Histoire de France

  • Les énigmes de l'histoire de France Nouv.

    À la lumière des recherches les plus récentes, cet ensemble sans équivalent tisse une trame envoûtante et constitue à sa façon une autre histoire de France.
    Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout est réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or c'est tout l'inverse qui se produit. Comment expliquer ce désastre ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît; eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées du pays : épopée de Jeanne d'Arc, affaire des Poisons, prétendu Louis XVII, exécution du duc d'Enghien, complot de la Cagoule, bien d'autres circonstances tout aussi romanesques et le plus souvent tragiques ont contribué à façonner la mémoire et la légende nationales. Sur elles, voici ce qu'il est possible de savoir et de comprendre. Une autre manière d'écrire l'histoire de France.

  • Un outil indispensable pour comprendre notre histoire.
    Accessible à tous, cet atlas est le plus complet jamais publié sur l'histoire de la France.
    375 cartes racontent toutes les étapes de l'histoire de notre pays, de ses origines les plus lointaines à nos jours.
    En s'appuyant sur le fonds cartographique de L'Histoire et grâce au concours de grands historiens, les auteurs ont pu réaliser un atlas à la fois exhaustif et à la pointe des dernières avancées de la recherche.

  • L'opposition entre de Gaulle et Mitterrand met dos à dos un homme qui lutte contre l'effondrement d'une civilisation et un individu qui se moque que celle-ci disparaisse pourvu qu'il puisse vivre dans ses ruines à la façon d'un satrape. Le premier donne sa vie pour sauver la France ; le second donne la France pour sauver sa vie. L'un veut une France forte, grande et puissante, à même d'inspirer une Europe des patries ; l'autre la veut faible, petite et impuissante, digérée par l'Europe du capitalisme. L'un ressuscite Caton ; l'autre réincarne Néron. De Gaulle se sait et se veut au service de la France ; Mitterrand veut une France à son service. L'un sait avoir un destin ; l'autre se veut une carrière. De Gaulle n'ignore pas qu'il est plus petit que la France ; Mitterrand se croit plus grand que tout. Le Général sait que le corps du roi prime et assujettit le corps privé ; l'homme de Jarnac croit que son corps privé est un corps royal. L'un écoute le peuple et lui obéit quand il lui demande de partir ; l'autre reste quand le même peuple lui signifie deux fois son congé. L'homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un noeud de vipères. L'un a laissé une trace dans l'Histoire ; l'autre pèse désormais autant qu'un obscur président du Conseil de la IVeRépublique. L'un a fait la France ; l'autre a largement contribué à la défaire...
    Ce portrait croisé se lit comme une contre-histoire du XXe siècle qui nous explique où nous en sommes en même temps qu'elle propose une politique alternative qui laisse sa juste place au peuple : la première.
    M.O.

  • Pour lutter contre les stéréotypes racistes qui perdurent à l'égard des femmes et des hommes noirs dans la société française, il faut revenir à leurs origines. De la fin du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe, la littérature médicale a élevé au rang de vérité scientifique les préjugés raciaux sur les corps noirs : infériorité intellectuelle, résistance physique, prédominance des émotions ou encore hypersexualité.
    L'ouvrage de Delphine Peiretti-Courtis constitue une première enquête approfondie sur la façon dont fut traitée cette question dans les écrits spécialisés de la période : dictionnaires et traités médicaux, monographies sur les races humaines, rapports de missions coloniales. Elle documente ainsi l'apparition dans les sciences médicales françaises des théories raciales appliquées aux populations africaines, puis leur développement avant leur déclin. Elle éclaire les processus de racialisation du corps, du genre et de la sexualité des peuples d'Afrique. Dans une société où la science se substitue progressivement à la religion comme source du savoir, le schéma racialiste élaboré par les savants est ensuite conforté par le pouvoir politique pour servir le projet colonial : le corps devient un outil de la colonisation.
    En mettant en lumière les mécanismes de formation des stéréotypes ainsi que leur contestation progressive, cet ouvrage permet de comprendre comment les préjugés sont devenus des « savoirs » scientifiques, ancrés durablement dans les esprits, même après leur invalidation complète.

  • Parce que l'histoire a longtemps été écrite par et pour les hommes, sa dimension féminine a été négligée. Si l'histoire des femmes, née dans la décennie 1970, les a montrées actrices du passé, si l'histoire du genre a mis l'accent sur la construction culturelle et politique de la différence des sexes, la spécificité féminine de l'Histoire n'a pas été interrogée : existe-t-il en France un temps de l'action des femmes dont la prise en compte ferait surgir une autre chronologie ? Les faits le disent : le peuple-femme, s'affichant tel, avec ses propres revendications et gestes, fait irruption sur la scène révolutionnaire le 5 octobre 1789, en marchant sur Versailles. Nos contemporaines l'affirment : interrogées sur l'événement pour elles le plus important du XXe siècle, elles ont massivement répondu "la contraception et la liberté d'avortement" (1975), quand les hommes applaudissaient à la conquête spatiale. Identifier une histoire féminine de la France révèle que les femmes l'appréhendent autrement que les hommes, de là où elles sont, de là où on leur permet d'être, de là où elles osent être... Cette entreprise ambitionne de leur redonner vie, et donc de leur rendre, autant que faire se peut, le geste, la parole et l'action.

  • Le tumulte de Paris

    Eric Hazan

    Paris n'est plus ce qu'il était : oui, c'est vrai, et heureusement ! Que ne dirait-on pas s'il était resté comme au temps où Diderot allait chaque soir rêver sur son banc au Palais-Royal ? Paris est un organisme vivant qui change sans cesse depuis lors et même avant, en mal ici, en bien ailleurs. Ce livre est une incitation à ouvrir les yeux, à tendre l'oreille pour percevoir le tumulte de cette capitale indomptable, du périphérique à la place Vendôme, du marché d'Aligre au marché de Belleville, du tabac au zinc, de Balzac à Sartre - Paris, tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change.

  • Entre 1966 et 1996, la France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie. Le dernier sous la présidence de Jacques Chirac. En trente ans, le programme a laissé des traces : dans la société polynésienne, dans les corps de ses habitants et de nombreux vétérans, dans l'environnement de ce territoire vaste comme l'Europe. Grâce à l'exploitation de 2 000 pages d'archives déclassifiées, de centaines d'heures de calculs et des dizaines de témoignages, ce livre présente le résultat d'une enquête de plus de deux ans sur cette expérience collective, traumatique et encore taboue.
    Fruit d'une collaboration inédite entre un scientifique expert du nucléaire, un journaliste du média d'investigation Disclose et Interprt, un collectif d'architectes spécialisés dans l'analyse criminalistique, ce travail met au jour ce qui a longtemps été caché au public : les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français dans le Pacifique.

  • Pourquoi les insurgés de la Commune ont-ils lutté ? Du côté de l'armée, qui étaient les soldats de Versailles ? Le bain de sang final, qui coûta la vie à 10 000 personnes au moins en quelques jours, s'explique-t-il par la fièvre des combats, ou s'agit-il d'une purge délibérée ?
    Ce livre analyse dans le détail l'épisode de la Commune, de l'écrasante défaite face à l'Allemagne à la répression sanglante de l'insurrection, en passant par la prise de Paris, quartier par quartier. Robert Tombs démontre avec conviction comment l'armée française a joué un rôle essentiel dans l'étouffement de ce soulèvement, qui s'est traduit par une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des Versaillais à l'encontre de la population parisienne.
    Cet ouvrage de référence étudie avec précision les méthodes de répression d'une armée vouée à une restructuration et à un endoctrinement depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne.

  • Maîtresses et femmes d'influence : le coeur du pouvoir depuis 1789 Nouv.

    Aujourd'hui tombées dans l'oubli, les vies de Virginia de Castiglione, Sophie Dosne, Marguerite Baldensperger ou encore Thérèse Pereyra sont pourtant indissociables des destins de Napoléon III, Adolphe Thiers, Georges Clemenceau et Léon Blum. Elles ont été les amies, les conseillères, mais surtout les bien-aimées et les amantes de ces grands hommes.
    Dans cet ouvrage original, Robert Schneider retrace d'une plume enlevée le destin de dix femmes de l'ombre qui, à une époque où le deuxième sexe ne jouait aucun rôle dans la vie publique, se sont révélées indispensables. Elles ont été de tous les combats de leur amant : pions sur l'échiquier diplomatique, comme la comtesse Marie Walewska, poussée par le gouvernement polonais dans le lit de Napoléon Ier ; amours interdites, telle Jeanne Bibesco, la prieure du carmel d'Alger, qui fit du vieil et austère anticlérical Émile Combes un amoureux transi ; ou encore appuis politiques, à l'image de Berthe Cerny, la « petite sioux » d'Aristide Briand qui transforma ce dernier de la tête aux pieds et l'aida à devenir président du Conseil.
    De l'épopée napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale, Robert Schneider éclaire d'un jour nouveau la vie de dix femmes qui ont été au coeur du pouvoir et ont pris part à l'écriture du roman national.

  • Les femmes, en France, n'ont pas reçu le droit de vote des mains d'un homme enfin éveillé et attentif à l'injustice de leur sort. Elles l'ont gagné de haute lutte après cent ans de revendications. Elles l'ont arraché au législateur. L'ordonnance promulguée en 1944 a été l'aboutissement d'un mouvement sans cesse recommencé de contestation initié au milieu du xixe siècle.
    C'est l'histoire de cette ère de débats et de combats que dresse ici, d'une plume ardente et vivante, Anne-Sarah Moalic, la spécialiste incontestée de cette question cruciale qui constitue aussi bien une épopée militante. Loin des images d'Épinal, recourant aux faits, aux portraits, aux archives, reprenant argument contre argument ce long cheminement, ce livre montre comment, face aux défenseurs d'un ordre inique assignant les femmes à un rôle secondaire, les pionnières de l'équité politique ont peu à peu structuré la conscience du féminisme.
    Passer derrière l'isoloir, glisser un bulletin dans l'urne, émarger les listes électorales : ces gestes devenus communs à toutes et à tous condensent une mémoire active qui détermine encore aujourd'hui la recherche de l'égalité réelle entre les sexes.
    Une lecture passionnante et tonifiante.

  • À quelques kilomètres d'Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, jaillit soudain un château aux allures médiévales, le château de Picomtal. Au début des années 2000, les nouveaux propriétaires effectuant des travaux découvrent, au revers des planchers qu'ils sont en train de démonter, des inscriptions. Cent vingt ans plus tôt, au début des années 1880, le menuisier qui a monté le parquet dans les différentes pièces s'est confié. L'homme sait qu'il ne sera lu qu'après sa mort. Il adresse un message outre-tombe et parle de lui, de ses angoisses, de sa famille, de ses voisins, faisant revivre une société villageoise confrontée au progrès économique matérialisé par l'arrivée du chemin de fer, mais aussi à l'avènement de la République.
    Pour autant c'est surtout quand il évoque les secrets des uns et des autres, quand il parle de sexualité, que Joachim Martin s'avère un témoin passionnant des moeurs souvent cachées de son temps. On dispose de peu de témoignages directs des gens du peuple, mais cette façon de s'exprimer est totalement inédite. Qui plus est ces confessions revêtent un caractère exceptionnel. À travers son témoignage, sur luimême et son village, c'est ainsi toute une époque qui revit.
    Jacques-Olivier Boudon est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris Sorbonne où il dirige aussi le Centre d'histoire du XIXe siècle. Président de l'Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan, il a publié une trentaine d'ouvrages consacrés à l'Empire et à l'histoire du XIX e siècle, dont Les Naufragés de la Méduse.

  • « L'insurrection est le plus saint des devoirs. » Gilbert Motier, marquis de La Fayette, devant l'Assemblée nationale, 20 février 1790.
    Croquants, Nu-pieds, Lustucrus, Bonnets rouges, Sans-culottes, Canuts, Communards, étudiants de Mai-68 ou Gilets jaunes... tous eurent en commun l'esprit de révolte et d'insoumission.
    A travers leurs luttes, ce sont eux qui ont écrit l'histoire de France.
    Des révoltes paysannes de la Renaissance aux émeutes de banlieue en 2005 en passant par la guerre des farines, l'affaire Réveillon ou la prise des Tuileries, Luc Mary nous fait revivre ces moments cruciaux où le peuple s'est dressé contre l'ordre établi.

  • SAC : Service d'Action Civique. Peu d'organisations politiques ont autant défrayé la chronique et suscité les passions que le service d'ordre gaulliste, fondé en 1960. Ses milliers d'adhérents, rugueux et déterminés, protégeaient les meetings et campagnes d'affichage du parti au pouvoir. Gaullistes fidèles, anciens de la Résistance ou de la France libre pour beaucoup, ils vouaient un culte au Général dont ils se considéraient comme les grognards inconditionnels. Ce carré de la Garde était engagé lors des élections compliquées et les moments de crise du régime (putsch des généraux, barricades de 68). Mais le SAC avait aussi sa part d'ombre. Car à côté d'une majorité d'honnêtes militants figuraient des éléments douteux : membres d'extrême droite attirés par l'anticommunisme violent, aventuriers et escrocs mythomanes, malfrats à la recherche d'une impunité policière et judiciaire. Des mauvaises fréquentations expliquant les délits dans lesquels des adhérents se trouvaient impliqués : braquages, trafics de drogue, d'armes et de fausse monnaie, proxénétisme, escroqueries, rackett, agressions... Aux méfaits crapuleux s'ajoutaient à l'occasion des dérives et violences politiques : infiltration des forces de l'ordre, provocations et espionnage clandestin, coups contre les militants de gauche. Que le patron politique du SAC ait été Jacques Foccart, puissant et mystérieux conseiller du Général pour les affaires sensibles touchant aux services secrets, à l'Afrique et à l'outre-mer, achevait d'exciter les imaginaires. Le SAC n'aurait-il pas été un service d'ordre barbouzard jouant les polices parallèles ?
    Sans négliger cette part de fantasme, et fort de sources inédites, François Audigier démêle le vrai du faux et inscrit l'histoire de l'organisation dans un temps plus long. Il en réaffirme la nature politique en montrant que les gros bras étaient aussi les petites mains d'un gaullisme manquant alors de militants et en soulignant les liens personnels forts du Président avec ces « Prétoriens » du régime. Plus largement, il explore les questions sensibles du lien aux forces de l'ordre officielles, de la pratique du renseignement politique et de l'infiltration des services de sécurité. Loin des clichés, l'ouvrage se penche enfin sur les membres du SAC, des grandes figures (Charles Pasqua, Pierre Debizet, Paul Comiti...) aux adhérents les plus modestes, ces Mamelouks du Général souvent plus sensibles à l'épopée du gaullisme qu'à son programme politique, ces militants bagarreurs qui, en marge du parti, constituaient un « corps franc » dévoué à de Gaulle.

  • François-Guillaume Lorrain est reparti sur les routes de France, à la découverte de ces lieux trop souvent oubliés et qui ont, pourtant, participé à l'écriture de notre histoire. Dans ce nouvel opus, il nous conduit de Clairvaux jusqu'en Vendée, des plages du débarquement de Provence jusqu'à Evian.
    François-Guillaume Lorrain est reparti sur les routes pour nous faire découvrir de nouveaux lieux porteurs de notre mémoire, d'une mémoire fragile, variable, (é)mouvante. L'histoire se fait enquête sur le terrain, entre passé et présent, au gré des rencontres.
    L'auteur nous conduit sur les chemins de traverse d'une postérité riche en controverses : de Nantes, ville très catholique et négrière, reconvertie en cité de la tolérance et de l'anti-esclavagisme, aux plages du débarquement en Provence, ignorées au profit de celles de Normandie, en passant par un village de résistants, Roissy-en-France, écrasé par son voisin, l'aéroport. Qui dit mémoire dit amnésie comme la Virée de Galerne, odyssée du peuple vendéen occultée par les deux camps, Bordeaux, pourtant trois fois capitale de la France, ou Évian, décor de la signature des accords sur la fin de la guerre d'Algérie. Qui dit mémoire dit aussi méconnaissance comme ces premiers lieux de la réconciliation franco-allemande, tel ce séminaire des Barbelés près de Chartres. Qui dit mémoire dit enfin hypermnésie, comme à Clairvaux à la double histoire carcérale et religieuse omniprésente...
    Voici un ouvrage qui propose une quinzaine d'exemples incarnés par un lieu et un événement. On l'aura deviné, ce livre d'expéditions, de déconfinements, de contacts, tisse une toile chamarrée de notre pays.

  • Vingt-cinq ans les séparaient, et en vérité tout un monde. D'un côté Pompidou, l'apôtre de la France heureuse et du progrès tranquille, proche du terroir et des gens, de l'autre De Gaulle, distant et solitaire, épris de grandeur et d'histoire, plaçant toujours la France au-dessus des Français. Ce cliché ne suffit pas à expliquer pourquoi ces deux hommes, si différents, ont semblé tant s'apprécier, cheminant de conserve et partageant largement, dans l'exercice de leurs fonctions, une vision commune de la politique, de l'Etat et de la France, avant de connaître, pour finir, les effets d'un surprenant désamour soldé par mai 68, l'affaire Markovic et le référendum perdu d'avril 69. C'est le mystère de cette relation d'un quart de siècle qui est entièrement revisité ici. De son éclairage dépend peut-être la bonne compréhension de la crise démocratique que traverse notre pays. Car la vraie fracture est en fait post-pompidolienne. Ce sont les générations politiques qui ont suivi, notamment celles qui se réclamaient encore du gaullisme, qui ont fait dévier les institutions de leur ligne initiale, ont perdu les codes du régime et conduit notre démocratie dans la voie sans issue où elle semble désormais égarée.

    Une rencontre, une séduction réciproque, une confiance profonde puis, à l'épreuve du pouvoir qui révèle le fond des caractères, une rupture. Un épisode mal connu et déterminant de notre histoire contemporaine.

  • François-Guillaume Lorrain sillonne la France et redonne vie à un passé parfois oublié, parfois mythifié, grâce à un « retour aux sources » de l'histoire nationale.
    François-Guillaume Lorrain est parti sur les traces de ces places fortes de notre histoire, de Domrémy à Ligugé, premier monastère d'Occident, de Quierzy, capitale de la France au viiie siècle, à Marignan, de Varennes à Montoire, du camp napoléonien de Boulogne aux villages disparus autour de Verdun...

    Ces endroits figurent souvent dans nos manuels, peuplent notre imaginaire. Mais à quoi ressemblent-ils aujourd'hui ? Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils traversé le temps ?

    Fourmillant d'anecdotes, de détails insolites, inédits, nourrie de témoignages de gens du cru, cette enquête de terrain nous décrit leurs aléas, raconte leur destin mouvementé, parfois cocasse, avec l'envie de redonner toute sa place à la mémoire vivante des lieux.

  • Loin d'analyser les deux conflits mondiaux en face à face, cet ouvrage envisage la période des Grandes Guerres comme un tout. Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le « front de l'arrière » font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. Sans doute, en 1918, la France émerge, victorieuse, mais « malade de la guerre » : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être « réparées », reconstruites ou « reconstituées » aussi rapidement qu'un pont, une route ou un bâtiment.
    La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisations artistiques, entre cultures des masses et culture de masse. Une attention particulière est portée aux relations internationales, aux traités, à l'esprit de revanche, en même temps qu'aux efforts des pacifistes, à la SDN, à Briand... Alors que la France abandonne en partie à regret une politique de puissance en Europe, le terrain colonial devient bientôt le seul où cette politique impérieuse peut pleinement s'exprimer. Avant que tout ne bascule, de nouveau, dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains...
    Pour restituer ce « passé qui ne passe pas », Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance, entre passion et parti pris, pour nous faire comprendre et partager les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.

  • En 5 parties - « Les origines », « Le royaume de France », « La nation française », « À l'épreuve du XXe siècle » et « Vers la France de demain » - et en 100 cartes inédites et richement détaillées, des principaux sites préhistoriques à la carte de la pandémie du coronavirus, cet ouvrage novateur donne à voir une autre histoire de France, vivante, presque charnelle. 100 cartes pour 100 moments qui auront été pour notre pays, d'abord pendant sa construction, ensuite lors de son développement, des épisodes décisifs, des tournants, des points de bascule formant autant de repères sans lesquels le passé, avec ses continuités et ses ruptures, ne se comprend pas.
    La bataille d'Alésia, le partage de Verdun, la France des monastères et des cathédrales, le royaume de Saint Louis, les déchirures des guerres de Religion, la frontière fortifiée de Vauban, les Lumières, les guerres de Vendée, la France de Napoléon, la révolution de 1830, la construction du réseau ferré au XIXe siècle, l'école, l'urbanisation et les langues régionales en 1900, la Grande Guerre, ses victimes, le temps des colonies et de l'Algérie française, la décolonisation, les élections présidentielles de la Ve République, Mai 68, le réseau autoroutier, les étapes de la construction européenne, les bouleversements du modèle familial, les opérations militaires récentes ou encore la crise des Gilets jaunes : autant de sujets et autant de cartes, parmi beaucoup d'autres, que commente Jean Sévillia avec maestria et concision.
    Conjuguant plaisir de lecture et érudition, cette première Histoire de France inédite en 100 cartes permet surtout de comprendre l'évolution de notre pays, d'en appréhender les faiblesses et d'en apprécier les formidables richesses.

  • Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore « le siècle ouvrier ». Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930.
    Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la « centralité » ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

  • Cette enquête historique s'inscrit dans un débat de fond, souvent houleux, qui s'est développé en France au cours de la décennie écoulée : celui des racines et de l'identité françaises, un débat qui n'est pas achevé et semble dans une impasse aux yeux de l'auteur.
    Son ambition est de passer de la polémique à l'histoire, en abattant nombre d'idées reçues qui font obstacle à une compréhension claire et raisonnée du sujet. À partir de quand la France commence-t-elle d'être la France ? Quels sont les critères qui définissent le pays ? Le nom ? La langue ? Les paysages ? Les frontières ? Le patrimoine ? Les arts ? Les héros ? La mémoire ? Un récit national ?
    L'auteur, suivant les pistes gauloise, franque et d'autres, plus récentes, détricote l'ensemble des poncifs généralement admis et montre que la naissance du pays est continue. Une gestation et non une révélation permise par le retour à la longue durée, sans préjugés ; afin d'éclairer le présent à la lueur du passé, et non le déformer. Une synthèse pédagogique et historique qui faisait défaut.

  • Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective.
    Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. En décryptant les formes et les mutations de la manifestation au XIXe et au XXe siècle, Danielle Tartakowsky montre que seules deux vagues de contestations, celle de février 1934 et celle de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser les régimes en place.
    Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la « manif » ne serait-elle ainsi qu'une expression de la vie démocratique, un signe de bonne santé ?

  • Les grands fauves

    Christophe Labarde

    • Plon
    • 25 Mars 2021

    Tout commence au début des années 80.
    Tous sont encore inconnus ou presque.
    Leurs noms ? Claude Bébéar, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, David de Rothschild, Serge Kampf, Michel Pébereau, Henri Lachmann, Didier Pineau-Valencienne, Jean-René Fourtou, Thierry Breton...
    Leur point commun ? Une petite association, Entreprise et Cité, sans logo ni locaux, qui se réunit de façon informelle autour d'un match de rugby, d'une bonne table ou d'une virée entre amis.
    Pendant près de vingt-cinq ans, ils vont chasser en meute. Dévorant autour d'eux et se dévorant parfois entre eux.
    «?Tontons flingueurs?» pour les uns, «?Chevaliers de la Table ronde?» pour les autres.
    Très vite, Claude Bébéar s'impose comme le grand inspirateur et le grand ordonnateur de ces chamboulements inédits de l'économie française.
    Comment a-t-il façonné et développé des groupes comme AXA, BNP-Paribas ou Vivendi ?
    Comment a-t-il, en parallèle, imposé l'Institut Montaigne parmi les think tanks incontournables et influencé en profondeur la société française en lançant, parmi les premiers, le débat sur l'accès à l'emploi ou l'intégration des jeunes issus de la diversité ?
    Comment une vraie «?bande de copains?» à l'appétit insatiable, avec ses éclats de rire, ses coups de gueule et ses coups de coeur, a-t-elle ainsi secoué le capitalisme de la vieille France jusqu'à en faire émerger des champions mondiaux ?

    Leur histoire est une saga.
    Elle était secrète.
    Elle ne l'est plus.

  • Synagogues, bains rituels, rues, cimetières, graffitis, parchemins..., depuis le XIXe siècle, les archéologues exhument des traces matérielles du judaïsme en France, mais c'est le développement de l'archéologie préventive qui, dans les années 1990, a permis de mettre au jour une série de nouveaux sites.
    Ces vestiges éclairent la présence juive durant l'Antiquité, complètent les rares informations sur le premier Moyen Âge, enrichissent la connaissance des innombrables juiveries médiévales que comptait le royaume avant les expulsions des XIIe, XIVe et XVIe siècles, illustrent les communautés « résilientes » (Alsace, Avignon, Comtat Venaissin) ou se reconstituant au XVIe siècle (côte aquitaine, Lorraine), et apportent des données originales sur les juifs de France, de l'Émancipation en 1791 à l'époque actuelle.
    Retraçant les prémices et le développement de l'archéologie juive en France, cet ouvrage dresse un état des connaissances en s'appuyant également sur les archives textuelles, l'épigraphie, la topographie urbaine, la toponymie, le patrimoine bâti et l'art, pour restituer sa place dans l'histoire de France à une communauté très ancienne. Ainsi la présence juive se dévoile-t-elle, de découverte en découverte, contribuant à donner une visibilité à ce « point aveugle » du récit national.

  • L'époque où surgit la dynastie capétienne ne se confond pas avec « la naissance de la France ». Sans doute le royaume de Francie occidentale puis de France, qui embrasse alors la Catalogne au sud et la Flandre au nord, devient-il une entité politique qui ne se partage plus, mais le souverain continue explicitement de se dire « roi des Francs » plutôt que « roi de France ». Si la monarchie construit et élargit méthodiquement son domaine, le sentiment d'une unité française n'existe pas pour autant. Soucieux d'échapper à toute téléologie dynastique ou nationale, le propos tenu ici accorde une grande attention aux singularités régionales.
    Les siècles de la féodalité, longtemps décrits comme des siècles de fer, correspondent en réalité au moment du « décollage » européen.
    Dynamisme économique, expansion chrétienne et mutations sociales vont alors de pair, portés par l'affirmation d'un ordre seigneurial effaçant peu à peu les derniers vestiges de l'empire carolingien.
    Les acquis des recherches historiques des vingt dernières années ont profondément renouvelé la compréhension de ce long moment de transition. Ils conduisent à réexaminer des questions aussi fondamentales que le regroupement des populations et la « naissance du village », l'instauration de la seigneurie châtelaine, le rôle des réformes monastiques ou l'épanouissement de l'art roman et gothique.
    Ils amènent surtout à remettre en cause la thèse d'une « mutation féodale » rapide et brutale autour de l'an mil au profit d'une appréciation plus nuancée des évolutions.

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