Paul de Brancion

  • Si nombre de lecteurs considèrent que Le Château des Étoiles (Liana Lévi, 1985) est l'un des meilleurs romans historiques de l'époque, c'est bien sûr parce que Paul de Brancion n'y fait jouer aucune des ficelles du genre. Il nous raconte l'histoire d'un homme réel Tycho Brahé (1546-1601) - mais plutôt que de monter un décor autour de son héros, il choisit de nous faire toucher le bois rude d'une époque encore ensauvagée, faisant revivre au jour le jour le quotidien brutal d'un homme tiraillé entre raison et magie, savant génial qui trébucha, mais de quelle émouvante façon, sur le seuil inquiétant de ce qu'on appelle la modernité.

    Sur commande
  • L'Empire du Milieu est happé par une évolution galopante, Concessions chinoises en donne une description sensible et réaliste mais reliée à son histoire. Ce texte poétique interroge aussi la société occidentale, prise en otage entre vitesse, technologie, recherche du gain à tout prix et sa fascination d'un orient fantasmé qui n'est plus.

    Ce livre n'est pas une relation de voyage mais, comme l'évoque la polysémie du titre, une relation d'effroi fasciné dans une langue apparemment tranquille et simple à l'acuité lapidaire.
    Des photos de l'auteur accompagnent l'ouvrage, en contrepoint humoristique et émerveillé.

  • Un lapin mâchouillant un pissenlit, un petit chevreuil zézayant, un poussin héroïque et sa maman poule, un petit fennec dans le désert blanc ou bien un chat transformiste ?
    Paul de Brancion crée un étrange bestiaire dans des poèmes de un, deux, trois, jusqu'à six syllabes.
    Jeu de mots, jeu de sons, jeu de sens chaque texte s'amuse à jouer une musique vive et rythmée, à inventer une langue vivante et moqueuse.
    Ces textes s'adressent aux enfants dès l'âge de trois ans mais peut aussi intéresser les plus grands car ce livre permet de comprendre, de manière ludique, certains des enjeux de la poésie contemporaine.
    Les aquarelles douces et pleine d'humour de Diane Morel ajoutent une dimension onirique aux textes.
    /> De 3 ans à 99 ans, vous ne pourrez plus vous en passer...

  • 'est un voyage dans le Cambodge d'aujourd'hui pas encore - à peine - sorti de son passé.Ce texte poétique - suivi d'un livret d'opéra - s'affronte à l'inarcération, la torture, l'enfermement. Il traite des crimes contre l'humanité perpétrés par les Khmers rouges : souffrances qu'un peuple s'est infligé à lui-même. Cette capacité de l'homme à s'auto mutiler, à tourmenter son propre corps est au coeur de « Qui s'oppose à l'ANGKAR .». La violence s'oppose à la douceur d'un pays lumineux.

    Ce livre au ton poétique retenu se met en retrait de l'horreur dans une sorte de politesse distanciée. Surdité assourdissante qui s'impose devant une question à laquelle ne se trouve aucune réponse. Il n'y a pas de banalité du mal mais une pesanteur de cette vie qui continue malgré tout.

  • Dans le titre, un mot déroutant : Mor. Puis une clef pour entrer dans la chambre noire où ce livre fut écrit : « En danois, Mor = Maman, mord = meurtre ». Ainsi l'auteur nous parle de sa mère, femme puissante qui dévore ses propres enfants. Le livre s'ouvre sur une perte - « Ma Mor est morte » - et se poursuit par la volonté d'achever, aux deux sens du terme, des « souvenirs déchus ». Paul de Brancion a eu besoin de plusieurs langues pour y parvenir. Comme si sa langue maternelle ne suffisait pas, comme si Mor était la tour de Babel d'une humanité rendue étrangère à elle-même. Restent les questions qui me poussent à publier ce livre d'amour et de haine : Comment peut-on détruire ce que l'on aime ? Pourquoi pleure-t-on la disparition de ceux qui nous ont fait souffrir ?

  • Les textes publiés dans le présent ouvrage sont le résultat de créations données au CNEAI Pantin dans le cadre des rencontres Polkas@CNEAI. L'idée était de mettre ensemble des poètes, artistes ou artisans autour d'une contrainte.

    Tu veux savoir comment je m'appelle ? a été mis en son par Philippe Busser et Laetitia Auclair pour la voix . La contrainte avait pour point de départ l'Anonymat autour de l'exposition « mon nom est personne » d'Alexandre Perigot/ 0.1.0 désorientation, réflexions autour de la machine de Turing et de ses conséquences a été conçu avec Elise Alberti, designer et Mathieu Langer, astrophysicien, joueur de flûte slovaque. Il s'agissait d'un prolongement de l'exposition du CNEAI « House of dust » de Alison Knowles. Le point de départ reprenait un algorithme inspiré par Alison Knowles, un chiffre, une couleur, un point cardinal.

    Ces créations filmées et sonores sont visibles sur le site des éditions LansKine et en scannant le QR code dans le livre.

    Création sonore de Philippe Busser autour Tu veux savoir comment je m'appelle.

    Création filmée d'Hervé Colombani autour de 0.1.0 désorientation.

    Sur commande
  • Temps mort

    Paul Brancion

    Une écriture forte et percutante pour parler de la modernité et de sa folie. Précision du temps omniprésente qui étouffe le rêve, condamne l'imaginaire. Plus d'obscurité dans notre monde, la science et la technologie sont toute puissantes. Pourtant la terreur n'est pas loin, peur de la mort, de la misère, peur du corps, de ses douleurs et de ses désirs.
    Ce livre, à l'écriture violente mais non dénuée d'humour et de causticité, est un livre de combat.
    Les photographies de Josef Barrak, prises lors des bombardements de Baalbek en 2006, font un écho grave à ce texte.

  • En 2011, Paul de Brancion consacrait avec Ma Mor est morte un livre à la mère monstrueuse en trois langues, par nécessité vitale de s'éloigner de la langue maternelle. Cinq ans plus tard, il revient à cette histoire familiale en s'attachant à la figure effroyable de son père. Comme le premier volet de ce diptyque parental, L'Ogre du Vaterland, est un texte atypique, inclassable, où se mêlent deux niveaux de narration : d'un côté, « l'incroyable histoire de Léon Jacques S. », le père abominable dont l'écrivain brosse un portrait sans complaisance, révélant à mots couverts les lourds secrets de famille qui ont empoisonné son enfance ; de l'autre, le soubassement onirique et terrifiant des contes de Perrault, véritable chambre noire des révélations de l'auteur. Un livre terrible et salutaire.

    Sur commande
  • Les poèmes du Marcheur de l'oubli, écrits en Haute-Corse, sont imprégnés par l'âpreté de cette terre. Ils évoquent avec force le chemin parcouru pour aller au-delà de la douleur et de la perte vers un oubli lumineux et incandescent.` Le livre a été aussi l'occasion d'une rencontre entre le poète et le compositeur Gilles Cagnard. Ces Cantates profanes, pour flûte, piano, trio à cordes, saxos et soprano, ont été crées et enregistrées en avril 2004 à l'auditorium de Pigna et une part importante du spectacle est reproduite sur le CD inclus dans le livre.

  • Sur commande
  • Les poèmes du Marcheur de l'oubli, écrits en Haute-Corse, sont imprégnés par l'âpreté de cette terre. Ils évoquent avec force le chemin parcouru pour aller au-delà de la douleur et de la perte vers un oubli lumineux et incandescent.` Le livre a été aussi l'occasion d'une rencontre entre le poète et le compositeur Gilles Cagnard. Ces Cantates profanes, pour flûte, piano, trio à cordes, saxos et soprano, ont été crées et enregistrées en avril 2004 à l'auditorium de Pigna et une part importante du spectacle est reproduite sur le CD inclus dans le livre.
    Cette petite portede l'enfance s'est fermée j'aurais dû la condamner plus tôt pour murer ce désespoir qui ne trouve jamais son aboutissement ni son chemin d'indifférence
    />

  • Vent contraire

    Paul Brancion

    Sur commande
  • Si nombre de lecteurs considèrent que Le Château des Étoiles (Liana Lévi, 1985) est l'un des meilleurs romans historiques de l'époque, c'est bien sûr parce que Paul de Brancion n'y fait jouer aucune des ficelles du genre. Il nous raconte l'histoire d'un homme réel - Tycho Brahé (1546-1601) - mais plutôt que de monter un décor autour de son héros, il choisit de nous faire toucher le
    bois rude d'une époque encore ensauvagée, faisant revivre au jour le jour le quotidien brutal d'un homme tiraillé entre raison et magie, savant génial qui trébucha, mais de quelle émouvante façon, sur le seuil inquiétant de ce qu'on appelle la modernité.
    Paul de Brancion, philosophe, romancier et poète, n'a guère publié qu'une demi-douzaine de livres en vingt ans, quasi tous à rebours de ce qui se fait d'habitude - dont un autre roman, L'Enfant de Cederfeld, aux éditions Albin Michel (1991).

empty