• La voyageuse de nuit Nouv.

    C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour, cette contrée qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse ? Les mots se dérobent. Aurait-on honte, dans notre société, de prendre de l'âge ?
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de faire éprouver ce qui est l'essence même de notre finitude.
    Ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat !
    /> L. A.

  • «Je fais et ferai tout pour que cette épidémie ait eu au moins ce mérite:nous obliger à retrouver le sens de l'École. Il y a encore dix-huit mois, avant que le virus ne barre le chemin des salles de classe aux enfants, l'effet de l'habitude avait comme dilué ce sens. La fermeture des écoles, à l'échelle de la France comme à celle du monde, a constitué un point de bascule historique.Dans cette situation incertaine s'est joué le choix entre une École vue comme notre institution fondamentale ou comme la variable d'ajustement de nos peurs. C'est pourquoi, dans ce livre comme dans la vie, je l'écrirai avec une majuscule en tant que référence centrale de notre existence collective.»

  • « Après les attentats de 2015, la laïcité fut invoquée et convoquée. Dans les collèges et lycées du pays, le élèves furent rassemblés et des leçons de laïcité leur furent administrées. Après l'horrible assassinat de Samuel Paty, les enseignants ont de nouveau été instruits d'informer leurs élèves sur la laïcité. Le drame est qu'ils se sentent tout autant démunis qu'il y a cinq ans, car la laïcité souffre d'une double ignorance. D'abord ceux qui lui sont attachés et sonnent parfois l'alarme, rendent sa défense impossible, faute d'arriver à la définir simplement et clairement. Du coup, elle est perçue par d'autres comme un catéchisme répétitif, un corset vide de sens, voire comme un régime de discriminations, c'est-à-dire rien de ce qu'elle est... La laïcité, qui permet aux croyants et non croyants d'être libres et égaux en droit, est au coeur de l'identité française. Mais la majorité des Français ne sont pas à même de la définir. Ils ne sont pas capables d'expliquer à leurs enfants, à leurs amis, à leurs collègues, comment elle vit en droit et en pratique. De la Laïcité offre pour la première fois et pour tous publics, une définition et une explication fondées sur le droit et sur l'histoire. Son appropriation par le plus grand nombre des citoyens est le premier instrument de sa défense efficace et légitime. ».
    Patrick Weil

  • Ce que m'ont dit les Français Nouv.

    Le livre événement de Cyril Hanouna qui, en douze ans, a su transformer TPMP et BTP en agora citoyenne où tous : infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... peuvent s'exprimer et faire entendre leurs voix.
    « J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : «Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut.» Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.

    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né. »

  • Savez-vous combien d'accidents industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour.
    Vous n'en avez jamais entendu parler ? C'est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu'une centaine de tonnes de nitrate d'ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020.
    Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu'à 60 000 tonnes.
    Vous l'ignoriez ?
    Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis ? À deux pas du RER B que 400 000 Franciliens empruntent quotidiennement ?
    Vous tremblez ? Vous pouvez.
    Et s'il n'y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l'état de vétusté de ces infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la centrale nucléaire du Bugey dans l'Ain, entraînant potentiellement la libération d'un nuage radioactif à 30 kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100 kilomètres.
    Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d'autres présentés dans ce livre ? Trop peu. En dix ans, 10 000 contrôles sur des sites dangereux ont été supprimés ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants : 92 % de ce personnel travaillant sur des sites à risques d'incendie n'ont pas été formés à l'utilisation d'un extincteur.
    Autant vous dire que... tout peut exploser.

  • Scum manifesto

    Valerie Solanas

    Un pamphlet littéraire et politique à la puissance rare, où l'humour et la provocation permettent de mettre au jour les rapports de force entre les sexes, et les déviances liées à l'argent, au travail, à l'amour, et au pouvoir.
    En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.

  • Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.
    A. C.-S.

  • Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le XVIIe et la fin du XVIIIe siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.

  • Un éclat dans le noir Nouv.

    « J'ai ressenti tout à coup une immense douleur. Une douleur qui m'a traversé le corps, qui a fait exploser mes os, qui a coupé mes nerfs. Une douleur muette.
    Ce concert, j'y pensais depuis des mois. Un jour de novembre 2015, notre destin a basculé. Nous venions à peine de nous rencontrer, nous étions jeunes, nous avions soif de vivre. Ce soir-là, des hommes en noir étaient pressés de tuer.
    Plus que moi, c'est ma mémoire qui est résiliente. Elle a effacé, ou flouté, tout ce que je ne voulais pas voir du Bataclan. L'attaque, les hurlements, le sang, les assassins.
    Il a suffi d'une balle pour sectionner ma moelle épinière et couper mes jambes. Une seule. Mon corps n'est pas mort, non, il est immobile.
    À deux, nous sommes entrés dans un monde que nous ne connaissions pas, celui du handicap. Nous ne savons pas à quoi demain ressemblera, mais une chose est sûre :
    Nous souhaitons vivre plus fort. Rien n'est plus comme avant mais nous voulons ressentir, expérimenter, vibrer. Comme les autres. »

  • Depuis qu'il est arrivé à Paris, Adrien Naselli, père conducteur de bus et mère secrétaire, tient une liste des gens comme lui, ces « transfuges de classe » qui concentrent l'attention des médias. Pour cette enquête, il est allé à la rencontre de leurs parents. Ils sont ouvriers, agriculteurs, aides-soignantes, petits employés, tandis que leurs enfants sont journalistes, écrivains, magistrats ou universitaires. Ils gagnent le smic ou à peine plus, ont quitté l'école avant dix-huit ans et n'ont pour la plupart jamais pris l'avion. Dans le conte de fées de la méritocratie, ils sont l'envers du décor Dans ce livre tendre et poignant, Adrien Naselli a voulu redonner la parole à ceux qu'on n'entend jamais. Princes et princesses de la République, les transfuges de classe ont vu leurs parents, ni rois ni reines, relégués au second plan. Ce livre leur rend la couronne.

  • De l'iconique Greta Thunberg aux procureurs de la « méchante » finance, en passant par les avocats de la fin du travail, les nouveaux chevaliers de la vertu s'attaquent avec bonne conscience à cette prospérité française que nous avons connue pendant près de 40 ans.
    Les écologistes nous détournent de l'innovation, les socialistes discréditent le travail, les Insoumis refusent le marché et les nouveaux antiracistes combattent avec acharnement la méritocratie et une certaine idée de la République.
    Bref, voilà des progressistes qui voudraient nous brouiller avec le progrès ! Quel étrange renoncement !
    Pourtant, il faudrait faire exactement l'inverse : innover, éduquer, travailler, investir, redistribuer, intégrer... C'est parce que la croissance est au point mort que notre société désespère. Moins la France s'enrichit, plus elle se déchire. Il est donc urgent de relancer l'économie tout en revenant aux valeurs humanistes et généreuses auxquelles nous tournons le dos chaque jour un peu plus.
    Est-ce encore possible ?
    Denis Olivennes répond à cette question cruciale que répond dans un essai aussi polémique que stimulant.

  • Maggie, lycéenne, noue avec son professeur d'anglais une relation dont les conséquences bouleverseront son existence. Lina, femme au foyer et mère de deux enfants, enferrée depuis dix ans dans un mariage sans passion, retrouve un ancien amour adolescent et se lance dans une aventure qui, très vite, va la consumer. Enfin, Sloane, entrepreneure à succès dans une enclave chic du Nord-Est américain, supposément épanouie dans son couple libre, prend conscience des dynamiques de pouvoir inégales qui régissent son mode de vie.
    Fondé sur huit années de reportage intensif, et narré avec une franchise et un sentiment d'urgence étonnants, Trois femmes est la peinture fondatrice de l'éros dans la société d'aujourd'hui. Il expose avec une profondeur et un pouvoir émotionnel sans précédent la fragilité, la complexité et l'inégalité du désir féminin.

  • « C'est quand même fou que La Poudre - podcast que j'ai lancé en 2016 - se soit aussitôt placée sous le marrainage des femmes du cinéma, avec parmi mes toutes premières invitées, les réalisatrices Rebecca Zlotowski et Houda Benyamina, deux voix engagées qui m'impressionnaient par leur capacité à faire émerger leur vision du monde et à se créer un nom aux côtés de tant d'hommes.
    C'est fou parce que c'est par le cinéma que la révolution féministe que nous vivons s'est déclenchée. En 2017, les femmes d'Hollywood ont dénoncé, haut et fort, le sexisme de leur industrie. Depuis, l'histoire du féminisme est jalonnée de prises de parole par des femmes du cinéma qui constituent de grands tournants. Les personnes dont vous trouverez les mots dans ce livre ont toutes, depuis cinq ans, fait bouger les lignes, pas seulement dans leur milieu, mais aussi dans la société tout entière.».
    L. B.

    Entretiens avec les acteur.rice.s, réalisateur.rice.s, scénaristes, productrices :
    Aïssa Maïga, Alice Diop, Amandine Gay, Céline Sallette, Déborah Lukumuena, Fanny Herrero, Helena Noguerra, Houda Benyamina, Inès Rau, Iris Brey, Julie Gayet, Katell Quillévéré, Laurence Lascary, Océan, Ovidie, Rebecca Zlotowski, Sonia Rolland.

  • Qu'allons-nous bien pouvoir dire à nos enfants pour leur expliquer pourquoi nous leur laissons un monde à ce point dégradé ? Qu'il fallait faire du fric ? Que c'était trop tard ? Pas nos priorités? Qu'on avait besoin de bouffer cinq steaks par semaine ? Nous sommes très forts pour produire des justifications plus ou moins recevables pour nous «tirer d'affaire»:c'est-à-dire nous permettre, individuellement et collectivement, de supporter notre inaction et d'assister tranquillement à la destruction du vivant, l'épuisement des ressources et l'aggravation progressive des problèmes climatiques.Face à cette apathie qui semble pathologique, on a envie de secouer l'humanité tout entière (et certains spécimens en particulier!) en hurlant «Réagis ma vieille ! Mais réagis ! Qu'est-ce que tu attends, bon sang ?». C'est à cette question complexe que ce livre s'attaque :« Pourquoi ne réagissons-nous pas à la hauteur des enjeux?»Appuyées ici par les centaines de photos de Josef Helie (dont celles de Corinne Masiero, Nicolas Hulot, Anny Duperey, Noam Chomsky, Pablo Servigne, Hugo Clément, Clara Morgane, IAM, Guillaume Meurice, Philippe Katerine...), les excuses deviennent un prétexte pour décortiquer les nombreux mécanismes freinant un «réveil écologique » massif. En prenant du recul face à ces justifications tantôt graves et sérieuses, tantôt ironiques et décalées, ce livre invite à mieux les comprendre pour les dépasser et réagir aujourd'hui plutôt que s'excuser demain.

  • Qu'est-ce que l'amour ?

    Et si la chimie tenait la clef du mystère ? Si l'amour était une combinaison d'interactions moléculaires orchestrée par nos gènes, notre histoire et notre environnement ? Et pas seulement l'amour, mais aussi l'amitié et toutes les formes d'attachement, envers sa famille, sa tribu, son groupe social.

    Dans ce récit tendre et drôle, aussi passionnant pour les néophytes que pour les spécialistes, vous découvrirez le rôle extraordinaire d'une hormone, l'ocytocine, capable de moduler nos sentiments, et aujourd'hui source de grands espoirs pour le traitement de plusieurs troubles dont l'autisme.

    Au final, la flèche de Cupidon se révèle une arme de construction massive.

  • T'as que 30 ans, tu vas changer d'avis. T'as déjà 30 ans, faut te dépêcher !
    Y a un père ? À quand le deuxième ? T'es sûre, un troisième ?
    Être mère à 20 ans, c'est irresponsable. Être mère à 40 ans, c'est dangereux.
    Tu veux pas d'enfant : t'es féministe ? T'es lesbienne ?

    Au départ, il y a cette question : pourquoi le fait de ne pas vouloir d'enfant pose-t-il un problème à tout le monde, sauf à la personne concernée ? L'autrice a trouvé la réponse : parce qu'elle est une femme en âge d'en avoir, qui coche 100 % des cases du « bingo procréatif ». Même 50 ans après la légalisation de la pilule et de l'avortement en France, être une femme, c'est être une mère : être nullipare, volontaire ou plus souvent, involontaire, c'est donc être reléguée en D2 de féminité.
    Pourtant il ne suffit pas d'être mère pour qu'on vous fiche une paix très relative - oh non... Encore faut-il être une « bonne » mère, selon des normes procréatives et éducatives de plus en plus nombreuses, rigides et contradictoires.
    Tant que l'on considérera que la maternité n'est pas une option mais une preuve de la féminité, tant que la parentalité restera d'abord une affaire de femmes, les inégalités persisteront, non seulement entre les femmes et les hommes, mais aussi et avant tout entre les femmes.
    Il est temps de changer les mentalités !

  • Depuis le début des années 1990, les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies. Ils s'ajoutent aux magazines, aux conférences, aux séminaires qui prônent « l'estime de soi », « l'expression de son vrai moi », « la bienveillance ». Sans cesse, nous subissons ainsi une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu.

    Bien sûr, on pourrait penser qu'il n'y a là que de bonnes intentions ; et qu'au pire, ça ne peut pas faire de mal : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, c'est à la montée d'une idéologie politique que l'on assiste. Dans le champ privé comme en entreprise, où le management aurait pour mission de favoriser l'épanouissement des salariés. Or la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi... Car dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c'est qu'on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l'écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! Et si vous attrapez le Covid, c'est de votre faute, vous vous êtes relâché !

    En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est à cette vaste supercherie que s'en prend ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

  • Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ? Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ? La série Grey's anatomy peut-elle changer la vie des femmes ? Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l'alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l'émergence d'un féminisme intersectionnel au mouvement "body positive" en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires.
    Biberonnée aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde. En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l'auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l'intersectionnalité. Jennifer Padjemi interroge les liens d'interdépendance entre consommation de masse et idéologie progressiste, et jette un regard joyeux et lucide sur nos divertissements, sans concession au patriarcat.
    Un livre à mettre entre toutes les mains !

  • «Quel projet de société voulons-nous? Voilà la question qui sert de fil rouge à ce texte dense dans lequel Laurent Berger livre non "son" projet de société ni même "un" projet de société, mais une intimité, des réflexions et des combats. Lesquels, escortés par la double exigence de valeurs et de sens, invitent le lecteur à déterminer ses propres priorités et à partager avec le secrétaire général de la CFDT un projet à construire et à animer avec et pour la société.» Denis Lafay

  • Comment tenir un discours raisonné, progressiste et humaniste sur le climat et l'environnement sans être écrasé par le fanatisme vert ? Le Dr Laurent Alexandre met en garde : la dérive collapsologique pourrait aujourd'hui nous faire perdre la guerre technologique. À force de refuser l'innovation, nous prenons le risque de sortir de l'Histoire face à la Chine et aux géants américains. La France doit faire de nouveau confiance au progrès. C'est bien à la jeunesse qu'il revient de réaliser cela, sans céder à l'alarmisme qui conduirait à la violence politique. Nous ne sommes pas à la veille de la fin du monde, l'aventure humaine ne fait que commencer !

  • A l'heure où de plus en plus de voix s'élèvent contre le principe de prescription, Marie Dosé, pénaliste réputée, remet les pendules à l'heure : principe fondamental garant de l'état de droit, la prescription demeure le plus sûr rempart contre le basculement de notre société dans la tyrannie de l'individu.
    Décriée de toutes parts, la prescription est désormais perçue comme un outil d'impunité permettant aux criminels d'échapper à leur responsabilité et, de ce fait, comme une injure faite à la douleur des victimes. Ignorant l'inéluctable dépérissement des preuves, les récentes réformes qui visent à allonger les délais de prescription ou à retarder le point de départ de ces délais ont rendu certains crimes de nature sexuelle quasi-imprescriptibles, au risque de voir se multiplier les décisions de classement sans suite, les relaxes et les acquittements.
    A travers l'évocation d'affaires judiciaires au fil des décennies, Éloge de la prescription vient au secours de ce principe fondamental qui demeure le rempart le plus sûr contre l'arbitraire et la vengeance éternelle.
    Parce qu'elle sert les intérêts de la société tout entière en interdisant à l'homme mortel de conserver une haine immortelle, ainsi que l'écrivait Homère, la prescription n'a jamais été aussi indispensable à une société qui, devenue dangereusement « hypermnésique », répugne à prendre en considération les vertus du temps.

  • B12 n.1 ; le véganisme est-il naturel ? Nouv.

    B12 est la première revue entièrement consacrée au monde vegan à aborder des sujets transversaux, selon différentes thématiques, comme les animaux , l' environnement , la cuisine , la mode , la santé , la philosophie ...
    Que l'on parle de réseaux sociaux, de cuir végétal, de labels, de vitamines, de droits des animaux ou encore d'humoristes, tout y est abordé à travers le prisme du véganisme.

    Sébastien Kardinal, le rédacteur en chef, s'est entouré d'acteurs du véganisme reconnus dans leur domaine respectif, comme Sébastien Moro, Jihem Die, Claire Brachet, Pauline LovelyVeggie...

  • La France possède un trésor inestimable : cinéma, musique, livres, jeux vidéo. Cependant, ceux-ci sont encore souvent considérés au pire comme des passetemps non essentiels, au mieux comme d'anecdotiques contributions à la balance commerciale. C'est oublier que les industries culturelles et créatives contribuent largement à notre économie et pèsent de tout leur poids dans notre capacité d'influence à travers le monde.

    Ce soft power, dont est capable l'économie créative, beaucoup de pays nous l'envient, voire le copient. Doit-on préférer les chicaneries franco-françaises ou nous lancer dans une bataille culturelle mondiale qui est aussi celle de la défense de nos valeurs ?

    Pendant six ans à la tête d'UniFrance, l'organisme d'exportation du cinéma français, j'ai eu la chance de voir que, partout dans le monde, la culture française est admirée et respectée, que Catherine Deneuve est attendue au Japon comme une idole que l'on vénère, qu'Agnès Varda inspire encore les jeunes féministes américaines et que la nouvelle génération d'acteurs et réalisateurs français force l'admiration des plus grands festivals internationaux.

    Sous forme de carnet de bord et d'annotations impressionnistes, avec des artistes et des cinéastes comme guides de voyage, j'ai voulu raconter des rencontres extraordinaires, mais aussi les failles d'un système et son manque d'efficacité.
    N'ayons pas peur d'être fier de notre trésor national !

    Isabelle Giordano.

  • Comment et pourquoi plus de deux millions d'américains sont aujourd'hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d'électeurs dans les minorités ?
    Pour Angela Davis, l'incarcération aux États-Unis, est un instrument de la ségrégation raciale, fondée sur une économie d'exploitation.
    Elle critiquait déjà dans Les Goulags de la démocratie un système qui s'obstine à bâtir des complexes pénitenciers gigantesques sur les ruines tenaces d'un passé esclavagiste et d'une idéologie raciste et inégalitaire. Elle démontre ici comment les mouvements sociaux ont transformé ces institutions sociales, politiques et culturelles et ont converti en norme des pratiques intenables. Elle argumente sans détours en faveur de la désincarcération et plaide pour une société unie et sans enfermement.

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