Sciences du langage

  • Profs, parents, élèves, ce livre s'adresse à vous. Si un jour, un professeur inoubliable vous a révélé des perspectives nouvelles, si à l'inverse l'école, le collège, le lycée, déplaisent à vos enfants ou à vous-mêmes, vous trouverez ici de quoi mettre à l'épreuve votre propre expérience. Depuis deux siècles, la conviction s'est imposée que l'esprit ne travaille que lorsque le corps est contraint, immobile et silencieux.
    Au contraire, Maxime Rovere montre que les savoirs sont les fruits de corps avides d'interactions, animés de blessures et de difficultés qu'il appelle des "brèches" . Ce sont elles qui les poussent vers l'art d'apprendre que, depuis Le Banquet de Platon, les philosophes appellent une érotique. A cette lumière, on s'aperçoit que les institutions d'enseignement ne fournissent ni la clé de la réussite, ni un tremplin pour l'avenir, encore moins la pierre de touche du mérite ou de la valeur d'un individu.
    La réussite sociale dépend du tissu relationnel où chacun évolue. L'école, elle, enseigne l'art d'interagir. Conjurant la tentation démiurgique cachée dans l'idéal de "transmission" , ce livre redonne à l'enseignement comme à l'apprentissage leur profondeur et leur noblesse. Sans cesse, dans l'écoute comme dans les conflits, le dialogue des générations y réinvente la liberté.

  • Les mots et les torts ; dialogue avec Javier Bassas Nouv.

    En dialoguant avec le jeune philosophe espagnol Javier Bassas, Jacques Rancière explicite et illustre une idée qui est au coeur de tout son travail : les mots ne sont pas, comme on le dit souvent, les ombres auxquelles s'oppose la réalité solide des choses. Les mots sont eux-mêmes des réalités dont l'action construit ou subvertit un ordre du monde. En politique, le combat des opprimés a constamment emprunté aux maîtres leurs mots et détourné le sens de ces mots pour briser le consensus, c'est-à-dire le rapport établi entre les choses et les mots qui compose le paysage sensible de la domination. Cette puissance des mots qui défait un ordre établi en subvertissant le paysage normal du visible, Jacques Rancière la montre encore à l'oeuvre dans les mouvements démocratiques récents depuis la révolution de jasmin tunisienne jusqu'aux mouvements d'occupation des places.

  • Parlez-vous le bourgeois ? Payer des « charges patronales » plutôt que des cotisations sociales, embaucher un « collaborateur » et non un salarié, engager une « réforme » pour mettre en place une politique néolibérale... Ces mots que nous entendons tous les jours ne sont pas neutres, ce sont ceux de la bourgeoisie. Non contente de nous dominer et de nous exploiter, elle nous impose son langage et forge notre représentation de la réalité. Dans cet essai, Selim Derkaoui et Nicolas Framont déboulonnent les termes et expressions qu'utilisent quotidiennement hommes et femmes politiques, DRH et journalistes mainstream pour brouiller les frontières de classe et légitimer un ordre social au service de la bourgeoisie. Conçu comme un manuel de contre-propagande, ce livre contribue ainsi à renouveler un vocabulaire : celui de la lutte de classes.

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ?
    Le concombre espagnol est-il un serial killer ?
    La laïcité est-elle, comme le pot-au-feu, une spécialité française ?
    Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?
    Face à la complexité du monde, cet ouvrage, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours des complotistes à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, il nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer.
    Un livre essentiel, à l'usage des jeunes générations, mais aussi de tous ceux qui souhaitent combattre efficacement langue de bois, intox, raccourcis, amalgames, fausses rumeurs et psychoses en tout genre.

    1 autre édition :

  • Un avertissement implacable sur les dérives de notre système éducatif, qui questionne aussi bien les valeurs que les rôles imposés par l'institution.
    Un cri d'alarme, mais aussi une promesse de réenchanter l'école, lieu fondateur de nos démocraties et de notre épanouissement.
    « Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. ».

    Ennui des élèves, découragement des enseignants... l'avertissement de Raoul Vaneigem détonne, questionnant les valeurs et le rôle majeur de l'école dans la société. Il appelle à réenchanter la salle de classe, refuser la soumission, et remettre l'humanité au coeur de l'éducation. À retrouver un lieu d'autonomie, de savoir heureux et de création épanouissante, c'est-à-dire « ouvrir l'école sur une société ouverte ».
    />

  • «Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre.» Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. «Actrice», «mélancolie», «pédantisme», «voyageur», «candeur», «duel», «laboureurs», «religion»... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

    1 autre édition :

  • DIRE LE MONDE

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 1 Juillet 2020

    Le maître-livre de Francis Wolff : un essai éclairant et passionant qui explique que c'est le langage qui est au fondement de ce que nous appelons un monde.
    « Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré. » La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Étienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Élise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff.

    1 autre édition :

  • Pierre Henrichon analyse de quelle façon la cybernétique, la quantification, la dataveillance et le néolibéralisme participent d'un même processus de dissolution du politique et de la société, lequel trouve aujourd'hui son point de confluence dans le complexe du Big Data et de l'économie de la donnée. Car au-delà des promesses de progrès et de liberté chantées par ses principaux laudateurs se cachent des dangers potentiels pour nos démocraties : leur crise est entre autres causée par la neutralisation du politique et la montée au pouvoir des « Goliaths de l'économie de la donnée » sur nos esprits et dans l'espace public. Aujourd'hui, cette domination de l'économique est valorisée, reproduite et renforcée par le complexe sociotechnique et financier qu'est le Big Data.

  • Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d'articles à ce jour ? Qu'est-ce qu'un wikipédien ?
    Nous l'utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d'autres l'accusent de tous les maux. En 2020, l'encyclopédie Wikipédia fêtera ses 20 ans, avec plus de 2 millions d'articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l'encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'encyclopédie libre.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Enard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Au lycée Turgot, à Paris, Christophe Barrand est Monsieur le proviseur. Patron de lycée « autrement », il habite trente marches au-dessus de son bureau et passe ses semaines comme ses week-ends au rythme d'un grand établissement scolaire. Avec une pratique du management apprise dans les rangs de syndicats étudiants et une résistance farouche aux blocages administratifs, cet ancien mauvais élève a développé une approche bien à lui : mettre les élèves devant un miroir pour qu'ils y regardent leur part d'excellence, tout en leur répétant que les notes ne sont que l'écume de leur véritable valeur. Voilà la base d'un contrat de confiance essentiel à ses yeux pour la réussite des jeunes. Adoré par les uns, exaspérant les autres, il a vu son lycée devenir en quatre ans le plus demandé de Paris en classe de seconde.

    Véritable hussard noir de la République, cet ancien étudiant dilettante aime à rappeler son expérience comme aide-monteur chauffagiste et son passé d'instituteur. Il a pratiqué les établissements les plus difficiles avant d'arriver à Turgot pour y prouver que mixité sociale, qualité d'enseignement et résultats pouvaient cohabiter. Quand un bug informatique assigne à son lycée 83% d'élèves boursiers, son équipe les amène trois ans plus tard à des résultats au bac exceptionnels, prouvant que composer des classes d'élèves de toutes origines profite à tous, y compris aux plus favorisés. Fort de cette expérience, il prône l'autonomie réelle des établissements et leur agilité organisationnelle.

    De la cuisine des grands lycées qui siphonnent les meilleurs élèves aux parents d'élèves « bobios » qui débarquent dans son bureau pour tenter de forcer une orientation, Monsieur le proviseur ne cache rien de ce qui se trame derrière les murs des lycées parisiens. Aux avant-postes de la société, il raconte les élèves angoissés par la performance attendue, leurs questionnements à l'âge complexe de l'adolescence, partage ses échanges salés avec le rectorat ou avec les meneurs des blocus lycéens, s'inquiète devant l'obsession des notes avec ParcourSup, et se réjouit de la liberté d'expérimenter que le confinement a offert aux enseignants.

    Un document exceptionnel sur le lycée et un outil de réflexion précieux pour les parents et tous ceux que l'éducation préoccupe.

  • Chronique de l'année 2020 Nouv.

    Semaine après semaine, jour après jour, Chronique de l'année retrace les événements politiques, économiques, sportifs, culturels ou sanitaires qui ont fait de cette année 2020 une année qui marquera toutes les mémoires.

  • Pourquoi les personnes courageuses ont-elles des couilles, alors que les mauviettes doivent s'en faire pousser une paire ?
    Pourquoi dit-on d'une femme qu'elle tombe enceinte, mais d'un homme qu'il la met enceinte ?
    Pourquoi les femmes sont-elles bavardes comme des pies ?
    D'où vient notre tendance à disséquer les femmes en un panier de fruits : des melons ou des prunes à la poitrine, une peau d'orange, la cerise pour l'hymen ?
    Pourquoi les blagues sur les blondes font-elles rire ?
    Depuis combien de siècles les femmes sont-elles "hystériques" ?
    Pourquoi l'homme est-il conquérant quand la femme est facile ?

    La réponse à ces questions et à bien d'autres se trouve dans ce Dictionnaire critique du sexisme linguistique, recensant des centaines d'expressions sexistes.

  • Notre environnement physique, médiatique et culturel est tellement saturé de nombres et de données chiffrées que leur sens, leur origine et leur histoire finissent par être oubliés. On concède généralement que les nombres constituent l'un des instruments efficaces qui aide à appréhender individuellement et collectivement le monde. On leur fait naturellement confiance en leur conf érant une rationalité, une universalité et une objectivité. Mais c'est occulter un peu vite les usages dont ils dépendent...
    Or, si les nombres sont de nos jours des outils au service de la rhétorique journalistique, politique ou scientifique, dans plusieurs sociétés anciennes ils appartenaient à la sphère sacrée ou bien au monde des marchands. Penser, utiliser et écrire un nombre, tout cela ne va pas de soi !
    D'où vient le zéro ? Qui a inventé notre système de numération ? En posant quelques questions classiques, Grégory Chambon nous invite à partir à la découverte de la fabuleuse histoire des nombres, faite avant tout d'hommes et de pratiques.

  • La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes.
    L'intelligence artificielle - plus d'artifice que d'intelligence - prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse - érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le « putaclic » à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Éric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.

  • Le Carrousel encyclopédique des grandes vérités de la vie moderne est une oeuvre-monde, une somme baroque et absolue. Écrit sur une période de plus de dix ans, ce livre inventorie et compile des faits et des observations, autant de vérités réelles ou fausses, probables ou non, fabriquées ou périmées. Collection d'aphorismes catégoriques et détraqués, le Carrousel forme un point de rencontre improbable entre l'esprit luxuriant de la Renaissance, les moralistes du XVII e siècle et la paranoïa totalitaire du XX e. Ce texte fou ne recule devant aucun préjugé ni aucune superstition pour ouvrir un vortex de mots qui noue et dénoue les jeux de la vérité et du langage. Un manège d'inattendu, de rire et d'optimisme.
    Il faut se méfier des gens qui disent qu'ils vont toujours bien.

  • Pédagogie pour des temps difficiles ; cultiver des liens qui nous libèrent Nouv.

    Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. En ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui.
    Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu. Philippe Godard travaille avec des publics considérés comme difficiles, dans divers dispositifs éducatifs. Il est l'auteur de livres documentaires pour la jeunesse et d'ouvrages contre le travail des enfants, sur la culture numérique ou l'écologie, dont Le travail, et après ? (Ecosociété 2017, avec Rodolphe Christin, Jean-Christophe Guliani et Bernard Legros).

  • « Maman est tout le temps triste, est-ce que c'est de ma faute ? ».
    « Papa ne joue plus avec moi, est-ce qu'il ne m'aime plus ? ».

    Quand un enfant est face à une personne qui souffre de dépression, il se pose mille questions...
    Judith Rieffel et Mademoiselle Caroline nous aident à trouver les bons mots pour parler avec lui et le rassurer.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À l'heure d'internet, l'accès facilité à la pornographie, l'exposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils s'exerceraient dans des espaces incontrôlables.
    Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? C'est à ces questions que répond ce livre, fruit d'une enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte l'âge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à l'encontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de l'intime à l'heure du numérique.

  • Et si les professeurs n'étaient pas le problème, mais la solution ?
    Il est possible de construire une école plus efficace et plus juste en donnant aux enseignants les moyens et conditions de travail à la hauteur de leur rôle dans la construction intellectuelle et citoyenne de leurs élèves.
    Les résultats de la recherche en sciences sociales sont unanimes à montrer que les personnes les plus décisives dans l'avenir d'un enfant, après ses parents, ce sont ses enseignants. Leur impact sur les générations futures est le plus grand levier politique pour lutter contre les inégalités sociales.
    Pour autant, trop souvent, ce rôle ne se reflète ni dans le débat public, ni dans les décisions politiques. Alors que près de 60% des dépenses éducatives sont consacrées aux enseignants, il est temps de se demander comment les politiques éducatives à leur égard contribuent à la perpétuation alarmante des inégalités scolaires en France.
    À rebours des discours réactionnaires et défaitistes, ce livre montre qu'il est possible, avec des politiques publiques volontaristes, de renverser la tendance. Il met à disposition du débat public, ­ parents d'élèves, décideurs politiques, et aussi enseignants eux-mêmes, les tout derniers résultats de la recherche et en tire des pistes innovantes pour que les enseignants puissent enfin contribuer pleinement à la construction d'une école, et d'une société, plus justes.

  • « C'est le point de vue qui crée l'objet. » (Ferdinand de Saussure).

    Monument des sciences humaines, le Cours de linguistique générale a bouleversé dès sa parution en 1916 les sciences du langage, mais aussi l'anthropologie, la préhistoire, l'ethnologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse, et jusqu'à notre vision de l'être humain. Mettant l'accent sur la dimension relationnelle du langage, conçu fondamentalement comme un instrument de communication, Ferdinand de Saussure (1857-1913) y proposait une façon révolutionnaire de penser la langue, une théorie du signe, et annonçait l'avènement d'une discipline nouvelle : la sémiologie, cette « science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale » et dont la linguistique fait partie.

  • Comment faire de la classe un lieu d'action collective tout en permettant à chacun de s'engager individuellement ? Comment analyser le monde et s'y engager de façon critique ?
    Née de la rencontre de la pédagogie Freinet, du marxisme, de l'autogestion, de la psychanalyse et des sciences humaines, la pédagogie dite "institutionnelle" cherche des outils théoriques et pratiques pour penser le rapport aux contenus, aux élèves, au monde en s'inscrivant clairement dans une démarche d'émancipation.
    Les Chemins du collectif se veut une entrée en pédagogie institutionnelle. En partant de pratiques de classes, chacun·e peut découvrir les éléments fondateurs de la pédagogie institutionnelle, percevoir leur dimension révolutionnaire pour questionner et transformer ses propres pratiques.

  • Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n'échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l'exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires, fabriquent un nouveau type d'individu.
    Face à cette déferlante, journalistes, chercheurs et intellectuels, y compris les plus subversifs - et peut-être même surtout eux -, ont rendu les armes. À tel point que certains voient dans la culture de masse l'art de notre temps, démocratique et... rebelle. D'autres se contentent d'y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
    Ce livre prend le contre-pied de ces abdications. Il s'inscrit dans une tradition de critique de l'aliénation, du spectacle et des modes de vie capitaliste, qu'il ravive en démontrant comment les derniers avatars de la culture de masse, omniprésents et plus efficaces que jamais, laminent les sociétés et domestiquent les esprits.

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.
    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

empty