Le Nationalisme ; le passé d'une illusion (IMPRESSION A LA DEMANDE)

À propos

L'idée nationale a pour origine des intérêts politiques et des émotions collectives. Pour vivre ensemble, un peuple doit avoir des rapports de solidarité privilégiés fondés sur la culture et des projets politiques communs. L'histoire montre l'extrême fragilité et les assises équivoques de ces liens. De la défense de la nation, on bascule rapidement dans le nationalisme. Ses défenseurs assouvissent dans leurs croyances et leurs aspirations un besoin de dignité et de grandeur. Leur quête de reconnaissance identitaire comprend l'envie d'appartenir à une communauté de haut lignage historique, chargée d'assumer une destinée exceptionnelle. Cet attachement émotionnel à une nation se construit dans l'hostilité aux autres peuples. Il manifeste aussi le désir d'une communauté harmonieuse, dont seraient exclus ses dissidents.
En s'inspirant de la psychanalyse, Pierre de Senarclens renouvelle les perspectives et revisite l'imaginaire national, tel qu'il s'est affirmé notamment en France, en Allemagne et en Italie. Il souligne que la défense de la nation est une condition de l'ordre politique moderne, mais qu'elle comporte aussi en elle des ferments de fanatisme collectif et de violence, comme en témoignent les tragédies de l'histoire européenne au XXe siècle.



Sommaire

1. De la nation et du nationalisme.
Débats sur les origines de la nation.
De la religion à l’idéologie nationaliste.
L’éclairage de la psychanalyse.

2. Aux origines de l’État-nation.
Les identités prénationales.
Le paradigme de la souveraineté nationale.
Les conquêtes impériales et les progrès de l’idée nationale.

3. De la Restauration au « printemps des peuples ».
Déclin et persistance du nationalisme.
L’essor du mouvement des nationalités.
Le « printemps des peuples ».

4. La conversion des princes au nationalisme.
La répression des libertés.
La guerre et la construction des États-nations.
Le triomphe du nationalisme.

5. Les salons, les foules et le démagogue.
Les métamorphoses de la vie publique.
Le nationalisme et les moeurs aristocratiques.
Colonialisme et racisme.
L’antisémitisme.
Scènes et variations du nationalisme.
Les foules et le démagogue.

6. L’idéalisation mortifère de la nation.
Civilisation et violence.
La guerre.

7. Le fascisme, stade suprême du nationalisme.
Les contrecoups de la guerre.
L’irruption des fascismes.
Les avatars du nationalisme français.

Conclusion.
Érosion et pérennité de l’illusion nationale.
De l’État-nation à l’État social.
Les métamorphoses de la souveraineté nationale.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences politiques & Politique > Sciences politiques généralités > Essais / Réflexions / Ecrits sur les sciences politiques

  • EAN

    9782200248345

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    292 Pages

  • Longueur

    22.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Poids

    338 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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