Alain Piazzola

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  • Né vers 1520 à Vescovato, Marc Antonio Ceccaldi achève son Historia di Corsica un an avant sa mort en 1560 et n'aura donc pas le temps de publier son livre, pourtant manifestement prêt pour l'impression.
    C'est donc son successeur, Anton Pietro Filippini, qui après avoir ajouté une dernière partie de sa main, fera paraître l'ensemble sous son nom, en 1594, grâce à l'appui financier du maréchal Alphonse d'Omano, fils du colonel Sampiero Corso. La grande idée de Ceccaldi est toute résumée par le titre qu'il a choisi, Historia di Corsica. Un titre que Filippini utilisera quelque part sans le comprendre.
    Car, bien que reprenant la forme chronologique du récit de ses prédécesseurs, et en réécrivant et en développant la partie de Montegiani (1464 -1520), le texte de Ceccaldi lui-même (1520 -1560) a une tout autre ampleur qu'une simple chronique des faits survenus en Corse : le Vescovatais s'intéresse au reste du conflit en cours, aux affaires de Toscane, aux guerres initiées par la papauté ou au conflit dans le Nord-Est de la France.
    Contrairement à Filippini, auteur d'une Guerre de Sampiero vue de Vescovato, où le détail concurrence l'essentiel, Ceccaldi a une vue d'ensemble du conflit en Corse et de son imbrication dans un conflit plus vaste qui oppose Habsbourgs et Valois dont il n'est qu'une des manifestations. Par sa largeur de vue, par sa capacité à hiérarchiser les informations, par son style, Ceccaldi tranche avec ses prédécesseurs comme avec son successeur.
    On peut dire sans se tromper qu'il est bel et bien le premier historien de l'île. Cette nouvelle édition bilingue met constamment en perspective le texte du chroniqueur, nouvellement établi, avec les documents d'archives et mémoires du temps.

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  • Dans ce travail, sont évoquées les origines anciennes de Calvi : port romain, évêché éphémère, cette cité connut une longue éclipse et ne ressuscita qu'au XIIIe siècle lorsque la République de Gênes chercha à s'implanter sur la côte ouest de la Corse.
    Le site stratégique exceptionnel de Calvi fut admirablement utilisé par les Génois pour y construire l'une des plus solides citadelles de l'île qui fit de ce préside génois l'un des points forts de la présence de la République en Corse. Peuplée essentiellement de Ligures, Calvi resta toujours fidèle à la mère patrie (" Civitas Calvi semper fidelis "). Plusieurs de ses enfants s'aventurèrent au XVIe siècle vers le Nouveau Monde où ils firent fortune.
    Malheureusement, une série de catastrophes (sièges, épidémies, etc. ), la volonté de Gênes de maintenir la cité dans son statut trop étroit de préside, une position marginale à la frontière de la Balagne riche et de la Balagna deserta, inhibèrent le développement de Calvi qui subit un déclin continu aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces différents points sont abordés dans ce travail où l'on découvre la vie du Calvi génois puis français à travers ses différents aspects, militaire, économique, vie sociale au quotidien, vie religieuse, jusqu'au douloureux mais héroïque siège de 1794.

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  • La mer et les océans n'ont cessé de rapprocher les hommes et les marchandises au cours des âges.
    Une équipe d'universitaires nous montre ici combien riches et fructueux ont été ces échanges. Antoine Franzini - auteur d'une thèse récente remarquée sur la Corse du XVe siècle - inaugure l'ouvrage en nous parlant du commerce bonifacien à la fin du moyen âge. Christine Bousquet (Université de Bordeaux) nous pose une question : La cartographie médiévale, acteur et témoin des échanges maritimes ? François Moureau, professeur à la Sorbonne, nous retrace l'Histoire du commerce en Méditerranée à travers les philosophes des Lumières.
    Josette Pontet et Claire Laux (Université de Bordeaux) nous entraînent dans l'Atlantique et sur les rives du Pacifique. Xavier Labat-Saint-Vincent (Paris IV) et Michel Vergé-Franceschi nous ramènent en Méditerranée, à Marseille au XVIIIe siècle où le grand négoce maritime est alors dominé par le plus riche armateur du port : Georges Roux de Corse (1704-1792), originaire de Centuri (cap Corse).

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  • Une terre exotique aux moeurs archaïques, peuplée de bandits et marquée par la vendetta : c'est ainsi qu'a principalement été représentée la Sardaigne, pendant de nombreuses années, par un cinéma dit « sarde » s'inspirant des classiques de la littérature deleddienne et de certains faits divers, et le plus souvent réalisé par des non Sardes. L'image de l'île et de ses habitants a été forgée par le recours à un grand nombre de stéréotypes, parfois perçus comme outranciers par les spectateurs sardes. À la fin des années 80 apparaissent les premiers signes significatifs d'une « réappropriation » du cinéma sarde par les Sardes eux-mêmes. Progressivement (et surtout dans les années 2000), plusieurs réalisateurs proposent de nouvelles approches des représentations filmées de leur île, jusqu'à la constitution plus ou moins consciente d'un mouvement non officiel appelé « nouveau cinéma sarde » : G. Cabiddu, G. Columbu, P. Sanna, S. Mereu et E. Pau en sont les représentants. Cette étude se propose d'analyser, par le traitement des oeuvres significatives et une approche sociologique du mouvement, le phénomène collectif du « nouveau cinéma sarde » et les démarches individuelles des auteurs qui le composent, plaçant l'identité au coeur de la question.

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  • Le Séminaire de recherche corso-sarde (pluridisciplinaire : anthropologie, archéologie, histoire, littérature) qui a eu lieu en novembre 2017 à l'Université de Corse, proposait la thématique suivante : « Le Feu de l'Antiquité à nos jours en Méditerranée, entre savoir-faire et sacralité ». Cette publication a permis de réunir l'ensemble des contributions de ces journées d'étude.
    Cette année, c'était donc la thématique du feu dans les deux îles jumelles et en Méditerranée, qui était abordée lors de cette rencontre. Savoir-faire primordial, le feu dont la maîtrise est attestée dès l'aube de l'humanité, est à l'origine de nombreuses constructions mythologiques, et donne lieu à des rituels et croyances spécifiques. De nombreux chercheurs lui assignent un rôle de premier plan à la fois culturel et social dans la cohésion d'un groupe humain. Le paléoanthropologue Robert Ardrey liait déjà l'invention du feu à la chasse et au langage.
    La maîtrise du feu a permis la cuisson des aliments, le contrôle de la transformation de la matière, tout comme l'alchimiste contrôlait la transmutation des métaux. A travers ces espaces insulaires où l'on a noté une métallurgie très précoce, il s'agissait lors de ce séminaire de développer des analyses de recherche communes. Feu céleste et souterrain, feu destructeur, infernal, lumière sacrée, feu préservateur ou feu purificateur caractérisant les rites de passage, la thématique était large des techniques aux rites de mort et renaissance.

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  • Vite è maglioli La viticulture en Corse : lexique et usages est le quatrième volume de la collection « Detti è Usi di Paesi ». Cette publication, à linstar des précédents ouvrages de cette collection, est une extraction thématique de la Banque de Données Langue Corse.
    Culture multiséculaire dans l'île, la viticulture est abordée ici sous langle linguistique et ethnolinguistique. Au travers dune vingtaine de cartes de synthèse, danalyses lexicales mais aussi de restitutions de témoignages en langue corse (avec traductions) et de photographies, cest le travail traditionnel de la vigne et la production du vin qui sont exposés dans ce livre. Notons que la ville génoise de Bunifaziu, ayant connu une importante activité viticole par le passé, est également représentée dans louvrage.
    Produit dun héritage multiséculaire, la viticulture insulaire o re une terminologie riche que les auteurs proposent de découvrir ou de redécouvrir. La technicité du vocabulaire re ète la spécialisation de lactivité agricole dans cette dimension temporelle. Par ailleurs, les cartes illustrent des phénomènes de variation linguistique dans lespace insulaire, tandis que les analyses lexicales permettent den saisir la genèse. Amplement hérité du latin, le lexique corse de la viticulture est aussi le produit déchanges et de rencontres avec dautres rives de la Méditerranée aux sources desquelles il sest enrichi, à limage des objets que la langue nomme.

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  • Parmi les richesses que possède la Corse, il en est une qui pourrait surprendre : près d'une centaine d'orgues se trouvent dans ses églises, cathédrales, collégiales, chapelles de couvents et même confréries, jusqu'à la plus petite église paroissiale dans les montagnes.
    L'orgue a été introduit en Corse probablement au milieu du XVIe siècle : un orgue regale existait en 1557 au couvent de Morsiglia.
    Dès le XVIIe siècle, les principales villes se dotent d'orgues, et au XVIIIe siècle, ils y sont de plus en plus présents, ainsi que dans les couvents. Il ne reste qu'une dizaine d'orgues de cette époque, mais l'étude des pièces d'archives montre qu'un facteur venu de Milan, Giuseppe Lazari, était installé en Corse vers 1750 et travaillait sur les nombreux instruments dans la région ; les inventaires dressés après la Révolution des biens des couvents révèlent aussi que la plupart d'entre eux possédaient un orgue.
    Au XIXe siècle, presque tous les villages veulent un instrument.
    Ils s'adressent à des facteurs toscans et ligures : Crudelli, Domini, Agati-Tronci et de Ferrari, dont certains s'établissent définitivement en Corse. Une famille d'artisans de Speloncato, les Saladini, s'initie alors à la facture : Anton Pietro Saladini devient le facteur corse du XIXe siècle. A partir de 1848, un nouveau style apparaît, venu du continent. Cavaillé-Coll construit alors pour la cathédrale d'Ajaccio un orgue monumental ; une dizaine d'orgues des facteurs Merklin, Stoltz, Abbey, Clergeau sont installés, principalement dans le sud de l'île.
    Mais au XXe siècle, les orgues se trouvent dans un état d'abandon presque total.
    Durant la Deuxième Guerre mondiale, le facteur Claude Hermelin effectue des réparations de fortune et prend des notes sur tous les instruments qu'il rencontre, rédigeant ainsi un inventaire succinct mais précieux des orgues de Corse.
    A partir de 1963, année de la restauration de l'orgue de La Porta, les instruments sortent peu à peu de l'oubli et plus d'une trentaine d'entre eux ont été remis en état.
    La présente étude, entreprise sur de nombreuses années, se veut un témoignage de la richesse de ce patrimoine culturel de la Corse, qui mérite d'être mieux connu et préservé.

  • Le séjour de Matisse et de sa jeune épouse en 1898, moins d'un mois après leur mariage, a eu une influence considérable sur son oeuvre. « La période corse est d'une importance capitale dans l'oeuvre de mon grand-père », écrivait Claude Duthuit. « Le voyage en Corse de Matisse a été fondamental dans l'histoire de l'art occidental », a écrit Jean-Marc Olivesi, ancien conservateur du Musée Fesch. « C'est à Ajaccio que j'ai eu mon grand émerveillement pour le Sud, que je ne connaissais pas encore », déclara Henri Matisse à Raymond Escholier, conservateur du musée du Petit Palais. Le récit de ce séjour capital, le commentaire des oeuvres, la description de l'Ajaccio d'alors sont écrits en français et en anglais, la traduction intégrée élargissant considérablement la palette de lecteurs, d'autant plus que Matisse est connu au niveau international et ses oeuvres exposées dans quantité de musées : USA, Russie, Japon.
    La période ajaccienne n'a jamais été étudiée avec une telle abondance de reproductions. Aussi ce livre devrait avoir un retentissement dans toutes les librairies d'art, de musées, révélant cette période quasi-inconnue : le commencement de l'oeuvre de l'un des grands peintres du XXe siècle.

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  • Les Frères Valéry (Jean-Mathieu et Joseph) fondent la compagnie qui porte leur nom à Bastia en 1840 et constituent peu à peu une flotte chargée du transport des voyageurs, des marchandises et du courrier, à l'époque de la machine à vapeur. Cinq bateaux au départ sur les lignes Bastia - Livourne, puis Marseille, Ajaccio... Durant leur présence sur les lignes de Corse jusqu'en 1883, quarante-six navires battront pavillon de la compagnie Valéry. La compagnie connaîtra des moments difficiles, particulièrement lors des naufrages du Bonaparte le 9 octobre 1847 ou du général Abbatucci le 7 mai 1769, dont le trésor relevé en 1996 fera l'objet d'une vente prestigieuse à Londres chez Christies. La guerre de 1870, des négociations difficiles avec l'Etat, finiront par conduire cette compagnie à sa perte. Elle aura au cours de son existence bouleversé les liaisons maritimes de la Corse avec la métropole, en parvenant à se hisser au niveau des grands armements internationaux, telles les Messageries impériales. Ce livre tente de faire sortir de l'oubli le parcours hors du commun de ces hommes et de redonner une mémoire à leur histoire.

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  • En 1768, la Re´publique de Ge^nes a ce´de´ au roi de France l'exercice de la souverainete´ en Corse.
    Cependant comme l'e´crit un officier français : « Apre`s avoir force´, pour ainsi dire, les Ge´nois a` nous vendre la Corse, on a cru qu'il suffisait d'y montrer quelques troupes pour s'en emparer. Point du tout. Il a fallu la conque´rir ».

    Le 8 mai 1769, a` Ponte Novu, la Nation corse est vaincue militairement. Mais le ge´ne´ral Paoli est re´fugie´ a` Londres et, alors que la majorite´ de la population se soumet, d'irre´ductibles maquisards continuent le combat dans l'i^le avec l'appui de commandos compose´s de soldats corses exile´s en Toscane. Dans plusieurs re´gions de l'i^le, jusqu'en 1775, des actions de gue´rilla sont mene´es contre la pre´sence française avec la solidarite´ de nombreux villageois. Les noms des chefs des combattants de l'ombre et de centaines de leurs compagnons, apparaissent dans les rapports que re´digent les officiers de l'arme´e royale. Beaucoup sont tue´s lors d'affrontements, d'autres meurent enchai^ne´s dans la Grosse tour de Toulon ou` plus de quatre cents d'entre eux sont de´tenus. Des Corses rallie´s au nouveau re´gime participent a` ces ope´rations de maintien de l'ordre.
    Les actes de re´sistance impliquent de conserver des secrets et l'histoire officielle est toujours e´crite par la puissance victorieuse. Pourtant, les archives permettent a` l'auteur de reconstituer le combat de ces Corses, puis la permanence de « l'esprit de liberte´ », pendant ces vingt anne´es au cours desquelles beaucoup d'anciens partisans du gouvernement national corse sont contraints, sans renier leur passe´ de patriotes, de composer avec les autorite´s royales.
    On ne peut comprendre le parcours des jeunes insulaires, dont Cristoforo Saliceti, Carlo-Andrea Pozzo di Borgo ou les fre`res Giuseppe et Napoleone Buonaparte, qui a` l'aube de la Re´volution Française seront des paolistes fervents, sans connai^tre les vingt anne´es de re´sistance qui ont suivi la conque^te de l'i^le.

    Aujourd'hui encore, la me´moire collective des Corses est irrigue´e par les ide´aux et les combats de Pasquale Paoli et de ses partisans.

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  • « Samedi 10 juillet. Stupeur devant la richesse des archives conservées à la cinémathèque de Porto-Vecchio... On projette un documentaire délicieux de Jacques Tati monté par sa fille et dont je n'avais jamais entendu parler », rapporte Frédéric Mitterand dans son ouvrage La Récréation, Editions Robert Laffont, Octobre 2013.

    Forza Bastia 78 ou l'Île en Fête témoigne de la chance pour la Corse d'avoir été filmée par un grand cinéaste dans un moment d'intense communion.

    Le fondateur de la cinémathèque de Corse, Jean-Pierre Mattei, nous rappelle, sous forme d'enquête, comment l'auteur de Jour de Fête, Jacques Tati, fut amené à venir filmer la rencontre Bastia/Eindhoven qui eut lieu le 26 avril 1978 à Bastia. Ce qui fut le dernier film de Jacques Tati est replacé dans son contexte historique et vous pourrez suivre les différents témoignages et interviews de ceux qui ont participé au tournage du film en 1978, à sa réalisation en juin 2000 et à sa découverte.

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