• Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du XXe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l'armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple.

  • Au xxie siècle, des intellectuels africains tentent une reconstitution des révoltes estudiantines et ouvrières des années 1970 dans leur pays.
    A travers ce roman de politique-fiction, boubacar boris diop fait un bilan des années senghor ; celles de deux décennies de fausse indépendance du sénégal. la multiplicité des temps et des points de vue narratifs nous offre la vision à facettes d'une société en décomposition. une critique habile d'une pernicieuse domination, culturelle et linguistique, à la façon des romanciers sud-américains.

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  • « Le champ littéraire africain francophone se réduit presque toujours aux seuls textes de fiction.
    Est-ce dû à l´extrême jeunesse d´une littérature née seulement en 1926, avec le roman Force-
    Bonté de Bakary Diallo ? Ou à la quasi impossibilité pour un auteur africain de s´enfermer dans un
    Je purement individualiste ? Quelle qu´en soit la cause, le phénomène est frappant : notre
    littérature est dépourvue de ces « pourtours » que sont, pour ses homologues plus anciennes, les
    correspondances entre écrivains, les journaux intimes, les mémoires et les essais ou confessions.
    On sait souvent peu de choses sur le rapport du romancier à la réalité, aux mécanismes de sa
    fiction. Il est interpellé par des critiques surtout soucieux de lui faire confirmer leur lecture, bien
    étrange parfois, de son travail. Il répond à leurs questions avec beaucoup de bonne volonté, quitte
    du reste à se contredire d´une interview à une autre. On peut résumer cette situation en disant
    que quelqu'un parle toujours à la place de l'auteur africain et lui enjoint avec une hautaine
    sévérité : "Écris et... tais -toi !" Et s´il est pourtant un auteur de notre temps qui devrait s´autoriser
    à prendre la parole, voire à hurler sa révolte, c´est bien lui. D´abord en raison des attentes
    énormes que suscite son statut de raconteur d´histoires. On ne se rend pas compte hors d´Afrique
    à quel point le chaos africain trouble les esprits. Dans une situation complexe et propice à tous les
    mensonges, chacun espère de l´écrivain des paroles fortes et claires. »
    Pendant un quart de siècle de présence active sur le champ littéraire africain, Boubacar Boris Diop
    a engrangé une expérience propre à nourrir sa réflexion qu'il expose avec beaucoup de conviction
    dans cet ouvrage. Il évoque tour à tour :
    - la langue de l´auteur africain et les dynamiques littéraires africaines dans les espaces
    arabophones, anglophones, lusophones et francophones. Il prolonge la réflexion par un compterendu
    personnel du Salon du Livre 2006, consacré à la francophonie, où il était invité.
    - les grandes options culturelles pour l'Afrique au lendemain de la décolonisation. Il choisit pour les
    illustrer les deux grandes figures sénégalaises de Cheikh Anta Diop et de Léopold Sedar Senghor.
    - la politique contemporaine autour du problème majeur du rapport des intellectuels africains avec
    la question du génocide des Tutsis du Rwanda. Il sera aussi question de la soudaine résurgence,
    dans la diaspora noire, des débats sur la Traite négrière et sur la colonisation. Puis, à la faveur des
    événements de Ceuta et Melilla et du vote de la loi Sarkozy sur l´ « immigration choisie », un tout
    dernier texte sera intitulé Les damnés de la mer.

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  • Soubeyrou Mbodj découvre le corps défiguré de la victime d'un crime sauvage. Des années plus tard, alors qu'il est devenu un scientifique connu, il se souvient de ce jour où sa vie bascula. Un roman qui entremêle le rire à l'horreur, la mémoire au présent, la mémoire individuelle à celle de la communauté. Quatrième roman de l'auteur.

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  • Boubacar Boris DIOP Le Cavalier et son ombre Dans une petite ville, un voyageur
    solitaire attend une embarcation : quelque part au-delà du fleuve, Khadidja,
    celle qu'il a aimée autrefois, lutte sans doute contre la mort. Pendant trois
    journées d'attente, l'homme chemine dans sa propre mémoire : sa rencontre avec
    la jeune femme dans cette lointaine ville européenne, leur vie commune au pays,
    la déchéance et les humiliations. Où trouver, dans les décombres du passé,
    « quelque chose qui ressemble à un commencement » ? Peut-être dans cet étrange
    contrat accepté par Khadidja, à bout de misère : s'asseoir chaque jour devant
    une porte ouverte sur l'obscur, et parler à un être invisible... Imaginer sans
    relâche de nouvelles fables, et l'identité de leur destinataire : jusqu'à
    sombrer dans la folie et disparaître. Le Cavalier est son ombre est tissé des
    récits de Khadidja et du narrateur, tantôt réalistes tantôt hallucinés,
    toujours porteurs du malheur d'un continent étranglé par tant de désastres.
    Pourtant, au milieu des flammes de la guerre civile, alors que les troupes
    étrangères reviennent prendre possession du pays, la quête du salut demeure,
    symbolisée par cet enfant mythique revenant de conte en conte, qui « n'a eu le
    temps ni de vivre ni de mourir ». Roman lyrique et grave, Le Cavalier est son
    ombre dit superbement la déchirure de l'écrivain africain, qui ne sait si ses
    textes s'adressent à l'abîme ou à des êtres de chair et de sang. Le Cavalier et
    son ombre (paru chez Stock en 1997) est le quatrième roman de Boubacar Boris
    Diop. De Murambi, le livre des ossements à Les petits de la guenon, les romans
    du Sénégalais Boubacar Boris Diop sont une méditation sur la condition humaine
    à travers les tragédies et les espérances de l'Afrique. Son oeuvre exigeante en
    fait une des voix les plus singulières du continent.

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  • La nuit de l'Imoko est un ensemble de sept nouvelles conçues entre 1998 et 2012 : « La petite vieille », « Myriem », « Retour à Ndar-Géej », « Me Wade ou l'art de bâcler son destin », « Comme une ombre », « Diallo, L'homme sans nom », « La nuit de l'Imoko ». L'auteur Boubacar Boris Diop nous donne à lire des scènes de vie et des portraits du Sénégal. On part à la rencontre du quotidien de ces êtres à la dérive, incapables de se projeter dans l'avenir, cloués dans leurs histoires et leurs rituels.
    Ces récits montrent bien la cohérence de l'univers littéraire de Boris Diop, pour qui « il est impossible de lire un livre sans réinventer totalement le réel ». L'auteur sénégalais porte un regard lucide sur les faits de la vie africaine et les enjeux de l'histoire contemporaine, refusant ainsi de se prêter au jeu du folklore et de l'exotisme.
    À travers ces fragments de vie, Boubacar Boris Diop donne à voir la déroute des sociétés africaines et des personnages, pris au piège de leurs délires. Chacun des récits, à l'écriture dépouillée et d'un humour grinçant, est à la fois un miroir tendu à tous les humains et un clin d'oeil à leur soif de liberté.

  • Kaveena

    Boubacar Boris Diop

    Un pays d'Afrique noire, au lendemain d'une guerre civile. Lorsque le colonel Asante Kroma,
    chef de la police et narrateur du roman, entre dans une petite maison de la banlieue de la capitale,
    à Jinkoré, il fait une découverte considérable : devant lui, vient de mourir le chef d'État en fuite, le
    président N'Fa Tandine qui a été renversé depuis plusieurs semaines, et que tout le monde
    recherche.
    En prévision de sa chute, Tandine avait fait construire clandestinement un bunker sous l'atelier
    d'une jeune artiste-peintre, Mumbi Awele, qu'il venait, au temps de sa splendeur, rencontrer en
    secret. Était-elle sa maîtresse ? Une prostituée ? Leur liaison s'était bâtie autour du cadavre de
    Wangari, fillette de huit ans, violée et affreusement mutilée quelques années plus tôt. La fille de
    Mumbi. Celle-ci a toujours pensé que son amant, le président, en était l'assassin.
    Le colonel Kroma va décider de vivre quelques jours dans ce lieu étouffant où se décompose le
    corps de l'ex-tyran, et se gardera bien d'annoncer cette nouvelle aux autorités, dirigées en
    apparence par le nouveau président MMwanke, mais en réalité par le Français Pierre Castaneda,
    ministre d'État et patron de la société minière, Cogemin, qui exploite les ressources du pays.
    Castaneda qui, après avoir été comme un frère pour le président déchu, a voulu s'approprier le
    pouvoir et les richesses.
    Kroma fera de nombreuses découvertes dans le bunker, notamment des textes écrits par
    Tandine à Mumbi pour lui expliquer la vérité, vérité que le chef de la police croisera avec les très
    nombreuses informations qu'il détient de par ses fonctions, et, peu à peu, dans son esprit, au coeur
    de ce souterrain, se recomposera l'incroyable histoire de Tandine, Castaneda et Mumbi. Et la vérité
    sur le meurtre de la petite Wangari.
    Porté par une écriture dépouillée mais puissante, Les chiens du crépuscule explore les
    grands maux dont souffre l'Afrique, au premier rang desquels l'exploitation par les ex-métropoles
    coloniales et les appétits sans fin de dirigeants violents. Une Afrique symbolisée ici par le
    magnifique personnage de Mumbi, femme généreuse et intelligente, qui est contrainte d'offrir son
    corps à un homme dominateur et avide. Tout en conservant une très belle dignité.

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  • " J'aurais préféré te parler de vive voix, comme tout conteur digne de ce nom, pour faire battre plus vite ton coeur et t'éprouver par mes déroutantes énigmes. [...] Je t'écris, faute de mieux, et parce que sans cela il me serait bien égal d'être mort ou vivant. " Ces mots sont ceux d'un très vieil homme, Nguirane Faye, à l'adresse de son petit-fils Badou. Au soir de sa vie, il souffre d'être sans nouvelles de ce dernier, émigré dans quelque lointain pays étranger. Ils ne se reverront plus, il le sait. Il décide alors de tout lui raconter dans sept Carnets que le jeune homme trouvera à son retour à Niarela.
    Mais ce qui devait être une simple relation de la vie quotidienne d'un quartier dakarois devient peu à peu une fiction foisonnante. Nguirane Faye dresse le bilan de sa propre vie et nous fait découvrir, par un subtil croisement des récits, l'histoire de ses aïeux, les royaumes anciens, les grands écrivains wolofs et le Sénégal d'aujourd'hui.
    À la fois fable politique et narration intimiste, ce roman ambitieux revisite sans relâche un passé mythique pour éclairer une troublante modernité.

    Les petits de la guenon est la version française de Doomi Golo, roman en wolof de Boubacar Boris Diop, paru en 2003 aux Éditions Papyrus, à Dakar. La traduction en a été librement assurée par l'auteur lui-même.

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  • Dans un pays d'Afrique noire en proie à la guerre civile, des factions armées font régner leur loi. Pour échapper à cette folie meurtrière, un homme se cache quelque part dans la banlieue de Ndunga, la capitale. Moussa Ndour n'est pas n'importe qui. C'est le tyran chassé de son palais quelques jours plus tôt. En prévision de sa chute, il avait fait construire clandestinement un immense bunker. Des heures difficiles s'annoncent pour celui qui, pendant de longues années de règne, s'est montré particulièrement cruel.
    Juste au-dessus de ce bunker, se trouvait l'atelier d'une jeune artiste -peintre, Binta Ndombo. Au temps de sa splendeur, le tyran venait l'y rencontrer en secret. Etait-elle sa maîtresse ? Il semble bien que non. Leur énigmatique liaison s'était bâtie autour du cadavre de Judith Ndombo, fillette de huit ans, violée et affreusement mutilée quelques années plus tôt. La petite soeur de l'artiste. Celle-ci, comme tout le monde, est convaincue que Moussa Ndour a commis ce meurtre.
    L'homme est prêt à endosser tous les crimes dont on l'accuse, sauf celui-là. Comment convaincre la jeune femme de son innocence ? Bien qu'elle soit loin de lui, parmi les longues colonnes de réfugiés se ruant vers les frontières, il décide de lui écrire une dernière lettre. Lui parviendra-t-elle jamais ? Ce sera une lettre d'adieu, car il sait que ses jours à lui sont comptés. Ce sera surtout une confession.
    Le roman est fait des douloureux efforts de mémoire d'un homme qui, après avoir menti toute sa vie, décide de dire la vérité. Pendant que les combats font rage autour de Lemmings Drive, il se bat avec les mots et avec ses propres fantômes pour passer enfin aux aveux.
    L'impossible innocence est une entreprise romanesque unique qui confronte le lecteur à la complexité de l'âme d'un tyran sanguinaire, figure hélas encore régnante en Afrique.

  • « Le génocide des Tutsi du Rwanda - 900 000 morts entre avril et juillet 1994 - a été une folle séquence de cruauté et de haine mais il a pu aussi, en réaction, révéler des êtres exceptionnels.
    Ce fut le cas du Capitaine Mbaye Diagne. Ce Casque bleu a choisi de désobéir aux ordres de l'Onu interdisant à ses soldats de s'interposer entre les victimes et leurs bourreaux. Très vite, le capitaine Diagne n'écouta que sa conscience. Après le début des massacres, il réussit à sauver les cinq enfants de la Première ministre littéralement martyrisée par les miliciens Interahamwe. Grâce à sa fonction d'aide de camp du général Dallaire, il pouvait sillonner les rues de Kigali et nouer des liens personnels avec les commandants des sinistres barrières où on s'assurait de l'identité des Tutsi avant de les découper à la machette. Diagne, lui, les installait dans sa fourgonnette de l'Onu et négociait avec les chefs des miliciens en pleine activité. Il leur parlait d'humain à humain et les suppliait de laisser la vie sauve aux personnes, souvent des enfants, qu'il transportait. Il lui arrivait aussi de leur offrir un peu d'argent ou des cartons de cigarettes et de bière pour adoucir leur coeur. Cela marchait parfois et au final Diagne a pu sauver environ 600 Tutsi.
    Le 31 mai 1994, en début d'après-midi, il est à une de ces barrières pendant la bataille de Kigali quand un obus l'atteint de plein fouet. Il meurt sur le coup. Sa mission au Rwanda devait prendre fin douze jours plus tard.
    L'histoire du capitaine Diagne est mal connue et je ressens vivement aujourd'hui l'envie de rendre hommage à cet être qui me semble d'autant plus remarquable qu'il a agi en homme ordinaire, sans blabla théorique ni pompeux discours moral. Si j'ai d'ailleurs choisi d'intituler ce récit biographique - à peine romancé et d'une écriture directe et dépouillée - Capitaine Mbaye Diagne, c'est pour que son nom résonne avec force dans la mémoire collective. »

  • L'intervention massive de l'armée française au Mali en janvier 2013 a suscité en Afrique un fort sentiment de reconnaissance à l'égard de la France : une véritable lame de fond, expliquant à la fois ces milliers de drapeaux français brandis par des jeunes Maliens dans les rues et l'invitation de François Hollande au récent sommet de l'Union africaine. Des intellectuels africains de grand renom n'ayant jamais été suspects de la moindre complaisance à l'égard de la Françafrique ont approuvé, après moult contorsions mentales il est vrai, l'opération Serval.
    Ce n'est pas le cas des deux auteurs de cet ouvrage, Aminata Traoré et Boubacar Boris Diop. La brillante sociologue et essayiste malienne échange des lettres avec le romancier sénégalais, connu pour sa rigueur intellectuelle et engagé avec elle, depuis des décennies et en parfaite complicité, dans les mêmes combats politiques. Ils évoquent en premier lieu la crise actuelle au Mali, véritable cas d'école, annonçant davantage une ferme reprise en main néoimpériale de l'Afrique subsaharienne que sa seconde indépendance.
    Ce dialogue permet aux auteurs de partager leurs réflexions sur les guerres actuelles de l'Occident hors de ses frontières, ainsi que sur la Côte d'Ivoire, la Libye ou l'énigmatique printemps arabe. La forme de l'échange de lettres donne au lecteur l'impression d'une discussion de vive voix entre deux penseurs africains qui lui semblent alors familiers. En ce sens, il ne s'agit pas ici d'un essai classique à quatre mains mais plutôt d'un livre à lire et à écouter.

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  • Trois auteurs se rencontrent ici pour la première fois. Ils sont de culture et de provenance différentes. Chacun évoque des mères d'enfants éloignés ou disparus. Chacun désigne la violence d'une absence si forte et si douloureuse qu'elle devient présence. Les portraits longuement approchés de Sophie Bachelier alternent avec les textes de Boubacar Boris Diop et Nando dalla Chiesa.

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  • La vision très personnelle d'une vie de village (ici le village Ndioum, sur le fleuve Sénégal) telle que la saisit André Lejarre, photographe humaniste à sa manière traduit une grande attention aux gestes, aux attitudes, aux vêtements, aux parures, et aux atmosphères qui donnent le ton et le temps de cette Afrique vécue dans une intimité et qui, ainsi traduite en images, atteint à l'universel par la création artistique.Représenter l'Afrique autrement, à l'opposé de Tintin au Congo, à l'opposé du "road-movie", à l'opposé d'une Afrique pittoresque, violente ou aimable, à l'opposé de l'Afrique qui nous est continuellement montrée dans les médias, violente, barbare, guerres civiles et massacres (...)Ndioum est un village du Sahel, au bord du fleuve Sénégal, j'ai commencé à le photographier voilà 25 ans, travail en noir et blanc sur la vie quotidienne, les villageois et leur faon d'être ensemble, la vie paysanne et sa lenteur (j'y retrouvais la lenteur paysanne de mon enfance dans le Loiret).André LejarreLe village est lui aussi d'une blancheur éclatante en ce milieu de matinée. Ici à Ndioum, il arrive, quand approche l'hivernage, qu'il n'y ait pas le moindre nuage dans le ciel. C'est, pour ainsi dire, la saison des éblouissements.Boubacar Boris DiopAndré Lejarre est photographe au collectif Le bar Floréal.Boubacar Boris Diop est né à Dakar (Sénégal). Il vit en Afrique et en France. Il est romancier, journaliste, essayiste, dramaturge et scénariste.

  • "Le 1er décembre 1944 au camp militaire de Thiaroye à proximité de Dakar a lieu le massacre de tirailleurs par l'armée française. Si l'expression « Thiaroye 44 » est ancrée dans la mémoire sénégalaise, on sait moins qu'elle provient du projet d'un film au début des années 1980. Le texte présenté ici est le scénario technique de ce projet. Écrit par Ben Diogaye Beye et Boris Boubacar Diop, l'édition de ce manuscrit permet de saisir la production de représentations artistiques sur ce massacre mais aussi de renseigner les modalités des luttes politiques au Sénégal au début des années 1980 ; des luttes finalement encore actuelles. - "

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