Erick Bonnier

  • Le Prophète contient tous les éléments nécessaires pour fonder un code de valeurs laïques dans lequel tous les humains peuvent se retrouver.

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  • La reine des sables : l'extraordinaire épopée de la Kahéna Nouv.

    C´est au coeur du massif des Aurès, dans le sud de l´Algérie, qu´au VIIe siècle vivait la puissante tribu berbère des Djéraoua, d´origine juive, dont la Kahéna était la reine. Cette femme, d´une beauté remarquable et dotée de pouvoirs étranges, prédisait l´avenir et guérissait les malades, jouissant parmi les siens d´une autorité indiscutée car elle rendait la justice avec équité mais savait aussi se montrer impitoyable. Lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ils envahirent l´Afrique du Nord, détruisirent Carthage et chassèrent les Byzantins installés dans les colonies côtières. Refusant d´abjurer sa foi, la Kahéna rassembla les peuplades de l´Ifrikiya, de la Numidie à la Mauritanie et, à la tête d´une armée innombrable, parvint à infliger aux Arabes une terrible défaite. Ce fut le dernier acte de résistance contre l´Islam de cet étonnant peuple berbère, souvent méconnu, mélange d´anciens Libyens, Phéniciens et Juifs.

  • Le Moyen-Orient est-il démocrate ou républicain ? L'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche provoque des réactions contrastées dans la région.
    Certains États redoutent une rupture dans la politique étrangère américaine, d'autres relativisent l'impact d'une nouvelle administration et évoquent une redéfinition des choix et des priorités de la politique américaine au Moyen-Orient. La décision de Joe Biden de faire appel à Antony Blinken pour le département d'État et à Jake Sullivan pour la direction de la Sécurité nationale dénote une volonté de traduire en partie les promesses électorales en matière de politique étrangère : le retour à l'approche multilatérale, une collaboration étroite avec les alliés traditionnels de Washington et la préservation des intérêts américains. Le président américain change, mais les intérêts américains au Moyen-Orient ne changent pas.

  • Le Prince des Ténèbres se dirige vers Bagdad où Shams, personnage très important de l'Empire abbasside, est mort empoisonné dans une pièce close, après avoir clamé que l'écriture avait un pouvoir. Shams avait-il découvert l'alphabet divin, celui qui a permis à Dieu de nommer les choses, les faisant ainsi exister ? S'est-il trompé dans l'élaboration du talisman de la bonne fortune ? Mandaté par l'archidiacre de Tolède qui veut créer la Bête de l'Apocalypse à l'aide de cet alphabet ; supplié par Maïmonide de détruire les lettres divines avant que leur propagation sur Terre ne conduise les hommes à leur perte, le Prince des Ténèbres se heurte à l'irrationnel alors qu'il l'affirme que ce décès énigmatique a une solution simple... fort simple. Bien évidemment, il se trompe, car il est une magie que le monde chrétien en cette fin de XIIe siècle ne connaît pas : la magie des lettres.

  • Coeur de fer, le chouan bleu t.3 : Bertille Nouv.

    1793 . L´an 1 de la République, commencé un 12 Nivôse. Jean-Eudes de Kermorgan va retrouver son uniforme de Commandant du 13ème Hussard d´Esterhazy. La Terreur ne se fera pas attendre. Les ennemis se pressant aux frontières, Jean-Eudes de Kermorgan reprend du service, en héros de Valmy et de Jemmapes, nommé au feu, des mains de Dumouriez. Accusé à tort de l´effroyable assassinat de la plus jolie femme de Paris, Bertille Valentin, ingénue à la Comédie française, il trouvera un temps refuge chez son père, en leur fief de Normandie. On le recherche ! La police criminelle d´abord, avec l´étonnant commissaire Conan Percebois, mais aussi et surtout, la mystérieuse et cruelle Rose Noire - elle et ses fils, sont sans pitié.

  • « Qui sommes-nous ? » Cette question agite l'esprit des Libanais qui continuent à s'interroger sur leur identité, sur la légitimité historique du Liban, sur son rapport avec la Syrie, - si proche et si loin -, ainsi que sur le lien qui a existé de tout temps entre les différentes communautés.
    Ce livre revient sur les circonstances de la naissance du grand Liban, proclamé par le général Gouraud en 1920. Ce grand Liban qui deviendra, six ans plus tard, la République libanaise. Après avoir présenté tous les projets territoriaux en compétition à cette époque, François Boustani décrit les modalités de la différentiation d'une entité libanaise et l'adhésion des différentes communautés au projet libanais. Cette identité en construction a été traversée depuis un siècle par des conflits, des dissensions, mais aussi par l'altérité et la négociation entre les communautés avant d'aboutir à une volonté commune de vivre ensemble.
    Loin des récits historiques partisans de l'une ou l'autre communauté, ce livre a la prétention d'offrir une vision objective de l'histoire libanaise et remet en question de nombreux mythes véhiculés par les manuels scolaires qui ont brouillé la perception identitaire des Libanais.
    Enfin, dans cette histoire du Liban se trouve une belle page méconnue de l'histoire de la France au Levant. Celle des écoles des congrégations catholiques qui ont contribué à l'émancipation des Libanais, celle du commerce de la soie avec Lyon qui a développé l'économie de la Montagne et celle du Mandat français qui a permis en vingt-cinq ans de mettre en place les fondements de l'État libanais. de cette rencontre féconde, est né un espace de liberté et un foyer de rayonnement de la culture française sur les rivages orientaux de la Méditerranée qu'il convient de préserver.

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  • 2020 signe le 500ème anniversaire de la mort du peintre Raphaël, l'un des trois grands génies de la Renaissance, aux côtés de Michel-Ange et de Léonard de Vinci.
    Ainsi ce livre commence-t-il logiquement, et de manière chronologique, là où mon précédent ouvrage, Divin vinci - Léonard de Vinci, l'Ange incarné, se termine. D'autant que Léonard fut aussi l'un des principaux maîtres (avec le Pérugin) de Raphaël lorsque celui-ci vécut à Florence, après avoir quitté sa ville natale d'Urbino, foyer intellectuel et artistique des Marches, région, aux confins de l'éblouissante Toscane et de l'élégante, mais secrète, Ombrie, de l'Italie centrale.

    Né un vendredi Saint, le 6 avril 1483, et mort également un vendredi Saint, le 6 avril 1520, à l'âge de 37 ans seulement, Raphaël, génie précoce, à la vie romanesque et à la mort mystérieuse, mais à l'oeuvre immense surtout, fut considéré, de son vivant, comme un mythe, à l'instar de Léonard. Il est le seul artiste à avoir les honneurs, à Rome, où il s'est éteint après une folle nuit d'amour auprès de sa « Fornarina », du panthéon, lieu sacré, dédié, dans l'Antiquité, au culte des dieux.

    C'est donc l'art tout autant que la vie, sinon la pensée, de Raphaël, peintre et architecte adulé par les papes, tout autant que par les princes de son temps, que cet essai s'emploie à élucider : une constante et quadruple interpénétration entre l'idéal esthétique, l'explication philosophique, le parcours artistique et le récit biographique.

    Mais, non moins étonnant, Raphaël est aussi celui qui, nanti de son incommensurable talent, inspira quelques-uns des plus grands peintres de l'art classique, dont Ingres, ou de l'art moderne et contemporain, au premier rang desquels figure Modigliani.

  • Fashion week

    Hippolyte Romain

    « Dans les années 1975 et jusqu'au début du XXIe siècle, j'ai fréquenté et croqué le monde de la nuit qui s'est rapidement fiancé à celui de la mode, de la musique et de la création en général. Installé au milieu de cet incroyable barnum, un carnet à dessins à la main, j'ai été un acteur bien modeste de trente années de Fashion Week et j'ai observé attentivement cette faune qui fréquentait le diable, mais ne s'habillait pas qu'en Prada. dans ces univers, la création, l'argent, la poudre aux yeux et dans les narines, les futilités, les jalousies, les échecs et les succès des uns et des autres, se sont succédés à un rythme infernal et ont occupé ma vie. des talents majeurs se sont imposés, Yves St Laurent, Karl lagerfeld, mais la roue de la fortune a tourné si vite pour certains, qu'aujourd'hui, le carnet de bal des oubliés est impressionnant. J'ai vu défiler des milliers et des milliers de vêtements, quelques petites culottes aussi, observé des centaines et des centaines de personnages attachés à ces métiers et à ces réjouissances et dans ce flot de souvenirs, j'ai choisi de vous raconter quelques histoires qui flânaient dans ma mémoire ».

  • "Vous êtes votre propre précurseur, et les tours que vous avez érigées ne sont que les fondations de votre moi géant. Et ce moi sera à son tour une pierre angulaire. " Dans Le Précurseur, dernier livre en anglais qu'il fait paraître avant Le Prophète, Khalil Gibran explique et développe sa théorie de la réincarnation et de l'évolution du moi individuel. La vie de l'homme est immortelle. La succession des cycles de la mort et de la renaissance est sans fin. L'homme ne cesse de revenir à lui-même, de se retrouver et de s'atteindre...

  • Alep

    Olivier d' Orbcastel

    « ...Croyez-moi, le consul anglais ne manque pas une occasion de chercher à nous nuire ! Heureusement, les consuls français ont, auprès des Ottomans, la réputation d'être coriaces et justes. » Été 1684. À l'issue d'un voyage mouvementé, le chebec de Guilhem de Davejean jette l'ancre à Alexandrette, le port attaché à Alep. C'est dans cette imposante cité que notre intrépide armateur livournais a décidé d'ouvrir une succursale. Il veut pouvoir lutter à armes égales avec les commerçants anglais et hollandais, déjà omniprésents en Méditerranée. Après une traversée éprouvante des djebels, il découvre la ville aux multiples minarets, ses souks immenses et ses « khans » qui regorgent des marchandises les plus précieuses.
    Point d'arrivée des interminables caravanes venues d'Asie, Alep est le lieu d'approvisionnement privilégié des marchands de l'Occident chrétien. Négociants arabes, maronites, arméniens ou juifs s'y disputent la prééminence, sous une férule ottomane qui préserve une cohabitation précaire entre tous les peuples et les diverses religions du Livre.
    Après avoir mené à bien sa mission, Guilhem n'a de cesse de rentrer à Livourne pour y retrouver sa jeune épouse. Mais son voyage de retour va s'avérer riche d'imprévus, de tourments et d'émois...
    De nouvelles aventures captivantes dans un Orient envoûtant et déjà compliqué.

  • Cinquante-sept ans après l'Indépendance, le peuple algérien manifeste dans les villes pour exiger la fin du « système » et le départ de tous les dirigeants qui ont ruiné le pays et désespéré ses enfants.
    Gloire à ces « Manifestants du Vendredi » et à leur Hirak, cette révolution inédite par son civisme, son pacifisme et sa détermination, fait l'admiration du monde entier, et surtout celle de la diaspora algérienne qui rêve d'un retour au pays. Or, le pouvoir algérien, désormais déshonoré, a introduit en 2016 deux articles dans la Constitution afin de restreindre les droits des binationaux à intégrer la Haute Fonction publique. Discrimination insupportable, injuste et déraisonnable, dont cet essai se fait l'écho.
    Car enfin, bien informés, attachés à leurs origines, les binationaux aspirent à contribuer avec leurs frères à la renaissance de l'Algérie. Sur le cri de triomphe : « one, two, three, viva l'Algérie ! », poussé quand l'équipe des Fennecs remporte la Coupe d'Afrique des Nations, résonne le slogan de la liberté « ONE, TWO, FREE, VIVA L'ALGÉRIE !

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  • L'auteur du Prophète, oeuvre traduite dans le monde entier, n'est pas l'homme d'un seul livre. Le Fou, écrit en anglais et publié en 1918, est une excellente introduction à la pensée de l'un des plus dignes représentants de la littérature proche-orientale. Figure récurrente de la littérature arabe, le Fou permet à Gibran de porter un regard pur et détaché sur les vicissitudes du monde. C'est à travers les oeuvres de William Blake, de Rodin, de Nietzsche, que s'est forgée la pensée de cet auteur universel.

    Dernier livre paru du vivant de Khalil Gibran (1883-1931), moins d'un mois avant sa mort, et à ce jour inédit en français, Les Dieux de la Terre est un dialogue entre trois dieux qui incarnent trois tendances magnifiées du coeur humain, mais aussi la projection du "moi" gibranien en trois étapes de son évolution. Le premier dieu, las et dégoûté du cycle récurrent de la vie qui ne lui apporte plus rien, n'aspire qu'à son propre anéantissement. Le second est animé par une volonté de puissance et jouit de pouvoir jouer avec la destinée de l'homme. Tandis que le troisième qui est aussi le plus jeune, est intimement convaincu que l'amour est, l'unique sens fondamental de la vie. En conduisant les deux premiers dieux sur le chemin de la beauté, le troisième dieu triomphe, car il a su leur rendre l'amour accessible. Mais à la différence des autres livres de Gibran, dans lesquels il exalte un amour universel et panthéiste, Les Dieux de la Terre est le chant mélancolique de l'amour d'un homme pour une femme.

  • « Chrétien » et « Gaza », deux mots a priori inconciliables, une association vide de sens.
    Par contre on connait les chrétiens d'Orient. On en parle pour immédiatement se désoler de leur disparition. Un thème récurrent dans les grands médias, en alternance avec celui de la « menace islamiste ».
    D'ailleurs combien sont-ils ces chrétiens ? Comme si un chiffre suffisait à disqualifier le sujet, le condamner à l'insignifiance.
    « Gaza » c'est en outre la concrétisation du « péril islamiste », puisque ce minuscule territoire est administré depuis plus de dix ans par un parti à référence musulmane. Un territoire « où il ne s'est rien passé d'intéressant depuis les croisades ». Une bande de terre où la Sainte famille n'aurait fait que passer, en fuite vers l'Egypte, et « où aucun personnage de la Bible n'est né ».
    Une démographie galopante, avec peut-être quelques chrétiens qui survivent dans l'océan musulman en priant en secret dans des caves, comme aux premiers temps ? En attendant « l'exil, la conversion forcée ou la mort ».
    Vous l'avez compris, il ne s'agit pas là du fil de ce livre.
    Si la Palestine, et la bande de Gaza en particulier, constituent malheureusement la ligne de front dans le conflit ouvert entre l'Occident et le monde arabe et musulman, les chrétiens de Gaza nous racontent une autre histoire.
    Issus des premiers chrétiens persécutés par Rome, majoritaires puis minoritaires, des leçons sont à prendre sur un thème bien hexagonal : celui de l'harmonie interreligieuse dans un pays, le nôtre, qui se laisse parfois séduire par une laïcité mal comprise.
    Silencieux ambassadeurs de terrain du dialogue interconfessionnel ; ne peut-on imaginer une pédagogie de la part de ceux qui, chrétiens, vivent en terre d'islam, l'affirment sans amertume ni envie ? Une sorte d'enseignement par la base, qui s'appuierait sur l'expérience de quatorze siècles de vie commune.

  • 10 commandements

    Didier Nebot

    En 1493 David, un jeune juif, échappé de l'Inquisition d'Isabelle la Catholique, échoue sur les côtes marocaines. là, il commence une nouvelle vie. Mais pour épouser la femme qu'il aime, il tue son rival en plein désert, provoquant la colère de l'Éternel qui condamne son âme à l'immortalité.

    « TU MOURRAS ET TU RENAÎTRAS INDÉFINIMENT, DANS D'AUTRES CORPS, MAIS TOUJOURS AvEC lA MÊME CONSCIENCE, CEllE QUI AURA ANIMÉE TA PREMIÈRE VIE. TU VERRAS l'HISTOIRE DÉFIlER, TU N'AURAS PAS DE DESCENDANCE ET TOUS lES ÊTRES QUI TE SERONT CHERS, MOURRONT.» David renaîtra tantôt juif, arabe ou chrétien. Tantôt homme ou femme, tantôt Noir ou Blanc, avec la mémoire retrouvée de ses vies antérieures. Il traversera le temps, à travers les pays du bassin méditerranéen, où les différentes cultures s'entrelacent tout en se confrontant. David vivra 10 vies, et dans chacune d'entre elles, il ne respectera pas un des dix commandements.
    Dix vies ! Dix blasphèmes ! Dix histoires différentes centrées chacune autour d'un des dix commandements !

    Il incarnera durant toutes ses vies l'espoir et le désespoir, la joie et la douleur, le pardon, l'humilité et le repentir. Sur ses frêles épaules s'inscrit le châtiment divin destiné à l'humanité toute entière pour qu'elle se rachète des pêchés qu'elle commet, bien souvent, au nom de Dieu.

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  • Un homme en quête ! Ainsi se présente l'auteur. Que signifie vivre, réussir, s'enrichir, si l'on reste prisonnier des apparences ? En un mot, quel sens faut-il donner à sa vie. « Je est un autre », disait déjà Rimbaud, puisque la vraie vie est ailleurs.

    Ici, un homme joue sa vie, pour ne pas dire qu'il joue nos propres vies, tant ses peurs, ses interrogations, ses incompréhensions sont les nôtres, même si nous n'en sommes pas toujours conscients. Tel est l'enjeu vital que révèle le SCRIBE DE DIEU.

    L'auteur le doit à un maître spirituel, un grand soufi, Sidi Hamza, de haute et noble mémoire.
    Ecrit entre humilité et gratitude, ne cachant rien de ses désarrois, de ses doutes, de ses combats durant l'enseignement de ce Maître marocain, Jean-Bruno Falguière témoigne : le seul chemin qui conduise à Dieu passe par la libération de l'homme.

    Une mise à nu, un document à cru, un témoignage à vif.

  • En 1945, les hommes de ma génération ont été projetés, au sortir de leur enfance, dans le tragique absolu de l'Histoire : ouverture des camps de concentration, déportations massives de populations, dénonciation du Goulag, bombardements atomiques, avec cent millions de morts en prime. Dieu était-il mort, comme l'avait proclamé Nietzsche ?

    Devant ce chaos spirituel, la voix de Camus fut l'une des premières à s'élever. Dénonçant le suicide et prônant la révolte, il ouvrit des chemins de renaissance. Suivit, ample et déterminée, la voix d'André Chouraqui.

    Celui-ci fut-il bouleversé, comme beaucoup d'entre nous, par la découverte en plein désert, en 1945 justement, des apocryphes chrétiens ? Y vit-il un appel impérieux ou un rappel désespéré ? Toujours est-il que, après avoir passé le temps de l'Occupation à sauver des enfants juifs, il est allé, la guerre terminée, à ce qu'il lui parut être l'essentiel : offrir aux oublieux et aux incertains une lecture renouvelée du corpus monothéiste en traduisant la Thora, les Évangiles et le Coran d'un même élan, d'un même souffle, d'un même coeur.

    J'eus le bonheur d'être son ami, avant d'avoir l'honneur d'être son éditeur. Voilà pourquoi le présent essai, nourri de rencontres, de conversations, de lectures, est tout, sauf académique.

    Puissé-je avoir réussi à rendre, si peu que ce fût, le feu qui brûlait en lui et qui, dans un brasillement de lumière, l'élevait parfois à hauteur de prophétie !

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  • L'Église d'Orient autrefois inconnue, qui nous faisait imaginer des fastes liturgiques d'or et d'encens, nous interpelle aujourd'hui par le sang versé de ses nouveaux martyrs et de ces centaines de milliers de migrants.

    Mais d'où provient cette dénomination ? De l'antique division de l'Empire romain et plus particulièrement avec deux empereurs, et parfois davantage, se partageant la gouvernance de l'empire entre l'Empire Romain d'Occident, et l'Empire Romain d'Orient, le premier disparaissant, consécutivement aux invasions barbares, peu après que l'empire soit devenu chrétien. À partir des dynasties franques, l'ensemble des monarques occidentaux va s'inspirer dans l'organisation de leurs états de celle de l'empire qui jouira encore pour des siècles d'un très grand prestige. L'apport central de l'Église que ne connaissaient évidemment pas auparavant ces tribus barbares - à la notable exception des Wisigoths qui avaient avec eux leur clergé arien -, et la relation quasi consubstantielle de celle-ci dans l'Empire Romain d'Orient, va pour des siècles donner une empreinte indélébile à toutes les prochaines monarchies occidentales. Des modifications seront apportées aux frontières, comme il se nommait lui-même : de « l'Empire Romain d'Orient », que les historiens du XIXe siècle ont nommé « Empire Byzantin », du nom de l'ancienne ville « Byzance » que Constantin le Grand édifia en 330 comme sa capitale : Constantinople. Les patriarcats orientaux étaient en osmose avec le puissant patriarche de Constantinople, qui était leur primat naturel, car il tenait son autorité de celle même du basileus. Rome avait un prestige indéniable jusqu'aux schismes, - il y en aura plusieurs -, mais jamais l'autorité pontificale telle que la concevait la papauté ne sera reconnue en Orient. Alors derrière des questions apparemment théologiques, se profilaient toujours des questions de pouvoir et de conquêtes territoriales. C'est le parti pris de cet ouvrage que d'aborder cette vision géopolitique, souvent absente des ouvrages traitant uniquement de l'histoire de l'Église. C'est la vision géopolitique de cette relation État-Église de 313 et de l'édit de Milan, qui s'étend jusqu'au-delà du schisme de 1054, au désastreux « Concile de l'Union » de Ferrare Florence (1437-1439) que nous raconte l'auteur, en nous révélant souvent des faits oubliés qui donnent un relief nouveau à cette longue et passionnante histoire.

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  • La date du 2 mai 2019 marque le 500ème anniversaire de la mort de léonard de vinci, visionnaire de génie, l'un des plus grands artistes de tous les temps et modèle par excellence de cet âge d'or, pour les arts comme pour les lettres, que représenta, pour l'humanité tout entière et pour notre civilisation en particulier, la Renaissance.
    Un anniversaire, certes, en majesté ! Comment donc, face à cet homme d'exception, ne pas rendre l'hommage qui lui est dû ? Mais un hommage qui, au vu des nombreuses biographies, et autres études, qui lui sont consacrées, se veut original et inédit, tout en ne sacrifiant rien de sa réalité historique ni de sa rigueur scientifique.
    C'est ce à quoi s'adonne, dans ce livre, daniel Salvatore Schiffer, professeur de philosophie de l'art, mais aussi, comme en témoigne son abondante bibliographie, l'un des meilleurs spécialistes du dandysme.
    Car si, comme l'a dit oscar Wilde, le dandy le plus flamboyant de son temps, en un de ses aphorismes-clés, le dandysme consiste à faire de sa vie une oeuvre d'art, et de sa personne une oeuvre d'art vivante, alors Léonard de Vinci en est, tant par l'extraordinaire beauté de son allure que par le bon goût de son esthétique ou le fascinant parcours de son existence, le plus emblématique des précurseurs, avant même un lord Brummell, arbitre des élégances, ou un lord Byron, icône du romantisme.
    Du grand et moderne léonard, qui inspira jusqu'au « pop art » d'Andy Warhol, c'est cette vie construite, entre l'Italie et la France, comme une véritable oeuvre d'art, depuis sa naissance à vinci, splendide village de Toscane, jusqu'à sa mort à Amboise, sur les bords de la loire, en passant par Milan et la cour des ducs Sforza, que cet ouvrage, unique en son genre, retrace. Avec, en guise de viatique pour nous guider en ce fabuleux voyage, l'analyse de ses principaux tableaux, depuis sa célèbre mais énigmatique « Joconde » jusqu'à son mystérieux « Salvator Mundi », en passant par sa céleste « Cène », sa sublime « vierge, l'Enfant Jésus et Sainte Anne » ou son élégiaque quoique sensuel « Saint Jean-Baptiste ».
    Enfin, pour parfaire ce portrait, l'apport des écrits de léonard de vinci lui-même, mais aussi des principaux textes, rédigés, à son sujet, par des penseurs majeurs, de giorgio vasari à Sigmund Freud, en passant par Walter Pater, Paul Valéry, Emmanuel Lévinas ou Elisabeth Roudinesco.
    La vie de Léonard de Vinci illustrée à travers son oeuvre artistique : tel est l'objet de ce livre, aussi érudit qu'attrayant !

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  • De nos jours, l'islam est sur toutes les lèvres. Mais qui connaît vraiment cette religion ?
    Voici, écrit par l'un des meilleurs historiens des religions, un guide simple et sûr qui permettra d'aller à la découverte d'une religion méconnue et souvent mal comprise.
    Il ne s'agit en rien d'un livre polémique.
    L'histoire des religions a pour particularité de s'abstenir de tout jugement de valeur. Elle attache une grande importance à présenter la religion de l'intérieur, en respectant sa structure propre. Elle laisse parler le plus possible les textes fondateurs.
    C'est ce que l'auteur s'est efforcé de faire ici, en présentant et en commentant des textes du Coran, de la Sunna, de la Sîra, ainsi que l'intégralité de la liturgie de la prière.
    Autant dire que ce livre se veut un ouvrage de référence sur l'islam en tant que religion.

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  • « Soldat, du haut de ces pyramides quarante siècles vous contemplent. » Le désert sans la gloire raconte l'épopée égyptienne de l'Armée d'Orient vue par le jeune Hamid, enlevé adolescent dans la montagne circassienne, devenu après bien des péripéties, Muhammad al Mûrad, kachef, seigneur mamelouk de l'Égypte du XVIIIe siècle.
    Dans le déroulement de l'histoire, L'expédition d'Égypte se situe à la fin du XVIIIe siècle. À cette période les régions côtières de l'Afrique du Nord font partie de l'Empire ottoman. L'Égypte était l'un de ses vassaux. Les Mamelouks administraient librement le pays et s'acquittaient d'un tribut en retour.
    Dès la fin du règne de Soliman le Magnifique, la puissance turque commence à perdre de sa superbe. Le pouvoir ottoman faiblit inexorablement. Le débarquement des troupes françaises s'est fait, au meilleur moment, le 1er juillet 1798. Quarante mille hommes environ, militaires et scientifiques compris, auxquels il fallait rajouter les chevaux et les matériels, ont débarqué sur la plage, à quelques lieues d'Alexandrie, dans la hanse de Marabout. En seulement une vingtaine de jours, l'Armée d'Orient s'empara de la partie basse de l'Égypte, celle qui va du Delta du Nil jusqu'au Caire. Le 21 juillet, la bataille dite des Pyramides scella l'avenir du pouvoir mamelouk.


    «J'avais en tête, suite à la lecture d'une pièce de Stephan Zweig, Caprice de Bonaparte, de réécrire la vie de Bellillote. Seulement voilà ! Guy Breton était passé là. En creusant un peu, j'ai changé de projet, l'idée m'est venue de raconter l'expédition d'Égypte autrement, c'est-à-dire du point de vue des Égyptiens. J'ai raconté de bout en bout le parcours de l'Armée d'Orient sous l'angle d'un Mamelouk, de trois fantassins et du général Bonaparte».

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  • Tous les chrétiens ont appris par coeur la prière du Notre Père, dès l'enfance. Il leur semble connaître cette prière qu'ils sont amenés, lors de chaque messe ou liturgie, à prononcer à haute voix, en la chantant ou en la récitant. Mais pour autant les chrétiens comprennent-ils toute la richesse profonde éternelle contenue dans chaque verset, chaque mot de cette prière universelle ?
    Le peuple chrétien pense qu'il prononce exactement les mêmes mots revêtus de la même signification que le Christ a prononcés, lorsqu'il a commandé à chaque croyant de s'adresser par la prière au Père.
    Cette interprétation n'est pas uniquement basée sur une étude exégétique et scientifique du texte du Notre Père, mais sur son commentaire expérimental dans la pratique de la prière telle qu'elle a été vécue (et pas uniquement commentée !) par l'ensemble des Pères de l'Église indivise avant le schisme.
    Ce Petit Lexique s'efforce de restituer une parole éternelle, souvent laissée dans l'obscurité.
    Michel Laroche a la conviction que c'est par une meilleure connaissance de cette prière, son mot à mot précis que permet un lexique, que le lecteur redécouvrira le sens que l'évangéliste Matthieu, apôtre direct du Christ, a retranscrit les mots exacts en araméen du Seigneur, en des mots grecs précis qui en restituaient les significations originales.

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  • Pourquoi un tel chaos en Libye ?

    Depuis la mort de Kadhafi en octobre 2011, la Libye est en proie à tous les tourments. Des milices ont pris pied dans différentes villes menaçant la population et le pouvoir politique. De son côté, l'armée a été disloquée. L'État s'est, par ailleurs, effondré et est scindé par des rivalités Est-Ouest.

    Hélène Bravin et Kamel Almarache dénouent, à travers cet ouvrage, l'écheveau de cette apocalypse apparu dans la Libye post-jamahiryienne, en donnant des clefs de compréhension sur le rôle des milices et sur la déliquescence du pouvoir politique ainsi que sur l'apparition du Maréchal Khalifa Haftar, qui cristallise toutes les rancoeurs d'une armée détricotée et en mal de reconnaissance. À l'aube d'élections nationales présidentielles et législatives voulues par la communauté internationale, le pari de la reconstruction de la Libye reste difficile.

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  • La nationalisation du Canal de Suez en 1956 a été un événement majeur avec des conséquences dramatiques en matière de politique internationale. une guerre impliquant la France, la Grande-Bretagne et Israël contre l'Égypte s'en est suivie, allant jusqu'à pousser l'union soviétique à menacer d'envoyer des bombes nucléaires sur Paris et Londres.

    Dans l'ombre de ces évènements, un homme, seul, Mustapha El Hefnaoui, préparant durant des années la nationalisation du Canal, « son Canal », dans un combat juridique et politique, en France et en Égypte. Restant tenace contre vents et marées, subissant les contrecoups de son activisme pour sa cause nationale, il devint l'artisan de l'action qui a permis plus tard au raïs Nasser de déclarer au Monde sa décision de récupérer le canal, en lisant devant une foule immense, le décret de nationalisation.

    Dans ses mémoires, traduits par son fils Ali, l'auteur raconte la longue histoire qui l'a conduit de son enfance dans un village du delta du Nil vers la Sorbonne ainsi que dans les locaux de la Compagnie du Canal, rue d'Astorg à Paris, pour arriver à prouver le droit de son pays à récupérer son Canal.

    Dans ce récit, certains y percevront une histoire digne des romans d'espionnage de John le Carré, d'autres y verront l'apogée de la lutte du tiers-monde contre le colonialisme du XIXe siècle. un combat loyal et gaullien d'un homme contre la domination coloniale.

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  • Octobre 1248, Ibn Baytar le plus réputé des pharmacologues et herboristes des Hôpitaux du Caire s'apprête à se mettre en route pour regagner Damas où Saleh Ayoub, Sultan d'Égypte et de Syrie, neveu de Saladin, doit séjourner. Le sultan malade est inquiet. Non seulement on lui a appris que les Mongols dévastent Bagdad sans que personne ne puisse s'y opposer, mais que l'Occident lancent la neuvième croisade, conduite par le roi Louis IX. Des émissaires arrivés en hâte de la côte l'ont informé de l'installation de premiers contingents francs à Chypre. Sans aucun doute, ils y prendront leurs quartiers d'hiver, y attendront les renforts et attaqueront à peine le printemps installé. Et pour ajouter à l'inquiétude du sultan à peine remis d'une tumeur au larynx, un conflit vient d'éclater entre ses descendants ayyoubides.
    Al-Saleh tient à soutenir son cousin Al-Ashraf contre le roi d'Alep. Il veut aussi passer en revue l'une de ses garnisons installée à Homs et la renforcer. De Homs il ira se reposer à Damas. Il a déjà donné l'ordre que tout soit prêt pour l'arrivée de son armée. Les médecins les plus renommés d'Égypte doivent seconder le corps médical de Damas. Le chef des herboristes du Caire aura la charge de tout inspecter dans la pharmacie de la citadelle. Donc, Ibn Baytar se hâte... il vient de terminer les derniers paragraphes des trois mille écrits de ce qui sera son oeuvre la plus achevée en pharmacologie : Le traité des Simples et des aliments auquel le savant andalou travaille depuis ses quarante années d'exil, de voyages et d'études en Orient est une somme qui rassemble l'ensemble des connaissances en botanique et pharmacologie disponibles à son époque, le XIIIe siècle.
    Au Caire, Ibn Baytar n'a pas grand espoir de revoir un jour l'Andalousie, sa famille de savants, Malaga sa ville natale, et la Séville de ses études déjà menacée de reconquête par les rois chrétiens. Il y a quelque temps, il a aussi décidé de rédiger ses mémoires.
    À Damas, il sait qu'il est attendu par cette famille syrienne qui accueille si bien les savants , visiteurs ou exilés et surtout les savants maghrébins ou andalous. À Setti Hasifa, la botaniste de Damas, parfaite maîtresse de la maison mais surtout savante respectée qui, avec son père médecin, le seconde dans la copie de son oeuvre, il veut, surtout, confier le cahier de ses mémoires. Elle seule saura prendre soin de cet autre travail. Et elle saura aussi à qui remettre, à Damas, le précieux manuscrit de son volumineux traité.
    À la mort en Syrie d'Ibn Baytar, à l'automne 1248, Hasifa, recueillera le carnet relié de cuir rouge des mémoires de l'herboriste andalou. Elle l'emportera à Venise dans l'exil de la famille damascène chassée de Syrie par les hordes de Mongols qui ruineront tout le pays.
    Le manuscrit du Traité des Simples emporté au Maghreb puis dans quelques bibliothèques d'Occident sera copié en maints exemplaires, sera étudié, traduit dans le monde entier et est toujours l'ouvrage de référence pour tout travail de botanique d'herboristerie et de pharmacologie.

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