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Marceline Loridan Ivens
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Ceux du Lutetia : Des mots pour dire la Shoah
Jean-Patrick Razon, Ginette Kolinka, Marceline Loridan-Ivens, Benjamin Sadia, Shelomo Selinger, Armand Bulwa, Elie Buzyn
- Rue de l''échiquier
- Indigene
- 24 Octobre 2025
- 9782374255446
Durant plusieurs années, cinq rescapés de la Shoah se sont rencontrés une fois par mois à l'hôtel Lutetia, à Paris, où ils avaient été accueillis à leur retour des camps en 1945.
Autour de la table, deux femmes - Ginette Kolinka et Marceline Loridan-Ivens - et trois hommes - Armand Bulwa, Benjamin Sadia et Shelomo Selinger - échangent librement sur leur passé commun et sur leur conception de la vie.
Au fil de leurs discussions, ils dressent et réagissent à une liste de mots : amour, audace, beauté, camp, courage, dieu, justice, mémoire, oubli, pardon, pitié, remords, urgence... Leurs réponses sont brutes, sans concession, souvent drôles. Tous partagent cette déclaration de Shelomo : « Ce n'est pas une mémoire pour le passé, c'est une mémoire pour l'avenir, et c'est urgent ».
Recueillis par l'ethnologue Jean-Patrick Razon - lui-même hanté par la mort de son oncle juif et résistant, assassiné à Auschwitz en 1943 -, les propos de cet abécédaire constituent un témoignage unique et illustrent la force d'âme de celles et ceux qui sont revenus de l'enfer. -
«Oui, nous avons souffert collectivement. Oui, nous avons vécu des choses horribles collectivement. Mais chaque homme est une personne unique, chaque femme a ses propres souvenirs. C'est l'ensemble de tous ces souvenirs qui fait l'histoire.» Elle était une adolescente rebelle, frondeuse. Un soir de février 1944, elle est arrêtée avec son père dans leur maison du Vaucluse, puis déportée à Birkenau. Arrivée par le même convoi que Simone Veil, dont elle devient l'amie, elle connaît la barbarie, la faim, l'angoisse et les travaux forcés. Dans ce témoignage précieux, recueilli à l'initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l'INA, Marceline Loridan-Ivens raconte son quotidien dans les camps, où chaque jour passé est volé au destin. Pour exprimer l'indicible, elle entraîne son lecteur au coeur de cette nuit noire qui s'éclaire, par endroits, de son étonnante force de vie.
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Et tu n'es pas revenu
Judith Perrignon, Marceline Loridan-Ivens
- Le Livre de Poche
- Documents
- 24 Août 2016
- 9782253095064
« J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le coeur.
Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. » Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu'elle est arrêtée avec son père lors d'une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l'horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d'Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d'après.
Plus qu'un témoignage, c'est une oeuvre littéraire. Des pages qu'on lit en retenant son souffle. François Busnel, L'Express.
Une lettre poignante. Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine. -
C'était génial de vivre
Marceline Loridan-Ivens, David Teboul, Isabelle Wekstein-Steg
- Pocket Documents Et Essais
- 16 Mai 2024
- 9782266343824
Le dernier témoignage que Marceline Loridan-Ivens, survivante de la Shoah et amie de Simone Veil, a partagé quelques semaines avant de mourir.
" Une fois sortie des camps, je ne pouvais plus accepter de recevoir de leçons. Je crois avoir été une femme libre. Plus libre, en tout cas, que beaucoup d'autres. J'ai eu la chance de faire de bonnes rencontres au bon moment. J'ai été très aimée et cela m'a rendue meilleure. Il m'a fallu beaucoup d'années pour revenir à la vie. J'ai fait un énorme travail sur moi pour être différente, pour être plus consciente, plus authentique. "
Quelques semaines avant de mourir, Marceline Loridan-Ivens, déportée à Auschwitz-Birkenau à quinze ans dans le même convoi que Simone Veil, s'est confiée à David Teboul et Isabelle Wekstein-Steg. Ceci est son dernier récit. -
L'amour après
Marceline Loridan-Ivens
- Le Livre de Poche
- Le Livre De Poche
- 6 Février 2019
- 9782253257486
« Charlotte m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau. Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle. Je travaille sur l'amour.Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête. L'amour au camp ou quoi ? Après les camps. Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en n'ai pas vu beaucoup. Moi non plus. »Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...Une incomparable leçon de vie. Thierry Charpentier, Le Télégramme.Marceline est un concentré d'énergie flamboyante. Anne Sinclair, Le JDD.Un livre intime et puissant. Loup Besmond de Senneville, La Croix.Une femme rebelle, à jamais insoumise à son passé. Électrisant. Ariane Singer, Transfuge.
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Le matin de ses soixante-dix-huit ans, Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, calcule que 7 et 8 font 15 : quinze ans, son âge lors de sa déportation au camp d'Auschwitz-Birkenau. Elle contemple les objets de sa maison, qui réveillent en elle des fragments de sa vie, faite de désordres, de révoltes, de provocations et d'engagements sur les marges du monde...
En 1945, rescapée des camps de la mort, Marceline se lance dans la vie comme si elle n'avait plus rien à perdre. Elle hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, s'engage en politique, porte des valises pour le FLN, lutte pour l'avortement - elle est de tous les combats - et rencontre le cinéaste Joris Ivens avec qui elle partagera une grande histoire d'amour et de cinéma.
Simone Veil, son amie, se rappelait que même à Auschwitz, Marceline racontait des histoires drôles. Une façon pour elle de survivre. Ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de Marceline Loridan-Ivens, que le feu des nazis n'a pas pu anéantir.
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L'amour après
Judith Perrignon, Marceline Loridan-Ivens
- Éditions Grasset
- 17 Janvier 2018
- 9782246812432
« Le téléphone sonne. C'est Charlotte qui m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau.
- Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.
- Je travaille sur l'amour.
Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête. Elle ne sait qu'en faire.
- L'amour au camp ou quoi ?
- Après les camps.
- Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en ai pas vu beaucoup. » Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ?
Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans sa « valise d'amour », trésor vivant des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...
Un récit merveilleusement libre sur l'amour et la sensualité.