Tempus Perrin

  • Après le magnifique succès du premier volume (plus de 10 000 exemplaires), 20 nouveaux mythes sont ici décortiqués par les meilleurs spécialistes du sujet, dont Robert Paxton, Eric Jennings, Bénédicte Vergez-Chaignon ou Christian Destremau.L'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue ; elle est en réalité encore largement construite sur un certain nombre de mythes qui ont la vie dure auprès du grand public. Pour y remédier, et dans la lancée du premier volume, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens de la période, y compris à l'international (Robert Paxton). Sur chaque sujet, ils cassent les clichés convenus et les images toutes faites, donnant, au final, un ouvrage aussi agréable à lire que novateur.
    En voici le sommaire :
    - 1 000 victoires aériennes et 100 000 tués: les mythes héroïques du printemps 1940
    - Entre 1940 et 1944, Vichy a protégé la France
    - Les Allemands ont failli remporter la bataille d'Angleterre
    - La marine japonaise était redoutable
    - Les Allemands n'ont pas pris Moscou à cause de l'hiver
    - Le régime de Vichy a protégé les Juifs français en sacrifiant les Juifs étrangers
    - Hitler, chef infaillible?
    - Les FTP, fer de lance de la résistance armée en milieu urbain
    - Stalingrad, le tournant de la Seconde Guerre mondiale
    - Les Italiens, de gentils occupants?
    - Les homosexuels d'Europe ont été déportés
    - Midway, tournant décisif de la guerre du Pacifique
    - La Suisse, un pays neutre
    - Patton, le meilleur général américain
    - Le coeur de la France libre battait à Londres
    - La propagande a joué un rôle décisif pendant la Seconde Guerre mondiale
    - Le monde arabe a souhaité la victoire du Reich
    - Le PCF n'a pas voulu prendre le pouvoir à la Libération
    - Les Soviétiques l'ont emporté grâce au nombre
    - Le bombardement d'Hiroshima a été de loin le plus meurtrier que le Japon ait jamais connu
    "Un ouvrage très précieux en ces temps de fake news"
    Le Figaro Magazine "Sans jugement partisan, ces 20 chapitres contribuent à éclairer un conflit qui déchaîne toujours les passions sept décennies plus tard"
    Geo Histoire

  • La magnifique mais complexe relation de Winston Churchill avec la France racontée pour la première fois." Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle. " Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Car Winston Churchill, qui est assurément le plus francophile de tous les dirigeants étrangers de la Seconde Guerre mondiale, compte dans sa généalogie des ascendants français à la fois du côté de son père et de sa mère - sa grand-mère maternelle, par exemple, a vécu à Paris de 1867 à 1873 -, et a très tôt appris la langue.
    La relation qu'il entretient avec la France ne se résume pas à ses séjours dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France, une histoire, à ses yeux, qui est pleine de bruits et de fureur : c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les " frogs ", il réservera toujours une place particulière à l'hexagone. Et si, déclare-t-il un jour, " le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais ", il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.

  • Le dernier grand témoignage, inédit en français, d'un intime d'Hitler.
    Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • La version originale retrouvée du Mémorial." On retrouve désormais
    un Napoléon plus authentique. "
    Le Parisien
    " Saluons en tout cas la résolution
    d'une des plus vieilles énigmes de l'édition
    et gageons que tous les napoléoniens [...]
    voudront lire l'original de leur Bible. "
    Le Point
    " Nous voici donc en présence
    de la version la plus proche de la pensée
    et, surtout, des mots de Napoléon. "
    L'Histoire
    Le conseiller d'État Emmanuel de Las Cases accompagna Napoléon dans son exil en 1815, mais dut le quitter seize mois plus tard. Ce n'est qu'en 1823 que parut son Mémorial fondé sur ses conversations avec l'Empereur, réelles ou supposées : il apparut vite que ce document était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l'avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient l'ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillait
    incognito depuis deux siècles. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que Napoléon a vraiment dit, et que Las Cases a enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de l'Empereur se fait plus proche et plus authentique.

  • Une histoire sociale et politique de la " classe ouvrière ".
    Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore " le siècle ouvrier ". Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la " centralité " ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

  • Les Borgia

    Jean-Yves Boriaud

    Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance.Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée.
    D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Église, par la force, un territoire comparable à ceux des États-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Église, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. À Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille.
    Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Église, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • Vingt événements décisifs - Vingt dirigeants emblématiques.Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel nous proposent de découvrir vingt journées décisives qui ont bouleversé la vie de personnalités de premier plan avant de changer l'histoire du monde.
    Ils, nous proposent, une traversée du temps du franchissement du Rubicon par César aux attentats du 11-Septembre auxquels dû faire face George Bush en passant par la découverte de l'Amérique par Colomb, la fuite de louis XVI à Varennes, le coup d'état du prince Napoléon et bien d'autres journées parfois moins célèbres mais tout aussi importantes.
    Écrits par des historiens de premier plan et certaines des plus belles plumes de la presse française, ces contributeurs allient la verve du style à la solidité de l'enquête pour raconter l'histoire qui se fait et les hommes qui la font.

  • Une vision d'ensemble de la vie des hommes et des femmes du Moyen Age, des invasions barbares à la Renaissance.Entre " Naître " et " Mourir ", les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec
    maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

  • Les satrapes du IIIe Reich. La personnalité d'Hitler et le caractère absolu de son pouvoir conduisent le plus souvent à occulter le rôle et le poids des hommes qui ont favorisé son ascension au pouvoir et/ou ont été ses principaux lieutenants civils ou militaires dans son entreprise démoniaque. Connu et reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'Allemagne, le professeur Jean-Paul Bled dresse les biographies de vingt-trois principaux d'entre eux. D'où viennent-ils ? Qui étaient-ils ? Quel a été leur rôle précis ? Quelle était la nature exacte de leur rapport avec Hitler et comment celui-ci a-t-il évolué avec le temps ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles il répond dans cet ouvrage novateur, puisant aux meilleures sources, notamment allemandes.
    En voici le sommaire :
    - Les Idiots utiles (Papen, Blomberg, Schacht)
    - Le Premier Cercle (Gring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer)
    - Les Civils (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach)
    - Les Militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dnitz)
    - Les Artistes (Hoffmann, Riefenstahl)
    - Les Victimes (Roehm, Strasser)

  • Deux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde !Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

  • La naissance d'un roi...Charles de Valois, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'est pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il mène la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapte aux circonstances, tire parti des conflits entre les princes, s'appuye sur ses " bonnes villes " et sur la papauté, crée des institutions administratives et militaires efficaces. Autre innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi et enfin une forme de sentiment " national ". La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que prend ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.

  • Les réponses définitives sur la mort de Napoléon.Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon Ier vient de succomber à une maladie de l'estomac. Inhumée sur l'île, sa dépouille va y reposer durant près de vingt ans avant d'être transférée aux Invalides en 1840. Tous les livres d'histoire relatent ces faits.
    Or, ces dernières d'années ont vu émerger les thèses " empoisonnistes " et " substitutionnistes ". Insensées et sans fondement historique, répondent les auteurs. Mais il n'est jamais aisé d'aller à contre-courant d'affirmations aussi sensationnelles. Pourtant, grâce à Thierry Lentz et Jacques Macé, ces questions trop longtemps débattues trouvent ici une réponse définitive.

  • Koursk 1943

    Roman Toppel

    La bataille décisive de la seconde guerre mondiale.
    Impliquant plusieurs millions de soldats allemands et soviétiques, plus de dix mille tanks et canons automoteurs, ainsi que des milliers d'avions, la bataille de Koursk fut l'une des plus grandes joutes de la Seconde Guerre mondiale. Rarement autant d'hommes, autant de matériels ont été engagés, et détruits, en si peu de jours et dans un tel espace. Koursk offre ainsi un échantillon concentré de la virulence du conflit germano-soviétique.
    Roman Tppel a repris l'ensemble de la documentation et bousculé les problématiques classiques en partant notamment de l'idée que les Mémoires des participants étaient faux, jusqu'à preuve du contraire afin d'offrir un récit démystifié des combats homériques de l'été 1943. Il explique notamment que Koursk fut un duel tout aussi bien aérien que terrestre ou qu'Hitler n'arrêta pas l'opération pour la raison longtemps avancée... Pour la première fois, le lecteur a ainsi l'occasion de voir s'assembler la gigantesque bataille de la plaine de Prokhorovka en un puzzle logique, multidimensionnel et maîtrisable.
    Un classique, traduit de l'allemand par Jean Lopez

  • Le récit et l'analyse magistrale de la première guerre moderne, par le plus grand historien de la guerre de notre temps.La guerre de Sécession (1861-1865), la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matérielles de toute l'histoire des États-Unis, marqua le passage de l'ère napoléonienne du combat à la " guerre totale ". Pour raconter ce conflit sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant) tout en donnant une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. Ce grand livre, déjà considéré comme un classique, permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

  • Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel.Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'État emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française.
    Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (
    Le Mémorial de Sainte-Hélène et les
    Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir.
    Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
    " Un des plus brillants essayistes contemporains " Marc Riglet,
    Lire." La plume est éblouissante, parfois féroce, à l'image de ses sujets, l'analyse fine faisant souvent son miel de textes enthousiasmants " François-Guillaume Lorrain,
    Le Point.
    " Un essai magistral " Jacque de Saint Victor,
    Le Figaro littéraire.
    " Cette lecture est passionnante, d'autant plus que l'auteur [...] écrit remarquablement bien " Maurice Szafran,
    Challenges.

  • Kadhafi

    Vincent Hugeux

    La vie tumultueuse et l'oeuvre dévastatrice du Guide libyen.Honni par les uns, adulé par les autres, Mouammar Kadhafi a inspiré une abondante littérature. Voici les faits, les actes, les thèses, les discours, les écrits, les lubies, les fantasmes, les calculs, les volte-face, passés au tamis des archives et des récits de celles et ceux qui ont connu, fréquenté, adoré ou exécré le " bouillant colonel ". De sa naissance, énigmatique, à son trépas, brutal et crépusculaire, le parcours d'un fils de berger fasciné par le raïs égyptien Nasser, succession de saisissants paradoxes. Le portrait total de l'un des personnages les plus mystérieux, déroutants et controversés du siècle écoulé. L'épopée, toute de bruits et de fureurs, d'un despote singulier.

  • 21 mythes de la Seconde Guerre mondiale expliqués et déconstruits par une équipe d'historien et la rédaction de Guerres et Histoire, dirigées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka. "Une opération salutaire de désintox historique", selon L'Express. Les idées reçues sur la Seconde Guerre mondiale abondent. Mais desservant la cause de la connaissance, elles montrent surtout que la propagande de l'Axe comme celle des Alliés a durablement imprimé sa marque. Ce volume vise donc à rétablir quelques vérités en revenant, au crible de vingt-trois entrées, sur les grands mythes de cette guerre qui, tenus pour vérités d'Evangile, n'en restent pas moins erronés. Ainsi, par exemple, combien de Français persistent à croire que la défaite aux jours sombres de 1940 était inscrite dans les astres ou que Hitler n'a fait que devancer une attaque de Staline ? A ces questions essentielles, les meilleurs spécialistes apportent au fil de chapitres courts et enlevés des réponses souvent inattendues, parfois surprenantes et toujours passionnantes.
    " Une opération salutaire de désintox historique. "
    L'Express " Un ouvrage clair, sérieux, utile et accessible. "
    Le Point Dirigé par Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de
    Guerres & Histoire, et Olivier Wieviorka, professeur à l'ENS-Cachan.

  • La grande synthèse par l'un des meilleurs médiévistes actuels.Pourquoi cette nouvelle histoire du Moyen Age ? Premièrement, parce que plus nous nous éloignons de cette période, plus elle intrigue, et même fascine, car nous sentons confusément que là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels, des obscurantismes religieux aussi bien que des hautes spiritualités, de la violence aveugle comme de la quête de sens, de la peur du futur comme du rêve d'un retour à la nature.
    Deuxièmement, parce que l'image actuelle du monde médiéval est trop souvent falsifiée : évacué des programmes scolaires, réduit en miettes anecdotiques pour les médias, transformé en légende noire ou dorée, le Moyen Âge a perdu toute cohérence dans la mémoire collective du " grand public ". Pour le comprendre - donc pour nous comprendre -, il faut restituer les faits, les noms, les dates, dans leur enchaînement logique et chronologique. C'est ce que ce livre tente de faire.
    Troisièmement, parce qu'aujourd'hui plus que jamais il est nécessaire d'élargir notre vue en replaçant " notre " Moyen Âge européen dans le contexte de ses relations avec ses voisins. L'histoire médiévale occidentale est indissociable de celle du Proche-Orient, à la fois ennemi et Terre promise. C'est un drame en trois actes, plein de bruit et de fureur, de splendeurs et de misères, rythmé à la fois par les avancées propres du génie européen et par son affrontement avec l'Orient : du Ve au Xe siècle, c'est l'âge des grandes illusions, pendant lequel l'Orient byzantin puis musulman domine un Occident encore barbare ; du XIe au XIIIe siècle, l'Occident chrétien manifeste son dynamisme et atteint son âge de raison, en accord avec une foi plus éclairée, avant de connaître des fléaux apocalyptiques aux XIVe et XVe siècles, dans un âge de transition vers un monde moderne.

  • L'espionnage international au XXe siècle : plus de cinquante " maîtres de l'ombre ".A sa manière, l'espionnage est un art. Comme tout art, il exige de ses pratiquants des dispositions spécifiques qui font de quelques-uns d'entre eux des virtuoses, des as. En un mot des maîtres. Ils se rattachent à des types différents, mais complémentaires : les grands patrons, les agents de terrain, les versatiles, les exécuteurs de basses oeuvres, les agents Action, les chasseurs de taupes et les fauteurs de troubles. Tous se sont adonnés en " seigneurs " à ce métier à risques entraînant parfois l'Histoire avec eux.

  • 2020, centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc.
    Ce remarquable volume se propose, en quelques chapitres très clairs, de couper court aux pires bêtises qui circulent encore sur Jeanne. Car depuis plusieures années, les recherches ont permis d'établir de façon scientifique et incontestable la vie de la " Pucelle d'Orléans ". Face aux hypothèses sensationnalistes que l'on peut lire ou entendre encore, Colette Beaune, avec la rigueur et l'exigence d'une grande historienne, rétablit ici la vérité : Jeanne fut-elle bergère ou fille d'un roi caché? Avait-elle des pouvoirs spéciaux puisqu'elle a été condamnée pour sorcellerie ? A-t-elle vraiment libéré le royaume ? A-t-elle fait couronner le roi de France à Compiègne ? Était-elle vierge ? A-t-elle péri sur le bûcher ?Un livre utile et passionnant pour les curieux..."Un petit bijou d'érudition et de colère qui traque, une par une, les idées reçues sur la Pucelle." L'Histoire"Court, dense, personnel, maniant l'humour, l'ouvrage est polémique - au sens étymologique du terme." Le Figaro Magazine"En [...] chapitres thématiques, un par élucubration, l'historienne répond point par point, documents à l'appui." Le Monde des livres

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même.Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, Nicolas II est assassiné avec toute sa famille par les bolchéviks dans leur dernière prison, sise dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Cette exécution, d'une sauvagerie inédite, marque le dernier terme d'un chemin de croix qui a commencé avec l'abdication forcée du tsar début mars 1917. Tour à tour surveillé puis détenu dans son palais de Tsarkoie-Selo, à Tobolsk puis à Ekaterinenbourg, le dernier tsar a connu un des destins les plus tragiques de l'histoire, évoquant celui de Louis XVI auquel il a souvent été comparé.
    Or, on dispose d'un document exceptionnel pour l'appréhender : son " journal intime ", tenu quasi-quotidiennement et dont sont ici publiées les pages cruciales courant de décembre 1916 - qui marque le véritable début de la révolution russe avec l'assassinat de Raspoutine - à ses derniers jours (il s'arrête quatre jours avant son exécution). S'il s'agit pour l'essentiel d'un éphéméride récapitulant son triste quotidien, le texte n'en contient pas moins certaines notations personnelles et délivre de nombreux détails sur ses contemporains, à commencer par sa famille et ses geoliers ainsi que sur les conditions de plus en plus drastiques de sa détention.
    Pour enrichir et mettre en valeur ce document, qui n'a tout simplement aucun équivalent dans l'histoire, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique le rendant accessible au lecteur actuel. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue de l'excellent chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans "Assassinés".
    " Un témoignage personnel et historique unique. "
    Point de Vue.

  • La thèse qui a bouleversé la perception du Haut Moyen Age occidental et compte désormais parmi les classiques. Selon Henri Pirenne, l'avancée de l'islam serait à l'origine de la rupture avec l'Antiquité. Séparant définitivement l'Orient et l'Occident, elle aurait mis fin à l'unité méditerranéenne et repoussé l'axe de la civilisation du Sud vers le Nord.
    L'État franc, confiné au Nord, aurait donné naissance à un monde nouveau : le royaume mérovingien, dans lequel la dynastie des Carolingiens s'imposait. Le Moyen Age commençait.
    Et Pirenne de conclure par cet aphorisme célèbre : " Sans l'islam, l'Empire franc n'aurait sans doute jamais existé, et Charlemagne sans Mahomet serait inconcevable. " Cette thèse, qui aujourd'hui encore suscite de nombreux débats, occupa Henri Pirenne durant les vingt dernières années de sa vie. Elle compte désormais parmi les classiques.

  • L'art de la guerre

    Machiavel

    "La" traduction, très attendue, d'un classique de la pensée militaire, présentée et annotée par l'un des meilleurs spécialistes de la littérature de la Renaissance.
    En rédigeant son art de la guerre, Nicolas Machiavel entend donner aux princes italiens les moyens de défendre leurs Etats contre l'invasion française. A ses yeux, le salut se trouve dans un retour aux doctrines antiques, dans la filiation des premiers conquérants, tels Alexandre, Hannibal et César. Embrassant doctrine, histoire, tactique et stratégie, l'auteur livre le chef-d'oeuvre de l'" humanisme militaire ".Jean-Yves Boriaud propose ici une nouvelle traduction et une présentation inédite de ce classique de la pensée militaire, lui rendant enfin son exceptionnelle modernité et autorisant Machiavel à rejoindre Sun Tzu et Clausewitz au panthéon des théoriciens intemporels du phénomène guerrier.Nicolas Machiavel (1469-1527) est l'un des plus grands penseurs de la Renaissance italienne. Après Le Prince, L'art de la guerre est son maître livre.Traduit, présenté et annoté par Jean-Yves Boriaud

  • La Révolution hors des sentiers battus.Ce qui est postulé dans cette nouvelle manière de considérer la Révolution est que rien n'a été énigmatique, ni l'éclatement des événements, ni l'usage de la " terreur ", ni les atrocités en Vendée ou l'entrée dans des guerres de conquête. Tout s'explique par les rapports de forces entre factions et partis antagonistes, mais aussi par les résonances, parfois imprévues, des " journées " ou des batailles. Se dessine ainsi l'itinéraire d'une aventure collective qui s'engage dans une entreprise de régénération et qui se transforme peu à peu, sous l'effet des conflits et des rivalités, en une authentique révolution voulant créer un monde nouveau. Les contraintes imposées par une guerre inexpiable, où la défaite signifiait la disparition de la nation, radicalisèrent les choix au point de changer la nature même de la Révolution, de diviser entre eux ses partisans et de la faire évoluer, chaotiquement, entre coups d'Etat et révolutions de palais. Si bien qu'en définitive, tout s'acheva lorsqu'en rétablissant la paix un général ambitieux imposa aussi un nouveau régime.

empty