Hermann

  • Il s'agit d'envisager le théâtre contemporain à partir de ce qu'il semble refuser : le jeu très ancien de la fiction dramatique. Et dès lors de revisiter les catégories traditionnelles (personnage, narration, mimèsis, réalisme) à la lumière de certaines créations d'aujourd'hui. Malgré la réticence proclamée à l'égard de ce qui n'est ni « réel » ni « présent », comment la fiction résiste-t-elle et insiste-t-elle ?
    Il ne s'agit pas d'une synthèse théorique, mais d'une série de parcours où se croisent tropismes sarrautiens et personnages de Koltès ou NDiaye, poupées de Gisèle Vienne et métamorphoses de Phia Ménard, enfants-acteurs de Milo Rau et acteurs-traducteurs de Tiago Rodrigues, obscurités de Novarina et éclairages de Pommerat... Des essais reliés par une question - qu'ils essaient de creuser, autour de laquelle ils tournent : qu'en est-il de la fiction dans le théâtre contemporain ?

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  • Comment évoquer, avec les moyens du cinéma, ce qui ne peut être représenté, la destruction des Juifs d'Europe, l'extermination des Arméniens ou l'élimination du quart de la population cambodgienne par les Khmers rouges ? Cette question est au coeur de Nuit et Brouillard, Images du monde et inscription de la guerre, En Sursis, Calendar, Ararat, Shoah et S21.
    Ces "films-témoins" instaurent une scène où le regard est sommé de voir qu'il n'a rien vu et que la Catastrophe reste à penser. Resnais, Farocki, Egoyan, Lanzmann et Panh adoptent certes des formes cinématographiques différentes, entre témoignage et fiction, mais, comme le démontre Sylvie Rollet dans cet essai, ils manifestent une même exigence. Ne voulant ni représenter ni réparer ce qui par définition est irreprésentable et irréparable, ils inscrivent la lacune au coeur des images.
    L'"éthique du regard" à laquelle ils obéissent relance inlassablement notre désir de percevoir et de comprendre l'événement, qui, de la sorte, devient imaginable.

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  • Voici un corps à corps critique avec Self-Portrait in a Convex Mirror. Paru en 1975, c'est le livre le plus célèbre de John Ashbery (1927-2017), le poète américain le plus marquant des cinquante dernières années ; un livre à la fois déroutant et attachant, énigmatique pour ne pas dire mystérieux, excitant la pulsion herméneutique autant qu'il se refuse résolument à l'interprétation.

    Au gré de l'analyse de ce recueil emblématique de la poésie contemporaine, la performance du poème et celle de sa réception apparaissent comme les deux pôles d'une cérémonie improvisée, à laquelle Pierre Vinclair nous donne les moyens de prendre part, à notre tour.

    Après Terre inculte. Penser dans l'illisible The Waste Land (publié dans la même collection en 2018), il poursuit ici son double travail d'explication avec la poésie moderniste et de définition d'une éthique de la réception adaptée à son effort.

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  • Les rapports entre fiction et théorie ont été multiples, et ils intéressent l'historien de la philosophie comme celui de la littérature. Le présent volume s'est efforcé d'explorer cette diversité en partant des fictions cartésiennes de l'origine et en s'arrêtant à ce qui fut sans doute, en pleine tourmente révolutionnaire fut-ce un hasard ? , la première réflexion explicite sur ce thème, à savoir l'Essai sur les fictions de Madame de Staël. Dans ce parcours, on rencontre ce qu'on pourrait appeler des tendances ou des usages majeurs : d'une part, des artifices élaborés dans le sein même de la théorie pour découvrir la vérité par défaut, c'est-à-dire du fait de l'impuissance à mettre en oeuvre des procédures mieux assurées ; d'autre part, des fictions qu'il s'agit de conjurer de l'extérieur, parce que la raison ne peut se résigner aux flottements indéfinis du scepticisme ; enfin, des histoires que le romancier invente pour faire voler en éclats les fragiles constructions du philosophe.

  • Que peut-on faire avec les textes illisibles ?
    Les oeuvres poétiques qui ont bouleversé la modernité ont imposé un nouveau régime de réception, dont on n'a pas encore pris toute la mesure. Déjouant la manière habituelle dont le lecteur synthétise la signification, elles réclament de sa part une attention spécifique.
    Laquelle ? Pour la déterminer, Pierre Vinclair propose de partir des textes mêmes. Dans un corps à corps avec le célèbre poème de T. S. Eliot, The Waste Land (1922), il avance strophe par strophe, élucidant les références intertextuelles, les ramenant au contexte de production, offrant une nouvelle traduction du texte et élaborant de nouveaux schèmes théoriques à même de rendre compte de son fonctionnement. Il parvient ainsi à comprendre ce que le poème attend de nous. S'ouvre alors un nouveau territoire de pratiques à explorer, qui définit une éthique de la réception.

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  • Pourquoi tant d'incestes dans la littérature française d'Ancien Régime ? L'inceste révèle des enjeux cruciaux : sur la conception du sujet, la notion de nature, les fondements de la morale, les sources du droit ou l'universalité de la loi, mais aussi sur la fonction même de la littérature. Cet ouvrage propose donc d'envisager l'inceste moins comme un thème que comme un lieu qui permet de penser et de formuler un indicible dont il serait l'indice ou le révélateur. C'est pourquoi une approche interdisciplinaire a été privilégiée, faisant appel à l'anthropologie, l'histoire du droit et des religions, la psychanalyse, mises en perspective grâce à l'analyse littéraire. La diversité des auteurs et des genres abordés montre la complexité d'une telle notion, obscène et obsédante à la fois, qui cache et révèle, et apparaît par là comme un parfait objet de pensée et de littérature.

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  • Spéculer sur le destin d'êtres humains qui se développeraient en dehors de toute influence sociale est une expérience de pensée maintes fois réalisée depuis l'Antiquité. Fruits de l'imagination philosophique, les produits de l'expérience sont littéralement des êtres de papier. Leur destin est une étrange fiction qui a permis à ses auteurs d'approfondir leur réflexion sur ce que l'on appelle aujourd'hui l'inné et l'acquis.

    Fictions d'isolement enfantin, l'anthologie rassemblée par Béatrice Durand, complète les analyses de Sauvages expérimentaux en donnant à lire le texte d'une expérience de pensée plurimillénaire. D'Hérodote à T.C. Boyle, le corpus comprend à la fois des auteurs peu connus et des auteurs canoniques (Montaigne, Gracían, Locke, Condillac, Rousseau, Herder...) que ce livre incite à relire d'un oeil neuf.

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  • Le Misanthrope corrigé : critique et creation Nouv.

    Les chefs-d'oeuvre se prêtent à tous les traitements, fût-ce les plus irrévérencieux. C'est même par là qu'on les reconnaît. Mais quel sens y a-t-il à chercher à améliorer l'une des plus belles réussites du répertoire ?

    Le présent ouvrage propose de frayer les voies d'une critique authentiquement créatrice en renouant avec le mode de lecture qui prévalait à l'âge classique et dont Rousseau donne encore l'exemple dans la critique du Misanthrope proposée par la Lettre à d'Alembert. Il confronte ainsi le chef-d'oeuvre de Molière à ce qu'il aurait pu être, tout autant qu'à ce qu'il est devenu dans les différentes interprétations qui en ont été données et les innombrables sixièmes actes qui en ont été forgés, avec la conviction qu'il y a dans tout texte de quoi en faire un autre.

    La valeur d'une oeuvre se mesurant aux possibles qu'elle autorise, il n'y a jamais bien loin de la lecture vivante d'un texte à sa continuation, et il n'est pas de plus belle façon de réviser ses classiques que de leur imaginer des variantes.

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  • Dévorante, une expérience des limites, conduisant le lecteur aux confins de soi. Expérience a-sociale de ce qui en soi est le plus intime, le plus secret, elle peut aussi, à rebours, sauver la vie. Elle est, pour l'écrivain, le c?ur de sa vie et de son ?uvre.
    En elle, il puise l'énergie de sa pensée et de son écriture. Dans cet essai, à l'écoute des expériences de lecture les plus douloureuses imposées par les totalitarismes au XXe siècle, Agnès Cousin de Ravel interroge celle si singulière de Pascal Quignard, qui, au fil de ses livres, rend hommage à ses maîtres, Bataille, des Forêts, Rousseau, Montaigne et redonne vie à des auteurs oubliés. Il devient ainsi, à son tour, un Maître de lecture, invitant ses lecteurs à un voyage intellectuel et sensible au c?ur de leur subjectivité.

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  • Nouvelle édition revue et augmentée. Les fictions pensent-elles ? On ne se lasse pas de le dire : l'homme est un animal fabulateur, un producteur de fictions. Notre besoin de fiction est même impossible à rassasier. Mais le clivage traditionnel entre réalité et fiction occulte certaines des motivations de ce besoin et le mode d'existence des univers fictionnels. Face à ce constat, Franck Salau n propose une réflexion sur les différentes façons de recourir à la fiction. Il nous invite, en outre, à envisager la littérature comme un espace de pensée, et les oeuvres comme des systèmes signifiants dont le fin mot n'appartient ni à l'auteur ni au lecteur. Il ne s'agit pas, dans cet essai, de fournir une théorie clés en main de la fiction, mais d'interroger la façon dont les textes pensent pas seulement à quoi ils pensent, et dans quels buts, mais comment ils pensent. C'est aussi l'occasion de préciser et d'illustrer le concept de « fiction pensante ». L'entreprise peut dérouter, il n'est donc pas superflu de cartographier la région à explorer, en signalant au promeneur quelques sites intéressants, et aux autres orpailleurs les cours d'eau et les sables aurifères.

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  • Ecrivain et philosophe, traducteur, peintre, théologien, secrétaire d'André Gide, ami de Georges Bataille, proche de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, Pierre Klossowski a exercé une influence aussi considérable que souterraine sur son époque.
    Ses écrits littéraires et philosophiques constituent sans conteste l'une des oeuvres les plus exigeantes de la littérature française. Pour en mesurer la portée, il faut interroger ses relations avec l'occultisme et sa définition paradoxale de la fiction. C'est ce que fait Tierry Tremblay dans cet essai, à partir d'une enquête originale sur les sources ésotériques de l'auteur des Lois de l'hospitalité, et d'une analyse approfondie des dispositifs du Bain de Diane et du Baphomet.
    Il démontre, sans Marx ni Lacan, mais avec Thomas d'Aquin et Nietzsche, que pour Klossowski le rôle de l'art est de dire l'être en créant de nouveaux mythes.

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  • Pourquoi la nouvelle d'Herman Melville, Bartleby, the scrivener (Bartleby le scribe), a-t-elle suscité autant de commentaires et de réécritures chez divers penseurs, écrivains et plasticiens ? À quoi tient la fascination qu'elle exerce ? Par quelle magie parle-t-elle à nos contemporains une langue d'une troublante inactualité, comme si la résistance passive du scribe, trop souvent réduite à la fameuse formule ''I would prefer not to'', devenait une sorte de viatique en nos « temps de détresse » ?
    Dans L'Effet Bartleby, Gisèle Berkman interroge les commentaires philosophiques qui, de Blanchot à Deleuze, en passant par Derrida, Agamben et Badiou, ont contribué à donner un statut particulier à ce texte. Ce faisant, elle cartographie cette modernité, indissociablement littéraire et philosophique, qui se situe peut-être déjà derrière nous. L'effet Bartleby désigne ici l'effet singulier que la littérature produit sur la philosophie, en une scène de charme et de sidération mêlés dont la nouvelle de Melville est un peu la pierre de touche.

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  • La lecture des Contre-littératures est de celles qu'on n'oublie pas de sitôt. Cet essai a fait date, mais il n'a rien rien perdu de son actualité. La «littérature» occupe en effet, encore aujourd'hui, une place privilégiée dans nos sytèmes de valeurs, nos représentations, et nos pratiques sociales, mais sous ce nom seule une petite fraction de la production littéraire est perçue et transmise comme telle. Il y a donc bien lieu de s'interroger sur le fonctionnement du champ « littéraire ». Selon quelles modalités s'opère la distribution des oeuvres, dans l'un ou l'autre secteur ? Leur intégration à la littérature ou leur exclusion du canon reposent-elles sur des critères objectifs ? Quel sens peut-on donner à ces partitions ?
    Pour répondre à ces questions, Bernard Mouralis substitue une réflexion novatrice sur le statut des textes à l'examen traditionnel de la « littérarité ». La place - centrale ou périphérique, canonique ou, au contraire, minorée voire invisible - qu'occupent les oeuvres à certains moments de l'histoire littéraire, renvoie en réalité aux tensions et aux fractures qui parcourent la société.
    À travers trois problématiques singulières - le discours exotique, la littérature du peuple ou sur le peuple, la littérature négro-africaine - Bernard Mouralis analyse les rapports conflictuels qui existent entre le « champ littéraire » et celui des « contre-littératures », et il montre comment le second constitue pour le premier une menace de subversion permanente.
    Cet essai, fondamental pour comprendre ce qu'a pu être, avant Edward Saïd (L'Orientalisme, 1978), le questionnement postcolonial en littérature, éclaire aussi le renouveau des études culturelles « à la française » auquel nous assistons et qu'il avait largement anticipé.

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  • Dans cet essai, Alexis Tadié tente de déplacer les débats autour de la littérature et de la connaissance, en les abordant sous l'angle de la théorie de la fiction. Il montre que le rapport du roman au monde et au savoir peut être examiné à partir d'une réflexion à la fois historique et théorique sur le concept de fiction. Plus précisément, il propose ici de considérer que la fiction est caractérisée par une hésitation du lecteur face au texte, par une négociation permanente des aspects référentiels et non référentiels du texte. Plutôt que d'envisager la fiction comme un « monde » à part, dominée par le « faire-semblant », il suggère au contraire d'explorer les rapports complexes que peuvent entretenir vérité et fiction à partir d'exemples tirés principalement du roman anglais et français. Ainsi, partant d'une réflexion historique sur le concept de fiction, Alexis Tadié analyse les discours théoriques sur la fiction, dans toutes ses dimensions (conte philosophique, roman, fable) pour saisir ses principes de construction, à partir notamment des rapports qu'entretiennent fiction et histoire, fiction et allégorie, fiction et vérité. En se penchant sur les usages de la fiction et sur le rôle qu'y joue le lecteur, il propose d'appréhender la fiction comme une expérience de pensée.

  • Esthétique et Modernité : ces deux termes veulent-ils encore dire quelque chose, à une époque où l'on ne cesse de parler de la fin de l'art ? Dans cet essai, Arnaud Buchs aborde la question à nouveaux frais. À partir de Diderot et de Baudelaire, il montre combien l'esthétique repose toujours, fondamentalement, sur une poétique. Il ne peut en effet y avoir de véritable discours critique sur les oeuvres d'art sans une réflexion sur le pouvoir et les limites du langage, les différents régimes rethoriques et le recours aux fictions. L'écriture du regard tend dès lors à se confondre avec une description du langage, comme s'il fallait d'abord impérativement voir les mots pour réussir ensuite à percevoir et comprendre la réalité dans laquelle il nous enferme.
    Selon Arnaud Buchs, de la « Lettre sur les sourds et muets » aux « Écrits sur l'art » se dessine, en filigrane, un horizon de pensée - la Modernité - dont nous n'avons pas fini, aujourd'hui, de mesurer la profondeur. Faut-il en conclure que pour inventer l'esthétique de la Modernité, Baudelaire devait d'abord oublier Diderot ?

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  • Labyrinthes de la mémoire Douze études sur l'abbé Prévost Voici un essai comme il y en a peu, et qu'il fallait sans conteste rééditer. Alliant une érudition très sûre avec une merveilleuse faculté d'étonnement, Jean Sgard nous guide dans l'oeuvre romanesque de Prévost, de Manon Lescaut au Monde Moral, en passant par Cleveland et l'Histoire d'une Grecque moderne, sans nous forcer la main, et sans jamais rompre le charme. Selon lui, les romans de Prévost sont des labyrinthes absolus. Quoi qu'ils fassent, les êtres qui les habitent ne peuvent que s'y perdre et s'égarer ensuite dans des souvenirs troubles. D'abord livrés aux passions, jouets des événements, allant d'exils en tempêtes, et de poursuites en trahisons, les narrateurs des treize romans de Prévost s'engagent finalement dans des récits complexes qui défient les ressources de la mémoire. L'évocation de leurs aventures et de leurs errances répond à une double quête : retrouver le fil de l'histoire et se trouver eux-mêmes. Mais si le romancier donne à penser, il préfère le vertige à la leçon de morale. Cet essai, dans lequel la précision et l'élégance le disputent à l'alacrité, est l'hommage passionné d'un grand lecteur, Jean Sgard, l'un des meilleurs spécialistes de la littérature française du XVIIIe siècle, à un grand auteur, Prévost, « ce génial menteur qui nous défie de loin ».

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  • Les anciens atomistes (Démocrite, Épicure, Lucrèce) n'ont pas dit leur dernier mot. Désavoués par la physique moderne, leurs idées n'ont cessé d'inspirer le naturalisme poétique. L'essai que Jonathan Pollock consacre à l'influence du poème didactique de Lucrèce ("De rerum natura") sur la littérature occidentale moderne. Mais un très grand nombre d'oeuvres, de Montaigne à Lacan en passant par Shakespeare et Mallarmé, portent le sceau de la poésie lucrétienne, c'est surtout en raison du primat qu'elles accordent aux phénomènes de mouvement et de métamorphose, et de leur mise en cause des régimes formels dominants. Plutôt que de filiation, il faudrait parler de contamination, de contagion. D'ailleurs, l'esthétique atomiste n'est pas seulement une épistémologie fondée sur les sens, elle suppose aussi une rhétorique et une théorie (physique) du langage. C'est cette « physiopoétique », pour employer un mot de Démocrite, qui se perpétue et se développe chez les émules modernes de Lucrèce.

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  • Aujourd?hui méconnue de la vie intellectuelle française du XVIIIe siècle ? La distinction est-elle-même pertinente ? À l?intersection de la littérature, de la physiologie et de l?histoire des sciences, ce livre se présente comme une enquête sur la manière dont Diderot fabrique un personnage et, à travers lui, s?interroge sur l?invention formelle et sur le progrès de la connaissance.
    Plus largement, il s?inscrit dans le débat sur les vérités de la fiction et porte sur la manière dont nous construisons nos « grands hommes » de la tradition littéraire et scientifique. Nos partitions intellectuelles ? qu?elles se situent entre l?esthétique et la médecine, la littérature et la philosophie, la fiction et la science ? peuvent alors apparaître comme des obstacles à la compréhension d?une oeuvre telle que Le Rêve de d?Alembert.

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  • Sur l'expérience littéraire de la pensée et le concept de fiction pensante.
    Les fictions pensent-elles ? On ne se lasse pas de le dire : l'homme est un animal fabulateur, un producteur de fictions. Notre besoin de fiction est même impossible à rassasier. Mais le clivage traditionnel entre réalité et fiction occulte certaines des motivations de ce besoin et le mode d'existence des univers fictionnels. Face à ce constat, Franck Salaün propose une re´flexion sur les différentes façons de recourir à la fiction. Il nous invite, en outre, à envisager la litte´rature comme un espace de pensée, et les oeuvres comme des systèmes signifiants dont le fin mot n'appartient ni à l'auteur ni au lecteur. Il ne s'agit pas, dans cet essai, de fournir une the´orie cle´s en main de la fiction, mais d'interroger la façon dont les textes pensent - pas seulement àquoi ils pensent, et dans quels buts, mais comment ils pensent. C'est aussi l'occasion de préciser et d'illustrer le concept de "fiction pensante". L'entreprise peut dérouter, il n'est donc pas superflu de cartographier la re´gion à explorer, en signalant au promeneur quelques sites inte´ressants, et aux autres orpailleurs les cours d'eau et les sables aurifères.

  • D'où vient le savoir que nous possédons sur nos propres sentiments ? C'est la question que pose ce livre. Et il répond : ce savoir se trouve, pour une bonne part, dans les proverbes, les maximes, les adages, ainsi que dans les romans, les pièces de théâtre, les films, etc. Pascal Nouvel explore ce savoir. Le résultat de cette exploration est présenté sous une forme qui rappelle les formules proverbiales : sous forme d'axiomes. Un axiome est une brève proposition sur la nature et sur les mécanismes du sentiment. Par exemple : « ce qui est perdu devient désirable. » C'est l'un des 128 axiomes que contient l'Axiomatique des sentiments. On y montre que le désir s'amplifie lorsqu'il est associé au sentiment de la perte. La méthode axiomatique ouvre ainsi le champ infini de l'analytique des relations humaines.

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