Schrauwen

  • Guy est un pirate, et de la pire (la vraie !) espèce : sans état d'âme, sans morale, sans couilles. Un obscur membre d'équipage, menteur comme il respire, ivrogne, voleur, paresseux. Loin des mythes littéraires ou des images de cinéma, Guy est un authentique gibier de potence, un horrible spécimen dont ne parlent pas les livres d'Histoire et qui s'approche pourtant davantage de la figure véridique du pirate que ses ersatz habituellement répandus dans la culture. Et Guy nous raconte son histoire, sa terrible et fastidieuse poésie entre bagarres, batailles et bitures, à courir les jupons, à rouler sous les tables et à trancher des cous.
    Yo ho, et une bouteille de rhum !

    Vous connaissez des pirates leur version hollywoodienne ou les épopées maritimes de Stevenson ? Oubliez ces images. Ruppert et Mulot, têtes de proue de la bande dessinée indépendante contemporaine, s'associent à leur pendant flamand Olivier Schrauwen pour tirer à boulets rouges sur les codes du genre. Ce récit psychédélique, haut en couleur et en dérision, réunit les plus grandes qualités plastiques et narratives de ces trois flibustiers du strip.

    Un trésor d'humour noir.

  • En 1947, Arsène Schrauwen embarque sur un paquebot à destination d'une mystérieuse colonie. Le grand-père d'Olivier Schrauwen a fait ce long voyage à la demande de son cousin Roger. Ensemble, ils vont créer une cité utopique au coeur du monde sauvage qui répondra au doux nom de « Freedom Town ». Atteindre cet objectif sera une entreprise des plus difficiles. Victime de démence, Roger est interné et Arsène partira alors seul et inexpérimenté à la tête de l'expédition qui doit le mener à la terre promise. Il devra faire face aux dangers de la jungle, s'accommoder de ses senti-ments pour Marieke, la femme de son cousin, et faire avec un étrange virus tropical qui menace de décimer ses hommes. Progressivement, il va perdre le contrôle et s'éloigner de la réalité, s'engouf-frant dans sa propre paranoïa.
    Grâce à un dispositif graphique atypique, souligné d'une bichromie rouge et bleu, le lecteur est invité à se perdre au fil des évènements et des digressions oniriques du personnage principal. Biographie fantasmée, parodie de récits d'aventures colonialistes, l'histoire narrée par Olivier Schrauwen est captivante, drôle, et résolument surréaliste.

  • En six histoires complètement déjantées, Olivier Schrauwen s'invente d'autres existences, fortement teintées de science-fiction. Un imaginaire surréel et un humour à froid qui ne ressemblent à aucun autre.

  • Une collision d'univers fantasmagoriques par le créateur de "Mon Fiston", qui interroge les fondements mêmes de la représentation graphique en démontrant son étourdissant talent de pasticheur.

  • Le miroir de Mowgli

    Olivier Schrauwen

    Mowgli est maintenant un grand garçon. Il est heureux, dans la jungle, parmi les animaux, mais quelque chose le démange...
    Les animaux, c'est bien beau, mais il lui faut autre chose. Il ne sait pas quoi : il n'a jamais rencontré de semblables. Il est tout innocence. On connaît l'histoire. Mais évidemment ici, on n'est pas chez Disney, pas chez Kipling non plus. On est chez Schrauwen. Et chez Schrauwen, Mowgli est un peu neuneu, c'est un grand dadais d'ado qui cherche la compagnie. Et qui se fait blackbouler de tous côtés. C'est muet, comme du cinéma, c'est drôle comme du burlesque, ça parle le langage du corps. Ça s'agite, ça tombe, ça prend des coups. Ça se relève, toujours enthousiaste, et puis ça recommence.

    Un trait raffiné, qui puise aux racines d'un Winsor McCay, à la fois naïf et contemporain. Une narration dépouillée qui laisse toute la place à la subjectivité du lecteur. Le tout emballé dans un objet d'une moderne désuétude. Tout un roman d'apprentissage en 48 pages chorégraphiques, qui fait, avec une grâce toute naturelle, le lien entre l'enfance et l'âge d'homme.
    Publié pour la première fois en 2011, c'est le livre d'un auteur qui devient grand.

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  • La Belgique mérite mieux que ce que l'on raconte d'elle à l'étranger. Elle n'est pas seulement le pays du chocolat, de la bière et des frites ; elle abrite aussi artistes, rêveurs, poètes et chanteurs. C'est le pays de Jacques Brel, des frères Dardenne, de Magritte, d'Émile Verhaeren et de Maurice Maeterlinck, mais aussi de Tintin, de Spirou, de Gaston Lagaffe et des Schtroumpfs. C'est un pays joyeux et drôle où il fait bon vivre, malgré les querelles linguistiques et les crises politiques qui l'habitent. C'est aussi, hélas, le pays de Marc Dutroux, et celui où vint s'installer Michel Fourniret afin d'y perpétrer ses horribles forfaits. Et le berceau de bien d'autres criminels qui ont défrayé la chronique en leur temps, même si la plupart d'entre eux sont aujourd'hui passés dans l'oubli. Liliane Schraûwen vous fait découvrir l'histoire du seul assassinat qui fut jamais commis via une arme à laquelle personne n'avait songé : la nicotine ; celle de la terrible veuve Becker, condamnée à mort pour avoir empoisonné onze personnes, ou encore le destin de l'unique femme qui, sur le sol belge, connut la guillotine. Vous frémirez au récit de la terrible affaire de la rue des Hirondelles, jamais élucidée, de même qu'à celui du meurtre de la champignonnière, prescrit en 2013 ; vous tremblerez en lisant les macabres exploits du dépeceur de Mons, qui ne fut jamais identifié...L'auteur n'a pas voulu reprendre des affaires récentes ou très médiatisées comme l'affaire Dutroux ou l'affaire Geneviève Lhermitte, préférant revenir sur des faits plus anciens et moins connus du grand public, dont certains se sont inscrits dans l'histoire tant il est vrai que le crime est intemporel...

  • Ce Dictionnaire de citations pas comme les autres est le fruit du travail de deux enseignants, tous deux passionnés de littérature... et souvent en quête de sujets de réflexion à proposer à leurs élèves. Un peu collectionneurs et grands dévoreurs de chose écrite par ailleurs, ils ont pris l'habitude de noter petites phrases ou grandes pensées au hasard de leurs lectures. Ce livre est le résultat de ce travail qui s'est étendu sur plus de quinze années. Plus de deux mille citations donc, en un recueil bien entendu subjectif dans ses choix, puisqu'il reflète les lectures et les goûts de ceux qui l'ont conçu. Dictionnaire résolument actuel également. En effet, à quelques rares exceptions près, il ne cite que des auteurs récents (c'est-à-dire nés au coeur du XXe siècle), tout en accordant autant d'intérêt à ce qu'ils ont pu dire ou écrire dans la presse qu'à leurs oeuvres proprement dites.

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  • Voici quelques titres parmi les 13 nouvelles constituant ce recueil. Que l'auteure a astucieusement construit.
    Chaque nouvelle est précédée d'un bref article de journal relatant de manière succincte ou incomplète un fait divers dramatique. La nouvelle le développant ensuite, permettant d'en savoir plus et d'en connaître (parfois) toute l'histoire. Comme si chaque nouvelle était un petit polar découlant d'un entrefilet de cette rubrique faits divers...

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  • Race de salauds

    Liliane Schrauwen

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  • Mowgli, l'homme, rencontre dans la jungle un orang-outan. Il se trouve confronté à un animal dont les manières et le comportement ne sont peut-être pas si éloignés des siens. Ce bel album muet en trois couleurs questionne l'évolution et le rapport homme/animal.
    Le Miroir de Mowgli, troisième album d'Ollie Schrauwen, ne décevra pas ceux qui sont déjà familiers de l'univers fantasmagorique de ce scénariste et dessinateur résolument décalé, héritier des maîtres du comics américain (Feininger en tête) et du surréalisme belge.

  • Ailleurs

    Liliane Schrauwen

    • Meo
    • 10 Janvier 2015

    Ailleurs. De l'autre côté du miroir. Au-delà du temps, entre cauchemar et réalité, entre fantasme et folie. Là où tout est possible, aux frontières des certitudes. Au creux d'une grotte profonde ou d'une pyramide antique. Au seuil du mystère, en un lieu où la mort peut-être n'existe pas. Sous un ciel qui invite à l'envol. Les statues s'animent, les esprits délivrent aux vivants d'étranges messages, comme dans la nouvelle titre, inspirée d'une oeuvre du peintre Charles Mutanganwa.
    C'est là, au coeur d'un rêve de peintre ou de poète, aux sources mêmes de l'imaginaire, que nous entraîne Liliane Schraûwen dans ces nouvelles aux couleurs fantastiques où pointe, par endroits, une angoisse inconnue.

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  • L'amour. On le cherche, on le poursuit, on le fait et le défait, on en jouit, on en souffre. On le chante, l'écrit, le peint, le joue et le feint. On meurt pour lui, ou l'on tue. Mais que recouvre ce mot?? Nous aimons Dieu (parfois), notre patrie (rarement), nos parents, nos enfants. Nous aimons rire et chanter, nous aimons le sport, le cinéma, et même le chocolat ou le bon vin. Nous aimons nos rêves, nous aimons aimer. Nous aimons, aussi et surtout, cette moitié d'orange dont on nous a dit et répété qu'elle existe, qu'elle est là, quelque part, à nous attendre, et qu'elle comblera tous nos désirs, tous nos besoins.
    Le même terme pour désigner tant de choses : possession, jouissance, domination, jalousie, volupté, tendresse, sacrifice. Depuis toujours, Éros et agapè jouent à cache-cache pour mieux nous tromper. Parfois, ils se trompent eux-mêmes, et tout dérape. Le bus fait une embardée, la déception nous dévore, la belle endormie oublie de se réveiller, la foudre frappe pour de bon.

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  • Comme l'enfant dans ses jeux, le lecteur est invité à « compter jusqu'à cent », pour ensuite redécouvrir le monde, les mots, le visage aimé... et lui-même, dans un « nouveau rapport ». Démarche de confiance, d'allègement, mais aussi exigence d'un risque, celui de prendre à revers nos habitudes, nos conventions, pour nous porter, peut-être, à hauteur de « ce que déclame la folie du blé »...

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  • Dans ce nouveau recueil, inspiré de l'univers pictural de Hermann Amann, peintre d'origine allemande et chef de file de ce que l'on a appelé la Nouvelle Pigmentation, Pierre Schroven célèbre la merveille d'être là, il explore le mystère du vivant et remet en cause notre relation souvent tronquée au monde, aux images et aux mots. C'est une poésie nue, qui ne s'encombre de rien, si ce n'est du désir de vivre intensément. Loin de nos ivresses narcissiques («on a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit», disait Nietzsche), on est ici en prise avec plus grand que soi, avec une joie première, avec des chants d'oiseaux et du silence et du plaisir à être. Comme si Schroven, au fond, cherchait à nous emmener dans un au-delà de nous-mêmes, ou un avant nous-mêmes, où nous pourrions tout à la fois nous reposer et nous retrouver vraiment. Plus vivants. Plus ouverts. Donc plus libres.

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  • La fenêtre

    Liliane Schrauwen

    • Meo
    • 8 Mai 2017

    Une femme est assise devant un mur blanc. Elle se tait, elle attend. Que le temps passe, que la mort vienne, que le froid s'installe. En elle pourtant grouillent des choses du passé, vivantes, tièdes, terribles parfois. C'est la vie, cette vie dont elle ne veut plus et qu'elle a voulu fuir une fois pour toutes. Mais où cela se passe-t-il ? Quel est donc cet univers où rien ne bouge sinon le souvenir, quelquefois, et le rêve ? Que fait-elle là, cette femme sans nom, devant le rectangle gris d'une fenêtre vide ? Dehors, pourtant, il y a le soleil, le vent léger, et les cris des enfants. Il suffirait peut-être d'ouvrir la fenêtre...
    Publié pour la première fois en 1994, ce deuxième roman de l'auteur a obtenu le Prix littéraire du Parlement de la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles). Il était introuvable suite à la disparition de ses deux premiers éditeurs.

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  • Mon fiston

    Olivier Schrauwen


    le père et son "fiston" visitent la belgique.
    des musées de bruges au zoo d'anvers, leur existence oisive semble toujours prête à virer au cauchemar. dans un style graphique emprunté aux maîtres américains du début du xxe siècle, olivier schrauwen propose une série d'histoires résolument décalées, oú affleure l'héritage du surréalisme belge. devant ces pages au ton original, on est partagé entre l'hilarité, le malaise et l'effroi.

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