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L'interprétation du rêve introduit à la fois une nouvelle méthode et une nouvelle théorie. La méthode est celle de l'analyse et des associations ; elle décompose le contenu de rêve manifeste en autant d'éléments ou constituants du rêve pour retrouver, en suivant les cheminements de pensée du rêveur, les pensées de rêve latentes. " L'interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient de la vie psychique. " (S. Freud) Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduit par Janine Altounian, Pierre Cotet, René Lainé, Alain Rauzy, François Robert. Préface de François Robert.
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« Pourquoi il est si difficile aux hommes de devenir heureux ? » : c'est à cette question simple et redoutable que tente de répondre Le malaise dans la culture . L'essai freudien a fait date au moment de sa publication en 1930, et les réflexions qu'il développe ont eu un caractère tragiquement visionnaire. Près de cent ans plus tard, il reste d'une actualité remarquable.
C'est la culture qui, par ses exigences excessives et ses injonctions impraticables, plonge les humains dans le malheur, l'insatisfaction, la violence, voire la maladie nerveuse. Freud fait ici la synthèse de sa réflexion psychanalytique et anthropologique, et met explicitement en garde contre la « misère psychologique de la masse ». La menace totalitaire que Freud sent monter est inséparable d'une misère qui est autant celle de l'économie psychique que de l'économie tout court.
Rédigé à quelques années de l'accession d'Hitler au pouvoir par la voie d'élections libres, dans un climat de violences perceptible à chaque page, le Malaise a une charge politique évidente. L'analyse n'en est que plus valable aujourd'hui. -
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Dans L'Avenir d'une illusion, l'un des textes freudiens qui relie psychanalyse et anthropologie, Freud propose une psychogenèse de la religion. L'oeuvre s'inscrit dans la démarche d'une compréhension de la société au prisme des pulsions humaines. Son apport le plus original réside ainsi dans l'homologie faite entre névrose et religion. Celles-ci sont en effet pensées comme deux réponses du même type, l'une individuelle, l'autre collective, à la tension entre la revendication pulsionnelle et la nécessité de s'opposer à la puissance destructrice de celle-ci.
Cette homologie fait des religions un objet d'étude privilégié de la pyschanalyse, la religion étant pensée comme une illusion consolatrice héritée du besoin infantile de protection.
Le texte est accompagnée d'une préface de Jacques André et d'un avant-propos inédit. -
Le 21 décembre 1914, Freud écrit qu'il prépare « une théorie de la névrose avec des chapitres sur les destins de pulsions, le refoulement et l'inconscient ». Il commence en mars 1915 à composer ces trois essais qu'il présente, dans la lettre du 1er avril à Lou Andreas-Salomé, comme « une sorte de synthèse psychologique de ses conceptions antérieures ».
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Sur la Psychopathologie de la vie quotidienne est un des ouvrages majeurs dans l'édification théorique de la psychanalyse par Freud. Dans l'ordre chronologique (1901), mais peut-être aussi dans l'ordre d'importance, il vient en deuxième après L'interprétation du rêve (1900) pour construire les bases d'une théorie de l'inconscient. Freud y traite des « troubles fonctionnels psychiques » : oublis de noms, déformations de souvenirs, lapsus, opérations manquées, superstitions, etc. C'est donc l'un des textes fondateurs de la psychanalyse qui est ici mis à disposition dans la traduction des OCF-P dirigée par Jean Laplanche.
Préface de Clotilde Leguil.
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Dernier grand texte métapsychologique de Freud, venant à la suite d'Au-delà du principe de plaisir, Le moi et le ça est le livre de la seconde topique, où sont introduites deux nouvelles figures : le ça (terme emprunté à Groddeck) et le sur-moi (l'autre nom de l'idéal du moi). Cette seconde topique prolonge la première (Conscient, Préconscient, Inconscient) ; le moi, " être de surface ", lié au système Perception-Conscience et tourné vers le monde extérieur, est aussi un " être de frontière ", confluant avec le ça (pulsionnel, inconscient, mais aussi héréditaire) ; de même, le sur-moi, instance morale et critique, est aussi, en tant qu'héritier du complexe d'oedipe, plus proche du ça que du moi. À cette nouvelle partition de l'appareil psychique Freud greffe, plus qu'il n'intègre, le second dualisme pulsionnel (Eros et pulsion de mort).
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« Dans la sexualité existe partout la plus intime interrelation entre ce qu'il y a de plus élevé et ce qu'il y a de plus bas. » Ce que Freud affirme de nouveau dans les Trois essais n'est pas tant qu'il existe une sexualité infantile, c'est que cette sexualité infantile est universelle et intrinsèquement perverse et que toute la sexualité adulte, normale ou perverse, en procède. Les Trois essais ouvrent un nouveau domaine de la sexualité, un domaine « limitrophe de la biologie » : une sexualité pulsionnelle, présente « en germe » dès le départ chez l'enfant, une sexualité d'avant l'inconscient, non encore refoulée. Deux sexualités, l'une psychique, l'autre pulsionnelle, devront désormais coexister dans la théorie freudienne.
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Au-delà du principe de plaisir est un grand texte inspiré, où la pulsion de mort est introduite au terme d'une réflexion sur le plaisir et le déplaisir, la contrainte de répétition et la déliaison pulsionnelle. Au-delà du principe de plaisir est aussi un « au-delà » de la métapsychologie, que la spéculation freudienne déporte vers le biologique. La préface de Jean Laplanche permettra au lecteur d'avancer pas à pas dans cet écrit complexe qui, nous dit-il, adresse « d'innombrables questions à la postérité psychanalytique et philosophique de Freud ».
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« Le symptôme serait indice et substitut d'une satisfaction pulsionnelle qui n'a pas eu lieu, un succès du processus de refoulement. » Prenant appui sur la théorie de l'appareil psychique développée dans Le moi et le ça , Freud retravaille des concepts présents dès l'origine comme la défense et le refoulement. Une place importante est donnée à la névrose de contrainte et deux histoires de phobie sont réexaminées : Le petit Hans et L'homme aux loups. Une nouvelle configuration se fait jour, selon laquelle c'est l'angoisse qui provoque le refoulement, au lieu qu'elle soit produite par lui. En dernière analyse, c'est le trauma de la naissance qui constitue le prototype de toute situation ultérieure de danger ; l'angoisse réapparaîtra chaque fois qu'il y a un danger majeur sous forme d'angoisse de la perte d'objet.
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Le titre fondateur de l'oeuvre de Freud, à lire pour mieux comprendre les théories freudiennes sur les rêves. Oeuvre charnière de la psychanalyse, elle reprend ici la nouvelle traduction publiée dans le cadre des OCF-P.
« La plus belle découverte que j'ai faite, la seule probablement qui me survivra. »
Freud livre ici, non pas une « clef des songes », mais la clef même du rêve qui nous montre « la manière dont notre âme travaille pendant le sommeil », dira-t-il. Si le sommeil est une fermeture au monde réel, le rêve, lui, ouvre sur tout un matériel de pensées - les « pensées de rêve latentes » qui « trouvent pendant la nuit la jonction avec le souhait inconscient ».
Le rêve est tout à la fois une activité de pensée (le travail de rêve) et un accomplissement de souhait. « L'interprétation du rêve est la voie royale menant à la connaissance de l'inconscient », conclura Freud. -
Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen
Sigmund Freud
- PUF
- Quadrige ; Grands Textes
- 16 Janvier 2010
- 9782130579540
Gradiva : ein pompejanisches Phantasiestück avait été publié en 1903 par Wilhelm Jensen (1837-1911), auteur de nouvelles fantastiques et de romans historiques. L'étude de Freud parut en mai 1907, inaugurant la série des Schriften zur angewandten Seelenkunde, dont elle constituait le premier cahier.
Ce fut sa première analyse approfondie d'une oeuvre littéraire, si l'on excepte son commentaire sur La Justicière de Conrad Ferdinand Meyer et ses notations sur Oedipe Roi et Hamlet. En 1925, il confirmera qu'il a pu, en s'appuyant sur la nouvelle de Jensen, " mettre en évidence que les rêves nés de la fiction poétique autorisent les mêmes interprétations que ceux qui sont réels, que sont donc à l'oeuvre dans la production du poète les mécanismes de l'inconscient que nous connaissons à partir du travail de rêve ". Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication : Pierre Cotet.
Notices, notes et variantes par Alain Rauzy. Traduction par Janine Altounian, Pierre Cotet, Pascale Haller, Alain Rauzy et Christophe Jouanlanne. Préface de Christophe Jouanlanne. -
« «L'homme est un loup pour l'homme» ; qui donc, d'après toutes les expériences de la vie et de l'histoire, a le courage de contester cette maxime ? » « Sombre tableau, Malaise a la couleur de son temps ; la haine, l'agression, l'auto-anéantissement en donnent le ton psychanalytique. Sinistre présage, Freud dépose son manuscrit chez l'imprimeur en novembre 1929, tout juste une semaine après le «mardi noir» de Wall Street (29 octobre). Les derniers mots de la première édition conservaient malgré tout un vague espoir dans les effets de l'«Eros éternel», le grand rassembleur. Un an plus tard, lors de la seconde édition - les 12 000 premiers exemplaires ont été rapidement vendus, Freud est devenu un homme célèbre -, la dernière phrase ajoutée assombrit la perspective : entre les deux adversaires, Eros et la pulsion de mort, «qui peut présumer du succès et de l'issue ?» » (Extrait de la préface).
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L'établissement de concordances entre la névrose individuelle et les interdits
religieux et sociaux préoccupait Freud depuis longtemps. L'idée d'un travail
sur la psychologie des religions n'a pas encore abouti en 1911, mais dans une
lettre à Jung du 12 février, Freud laisse entendre qu'une « assez vaste
synthèse » est en gestation. Le projet se précise suffisamment pour que, le 11
août, il écrive à Ferenczi : « Je suis tout entier Totem et tabou. » Se
référant à Totem et tabou en 1914 dans « Contribution à l'histoire du mouvement
psychanalytique », Freud se demandait si ses conclusions résisteraient à la
critique. Il finit par tenir ce livre pour l'un de ses plus importants. Il
attachait une valeur particulière au quatrième essai, composé, disait-il, avec
la même force de conviction que L'interprétation du rêve. Il déclara même à
James Strachey qu'il considérait ce quatrième essai comme « son oeuvre la mieux
écrite ». Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication
: André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy.
Préface de Christophe Dejours.
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Les textes constituant ce volume ont été choisis par Daniel Lagache (1953). C'est dans la nouvelle traduction des Oeuvres complètes de Freud aux PUF, sous la direction de Jean Laplanche, qu'est proposée l'édition d'aujourd'hui. On y trouvera une somme impressionnante d'indications, recommandations, principes et règles formulés par Freud sur une période de quinze ans entre 1904 et 1919. Ce florilège a l'avantage d'une grande cohérence, non seulement quant aux préoccupations de Freud à cette époque vis-à-vis de la pratique du métier de psychanalyste, mais aussi par rapport au cadre théorique.
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« Les histoires de malades que j'écris se lisent comme des nouvelles et sont pour ainsi dire privées de l'empreinte de sérieux de la scientificité. »
« Les histoires de malades que j'écris se lisent comme des nouvelles et sont pour ainsi dire privées de l'empreinte de sérieux de la scientificité. »
« C'est à l'initiative de Freud que ces cinq histoires de cas ont été publiées en commun. La tradition psychanalytique a maintenu sous son titre et dans son unité cet ensemble de cas, quelle que soit la particularité de chacune de ses pièces, et ceci non sans raison : il s'agit d'un recueil dans lequel, depuis des décennies, les lecteurs vont puiser une inspiration qui ne se tarit pas, qu'aucun psychanalyste ne peut se permettre d'ignorer mais se doit de discuter et éventuellement de compléter. » (Extrait de l'Introduction de Jean Laplanche) -
« J'ai succombé comme tant d'autres à l'attraction de cet homme grand et énigmatique... » C'est peut-être là ce qui explique le mieux pourquoi Meyer Schapiro ne reproche pas à Freud de construire une figure rêvée de Léonard. L'énigme et l'unique faisceau des hypothèses par quoi Freud pense l'avoir résolue peuvent bien exposer le livre à la critique d'être un « roman psychanalytique », mais le portrait n'est en rien le fruit d'un rêve ou d'un mythe. Laissons à Freud le soin de conclure : « Ne peut-on pas cependant être choqué par les résultats d'une investigation qui accorde aux hasards de la constellation parentale une influence si décisive sur le destin d'un être humain [...] ? Je crois qu'on n'en a pas le droit ; tenir le hasard pour indigne de décider de notre destin, ce n'est rien d'autre qu'une rechute dans la vision du monde pieuse, dont Léonard luimême prépara le surmontement en écrivant que le soleil ne se meut pas. »
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Au-delà du principe de plaisir est un grand texte inspiré, où la pulsion de mort est introduite au terme d'une réflexion sur le plaisir et le déplaisir, la contrainte de répétition et la déliaison pulsionnelle. Au-delà du principe de plaisir est aussi un " au-delà " de la métapsychologie, que la spéculation freudienne déporte vers le biologique. La préface de Jean Laplanche permettra au lecteur d'avancer pas à pas dans cet écrit complexe qui, nous dit-il, adresse " d'innombrables questions à la postérité psychanalytique et philosophique de Freud "
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L'homme Moïse et la religion monothéiste
Sigmund Freud
- PUF
- Quadrige ; Grands Textes
- 17 Septembre 2011
- 9782130590040
Le testament de Freud - et la clé de la lecture de toute son oeuvre - se trouve dans L'homme Moïse et la religion monothéiste. Aucun de ses livres n'a poussé aussi loin la spéculation psychanalytique afin de livrer les secrets de l'altérité et de la paternité. Aucun ne s'est confronté avec autant de rigueur à la nécessaire et complexe articulation entre le psychique et le culturel. Avec cet ultime ouvrage, les hypothèses théoriques du meurtre du père et du banquet totémique de Totem et tabou sont transformées : l'homme Moïse devient la figure d'un père qui échappe aux liens du sexe et du sang en raison de son origine égyptienne. L'interprétation à laquelle Freud se livre ici permet de comprendre les remaniements qu'il introduit dans sa métapsychologie, au premier rang desquels le renoncement pulsionnel et le progrès dans la spiritualité. Si le cannibale meurtrier et incestueux que chacun abrite en lui-même a la possibilité d'échapper à son destin tragique, cela passe par sa capacité à entendre les propos sans illusion de Freud, et leurs conséquences pour une définition de l'humain.
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L'analyse finie et l'analyse infinie ; constructions dans l'analyse
Sigmund Freud
- PUF
- Quadrige
- 21 Août 2019
- 9782130820802
Les deux articles rassemblés dans ce volume sont consacrés à la pratique de la psychanalyse.
Dans le premier, « L'analyse finie et l'analyse infinie », Freud donne une vue d'ensemble sur les possibilités et les limites de la technique analytique. C'est, de ce fait, un article de référence auquel reviennent inlassablement les théoriciens et les praticiens depuis sa première publication en 1937.
Le second texte, écrit la même année, traite d'une des dimensions les plus subtiles du travail du psychanalyste pendant la cure et de la place essentielle qui lui revient dans l'interprétation.
Ces deux textes tardifs montrent que Freud est resté constamment préoccupé par les questions techniques de la psychanalyse, jusqu'au soir de sa vie, avant de devoir abandonner son cabinet et ses patients pour prendre la voie de l'exil. -
" Le père originaire est l'idéal de la masse, qui à la place de l'idéal du moi domine le moi. " Insatisfait de la notion de " pulsion grégaire ", Freud part de la description des foules faite par Gustave Le Bon pour mettre en évidence le rôle essentiel du " meneur ". Le lien qui unit chaque individu de la masse au meneur est de la nature d'une liaison amoureuse, par le biais d'une identification qui relie aussi entre eux tous les membres de la masse. Il trouve sa source dans la situation de la horde originaire, organisée autour du père à la fois redouté et vénéré par chacun des fils. L'analyse de la psychologie des masses permet à Freud de progresser encore dans la connaissance de la structure du moi, en donnant une place centrale à l'instance qui va devenir le sur-moi.
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Études sur l'hystérie
Sigmund Freud, Joseph Breuer
- PUF
- Bibliothèque De Psychanalyse
- 19 Août 2002
- 9782130530695
La collection "Bibliothèque de psychanalyse", dirigée par Jean Laplanche, professeur émérite à l'Université de Paris VII, assisté de Jacques André, psychanalyste, a pour but de présenter au public les oeuvres françaises et étrangères susceptibles de le renseigner sur toutes les recherches importantes entreprises dans le domaine psychanalytique.
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« La part peut-être la plus significative de l'inventaire psychique d'une culture, ce sont, au sens le plus large, ses représentations religieuses, en d'autres termes, ses illusions. »
Pour une large part, les attaques de Freud contre les religions empruntent à une tradition philosophique issue des Lumières. Ce Freud-là, Freud de toujours, nourrit un espoir qu'il faut bien dire politique : voir les vérités de la science se substituer aux trompeuses consolations religieuses. Le point de vue proprement psychanalytique reste néanmoins présent, mais en filigrane ; c'est par exemple le cas à propos des conflits de l'enfance, « jamais tout à fait surmontés », quand il est suggéré qu'il existe une autre voie que de les fuir, de les retirer à l'individu, de priver celui-ci d'avoir à les affronter en l'acheminant vers une solution admise par tous. -
Névrose, psychose et perversion (3e édition)
Sigmund Freud
- PUF
- Bibliothèque De Psychanalyse
- 28 Août 2010
- 9782130584803
Les textes rassemblés dans ce volume jalonnent, de 1894 à 1924, l'évolution de la pensée freudienne concernant la psychopathologie.
« Définition, délimitation, description des modes de défense spécifiques des névroses, des psychoses et des perversions, c'est la tâche centrale que se propose Freud tout au long de l'élaboration de sa psychopathologie ». (Jean Laplanche)