Editions Lanskine

  • Petit poucet

    Wim Hofman

    Wim Hofman, dans Petit Poucet, nous propose une réécriture d'un sombre conte de Charles Perrault, car quoi de plus triste au fond pour un enfant que d'avoir faim, de voir mourir sa mère, d'être abandonné par son père dans une forêt profonde pour finir par échouer chez un ogre qui veut vous dévorer tout cru. Mais l'auteur raconte cette triste histoire avec verve et inventivité. Ses gravures effrayantes et décalées ajoutent une note d'humour grave.
    Ce texte s'adresse aussi bien aux grands qu'aux petits.

  • Peuplié

    Lucie Taïeb

    Peuplié, c´est l´aventure d´un arbre devenu verbe. Peuplié, c'est aussi l'histoire de Fredinand Man et Liesl Wagner, amants tragiques, partageant tous deux l´infortune d´une naissance «entre deux siècles». À cette trame minimale, s´entremêlent librement des échappées sonores, des axiomes existentiels, de longues douches «comme remèdes universels», et une traversée de l´Europe germanophone où croiser, en pensée ou dans le texte, Heine, Apollinaire, Hölderlin, Bachmann. Peuplié, c'est enfin le lieu où s'égrènent des questions adressées à chacun, mais qui n'attendent pas de réponse : comment accepter ce qui ne peut pas l´être, comment renaître de ses cendres, la poésie estelle dépeuplée, comment faire encore trembler le poème, comme tremble la couronne de l'arbre, d´un mouvement multiple, harmonieux, communicatif ?

  • C'était à Dubna. Au centre atomique. À la cafétéria du centre. C'était il y a cinquante ans. À l'ère soviétique. C'était tôt le matin. Avant le travail.
    "C'est un texte joyeux. Bordélique. Mêlant, sans se prendre la tête, fiction et poésie, sens et non-sens. C'est un texte venu de loin. Trouvé sur une brocante, un matin d'hiver, en Russie. C'est un texte à lire lentement. À haute voix. C'est quelque chose à porter en scène."(Vincent Tholomé)

  • Un lapin mâchouillant un pissenlit, un petit chevreuil zézayant, un poussin héroïque et sa maman poule, un petit fennec dans le désert blanc ou bien un chat transformiste ?
    Paul de Brancion crée un étrange bestiaire dans des poèmes de un, deux, trois, jusqu'à six syllabes.
    Jeu de mots, jeu de sons, jeu de sens chaque texte s'amuse à jouer une musique vive et rythmée, à inventer une langue vivante et moqueuse.
    Ces textes s'adressent aux enfants dès l'âge de trois ans mais peut aussi intéresser les plus grands car ce livre permet de comprendre, de manière ludique, certains des enjeux de la poésie contemporaine.
    Les aquarelles douces et pleine d'humour de Diane Morel ajoutent une dimension onirique aux textes.
    /> De 3 ans à 99 ans, vous ne pourrez plus vous en passer...

  • Le guet

    Laurence Werner David

    Le Guet est le journal d'une perte de soi à laquelle se noue l'énigme de la naissance d'un enfant. La narratrice y est en lutte avec les éléments d'une nature le plus souvent étrangère, se heurtant à sa propre enfance: angoisse et désir animals mêlés. L'ensemble des 41 textes est ponctué de scènes surgies d'un passé très lointain, chassées, au fil de la lecture, par un souvenir beaucoup plus proche, marquant la rupture avec l'être aimé.

  • Florence Pazzottu emprunte au rugby le cadrage-débordement et ses trois temps, face à face, feinte et échappée, pour proposer, dans une traversée réjouissante des formes et des genres, une véritable aventure poétique, dans un sens que ce livre contribue à renouveler. S'ouvrant sur un éloge du ratage et du dévoiement dans lequel mythes et faits d'Histoire voisinent et fusionnent avec les expériences les plus contemporaines, triviales parfois, J'aime le mot homme et sa distance joue sans cesse, entre vers et prose, entre jaillissement et précision de la pensée, récit serré et saut risqué, autobiographie et adaptation de contes japonais du Xe siècle (avec invention de poèmes-sms), et surprend autant par son accueil de l'imprévisible (dont Florence Pazzottu fait une discipline) que par la précision et l'exigence de sa composition. Une puissante sensation de liberté accompagne de part en part la lecture de ce livre.

  • Ce premier recueil de poèmes de Nathan Trantraal écrit en kaaps, dialecte afrikaans parlé majoritairement par les "métis" des classes populaires du Cap qu'il revendique comme une langue à part entière, présente au lecteur la dure réalité de la vie dans les townships des Cape Flats. Les poèmes racontent : pauvreté, consommation de drogue, activités de gangs, sexe, etc. Trantraal ne rend pas la vie belle et précieuse : les familles dont il parle vivent des expériences que les autres ne lisent que dans les journaux. Mais s'y mêlent aussi des références à Kafka et Vermeer, pour dire que la vie et l'art sont plus grands que les Cape Flats.

  • Florence Trocmé reprend ici à son compte un récit méconnu de Jules Verne, P'tit Bonhomme, qui relate le périple d'un orphelin au temps de la domination anglaise et des famines en Irlande, au XIXe siècle. Elle en réécrit l'histoire en vers justifiés et fait entendre en contrepoint toutes sortes de voix, personnelles et documentaires.

  • Ce que le confinement fait o la poèsie. Ce que la poésie peut faire avec le confinement. Le sonnet comme autorisation de sortie.

  • Des poèmes pour les grands, les petits et les autres. Tiens, tiens,voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue.
    Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses.
    Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?

  • Que verrait l'extraterrestre - le Martien - qui marcherait parmi nous ? Quels seraient ses étonnements ? Ses colères ? Ses profondes incompréhensions ? Que saisirait-il de nos actes ? Que percerait-il de notre obscurité ? De nos craintes ? Que lirait-il sur nos visages ? Aurait-il la patience de creuser la gravité jusqu'à atteindre le noyau furtif de ce qui continue pourtant à nous faire avancer sans renoncer ?

  • La somme de ce que nous sommes relève, surtout et avant tout, du règne de l'enfance et des lieux qui lui sont indéfectiblement attachés ; où elle a pris corps, et, disons-le, racine. La « somme », dont il est question, est donc, d'abord, celle des lieux ; et dans chaque lieu, celles des expériences et des sensations intrinsèques qui leurs sont redevables, dont ils constituent « la source », le point d'ancrage, et, en même temps, la « caisse de résonance ». C'est à la découverte d'une « géographie constitutive et essentielle »que nous entraîne ce livre.

    À travers trois lieux principaux et non clos sur eux-mêmes (puisqu'ils ouvrent les uns sur les autres, et ouvrent également chacun sur d'autres lieux, proches ou plus lointains), l'enfance s'énonce le plus souvent au présent - dans le présent des faits et gestes, des "aventures" modestes, des épiphanies et expériences, qui la marquent et la nourrissent durablement. Si quelques noms propres circulent ici et là, ces trois lieux ne sont pas nommés ou situés autrement que par leur désinence générique et enfantine : « Le jardin », « Le ruisseau », « L'île ». Car ces lieux valent pour tous et pour chacun, ils sont de l'ordre d'une « expérience commune », ou, tout au moins, d'une expérience partageable ou partagée.

  • Les questions de l'enfermement et du mutisme traversent son oeuvre, qui traite aussi des questions du genre, des relations hommes/femmes, des effets de l'altérité, de la place donnée à la sexualité. Son travail sur la langue repousse les frontières du sens en le déjouant, bouscule les codes syntaxiques, explore l'espace linguistique en toute liberté.Dans Transparaître, l'auteure tente de circonscrire, à partir de son expérience et dans un style frontal et accessible quoique toujours poétique, ce qui fait perdurer le «drame féminin». Sa voix, nue et franche, affirme autant qu'elle questionne, se brise autant qu'elle résiste, énonce mais n'accuse pas. Transparaître serait-il un poème ?

  • Emmanuel Moses a dessiné d´un trait léger et précis des petits tableaux mélancoliques non dénués d´humour. Comme si le passé et la mémoire, sa matière, étaient un sourire au bord de l´abîme. On parle de l´élégance du désespoir, peut-être ici on trouve l´élégance de la mélancolie.

  • Après ce qui serait l'effondrement, un homme se retrouve seul sur une étendue déserte - il se réfugie dans une carcasse de voiture qu'il transforme peu à peu en habitat de fortune - sa seule compagnie est un drone de surveillance, vestige d'un monde passé - petit à petit la vie s'organise, la pensée se réinitialise et s'adapte - homme et machine en viennent à nouer une forme de relation.

  • Dans Mémoire opérationnelle, Ewa Lipska nous parle de la Pologne, de ses problèmes politiques, de son histoire dans une langue poétique âpre et inspirée. Le drame collectif et le drame de la condition humaine sont intimement liés et s'expriment à travers des images et expressions percutentes et inventives : la poésie comme expression du monde social et politique mais sans oublier l'individu pris dans la tourmente. On pourrait parler de poésie engagée mais non idéologique, le propos d'Ewa Lipska reste profondément existentiel la poésie a pour fonction d'alerter, elle nous enjoint de bouger, de nous réveiller, de tenter de changer les choses. L'engagement par conséquent consiste à élaborer ce langage, cette poétique subversive, qui résiste à toutes les langues de bois et à toute prise de pouvoir, par la distanciation, l'ironie et l'humour.

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  • Delphine Bretesché s'invite à Marseille.
    Pendant 5 semaines, dans 5 foyers et 5 quartiers de la grande cité, elle va à la rencontre des gens et de la ville. Qu'est-ce qui se déplace quand on se déplace ? Qu'est-ce qu'on offre ? Qu'est-ce qu'on reçoit ? Qu'est-ce qui résiste ?
    Et si la rencontre est une nourriture, osons le Festin !

    Marseille festin ! inaugure une collection qui nous emmènera bientôt au Québec avant d'autres destinations et d'autres échanges.

  • Une fois ôté tout projet d'écrire, on peut commencer de la façon la plus simple, faire avancer un nous, l'inscrire dans un espace élémentaire issu de l'enfance ou de l'administration des eaux et forêts, qu'il traverse on ne sait trop dans quel sens car il y progresse peu. Les éléments sont prêts pour un récit, mais disjoints, parfois défectueux. C'est un assemblage non-linéaire. Si chaque paragraphe est une nouvelle tentative, le but n'en est pas clair, quoique sans cesse il soit question de définir ce dont il s'agit. Du reste, le nous peut céder la place à un je, un tu, qui ne sont pas davantage individués. Ils ne sont aussi bien qu'un effet de la grammaire. Pas de solution de continuité entre la langue et le réel (ou la fiction), non parce qu'ils s'équivaudraient mais parce que croyant être dans l'un on est dans l'autre : ça communique, comme si - hypothèse - l'objet de ce texte était le texte lui-même et l'objet qu'il constitue, qui dérive à l'intérieur d'un espace clos.

  • Dans J'écris pour le matin clair de Mads Mygind le narrateur questionne notre recherche de cohérence, de sens, en mettant tout ensemble sur la table poétique : ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il fait, ce qu'il pense, ce qui se dit, ce qui se passe. Il brouille les unités de lieux et de temps, les frontières entre l'anecdote et l'évènement, le trivial et l'existentiel. Se refuse à porter un jugement. Reste en état de choc et d'hébétude et entraîne le lecteur dans un jeu de perceptions à un rythme qui oscille entre scansion emportée et une série de contrepoints d'une lenteur plus mélancolique.

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  • La Serpe raconte le destin d'une famille de paysans pauvres du Vestland, région des fjords autour de Berger. Endre, l'héritier de la ferme, tombe malade, alors que la plupart de ses frères et soeurs ont déjà émigré en Amérique. La beauté du paysage norvégien, la montagne, la pierre, lesl ivres, sont autant de personnages de cette histoire.
    La Serpe est à la fois un recueil de poèmes, un magnifique roman d'amour et une saga familiale sur trois générations, sans qu'il soit possible ou même nécessaire de savoir quel livre on a entre les mains.

  • Latex

    Rim Battal

    Latex, textes épidermiques et nerveux qui nous parlent de la femme, des hommes, des événements politiques, mais aussi de l'amour et de la sexualité, du corps qui conduit l'autre, celui du regardeur, celui qui aime. C'est aussi une interrogation sur une certaine haine de soi, de tout ce qui est pigmenté, ce qui est pauvre, mépris du dominé, donc de soi.

  • Je suis amoureuse

    Anna Serra

    Ce livre est un ensemble de 4 textes où la poésie se cherche comme expérience des énergies de l'amour. Chacun des poèmes rythme par l'écriture une étape particulière, une quête, un mouvement vers l'autre, un partage d'énergie jusque dans sa dimension cosmique. Un manifeste vient clore cet ensemble : une invitation à saisir les intentions de cette poésie pulsée.

  • La maladie de Parkinson est caractérisée par la disparition de neurones dans une zone particulière du cerveau appelée « substance noire » ou « Locus Niger ». Noire substance est un texte, le résidu d'une expérience intime : la mort programmée du père de l'autrice, touché par cette pathologie. Il tente de relater cet étrange voyage au cours duquel le moi se délite et où le corps seul finit par compter et imposer sa façon de parler. Même s'il intègre à la narration les détails des conséquences de la dégénérescence, ce récit n'est que la vérité de celle qui l'a écrit en cherchant, comme dans ses précédents livres, à ne jamais mentir, à saisir l'abrupt de la vie pour y débusquer aussi l'improbable douceur.

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  • Depuis Distance est le récit d'une rupture immobile et invisible. La voix qui s'exprime, parvenue " au milieu de sa vie ", trace une cartographie lacunaire de ses attachements, affectifs, charnels, spirituels. Tout en s'ancrant dans un quotidien estival (on y reconnaît les bribes d'un décor montagnard), le texte se nourrit de la tension ente ces attachements, l'ombre des pertes, et un désir de liberté qui implique la mise à distance irrévocable de tout ce qui entrave, de tout ce qui "retient."

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