'avais pas tenu le livre parfait entre mes mains. Il ne peut être, et pourtant je l'ai lu.
    Le paradoxe me tétanise. Le livre parfait n'existe pas, il appartient au monde des essences, il n'est qu'une idée abstraite, comme peuvent être abstraites les notions d'infini ou de divinité. "

  • La Nuit de la comète La narratrice est animatrice d'une émission de nuit à la radio, au cours de laquelle les auditeurs se confient. Mais ce soir-là est peut-être le dernier soir : une comète se dirige vers la terre et pourrait bien la pulvériser. Ce soir-là, celles et ceux qui appellent vont dire ce qu'ils n'ont jamais dit, ces « secrets » qui sont au coeur de leur vie...
    Ce matin, la lune La lune se rapproche de la terre et va la percuter : c'est inéluctable. « Il faut premièrement : s'étonner du spectacle, pour deuxièmement : le trouver incroyable, avant troisièmement : de céder à la peur » dit le narrateur, technicien à la radio, et qui pour la première fois prends la parole à l'antenne. Et pourtant tout le monde est allé travailler comme d'habitude. Lui-même n'arrive pas à décider de ce qu'il doit faire : demeurer chez lui à attendre le choc, venir à la radio pour témoigner des dernières heures de l'humanité, ou retourner à la boulangerie pour entraîner dans son lit la jeune vendeuse qu'il désire...
    «La chute de la lune est une grande leçon adressée à nos certitudes. Le monde n'est pas si stable qu'il y paraît. (...) La chute de la lune, en ce sens, est un véritable enseignement, une philosophie accessible à tous. » « La nuit de la comète est née de cette confiance [avec les participants à l'atelier d'écriture], les histoires sont transposées, transformées, recouverte par des couches de fiction. Ensuite, j'ai écrit Ce matin, la lune, en écho au sujet du premier texte, puisant à la source de textes plus anciens (je pense en particulier à une pièce de théâtre intitulée Demain la lune, écrite pour la radio voici quelques années). » (Éric Pessan, extrait de sa préface)

  • « Quand il n'écrit pas, l'écrivain prend des trains qui arrivent en retard, rencontre des élèves qui rêvent à autre chose, se rend dans des foires du livre où personne ne le reconnaît, passe ses journées à attendre un improbable lecteur dans une librairie, écoute les doléances de ceux qui n'aiment pas lire, se rue sur les buffets, et garde - paradoxalement - l'espoir en la littérature. » (E. Pessan) Auteur prolixe de romans, pièces de théâtre, romans jeunesse, poésie, Éric Pessan sort un nouvel atout de sa manche avec ce journal dessiné, relatant les multiples détails qui font les hauts et les bas de la vie d'un écrivain aujourd'hui. Chaque dessin est assorti d'une phrase.

    Troisième titre de notre collection « Au trait » - qui s'intéresse au dessin - c'est un format généreux qui offre plus de 250 pages de dessins. La lecture peut être linéaire, les dessins étant présentés dans l'ordre dans lequel ils ont été dessinés par l'auteur au quotidien pendant deux années, chaque double page formant comme un strip de quatre cases. Elle peut aussi se faire butineuse, au gré du hasard de l'ouverture des pages.

  • Le soir du second tour des élections présidentielles la ville s'embrase, le pire est arrivé. David se retrouve à déambuler face aux émeutes et à sa vie ratée. Mina, elle, a préféré s'embarquer sur un cargo vers les Antilles pour ne pas assister à la débâcle. Deux êtres en proie à l'impuissance d'aimer qu'une nuit de cataclysme va profondément changer. Deux voyages intérieurs qui s'entremêlent en fiévreuses et subtiles sinuosités.
    Eric Pessan poursuit une oeuvre singulière, souvent mélancolique, explorant les liens étroits entre la vie intime et le désarroi collectif, qui empêche parfois jusqu'à la possibilité de se réinventer.

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