• Le département d'Indre-et-Loire dessine une feuille de vigne. Avec cette forme, le jardin de la France a pu durant des siècles s'enorgueillir autant de ses pampres que de ses roses, de ses vignobles que de ses châteaux, de ses crus renommés que de ses illustres écrivains et poètes. La plupart ont d'ailleurs rendu hommage aux vins rouges et blancs, aux vins tranquilles et effervescents de notre Touraine.
    Cette histoire de la viticulture tourangelle se déroule le long de ses vignobles, autour des vins et des vignerons, de 1830 à 1930.
    Une époque de profonds bouleversements. Les vignerons cessent d'utiliser la marre, cette sorte de pic avec lequel ils faisaient parfois un tintamarre pour annoncer la fin du travail, délaissent la charrue pour le tracteur. En 1882, le phylloxéra apparaît à Noizay chez Mme Baratin ; en 1883, un classement du vignoble est réalisé à l'instar de celui du Bordelais de 1855 sur les 65 000 hectares que comptait notre département. Dans cette sélection, parmi les 173 communes retenues, les vins de Saint-Avertin sont classés premier cru et ceux de Montlouis deuxième cru. Il est vrai que la « Tête de Saint-Avertin » pouvait se garder 15 à 20 ans et avait une renommée nationale.
    La viticulture a prospéré grâce à de grandes personnalités : Chaptal, les frères Mabille et leur pressoir. Et aussi grâce à des viticulteurs connus ou méconnus. Vous découvrirez peut-être parmi les mille noms cités, un ancêtre vigneron, tonnelier, distillateur. Les coteaux bercent des ceps aux noms gouleyants : Groslot de Cinq-Mars, Martineau Gloire de Touraine ou encore Côt précoce de Tours.
    À consommer sans modération, que vous soyez néophyte ou ampélographe, amateur de vin ou oenologue, touriste ou descendant de Tourangeau, possesseur d'une modeste treille ou producteur récoltant de plusieurs hectares.

    Sur commande
  • Découvrez une description minutieuse de la Touraine au siècle des Lumières. Chaque branche de l'administration y est mise à jour avec précision. Des données chiffrées appuient les dires de l'auteur et l'on comprend ainsi le fonctionnement de cette région que ce soit du côté de l'armée, de la justice, de l'agriculture ou encore des établissements hospitaliés. En effet, cet ouvrage vous dévoile par exemple les conditions de travail de l'hôpital des enfants trouvés à Tours. Il vous permet de juger de la lenteur des moyens de transport et des conditions de vie des agriculteurs. Vous serez étonné de découvrir les différentes ressources agricoles de l'époque mais aussi tous les éléments qui règlent la vie des Tourangeaux au XVIIIe siècle.

  • La fiscalité est d'actualité et nous paraît obscure, injuste et pléthorique. Songeons dès lors à ce que pouvaient ressentir nos lointains parents devant acquitter le banvin, l'ancien cinq sols, le champart, le dixième. L'histoire des impôts et des taxes ne relève pas en elle même de la « grande Histoire » et pourtant elle est intimement liée depuis toujours au quotidien de nos vies.
    Elle illustre sans fard les rapports que le peuple entretient avec le pouvoir. Elle façonne strictement les relations entre individus, entre ceux qui bénéficient de privilèges et ceux qui supportent le fardeau.
    Ainsi, à travers les grands moments-clés de l'histoire : le Moyen Âge avec le régime féodal, l'époque moderne avec les XVIIe et XVIIIe siècles et la monarchie absolue, la Révolution et enfin la période contemporaine, l'auteur nous livre cette histoire des impôts, de la taille à la gabelle, en passant par la dîme et les dizaines d'autres prélèvements issus de l'imagination de dirigeants, jamais à court dans ce domaine.
    A travers des documents d'archives, les cahiers de doléances, une large iconographie de l'époque contemporaine, nous découvrons ainsi dans ces pages les charges accablantes supportées par nombre de Tourangelles et de Tourangeaux au fil du temps, nous permettant peut-être de mieux comprendre les choix fiscaux d'aujourd'hui.
    Nous appréhendons également des moments très particuliers de la vie de tous les jours de nos ancêtres et partageons avec eux, à travers leurs écrits, leur espoir d'un monde plus équitable.

    Sur commande
  • Sur commande
  • La Touraine ; au fil de l'eau

    James Derouet

    • Cmd
    • 1 Décembre 1999

    Honte à qui n'admirerait pas ma belle, ma brave Touraine dont les sept vallées ruissellent d'eau et de vin, écrit Balzac.
    Il est vrai que toutes les communes d'Indre-et-Loire, sauf Moran, sont traversées par la Loire, des rivière, des ruisseaux et des rus qui creusent leur sillon dans tout leur département.
    Entre l'homme et l'eau, ce fut de tout temps une histoire intime jalonnée d'attirances et de joies, de craintes et de catastrophes. L'eau, au cours des siècles, a soulagé la charge de travail de l'homme, de la roue en bois du vieux moulin au barrage hydroélectrique, que de forces économisées, que de richesses crées !
    Cet album offre une promenade nostalgique à travers la Touraine de la fin du XIXe, à la rencontre de l'homme et de l'eau.

  • Loin du front, la Touraine est pourtant engagée pleinement dans la première guerre mondiale.
    Cent ans plus tard, James Derouet explore les archives d'Indre-et-Loire. Témoignages, récits, anecdotes, il nous fait revivre le quotidien de la Touraine, de 1914 à 1919.
    Sur le front, le 66e régiment d'infanterie - le Six-six -, basé à Tours, perd 1 287 hommes le 8 septembre 1914 lors de la bataille de la Marne. Un choc terrible. Quand en décembre 14, il faut fournir 50 000 cache-nez pour les Poilus, des milliers de femmes tricotent sans relâche. Dans les plus petits villages, chacun fait des efforts, jusqu'à la réquisition, par exemple, du cheval du corbillard d'Orbigny.
    La Touraine devient la terre d'accueil de réfugiés de tous horizons. Les carnets de sucre et les cartes d'approvisionnement se mettent en place, les femmes remplacent les hommes au travail ; en même temps, l'Américan Red Cross adresse des dons aux familles les plus éprouvées.
    Les Poilus tourangeaux payent leur tribut : découvrez l'un d'eux décédé en août 1914 au Tonkin, un soldat de moins de 18 ans, un brave plus de 70 ans, un autre relâché par les Turcs en 1926...
    « La Touraine dans la Grande Guerre » nous rappelle ce que nos anciens ont vécu et enduré. En cinq ans de ce conflit meurtrier, la Touraine a perdu au front 12 300 de ses enfants.

    Sur commande
  • En Touraine, on retrouve les traces écrites d'une multitude de cataclysmes. Si un séisme fait trembler en 577 l'église Saint-Martin de Chinon, celui de Sainte-Maure le 15 février 1657 est signalé comme le plus important et trouve sa place dans un recensement mondial réalisé au XVIIIe siècle. Les conséquences humaines sont parfois dramatiques notamment lors de la crue de l'Indre à Cormery qui en 1770 fait 38 victimes ou l'éboulement de Port en 1880 qui ensevelit 30 personnes.
    Celle que l'on appelle "le Loire » à certaines époques, connaît trois crues centennales en 1846, 1856, 1866 et à la Chapelle-sur-Loire, le mercredi 4 juin 1856, le bourg disparaît entièrement. Ne restent debout que l'église et quelques maisons à chaque extrémité, les murs du cimetière sont écroulés, les tombes brisées laissent les corps et leurs débris à la cime des arbres, cinquante-deux maisons sont détruites. Vous pourrez aussi vous forger une opinion sur l'affirmation de certains historiens qui prétendent que la Vienne se jette dans la Loire à Saumur.

    Le froid surprend aussi les paysans et les animaux et les oreilles d'un chat à Genillé peuvent même tomber. Sur le porche de l'église de la Ville-aux-Dames, on en fait mention dans le tuffeau en gravant "le grand iver 1709", mais l'on peut jouer aussi une partie de cartes sur la Loire gelée en 1891.

    L'orage du 13 juillet qui a pris naissance dans le Lochois, pourrait être à l'origine des événement de 1789 selon certains historiens et cinquante années plus tard, les conséquences psychologiques sont importantes lors de l'orage de 1839. En effet, on voit des mères frappées de vertiges voulant précipiter leur enfants à l'eau. A Azay-sur-Cher, un nommé Ribaudeau, fermier de Saint-Jean-du-Grais, est frappé d'aliénation mentale ; un jeune homme de vingt-quatre ans met fin à ses jours avec une arme à feu et lors de la crue de 1856 une femme ne veut plus, durant trois semaines, s'occuper de ses enfants.

    Au fil des siècles, que de fléaux pour la tranquille Touraine d'aujourd'hui. Mais demain sera-t-il plus serein ?

    Sur commande
  • Valy Bussard

    James Derouet

    James Derouet est originaire de la Touraine, comme ses ancêtres, dont la plupart sont natifs du Lochois dont un François Pottier sera évêque du Sichuan en Chine.
    Il a écrit ses deux premiers livres dans les années quatre-vingt-dix : Luzillé village de Touraine et En Touraine petites d'anecdotes d'élections Dans les années 2000 il se remet au travail est écrit La Touraine au fil de l'eau et La Touraine les châteaux des hommes illustres.
    En retraite, le sexagénaire revisite les archives de cette province terre des rois et écrit L'histoire des impôts en Touraine et Une histoire de la Touraine.
    N'oubliant pas ses originaires agricoles, il publie en 2013 L'histoire la vigne en Touraine de 1830 à 1930 livre qui est à consommer sans modération.
    Passionné par l'Histoire, l'auteur ne se veut pas historien, mais dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale il a tenu à écrire un ouvrage dont le titre est : 14-18 La Touraine durant la grande guerre et l'année suivante, dans le cadre de la COP 21 ; il publie en 2015 Les catastrophes naturelles en Touraine.

    Sur commande
empty