Littérature traduite

  • Le moine noir

    Anton Tchekhov

    Andreï Kovrine est un jeune et brillant universitaire, professeur de philosophie, qui lors d'un séjour chez des amis est sujet à des visions. L' inquiétant moine noir disparu depuis près de mille ans serait-il de retour ? Kovrine jeune homme ambitieux et en quête de grandeur est envouté par cette apparition qui incarne à la fois la tentation et l'orgueil. Fantasme ou réalité ? Andreï Kovrine obsédé par cette légende, refuse la médiocrité des gens raisonnables et sombre dans la folie, semant autour de lui la souffrance et le malheur. Qui croire ? Que croire ? Tchekhov nous livre ici une réflexion sur le bonheur et le génie, les êtres d'exception et les gens ordinaires. Un récit pour le moins étrange, plus étrange encore lorsqu'on sait que l'écrivain russe se serait basé sur un de ses propres rêves qui l'aurait complètement bouleversé !

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  • Lundi ou mardi

    Virginia Woolf

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  • - La vodka est sur ma table. Toute personne qui entre ici se dirige directement vers elle... - Et vous, Ivan Ivanovitch ? - Moi aussi : personne ne boit sans moi. On grignote à la fortune du pot - du caviar, de la ventrêche de nelma, des harengs. Voyez-vous, nous avons toujours ici nos propres mets et ceux venus d'ailleurs, en deçà de l'Oural... Eh bien Voilà, on grignote et on boit. C'est comme ça qu'on fait des affaires.
    Il arrive aussi que le docteur Dobrotvorski vienne ici : il n'est pas bête au point de refuser un petit verre de vodka, mais face à moi il ne fait pas le poids ! Au douzième ça fait beaucoup pour lui, beaucoup oui, et au quinzième il prend du retard : moi, je continue. Ensuite, on va déjeuner chez l'un ou chez l'autre, et il y a de nouveau de la vodka... - Vous arrivez à un total de combien de verres par jour, Ivan lvanovitch ? lui ai-je demandé, les yeux largement écarquillés.
    - Oh, une trentaine, une quarantaine. Vous savez, après le déjeuner, il y a le dîner, donc encore de la vodka ! Et en une journée, ça s'accumule.

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  • Après avoir lu les premiers chapitres, l'auteur se leva et proposa de faire une pause. Les auditeurs quittèrent leur place en silence, comme s'ils réfléchissaient aux commentaires qu'ils devaient faire des premiers chapitres ; et ils ne dirent rien ; l'un s'adonnait à de petits bâillements, l'autre se dégourdissait les jambes, seule madame Lilina, qui affichait un sourire resplendissant, répétait «très joli», et la jeune comtesse, la demoiselle Siniavskaïa, les yeux humides, plongea son regard dans celui de sa mère, serrant bien fort sa main, et toutes deux se levèrent du canapé.

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  • Publiée en feuilleton dans The Cornhill Magazine, de novembre 1863 à février 1864, cette longue nouvelle permit sans doute à Elizabeth Gaskell de reprendre un peu son souffle littéraire entre les deux très longs romans que sont Sylvia's Lovers (1863), une tragique histoire d'amour et de guerre et le magistral Femmes et filles,(1865), dont l'auteur, fauchée en pleine gloire, n'eut pas le temps d'écrire le dernier chapitre.
    Ma cousine Phillis est peut-être le plus beau témoignage laissé par Mrs Gaskell sur le mode de vie rural de l'Angleterre profonde, bientôt voué à disparaître sous les assauts de l'industrialisation.
    C'est aussi une touchante et mélancolique histoire d'amour, ou peut-être faudrait-il dire histoire d'amours, car l'auteur nous y peint avec sa finesse coutumière non seulement une romance entre deux jeunes gens, mais aussi l'amour unissant Phillis et ses parents et celui, tout fraternel, qu'éprouve envers elle son cousin Paul, le narrateur de l'histoire, et qu'elle lui rend bien.
    Il règne dans ces pages une atmosphère faussement paisible qui n'exclut nullement la profondeur des sentiments et l'univers créé par Mrs Gaskell laissera à ses lecteurs un souvenir indélébile.

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  • Cette biographie romancée de l'artiste mexicaine Frida Kahlo prend comme fil d'Arianne un cahier de recettes culinaires que la peintre gardait toujours par devers elle et qui disparut mystérieusement à l'heure de sa mort.
    Il s'agit donc d'une pièce imaginaire que la romancier mexicain compose, avec un plaisir évident.
    Chacun des 24 chapitres s'achève sur une ou plusieurs recettes. Quant à la vie de Frida, elle suit dans ses péripéties la célèbre biographie de H. Herrera, à l'origine du film Frida.
    Sans la fantasmagorie, et un style qui se prête volontiers aux incursions dans la pensée magique et la mythologie mexicaine, sans les multiples recettes de cuisine, ce titre pourrait être sans surprise, car nous savons déjà tout de cette vie de Frida Kahlo, et par sa belle biographie de Herrera et par le beau film qui en a été tiré ; et aussi par les nombreux articles sur l'artiste (dont celui de Vargas Llosa dans son Cahier de l'Herne).
    Mais voilà, on lit ce livre avec intérêt, avec plaisir, et même jubilation. Et pour les plus mordus, on court à sa cuisine, à ses casseroles et on se lance dans la savante et savoureuse alchimie de la hierba santa et de ses sortilèges.

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  • Les nouvelles présentes dans ce recueil varient considérablement par leur longueur et leur ton, même si beaucoup d'entre elles reflètent l'humour de cet auteur si attachant qu'est Trollope. Les quatre nouvelles sélectionnées ici sont franchement comiques ; elles sont intitulées « Noël à Thompson Hall », « À cheval à travers la Palestine », « Un vestige du général Chassé » et « John Bull sur le Gaudalquivir »

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