Jean-Paul Marcheschi

  • Des raisons qui conduisirent le jeune Greco à quitter sa terre d'origine nous ne connaissons à peu près rien. On sait assurément qu'il est à Venise en 1567 et qu'à l'âge de vingt-six ans il reçoit le choc de la grande peinture vénitienne. Il y a alors déjà plus d'un siècle que Venise a pris la relève de Florence. À Florence, la Renaissance est accomplie. La ville entre dans son déclin. Elle s'éteint lentement dans les feux pâles et splendides des oeuvres du Pontormo. Venise et Rome sont les nouveaux centres. Le Titien s'est imposé à toutes les cours d'Europe. Ses deux prestigieux élèves, le Tintoret et Véronèse, tiennent Venise sous leur coupe. Le Greco prend la mesure de son retard. Première et terrible secousse. Pour lui, tout est à recommencer. Est-il encore temps ?

  • Le tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mortLe tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mort a connu un destin étrange.
    Aussitôt peint, il fut mis au secret par l'artiste lui même et littéralement « enfoui ».
    Il ne réapparaîtra que quarante ans plus tard, rejoignant alors la pleine visibilité historique, à l'occasion du don fait par Katia Granoff à la galerie du Jeu de Paume - musée du Louvre en 1963.
    Camille Monet, première femme du peintre, meurt, après une longue agonie, le 5 septembre 1879.
    Il n'y a probablement pas de témoin lorsque Monet, dans la chambre funèbre de la maison de Vétheuil, s'apprête à accomplir l'acte terrible.
    Dans une confidence qu'il fera, bien plus tard à Clemenceau, Monet y fera allusion, mais à mots voilés, en prenant soin de ne pas nommer son modèle.
    Que signifie cette omission du nom ?
    Et cette oeuvre, que représente t-­-elle dans la trajectoire Le tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mort a connu un destin étrange.
    Aussitôt peint, il fut mis au secret par l'artiste lui même et littéralement « enfoui ».
    Il ne réapparaîtra que quarante ans plus tard, rejoignant alors la pleine visibilité historique, à l'occasion du don fait par Katia Granoff à la galerie du Jeu de Paume - musée du Louvre en 1963.
    Camille Monet, première femme du peintre, meurt, après une longue agonie, le 5 septembre 1879.
    Il n'y a probablement pas de témoin lorsque Monet, dans la chambre funèbre de la maison de Vétheuil, s'apprête à accomplir l'acte terrible.
    Dans une confidence qu'il fera, bien plus tard à Clemenceau, Monet y fera allusion, mais à mots voilés, en prenant soin de ne pas nommer son modèle.
    Que signifie cette omission du nom ?
    Et cette oeuvre, que représente t-­-elle dans la trajectoire du peintre ?
    N'est-­-ce pas là, dans la béance provoquée par le deuil, que le peintre va conclure - mais souterrainement - son pacte obscur avec l'eau ?
    Le peintre Jean-­-Paul Marcheschi revient sur cette « oeuvre de la honte », dans laquelle il voit l'origine de la grande aventure des Nymphéas.

    Sur commande
  • Peintre, sculpteur, scénographe, Jean-Paul Marcheschi s'est proposé depuis quelques années d'écrire une histoire personnelle et singulière de la Beauté à travers les siècles. L'ouvrage intitulé L'ouvert sans fin des peintres vient clore sa vaste et longue entreprise.
    Cézanne, Picasso, le Rodin des aquarelles et des dessins, mais aussi Twombly, Beuys, Duchamp, Soulages, Bacon et nombre d'artistes contemporains, tels Kounellis, Kirkeby, Turrell et bien d'autres encore, forment la matière de ces pages.
    L'auteur questionne ici l'art à sa naissance, depuis les grottes de la préhistoire jusqu'à aujourd'hui. Et c'est toute la complexité de la peinture qui est interrogée. Qu'est-ce que peindre ? À quoi sert la peinture ? Quel est son rapport au désir, à la sexualité, au langage, au sens, à l'histoire, à la nuit, et comment l'enseigner ? Car cet écrit est aussi une lettre adressée aux jeunes artistes, aux étudiants et à tous ceux - conservateurs de musée ou simples amateurs - que cette vieille chose, l'art, occupe et que l'auteur voit lentement disparaître.

    Sur commande
  • La peinture a son ombre, et son nom est Goya.
    Le voyage au bout de la nuit, lui seul le fait.
    Imaginons, un instant, le monde sans sa peinture.
    Toute la nuit disparaît.
    Étrange que l'Espagne ait recueilli tant de ténèbres alors qu'à l'Italie, à la Grèce, à Rome échurent tant de lumière.
    Si c'est au carme déchaux Jean de la Croix qu'il revient d'avoir, le premier, nommé La Nuit obscure, à Goya incombera, deux siècles plus tard, de la traduire en peinture.
    Ce n'est pas la seule nuit d'Espagne qu'il attire dans son oeuvre, mais toute la part d'obscur que l'homme avant lui avait tenue cachée.
    Et beaucoup de la pensée occidentale se verra entraînée vers ces confins.

    Sur commande
  • Quel singulier destin que celui de Piero della Francesca, « peintre sublime » - ainsi que le qualifièrent ses contemporains - sombré progressivement dans l'abandon puis dans l'oubli. Sa fortune critique ne commence vraiment qu'avec le xxe siècle. Il fut pour Matisse, De Chirico, les cubistes, pour Balthus, Hantaï et jusqu'à Tarkovski dans son cinéma, une source d'inspiration intense. Opera chiusa, oeuvre fermée, c'est ainsi que Pasolini qualifiait son propre travail. C'est bien de cette catégorie que relève l'oeuvre de Piero della Francesca. , en ce sens à la fois lumineux et rétif, qui semble se retirer et s'offrir, là est son mystère. C'est son secret.

    Sur commande
  • Trois peintres sont réunis dans ce livre : le Pontormo (Pontormo, près d'Empoli, 1494 - Florence », 1557), le Rosso ( Florence », 1494 - Paris ? 1540), Le Greco (Candie, 1541 - Tolède, 1614). En lui, trois astres sont enclos - ou alors trois feux. Au Pontormo, les « feux pâles », au Rosso, les « feux rouges », au Greco enfin, les « feux noirs ».
    Quel rapport y a-t-il entre les deux génies du maniérisme toscan et l'oeuvre inclassable du Crétois ? Tous trois occupent une place centrale dans l'histoire intime de l'auteur. Ils eurent une grande influence sur son désir de peindre. Solitaires - au delà de toute imagination) rétifs, indépendants, exceptionnellement singuliers, ils empruntent chacun à leur façon, au risque de s'égarer, un chemin contraire. Pourquoi un artiste, engagé depuis plus de trente ans dans sa propre pratique, prend-il la décision de les commenter à son tour ? C'est ce à quoi, se proposent de répondre ces « Notes d'un peintre ».

    Sur commande
  • « La puissance des feux, la fascination pour la quantité, le goût pour le foisonnement caractérisent cet art maximaliste qui assigne à l'entreprise une ambition mesurée pour les comptes et les décomptes auxquels se livre constamment l'artiste. L'érudition et l'ancrage ostenté du projet dans le monde textuel coexistent avec la prolifération des images et la réémergence de la figure. L'artiste définit un ensemble de contraintes dont la puissance logique conduit à une issue paradoxale : une éthique rigoureuse permet à l'artiste de ne rien se refuser, de faire cohabiter en lui l'énergie fondatrice du démiurge et la soumission aux forces cosmiques. » Sophie Biass-Fabiani

    Sur commande
  • En décembre 2018 Toulouse rend hommage à Jean-Paul Marcheschi à travers l'exposition L'Alphabet des Astres, mais aussi avec La Voie lactée qui domine avec grandeur la station Carmes de cette ville.
    Dans cet ouvrage Jean-Paul Marcheschi nous donne sa vision objective des grands ensembles exposés dans cette mini rétrospective.
    L'Origine du feu, Les Livres rouges, La voie lactée, L'Oiseau de feu, les Lacs, Dante, les Oracles, les Morsures de l'aube, le Grand ciel des étoiles fixes, Mondo Chiaro les Immatériaux, autant de chapitres qui nous ouvrent à la compréhension de cette oeuvre et surtout à la profondeur de pensée qui nourrit les écrits de Jean-Paul Marcheschi.

    Sur commande
  • On a pu remarquer dans mes peintures des mots à moitié lisibles, des dates, des nombres quelquefois, des esquisses aussi.
    Ce peu de langage, jamais relu, souvent jeté avec violence au fond de mes nuits, se situe au plan le plus éloigné de la vue.
    Ces fragments issus du sommeil et du feu qui n'ont ni sens, ni centre, ni direction, semblent n'aller nulle part.
    Ils furent notés très tôt, dans la somnolence du matin ou bien à des heures avancées de la nuit, souvent dans l'insomnie.
    Ça et là, cependant, ces filets de mots grossissent jusqu'à former des blocs, des semblants de réponses ;
    Mais ces fusées s'éteignent vite, déçoivent le langage et retombent autour de cette île aberrante -­- ma peinture -­- entourée de sommeil et qui occupe la masse principale de ma vie.
    " JP Marcheschi

    Sur commande
  • Sur commande
  • Premier volume de la collection Phâo -Art3 qui reproduit des extraits des Livres rouges de JP Marcheschi des années 1983-1984.

    Sur commande
  • Deuxième volume de la collection Phâo -Art3 qui reproduit des extraits des Livres rouges de JP Marcheschi de l'année 2009.

    Sur commande
  • Le tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mort a connu un destin étrange.
    Aussitôt peint, il fut mis au secret par l'artiste lui-même et littéralement « enfoui ». Il ne réapparaîtra que quatre-vingts ans plus tard, rejoignant alors la pleine visibilité historique, à l'occasion du don fait par Katia Granoff à la galerie du Jeu de paume, musée du Louvre en 1963. Camille Monet, première femme du peintre, meurt, après une longue agonie, le 5 septembre 1879. Il n'y a probablement pas de témoin lorsque Monet, dans la chambre funèbre de la maison de Vétheuil, s'apprête à entreprendre son tableau.
    Dans une confidence faite bien plus tard à Clemenceau, Monet y fera allusion, mais à mots voilés, en prenant soin de ne pas nommer son modèle. Que signifie cette omission du nom ? Et cette toile, que représente-t-elle dans la trajectoire du peintre ? N'est-ce pas là, dans la béance provoquée par le deuil, que le peintre va conclure, mais souterrainement, son pacte obscur avec l'eau ? Le peintre Jean-Paul Marcheschi revient sur cette oeuvre, dans laquelle il voit l'origine de la grande aventure des Nymphéas.
    Coédité avec Phâo/Art3

    Sur commande
  • Nocturne

    Jean-Paul Marcheschi

    Première monographie sur J. Marcheschi, préface de Renaud Camus, texte de Catherine Francblin accompagné d'une interview de l'artiste.

    Sur commande
  • Les perseides - esquisses pour une autobiographie Nouv.

  • Peintre, sculpteur, scénographe, Jean-Paul Marcheschi produit une oeuvre profuse, énigmatique, et finalement, par les écarts pris vis-à-vis de la modernité, indépendante et inclassable.
    Sur des feuilles de papiers recouvertes, composites, il peint à l'aide d'un flambeau - ce qu'il nomme son "pinceau de feu" - "le livre de sa vie". En rapprochant dangereusement l'intime et le général, le particulier et la loi - mais aussi la littérature, la lettre de son effacement en chaos-cosmos - l'oeuvre expose un moi troué, fendu, disséminé. Des Fastes d'Ovide à L'Homme de Solutré, c'est la part ombreuse, oubliée, de l'art, de l'homme - et de ses traces - qu'elle explore.

  • Le projet autour du bagne est né de la proposition d'investir, avec des oeuvres originales, les cent trente-deux cellules du camp de la transportation de Saint-Laurent du Maroni, en Guyane.
    Il hésite d'abord à accepter, partagé entre le dégoût et l'horreur devant les images du camp, où tout semble être resté en l'état depuis le départ des bagnards, les murs noirs et suintants des cellules retenant encore les cris de souffrance des condamnés. Puis, dans son atelier, le projet prend forme. Cent trente-deux corps nus au format des bat-flanc des cent trente-deux cellules sont dessinés avec le feu ardent.
    Ils se dressent par-delà la mort pour esquisser une étrange danse macabre sur les murs enténébrés du musée Denys-Puech, à Rodez. Les mots de Pascal Quignard mettent en lumière le travail de la nuit et nous entraînent dans un fol vagabondage nocturne en compagnie des bagnards. Vois et regards se croisent ainsi autour d'une grande cohorte d'ombres porteuses de mémoire.

  • La peinture est diabolique, suscite des fantômes, fascine, prodigue des faux, fait désirer, égare : les Les mots puissants de Pascal Quignard, disposés au fer sur la page, et comme sculptés, sont des poèmes, des éclats, des fables, de courts récits qui accompagnent le voyage en Guyane, dans les bagnes de Cayenne et de Saint-Laurent-du-Maroni, du peintre Jean-Paul Marcheschi. Ils éclairent les cent trente-deux corps, nés du feu et de la nuit, destinés au Quartier de La transportation.

empty