• Quel fut réellement l'apport de Tristan Corbière dans la poésie de la fin de son siècle ? En quoi est-il si singulier ? Quelle fut sa part dans les réinventions de l'art du vers si étonnamment riches alors ? Comment a-t-il travaillé le rythme et la sonorité en vue de rendre compte d'un rapport au monde inédit jusqu'à lui ? Comment, enfin, sera-t-il, avec Laforgue, un des inventeurs louangés par les poètes américains au début du siècle suivant, Ezra Pound en tête ? Dans ce texte, bref, c'est à toutes ces questions que François Rannou nous propose des réponses détaillées et argumentées. Texte précieux pour l'appréhension, aujourd'hui, du poète.

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  • C'est un livre de secrets qui apparaissent comme des pierres à moitié enfoncées dans le sol et sur lesquelles figure une inscription. Logés dans une grande ampleur de construction pour ce livre aux trois motifs, le corps, l'origine et la langue, qui sont choses visibles et lisibles, les secrets vivent. Le corps glorieux du désir, le corps des noms dans la généalogie de François Rannou ou le « ce qui n'a de nom dans aucune langue » survenant depuis la mort de la mère. Il y a les noms, leur capacité à dire les origines, aussi bien celle du Barzaz Breiz, réécrite de très près dans sa fameuse « Série » initiale du dialogue du druide et de l'enfant sur les nombres et le monde (Ar Rannou, les séries), « une pollinisation de la poésie » signale Paol Keineg, que celle des ancêtres personnels. Et la langue, chantée dans un son sourd et recomposé dans l'espace par une disposition en horizontale et verticale (ce qui est le principe de l'écriture celte, ogham) devient danse de la recomposition du corps. La leçon d'Artaud, qui voulait faire danser les paupières avec les rotules, trouve ici un prolongement au sein d'une page que la phrase déborde. Images du corps, des origines et de la langue sont comme le bâton dans l'eau : la cassure figure le retrait des ressemblances et l'articulation des littéralités. Alors la lecture reforme par la voix qui seule peut la former la pulpe des mots désarticulés dans le temps désaxé et ressaisi de contretemps paradist.

  • La librairie

    François Rannou

    • Apogee
    • 11 Mai 2006

    " dans la Librairie, le livre s'est ouvert en glissant mais retenu tout de suite j'ai été saisi par l'espace aveuglant d'une respiration autre portes et fenêtres s'ouvrent comme jamais et tout se resserre avec une précision qui fait que la langue semble revêtue des lignes seules nues de son corps frais.
    " La Librairie, ce serait ce lieu où le livre ouvre hors piste une route, et en soi tout autour de soi la terre brûle vraiment. Les images de Thierry Le Saëc décrivent ce mouvement, qui a aussi sa part d'obscur. L'écobuage promet alors une belle moisson d'inconnu.

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  • Là-contre

    François Rannou

    • Cormier
    • 20 Août 2008
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  • Trois parties, trois formes d'écritures, trois « portraits de femmes », ce texte mêle, par la forme et le fond, modernité et passé, archéologie et vie quotidienne, langue poétique et de tous les jours. La poésie comme lieu de rencontre de toutes les époques, de toutes les femmes, de toutes les écritures. La première partie reprend la forme de la première écriture apparue en Irlande, (système de lignes symboliques de part et d'autre d'une pierre verticale), dans les autres parties vers courts ou plus longs.

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  • Rapt

    François Rannou

    A travers un jeu de reprises et de progressions, ces textes interrogent la figure du poète aujourd'hui et tracent un espace possible à ce qui se dérobe au creux même de la parole.

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  • Cette anthologie est d´abord une manière d´interroger, aujourd´hui, le paysage et ses infinies variations - celles du regard singulier grâce auquel chacun construit son paysage, au fil du temps ; celles qu´il subit sous l´effet des transformations liées à l´action de l´homme, ou des éléments. Paysage précaire, donc, mouvant, qui se constitue pourtant dans l´arrêt qu´il impose : une pause est nécessaire pour admirer, décrire, peindre, cadrer ce qui est là sous les yeux. Chaque texte, ici, écrit un rapport au monde, tente d´en percevoir un rythme, d´en traduire une leçon, d´en soulever un questionnement. Il y a bien un enjeu qui fait du paysage autre chose qu´un thème décoratif. Notre « terre habitable » (François Cheng), c´est la chute d´Iguazú (Michel Collot) et la ville (Michèle Dujardin, Denis Heudré, Fred Griot) autant que le poème comme espace (Fabienne Courtade) ou les noms qui le désignent (Patrick Beurard-Valdoye). C´est toujours un départ vers l´inconnu (Michel Butor, Kenneth White), un angle de vue (Antoine Emaz) qui, parfois, remet en cause avec ironie (Paol Keineg). Les peintres, qui nous ont appris à voir le paysage, sont présents dans cet ouvrage et c´est somme toute d´une logique irréductible.


    Encore un mot : c´est un livre - électronique : à lire sur ordinateur, sur liseuse, sur tablette. Chaque poète est présenté par des liens qui renvoient à l´extérieur du livre vers un autre espace de connaissance de l´auteur (sites internet, blogs, vidéos en ligne, radio, revues... : il vaut mieux alors lire sur un outil de lecture connecté au Web). Vous pourrez alors profiter pleinement de ce qui se présente comme la première anthologie de poésie sur ce support. Cet ouvrage est publié par publie.net, dont le travail de qualité est une fois de plus à souligner. Nous remercions vivement Le Printemps des poètes, particulièrement Jean-Pierre Siméon et Emmanuelle Leroyer, qui est notre partenaire pour cette anthologie. Nous tenons aussi à ne pas oublier dans nos remerciements les éditeurs des ouvrages dont sont extraits les poèmes.


    Que cette anthologie soit comme l´atelier dont nous parle Anne de Staël :


    « toujours le monde en formation » François Rannou publie.net et la collection L'Inadvertance remercient le Printemps des Poètes pour cette collaboration.

  • François Rannou propose et coordonne la collection poésie de publie.net : L´Inadvertance. A raison d´un livre numérique par mois (programme en cliquant sur le titre de la rubrique ci-contre en haut à droite), mais aussi en participant dans l´équipe publie.net à la réflexion et aux choix concernant le domaine poétique.
    Pour ouvrir cette collection, il est normal de jouer cartes sur table : sur un travail graphique de Hung Rannou, une suite de travaux en poésie, mais dont la poésie elle-même, son fonctionnement, ses enjeux, est la matière, le lieu du dire. On y croisera des noms (Mandelstam, Celan...), des phrases arrachées ou décollées, et qui ici deviennent les points de rebond, les lieux de glissement ou d´interrogation.
    Mais aussi une interrogation directe des auteurs et de leur dire : Max Jacob, André du Bouchet, Jean-Luc Steinmetz, Dominique Grandmont, Esther Tellerman...
    Et si le dernier mouvement du texte s´intitule Tenir là contre, peut-être le point de jonction, et l´amitié, par quoi ici on noue ensemble le chemin...
    FB

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  • En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au Diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l'eau, un doux jardinier et le prince en son château. Un long périple vers la lumière.

  • La prise en charge des pathologies du cartilage et de son environnement (notamment les ménisques) se doit d'être actualisée. En effet, l'arthrose n'est pas qu'une maladie du vieillissement ou de l'obésité, même si la lutte contre le surpoids doit être prise en compte. Nous verrons aussi que les recommandations internationales, outre le traitement médicamenteux, privilégient les mesures préventives, la rééducation et l'éducation thérapeutique du patient.

    Les nouvelles thérapeutiques et notamment les biothérapies seront évoquées.

    L'apport de l'imagerie et ses perspectives d'avenir feront l'objet de deux communications.

    La place de la prise en charge chirurgicale conservatrice des lésions du cartilage et des ménisques sera aussi largement abordée et une mise au point sera faite sur le type de lésions méniscales à opérer.

    Enfin, une vaste revue de la littérature sera analysée sur la rééducation que l'on peut proposer après ces traitements chirurgicaux.

    Je tiens à remercier nos deux présidents, les Professeurs Hannouche et Rannou, mon co-organisateur, le Docteur Siney et l'ensemble des conférenciers pour leur investissement dans cette journée. Je remercie aussi les équipes de La Châtaigneraie-Menucourt et notamment mon assistante, Madame Robinet, pour leur implication dans la réussite de cette journée « François Daniel ».

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  • "Ce livre divisé en trois parties est une tentative de se tenir à partir des questions que pose Michel Butor : « comment se fait-il que l'harmonie du monde ait été brisée, qu'il soit devenu un enfer ? Est-il possible de sortir de cet enfer et de quelle façon ? » La poésie, peut-être, se tient dans une position de refus, de révolte, sans illusion sur une assomption réparatrice ; sans se livrer à des replis ou impasses mortifères. Aussi la célébration, ici, de ce qui a eu lieu, hier, ne tient pas du mémoriel fossilisé d'une quelconque commémoration. Bien plutôt elle insiste sur la cruauté vive d'une mémoire qui met à nu notre monde d'aujourd'hui. Elle façonne un espace de ressaisissement qui éveille en chacun une vision nette, peut-être une forme de beauté encore possible pour faire face à notre enfer renouvelé. N'est-ce pas ainsi qu'il a été, dans les pires moments, possible de vivre ?"

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