• Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie.
    Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car - et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage -, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui.

  • Aux yeux de l'Occident, le Japon a toujours été un mystère, nourri de clichés et de fantasmes : Cipango aux murs couverts d'or rêvée par Christophe Colomb, la terre de mission de François Xavier, l'empire soudain clos sur lui-même, l'adversaire acharné de la guerre d'Asie- Pacifique, la victime des premières bombes atomiques, l'inventeur du zen et de l'ikebana, le colossal concurrent technologique et commercial...
    L'histoire du Japon est d'abord celle d'un peuple épris de nouveauté, d'origine hétérogène, qui a su évoluer au contact d'autres mondes et se muer en État-nation impérial, puis industriel : la Chine lui apporte code, croyance, écriture, de quoi tisser une culture de son cru ; l'Occident échoue à le convertir au christianisme au XVIe siècle, mais, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'oblige à suivre son modèle technique sous peine de colonisation brutale.
    Le Japon, pourtant la référence économique suprême dans les années 1980, subit une récession sensible depuis le début des années 1990 et se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre la Chine et les États- Unis. Il n'en reste pas moins encore la troisième puissance économique mondiale, affiche sa présence sur tous les foyers de la mondialisation, diffuse tous azimuts les produits de son soft power et ne cesse d'innover et souvent de surprendre.
    À l'aube de l'ère Reiwa, Gérard Siary retrace le mouvement d'ouverture et de fermeture à l'ailleurs et à l'étranger, qui a toujours rythmé l'évolution de l'archipel et modelé son identité culturelle. Il aborde des thèmes souvent peu évoqués : image du Japon en France et à l'étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc. C'est cette histoire renouvelée d'un peuple à nul autre pareil, qui a dû et su faire son miel de la prétendue « modernité », sans y perdre son âme ou son identité, qu'il nous raconte avec passion.

  • Les japonais Nouv.

    Les japonais

    Karyn Poupée

    Au Japon, mégapoles surpeuplées, transports saturés, violences sociales côtoient créativité, solidarité nationale, perfectionnisme et politesse. Terre de contrastes, l'Archipel s'enorgueillit de marier avant-gardisme esthétique ou technologique et coutumes ancestrales.
    Sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, le Japon est devenu en l'espace de quelques décennies la deuxième puissance économique planétaire. Aujourd'hui, après sa rétrogradation derrière la Chine, l'accident de Fukushima ou la pandémie de Covid-19, le pays est confronté à de nouveaux défis qu'il n'a peut-être plus la force de relever.
    Témoin alerte et passionnée, Karyn Nishimura-Poupée scrute la vie quotidienne des Nippons et décrypte les ressorts historiques et socioculturels du fonctionnement troublant de cette société unique.

  • À l'automne 1600, Tokugawa Ieyasu, l'un des plus fascinants personnages de l'histoire du Japon, sort vainqueur de la plus grande bataille de samouraïs jamais livrée. L'enjeu est de taille puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'empire tout entier, enfin pacifié. Le suzerain de la maison Tokugawa sera le troisième des Unificateurs du pays. Avant de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura pourtant fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein coeur de l'archipel. La suprême querelle se vide au matin du 21 octobre 1600, mettant aux prises les meilleurs capitaines et les plus vaillants champions de leur temps. Épreuve du gigantisme, près de 170 000 combattants s'y sont taillés en pièces, laissant 30 000 d'entre eux sur le carreau. Il faudra attendre l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes. À la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu'entonnent malgré eux les guerriers de jadis. A l'issu de la bataille, le temps des seigneurs de guerre, des samouraïs et des citadelles est révolu.

  • Au fil des années, le Livre du thé, publié en anglais en 1906 par l'érudit japonais Okakura Kakuzo¯ (1862-1913), est devenu l'un des emblèmes les plus reconnus de la rencontre entre l'Orient et l'Occident. Traduit et commenté à plusieurs reprises, on le retrouve jusque dans la publicité de marques de thé.

    En dépit de son titre, le Livre ne doit pas être considéré comme un manuel consacré au thé. Il s'agit plutôt d'un essai ou, mieux encore, d'un hymne à la culture, à l'esthétique, à l'esprit du thé en tant que symbole, image paradigmatique de l'âme asiatique. Son auteur, chercheur passionné, a voué son existence au renouvellement et à la diffusion des caractères idéaux de l'Orient, dans un temps où le Japon semblait vouloir les renier au profit des valeurs occidentales.

    Cette nouvelle édition contient un riche appareil de notes destiné à éclaircir les contenus non explicités par l'auteur et que les différentes éditions internationales n'ont que partiellement affrontés, ainsi qu'une notice retraçant la vie d'Okakura parallèlement à sa mission interculturelle, sous le signe du développement de la spiritualité universelle au travers de l'esthétique et de la pratique du thé comme mode de vie.
    Okakura vit une époque de grands idéaux et de transformations individuelles et sociales radicales, où l'hébétement devant la puissance de l'Occident coexiste avec le désir d'imitation. Sa propre vie est un chef-d'oeuvre de dévouement aux valeurs de la tradition asiatique et japonaise, et d'habilité à les répandre au sein de la civilisation qui les menace en premier lieu.
    Avec le recul, la formation d'Okakura apparaît comme un parcours conçu pas à pas dans un but précis, qui sera celui de toute sa vie. Ainsi le Livre du thé tient lieu de fil rouge reliant une existence exemplaire à son destin intérieur, et constitue pour chacun d'entre nous un exemple archétypique actuel et pérenne.

  • Les Japonais vivent au présent. Le drame du tsunami de mars 2011 reste une plaie ouverte, mais le Japon, pugnace, regarde déjà ailleurs. Ce pays est un art de vivre. Un écheveau de règles souvent tacites mais incontournables, qui font du quotidien un rituel bien réglé.

    Qu'est-ce qu'être Japonais aujourd'hui ? Comment évoquer le Japon de ce siècle sans comprendre que son dessein se fracasse aujourd'hui sur la Chine, sur fond de surenchères nationalistes réciproques ?

    Ce petit livre plonge le lecteur au coeur de traditions millénaires, pointe les transformations, souligne les fractures. Pour découvrir un Japon vécu de l'intérieur.

    Récit suivi d'entretiens avec Pierre-François Souyri (Le Japon est devenu un géant économique mais est resté un nain politique), Chikako Mori (La société japonaise s'ouvre lentement à la mondialisation) et Keiichiro Hirano (Au Japon, la préservation de la cohésion sociale prime sur la liberté de penser de l'individu).

  • Conjurer le sort, dernier essai publié par le plus grand spécialiste actuel de la Chine médiévale, ausculte l'évolution, pendant plus de huit siècles, des croyances taoïstes à propos de la responsabilité humaine et de la rédemption. Franciscus Verellen y met en relief les rituels de guérison de la tradition taoïste pour venir en aide à une destinée malade, grêvée par le péché. Son vaste essai dresse le portrait d'une société médiévale chinoise hantée par la figure du mal, où l'existence humaine est hypothéquée dès la naissance, puis accablée par des obligations et des dettes toujours plus lourdes dans notre monde et celui d'après.
    Du IIe au Xe siècle, le taoïsme émerge comme une organisation lithurgique qui, liée étroitement avec le Bouddhisme, modifie en profondeur la pensée chinoise sur les causes de la souffrance humaine, la nature du démon, et les voies possibles vers une libération. Au Ve siècle, des éléments issus du taoïsme classique se mêlent ainsi au yoga indien afin d'intérioriser la quête de la rédemption. La liturgie faisant partie intégrante de l'ordre des Tang englobe petit à petit une communauté monastique florissante, la société laïque et des rituels officés au nom de l'État. Les sacrements taoïstes souhaitent agir sur le monde invisible : face à la peur de la mort, de la maladie et de la perte, ils tentent de prodiguer un secours thérapeutique et une rédemption extatique. À partir de sources multiples, des prières, des sermons lithurgiques et des récits empiriques, Francisucs Verellen prête une fine attention au vocabulaire taoïste de la rédemption, au sens du sacrifice, ainsi qu'aux métaphores faisant figure de passerelle entre les royaumes du visible et de l'invisible. Le mauvais sort se trouve conjuré grâce au rachat rituel d'une dette ; la rédemption se produit sous la forme d'une guérison, d'une purification, d'une délivrance, ou du passage des ténèbres vers la lumière.

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  • Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'État, la dynastie impériale, la population, le territoire.
    De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?

  • La société japonaise est résolument polymorphe. Elle est animée par une tendance qui est celle de la poussée aux extrêmes : le caractère fantastique de sa littérature et de son cinéma qui est d'une rare cruauté, l'extravagance du théâtre kabuki, les déguisements excentriques des cosplays, les comportements d'une violence inouïe de certains adolescents ou encore la « mort par excès de travail ». Mais cet extrémisme-là ne saurait nous en dissimuler bien d'autres : l'extrême de la sobriété, de l'humilité, de la discrétion et du dépouillement.
    Ce livre explore cette tension entre l'expansion et la raréfaction, la dépense et la retenue. Il se demande comment le peu et le moins entrent en résonance mais aussi en conflit avec le plus et le trop.

  • Quel était le rôle des geishas ? D'où vient l'art du bonsaï ? Quand apparurent les premières estampes ? Que symbolise le bambou ? Quelle est l'origine du kimono ? Comment salue-t-on au Japon ? En quoi consiste l'ikebana ? Qui a institué la cérémonie du thé ? Quels sont les plats populaires japonais ? Pourquoi les Japonais vénèrent-ils le mont Fuji ?... Ce ravissant petit album qui enchantera tous les amoureux de l'Extrême-Orient raconte les coutumes, les superstitions et les grandes cérémonies du pays du Soleil-Levant.

  • Après deux siècles de clôture, le Japon avec l'ère Meiji s'ouvre au monde moderne. En octobre 1867, Maurice Dubard entre à l'âge de 22 ans dans la Marine française. La mission militaire a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune militaire sillonne les principales villes de l'archipel.
    Cependant, son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. La passion de Dubard se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Ce récit de voyage est absolument contemporain de ce rapprochement entre l'Europe et le Japon.

  • Les samouraïs

    Stephen Turnbull

    • Gremese
    • 14 Novembre 2019

    Liée à un sévère code d'honneur et poussée par un intense sens de loyauté, la classe guerrière d'élite du Japon médiéval - les samouraïs - avait dans ses rangs les guerriers les plus craints et les plus respectés de tous les temps.

    Mais leurs vies ne tournaient pas seulement autour de la guerre. Dans ce livre, riche en illustrations, Stephen Turnbull nous montre le monde animé et passionnant des samouraïs et nous révèle une culture guerrière globale qui s'est exprimée à la fois à travers l'art et la poésie et à travers la violence.

  • L'ouvrage propose une nouvelle approche du si vif développement économique du Japon moderne, éclatant dès les années 1880. Reconsidérant les grandes interprétations donnant le beau rôle à l'Etat et aux grands groupes capitalistes, l'auteur montre la force des fondations régionales de la Révolution industrielle au Japon, un mouvement « venant des provinces » pour reprendre la traduction littérale du titre japonais.

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  • À travers les siècles, les samouraïs ont été associés à l'honneur, au courage, à l'abnégation, autant qu'à leurs prouesses martiales. Pourtant, à l'origine, ces valeurs étaient subordonnées à la victoire au combat, seule garante de la survie du guerrier et de son lignage. Si les samouraïs se sont progressivement fédérés autour de nouvelles aspirations comme la loyauté ou le renoncement de soi, celles-ci correspondaient rarement à la réalité des rapports de force, lorsque ruse, suspicion et trahisons étaient le quotidien des alliances militaires et la guerre un art de la survie.
    Ainsi, contrairement aux idées reçues, l'invention de ces valeurs éthiques est tardive : la « Voie du Guerrier » - ou Bushidô - est un « concept » élaboré à partir d'une tradition fictive aux alentours du xvie siècle. Cette construction a donné lieu à une mystique nationale qui a depuis largement dépassé les frontières du Japon et continue de hanter notre imaginaire, entre films hollywoodiens et pratiques assidue des arts martiaux.
    Alors, qui étaient vraiment les samouraïs ?

  • Composé de 17 « livres » publiés entre 1872 et 1876, dont chacun fut vendu à plus de 200 000 exemplaires, L'Appel à l'étude fut lu à l'époque par des millions de Japonais et servi même de manuel scolaire. Fukuzawa Yukichi s'y livre à un double exercice : penser la manière dont le Japon peut et doit accéder à la civilisation et convaincre ses compatriotes de le suivre dans cette voie, la seule à même d'éviter à son pays la colonisation des puissances étrangères.
    L'idée au centre de L'Appel à l'étude est que seul l'accès à la civilisation permettra d'éviter un destin à la chinoise et que le seul moyen d'accéder à la civilisation est l'éducation. L'utilitarisme, le rationalisme, le positivisme, le libéralisme voire l'individualisme que prône Fukuzawa n'ont de sens, pour lui, que dans la mesure où ces « ismes » servent ce dessein. La civilisation que vise Fukuzawa n'est cependant pas la civilisation occidentale mais une civilisation universelle fondée sur la science et vis-àvis de laquelle il constate simplement que le Japon a pris du retard par rapport aux pays occidentaux. S'il demande à s'inspirer de ces derniers, c'est pour les utiliser non pas comme un modèle mais comme un raccourci.

  • Au milieu du XIXe siècle, le Japon connaît des bouleversements intenses. La féodalité est abolie, un État-nation moderne est construit avec le retour de l'empereur sur le devant de la scène. S'agit-il d'une restauration monarchique ou bien d'une révolution ?

    Deux géographes anarchistes, compagnons de Bakounine, apportent à cette question une réponse originale, surtout si on la compare à la vision des autres visiteurs du Japon qui, à cette époque, sont essentiellement des diplomates, des militaires, des négociants, des missionnaires ou des voyageurs souvent conservateurs.

    L'un, Léon Metchnikoff (1838-1888), a été invité à Tokyo par les dirigeants du nouveau régime en vertu de ses talents polyglottes et de son passé garibaldien. L'autre, Élisée Reclus (1830-1905), bénéficie des connaissances de son ami, parmi de nombreuses autres ressources, pour rédiger le volume consacré au Japon et à l'Asie orientale au sein de sa monumentale Nouvelle géographie universelle, puis certains passages de L'Homme et la Terre, sans jamais se rendre lui-même dans le pays.

    Élisée Reclus, dans son analyse du Japon de Meiji, traite de sujets sensibles comme les "races", les "civilisations" ou le "péril jaune", et propose une analyse souvent ponctuée de remarques visionnaires. Libre de toute approche dogmatique et sans préjugés de classe ou de race, il replace le Japon, et plus largement l'Extrême-Orient, dans un cadre géopolitique et métagéographique mondial qui transcende la classique dichotomie Orient-Occident.

  • À la naissance de Hirohito, en 1901, le Japon est presque un pays moderne qui a réussi une remarquable montée en puissance. Ses visées coloniales vont peu à peu le faire déraper vers des aventures désastreuses.
    En 1945, tout était à refaire pour les Japonais. Dans la lutte pour la survie, ils ont un atout : leurs élites. En témoignent l'ardeur à pousser le pays dans l'âge d'or des années 1960, la volonté collective de réussir la restructuration des grandes industries sinistrées dans les années 1970, le sens de l'innovation qui en a fait le premier laboratoire du monde des « industries du savoir ».
    Mais des problèmes de société aussi graves que le vieillissement de la population, les loyers insensés, la pollution, la crise de l'éducation ne risquent-ils pas d'empêcher pas ce géant économique de se transformer en grande puissance ?

  • Samouraïs

    Javier Villahizan

    • Artemis
    • 27 Septembre 2018

    Source de fascination, les samouraïs ont nourri l'imaginaire occidental sur le Japon et n'ont cessé de susciter notre curiosité. Mais qui sont réellement ces guerriers adeptes de la mort volontaire et soumis à un exigeant code moral, administrateurs zélés, fins lettrés, esthètes amateur d'art et de thé ?

    Cet ouvrage richement illustré nous plonge dans leur histoire singulière et est une mine de renseignements sur l'histoire et les moeurs des samouraïs.

    Pour les passionnés et les curieux, un vaste tour d'horizon de l'univers des samouraïs : origines et développement de la classe samouraï, le code d'honneur (bushido), le pouvoir militaire, politique et administratif, la vie quotidienne (famille, éducation, rituels, etc.).

    Philosophie et spiritualité du samouraï : le code d'honneur (bushido), la mort volontaire (seppuku ou hara-kiri), le bouddhisme zen, les arts et les lettres, la cérémonie du thé.

    Les armes et les vêtements du samouraï : les différents sabres, arcs et lances, l'armure traditionnelle, etc.

    Une riche sélection d'estampes vient illustrer les textes.

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  • Cet ouvrage est le premier à s'intéresser spécifiquement à l'histoire politique du Japon, depuis son ouverture au monde en 1853 jusqu'à la catastrophe de Fukushima en 2011. Tout au long de cette période, le Japon fait figure de précurseur : premier pays asiatique à établir une constitution et un parlement, à connaître un mouvement démocratique, seule puissance à bâtir un empire colonial. L'ouvrage offre une périodisation nouvelle, qui s'affranchit des étapes usuelles que sont 1868 et 1945 : entre 1853 et 1889, confronté à la colonisation de l'Asie, un coup d'État met à bas le régime shogunal, et la répression du mouvement démocratique accompagne la création d'un régime impérial.
    Les années suivantes sont dominées par l'autoritarisme et le développement d'une puissance régionale. Entre 1922 et 1955, les partis triomphent et le Japon s'insère dans la nouvelle Société des Nations, avant que la contestation fasciste l'en fasse sortir et la défaite l'y ramène. Durant les années de haute croissance, le Japon est marqué par le conservatisme du Parti Libéral Démocrate et une diplomatie centrée sur l'Asie, sous la houlette américaine.
    Depuis 1993, le Japon cherche un équilibre entre indépendance et maintien d'un lien fort avec les États-Unis, dans un contexte de tension croissante avec ses voisins. Malgré deux tentatives de l'opposition en 1993 et 2009, le Parti Libéral-Démocrate continue à dominer le paysage politique et réalise par une politique de petits pas l'abandon du pacifisme.
    Cette quatrième édition comporte la traduction de textes importants de la période, des cartes et des schémas, ainsi qu'une frise chronologique consultable en ligne.

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  • Cette histoire de l'ancien régime japonais est la réédition d'un ouvrage paru en 1990 de l'historien Ninomiya Hiroyuki. Spécialiste de la France moderne, Ninomiya retrace ici l'histoire de son propre pays pour un public francophone et la « traduit » en quelque sorte, la met en perspective pour la rendre parfaitement compréhensible.
    En un style clair et concis, il revisite la foisonnante période qui court de la fin du XVIe siècle à l'effondrement du régime de shogun dans les années 1860. Tour de force étonnant qui permet de mieux comprendre aussi bien la nature d'une société d'ordres engagée dans un processus de modernisation, que le contexte historique donnant naissance au théâtre kabuki, à la poésie haïku ou à la peinture des estampes. Une époque charnière marquée par l'essor de la population urbaine, le développement d'un capitalisme marchand, mais aussi par une conflictualité sociale forte et une vitalité culturelle étonnante.
    Une échappée belle au coeur de cette époque d'Edo qui précède et annonce les grands bouleversements de Meiji.

  • Au lendemain de la défaite, dans un Japon en ruine, la stupeur règne. Comment en est-on arrivé là ? Alors que les autorités d'occupation engagent une série de réformes démocratiques et démantèlent les institutions impérialistes, les intellectuels japonais entreprennent d'analyser les causes des dérives militaristes qui ont mené leur pays à la guerre totale et réfléchissent sur les conditions d'une démocratisation susceptible d'achever sa modernisation jugée incomplète. Au tournant des années 50, la guerre froide s'installe. De nouvelles voix se font entendre, prolongeant avec une distance critique ces premières analyses. Katô Shûichi défend la nature hybride de la culture japonaise, Tsurumi Shunsuke revient sur la responsabilité des intellectuels dans la guerre, Hashikawa Bunsô déconstruit l'idéologie national-romantique des années 30, Takeuchi Yoshimi s'interroge sur la place du Japon en Asie. Tous explorent les zones d'ombre du discours progressiste qui jusqu'alors érigeait la modernité occidentale en modèle absolu. Mêlant l'exercice d'introspection aux analyses socio-historiques, les quatre textes rassemblés et commentés dans ce volume témoignent de la remarquable et méconnue capacité d'autocritique des penseurs japonais de l'aprèsguerre.

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  • Durant la longue période des guerres qui avaient miné le Japon, des siècles de conflits s'étaient ainsi écoulés, laissant le pays divisé et sans chef. Ceux qui remplissaient ce vide au niveau de l'autorité étaient les daimyo, des seigneurs de guerre qui faisaient régner leur loi sur les clans et les provinces du Japon. Au service de leur daimyo, les samouraïs étaient les guerriers suprêmes à une époque où les prouesses militaires l'emportaient sur le pouvoir de l'hérédité et du statut. La nature de la guerre a elle-même changé -les idées romantiques de duels à cheval et le décorum du champ de bataille ont fini par devenir aussi rares que les chefs aristocratiques des samouraïs. En route pour les remplacer, il y avait les soldats à pied, les ashigaru, armés de piques et d'arquebuses.
    Samouraï refait l'histoire de ces combattants liés à une période si importante de l'histoire du Japon. Divisé en six chapitres, le livre détaille l'unification sous le shogunat Tokugawa, les grande batailles de cette période, les armes et les armures utilisées, la structure sociale de la société japonaise, les mythes concernant le samouraï et, à la fin, le déclin des samouraïs au milieu de la période de modernisation des Meiji.
    Riche de plus de 200 photographies, illustrations, peintures et cartes, Samouraï est un portrait foisonnant et accessible du célèbre, mais parfois incompris, guerrier suprême du Japon.

  • Japon, l'archipel du sens

    Michael Lucken

    • Perrin
    • 10 Novembre 2016

    Le Japon est-il radicalement différent ? Le rapport à la science, la manière dont y est organisé le pouvoir, la façon dont le monde y est représenté, sont autant d'éléments qui permettent d'en douter. De très nombreuses références culturelles sont communes d'un côté et de l'autre du continent eurasiatique. Le premier objectif de cet ouvrage est de montrer que le Japon fait partie de la même communauté que les pays occidentaux ce qui va à rebours de toutes les idées reçues.

    Toutefois il ne suffit pas de souligner la proximité des valeurs, des structures sociales et politiques pour gommer l'impression d'étrangeté que suscite ce pays au premier abord. D'où provient, alors, le sentiment de cette singularité ? Elaboré à partir d'un chapelet d'images, ce livre répond à cette question et déjoue les idées préconcues pour donner à voir et comprendre le véritable Japon, loin de cet autre absolu que l'on a trop souvent décrit.

    Un ouvrage novateur, reposant sur un dialogue mutuel entre le texte te l'iconographie. Un futur classique.

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