Editions Lanskine

  • Petit poucet

    Wim Hofman

    Wim Hofman, dans Petit Poucet, nous propose une réécriture d'un sombre conte de Charles Perrault, car quoi de plus triste au fond pour un enfant que d'avoir faim, de voir mourir sa mère, d'être abandonné par son père dans une forêt profonde pour finir par échouer chez un ogre qui veut vous dévorer tout cru. Mais l'auteur raconte cette triste histoire avec verve et inventivité. Ses gravures effrayantes et décalées ajoutent une note d'humour grave.
    Ce texte s'adresse aussi bien aux grands qu'aux petits.

  • Un lapin mâchouillant un pissenlit, un petit chevreuil zézayant, un poussin héroïque et sa maman poule, un petit fennec dans le désert blanc ou bien un chat transformiste ?
    Paul de Brancion crée un étrange bestiaire dans des poèmes de un, deux, trois, jusqu'à six syllabes.
    Jeu de mots, jeu de sons, jeu de sens chaque texte s'amuse à jouer une musique vive et rythmée, à inventer une langue vivante et moqueuse.
    Ces textes s'adressent aux enfants dès l'âge de trois ans mais peut aussi intéresser les plus grands car ce livre permet de comprendre, de manière ludique, certains des enjeux de la poésie contemporaine.
    Les aquarelles douces et pleine d'humour de Diane Morel ajoutent une dimension onirique aux textes.
    /> De 3 ans à 99 ans, vous ne pourrez plus vous en passer...

  • La somme de ce que nous sommes relève, surtout et avant tout, du règne de l'enfance et des lieux qui lui sont indéfectiblement attachés ; où elle a pris corps, et, disons-le, racine. La « somme », dont il est question, est donc, d'abord, celle des lieux ; et dans chaque lieu, celles des expériences et des sensations intrinsèques qui leurs sont redevables, dont ils constituent « la source », le point d'ancrage, et, en même temps, la « caisse de résonance ». C'est à la découverte d'une « géographie constitutive et essentielle »que nous entraîne ce livre.

    À travers trois lieux principaux et non clos sur eux-mêmes (puisqu'ils ouvrent les uns sur les autres, et ouvrent également chacun sur d'autres lieux, proches ou plus lointains), l'enfance s'énonce le plus souvent au présent - dans le présent des faits et gestes, des "aventures" modestes, des épiphanies et expériences, qui la marquent et la nourrissent durablement. Si quelques noms propres circulent ici et là, ces trois lieux ne sont pas nommés ou situés autrement que par leur désinence générique et enfantine : « Le jardin », « Le ruisseau », « L'île ». Car ces lieux valent pour tous et pour chacun, ils sont de l'ordre d'une « expérience commune », ou, tout au moins, d'une expérience partageable ou partagée.

  • Peuplié

    Lucie Taïeb

    Peuplié, c´est l´aventure d´un arbre devenu verbe. Peuplié, c'est aussi l'histoire de Fredinand Man et Liesl Wagner, amants tragiques, partageant tous deux l´infortune d´une naissance «entre deux siècles». À cette trame minimale, s´entremêlent librement des échappées sonores, des axiomes existentiels, de longues douches «comme remèdes universels», et une traversée de l´Europe germanophone où croiser, en pensée ou dans le texte, Heine, Apollinaire, Hölderlin, Bachmann. Peuplié, c'est enfin le lieu où s'égrènent des questions adressées à chacun, mais qui n'attendent pas de réponse : comment accepter ce qui ne peut pas l´être, comment renaître de ses cendres, la poésie estelle dépeuplée, comment faire encore trembler le poème, comme tremble la couronne de l'arbre, d´un mouvement multiple, harmonieux, communicatif ?

  • Dans J'écris pour le matin clair de Mads Mygind le narrateur questionne notre recherche de cohérence, de sens, en mettant tout ensemble sur la table poétique : ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il fait, ce qu'il pense, ce qui se dit, ce qui se passe. Il brouille les unités de lieux et de temps, les frontières entre l'anecdote et l'évènement, le trivial et l'existentiel. Se refuse à porter un jugement. Reste en état de choc et d'hébétude et entraîne le lecteur dans un jeu de perceptions à un rythme qui oscille entre scansion emportée et une série de contrepoints d'une lenteur plus mélancolique.

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  • Ce premier recueil de poèmes de Nathan Trantraal écrit en kaaps, dialecte afrikaans parlé majoritairement par les "métis" des classes populaires du Cap qu'il revendique comme une langue à part entière, présente au lecteur la dure réalité de la vie dans les townships des Cape Flats. Les poèmes racontent : pauvreté, consommation de drogue, activités de gangs, sexe, etc. Trantraal ne rend pas la vie belle et précieuse : les familles dont il parle vivent des expériences que les autres ne lisent que dans les journaux. Mais s'y mêlent aussi des références à Kafka et Vermeer, pour dire que la vie et l'art sont plus grands que les Cape Flats.

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  • Louise

    Isabelle Alentour

    Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.

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  • Que verrait l'extraterrestre - le Martien - qui marcherait parmi nous ? Quels seraient ses étonnements ? Ses colères ? Ses profondes incompréhensions ? Que saisirait-il de nos actes ? Que percerait-il de notre obscurité ? De nos craintes ? Que lirait-il sur nos visages ? Aurait-il la patience de creuser la gravité jusqu'à atteindre le noyau furtif de ce qui continue pourtant à nous faire avancer sans renoncer ?

  • Après l'arrivée de soldats sur sa terre irakienne, Mazim Mamoory tente de mettre en ordre le chaos quotidien. Son pays n'est plus reconnaissable et son existence chamboulée. Les liens familiaux volent en éclat, sa femme lui murmure : « tu es un homme de couleur et un jour je te laverai ». Son rapport au monde est redéfini : « ma présence en Irak signifie que je suis en conflit avec les autres ». À la recherche d'une nouvelle existence dont il essaie de comprendre les règles, l'auteur est happé par cette ville devenue un cimetière à ciel ouvert. Sa seule échappatoire est la poésie, qu'il entretient en suspendant le temps, entouré de ses amis. Ces moments de flottement ouvrent la voie de la résistance, de ce refus de laisser disparaître la force de vie.

  • « Quand j'avais dix ans, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé.
    Ce printemps-là, le vent d'est a apporté de grandes quantités de retombées radioactives dans la région du centre de la Norvège où j'ai grandi.
    Nous étions trois soeurs en train de jouer sous la pluie chargée de césium 137. Mes soeurs ont dû se faire enlever la thyroïde, elles portent à la gorge une cicatrice en forme de bijou." Approchez votre oeil. Collez-le à la lorgnette. Voici le kaléidoscope de Tchernobyl.
    Hommes, femmes, enfants, babouchkas, adolescents fringants, futures épouses, chiens, esprits, tous vous racontent, à la première personne, l'après-Tchernobyl. Un réacteur, mille vies irradiées, parfois pour le meilleur, quasiment toujours pour le pire.
    /> Dans ce texte, Ingrid Storholmen a quitté sa poésie habituelle pour nous livrer un récit poétique polyphonique à la limite de l'étude sociologique, un entremêlement de poignants lambeaux.

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  • Dans une maison jaune isolée au milieu de champs jaunes vivent sept (!) jeunes garçons avec leur grand-père et un chat. Cette solitude n'est interrompue que par les visites d'un « homme des bois » et la construction d'un bâtiment qui met les enfants en présence de nouveaux voisins. Cette vie idyllique, faite de baignades dans la rivière et de jeux d'Indiens, cache des failles. Celles-ci ne sont pas tant provoquées par la réalité elle-même que par l'expérience, renouvelée de chapitre en chapitre, de la distance qui sépare les mots et les choses, l'être et le paraître, le monde des adultes et celui des enfants.

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  • Le recueil se compose de sept sections comprenant chacune de quatre à sept textes de poème en prose. Chaque section fonctionne comme une série de tableaux. Chaque poème en prose se présenTe ainsi comme une petite histoire ancrée dans l'Histoire et l'imaginaire propre du poète.

    La première section, qui a pour titre le nom d'une rue, Smolen, rassemble sept textes qui évoquent le souvenir de deux rues, d'une usine, d'un village, d'une église, d'un magasin et d'un établissement thermal. Ces souvenirs apparaissent comme des souvenirs d'enfance, images d'une réalité évanouie. deuxième section qui s'intitule Le petit pâtissier évoque quatre tableaux de Soutine. La troisième section s'intitule Le carré blanc et présente cinq tableaux de Malevitch. La quatrième section, intitulée Les voleurs, compte cinq textes qui se situent entre la réminiscence du passé et le tableau, empreints de références à la vie juive.

    La cinquième section, Villar R, du nom du tableau de Klee, se compose de sept textes évoquant des tableaux de Schiele et de Klee.La sixième section, Cathédrale, est consacrée à cinq tableaux d'Ensor.

    La septième section, enfin, a pour objet une série de Maisons polonaises qui rappellent des lieux, paysages et personnages disparus appartenant à l'expérience intime du poète ou bien à des réminiscences plus lointaines. Le passé se mêle intrinsèquement au présent pour recréer de nouveaux paysages.

  • Oiseau-moi

    Edith Azam

    Une mélopée, douce et tendre à la fois. Une petite pluie fine à l'intérieur du corps le long de la colonne, ça ne rassure en rien non, mais cette voix à l'intérieur, nous réconforte un peu. Puisqu'au final c'est auprès d'elle, la voix des os, que l'on se berce.

  • Méno tout seul, Méno perdu, Méno sans les oiseaux.alors Méno s'oncle PIM : Y'a quoi ? Veux quoi ? Comment faire ? Parti à l'aventure à la recherche des ses amis volatiles, Méno va faire de drôles de rencontres. Sur sa route, il devra remettre à l'endroit un village sens dessus dessous, raccorder une multitude de fées multicolores, organiser tout seul un spectacle lunaire. Nicolas Vargas explore dans ce conte-poème pour presque adulte illustré par Bertrand Dubois le trouble de l'attention chez l'enfant.

  • C'était à Dubna. Au centre atomique. À la cafétéria du centre. C'était il y a cinquante ans. À l'ère soviétique. C'était tôt le matin. Avant le travail.
    "C'est un texte joyeux. Bordélique. Mêlant, sans se prendre la tête, fiction et poésie, sens et non-sens. C'est un texte venu de loin. Trouvé sur une brocante, un matin d'hiver, en Russie. C'est un texte à lire lentement. À haute voix. C'est quelque chose à porter en scène."(Vincent Tholomé)

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  • Le guet

    Laurence Werner David

    Le Guet est le journal d'une perte de soi à laquelle se noue l'énigme de la naissance d'un enfant. La narratrice y est en lutte avec les éléments d'une nature le plus souvent étrangère, se heurtant à sa propre enfance: angoisse et désir animals mêlés. L'ensemble des 41 textes est ponctué de scènes surgies d'un passé très lointain, chassées, au fil de la lecture, par un souvenir beaucoup plus proche, marquant la rupture avec l'être aimé.

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  • Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face à face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler. S'ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d'Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J'aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par son accueil de l'imprévisible (dont Florence Pazzottu fait une discipline) que par la précision et l'exigence de sa composition. Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre.

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  • Dans Mémoire opérationnelle, Ewa Lipska nous parle de la Pologne, de ses problèmes politiques, de son histoire dans une langue poétique âpre et inspirée. Le drame collectif et le drame de la condition humaine sont intimement liés et s'expriment à travers des images et expressions percutentes et inventives : la poésie comme expression du monde social et politique mais sans oublier l'individu pris dans la tourmente. On pourrait parler de poésie engagée mais non idéologique, le propos d'Ewa Lipska reste profondément existentiel la poésie a pour fonction d'alerter, elle nous enjoint de bouger, de nous réveiller, de tenter de changer les choses. L'engagement par conséquent consiste à élaborer ce langage, cette poétique subversive, qui résiste à toutes les langues de bois et à toute prise de pouvoir, par la distanciation, l'ironie et l'humour.

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  • Delphine Bretesché s'invite à Marseille.
    Pendant 5 semaines, dans 5 foyers et 5 quartiers de la grande cité, elle va à la rencontre des gens et de la ville. Qu'est-ce qui se déplace quand on se déplace ? Qu'est-ce qu'on offre ? Qu'est-ce qu'on reçoit ? Qu'est-ce qui résiste ?
    Et si la rencontre est une nourriture, osons le Festin !

    Marseille festin ! inaugure une collection qui nous emmènera bientôt au Québec avant d'autres destinations et d'autres échanges.

  • Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui arrivent en Europe après une longue route semée d´embuches et de violence pour échapper à la misère et à la guerre sont sans langue, sans identité. L´accueil qui leur est fait, la peur, la police. Le texte qui passent du nous au ils ou elles nous donne une peinture sensible et révoltée de la destinée des réfugiés.

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  • Depuis Distance est le récit d'une rupture immobile et invisible. La voix qui s'exprime, parvenue " au milieu de sa vie ", trace une cartographie lacunaire de ses attachements, affectifs, charnels, spirituels. Tout en s'ancrant dans un quotidien estival (on y reconnaît les bribes d'un décor montagnard), le texte se nourrit de la tension ente ces attachements, l'ombre des pertes, et un désir de liberté qui implique la mise à distance irrévocable de tout ce qui entrave, de tout ce qui "retient."

  • L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé.Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.

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  • Au cours d'une séance de performance poétique, Patrick Beurard-Valdoye a eu envie de noter quelques mots dans son carnet. Le Vocaluscrit est né. Il contient et sécrète cette part d'intimité dont l'auditoire parfois détecte l'énergie. De l'autre côté du miroir, Le métier de poète - Séances content les heurs et malheurs d'un poète invité à lire ses textes.

  • Le Canard bleu et noir inaugure avec malice la nouvelle collection « de bric et de broc » destinée plus particulièrement aux enfants, mais qui réjouira aussi les parents. Les poèmes sont regroupés en fonction du nombre de vers, et cette contrainte d'écriture place d'emblée le lecteur en situation de jeu : il rencontrera sur son chemin cosmique « une vieille en pelisse éraillée, un oiseau en quatre couleurs », et devra calculer en jour-lumière la distance parcourue par une limace.

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